Une représentation différente des autres :

la carte GPX.

Elle est faite à partir de données GPS recueillies par les satellites.

Je l’ai découverte hier et voici ce qu’elle indique pour le lieu de l’accident, en ayant chargé quelque chose comme 250 000 mesures pour l’ile du GIGLIO et en zoomant ensuite :

2012-07-01_183702

2012-07-01_184429

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Je suppose, et je souligne que c’est une supposition de ma part, synthèse de mes lectures sur WIKIPEDIA, ma bible, que les radars des satellites reçoivent des signaux sous forme d’ondes électromagnétiques à la fois des mobiles sur terre et sur mer et de balises-radar sur des côtes.

Cette carte ne montre qu’un seul écueil sur les deux petits émergés du groupe du SCOLE.

 

Faisons le point : aujourd’hui 7 juillet 2012

 

qu’est-ce que j’ai appris par les cartes au sujet de LE SCOLE ?

par la carte-papier, il y a le gros écueil et un groupe de pointillés,

par les cartes en couleur, il y a dans l’alignement un gros écueil, deux petits qui émergent et une « chose” sous l’eau,

par la carte GPX, il y a dans l’alignement un gros écueil, un seul qui émerge et rien sous l’eau (normal pour un radar qu’il n’indique rien sous l’eau).

qu’est ce que je sais d’autre ?

que le sonar qu’il y a encore à bord de la Concordia, s’il n’a pas déjà été enlevé, ne donne d’indication qu’à la verticale de sa position, donc, oublions-le : le Commandant SCHETTINO a pu, Dieu merci, éviter le choc frontal avec LE SCOLE

qu’est-ce que cette recherche m’a appris en outre ?

qu’il est normal qu’il y ait sur la passerelle un officier chargé spécialement de la Cartographie, parce que j’en suis déjà à 3 approches différentes, que le zoom de la dernière est plus difficile à réussir parce qu’il n’y a pas de cible mais un rectangle de définition dont on ne maitrise qu’une dimension et que le résultat prend plus de temps pour s’afficher que dans les deux autres cas. Impossible de conduire tout en faisant ça.

qu’il faut quelqu’un en surveillance visuelle et qui ne fasse que ça parce que c’est l’écume à l’avant de la baume de la Concordia qui a alerté le Commandant SCHETTINO sur la présence d’un danger imminent. Vous trouverez une photographie de jour de l’écume sur le blog de Al. : Pas chiche ! , lisez aussi ce que ce monsieur, Commandant de métier, m’en dit en réponse dans les commentaires.

que cinq mois se sont passés depuis l’accident qui a chamboulé plus de 4 000 vies et en a brisé 32 et que les cartes électroniques, que j’ai obtenues avec des moyens informatiques auxquels j’associais le concept d’instantanéité donnent des indications que je ne commenterai pas plus parce qu’il y a probablement quelque chose qui m’échappe.

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  1. #1 par gold price le 18 juillet 2012 - 7 h 31 min

    Quelle est votre notion du temps sur l’eau ?Sur l’eau, le temps est une notion totalement invisible. Ma montre me sert à savoir combien de temps dure une session de surf ou une apnée, l’heure des marées, etc. Je m’en sers aussi pour chronométrer mes performances sous l’eau durant l’entraînement. Les aiguilles luminescentes sont un outil utile pour moi, et j’aime la simplicité d’un beau cadran. En fait, je ne mesurais pas l’importance d’une bonne montre jusqu’à ce que j’en porte une (rires). Avant, je passais mon temps à demander l’heure aux autres.

    • #2 par Al. le 19 juillet 2012 - 15 h 58 min

      Sur l’eau, le temps, c’est de la distance.

  2. #3 par Al. le 3 juillet 2012 - 22 h 13 min

    Une vidéo de la route suivie par le navire Costa Concordia le 13 janvier 2012, depuis son départ de Civitavecchia à l’ïle de Giglio : http://chichal.blogspot.fr/2012/07/la-route-du-costa-concordia-radar.html

  3. #4 par Al. le 2 juillet 2012 - 15 h 04 min

    C’est trop d’honneurs. Je ne suis pas commandant, mais capitaine de yacht, autrement dit skipper. Aucune expérience de marine marchande, seulement une trentaine d’années de navigation dans des eaux riches en écueils. Ce que je voudrais ajouter à ce post, c’est que les images GPS ne sont pas toujours fidèles et qu’il est indispensable de connaître sa route et de ne pas en dévier et pour ça, la carte marine est la seule vraie référence et le repérage des amers inévitable. Lorsque le commandant Schettino est arrivé sur la passerelle, il restait 5 milles à parcourir pour aborder l’île et donc quelques minutes seulement pour prendre connaissance du point et agir en conséquence. Il a déclaré naviguer à vue et mon opinion personnelle est qu’il ne s’attendait pas à voir le récif car il se croyait en eaux saines, c’est à dire à un autre endroit. Il faut dire que le balisage italien n’est pas à la hauteur du balisage français, sans doute le meilleur du monde. La carte indique ces roches immergées à 7,30m sous la surface et je refuse de croire que Schettino n’a pas consulté la carte avant de prendre la décision de passer là. Je maintiens, mais ça n’engage que moi, qu’il n’a pas réalisé qu’il était déjà sur le Scole.

    • #5 par Monique-Mauve le 2 juillet 2012 - 16 h 25 min

      Merci d’apporter des précisions techniques, Al. car si je suis scientifique de formation, en revanche, je n’ai pas appris les sciences de la mer. Je débroussaille les évènements de l’accident tout à fait comme le Candide de Voltaire et le procès approche. Avez-vous pris connaissance de l’interview que le Commandant SCHETTINO vient de donner ? http://italia.panorama.it/costa-concordia2/Schettino-Sono-stato-ingannato elle confirme votre opinion.

      • #6 par Al. le 2 juillet 2012 - 17 h 45 min

        Merci pour ce lien. Je viens d’en prendre connaissance. De nuit, lorsqu’on n’a pas suivi la route, il n’est pas évident de se repérer, même lorsqu’on est un excellent capitaine, ce que Schettino est. Cet accident ne lui a pas ôté ses capacités et j’ai lu quelque part qu’il avait toujours été choisi par Costa Croisières pour les routes les plus délicates.

        J’ai mis sur la page dédiée de mon blog une copie de la portion de carte qui nous intéresse.
        http://chichal.blogspot.fr/p/costa-concordia.html
        Tous les écueils sont indiqués par des + Le commandant Schettino ne pouvait pas les ignorer, pas plus que l’officier de quart à la barre avant lui. Il est évident que le navire n’était pas là où il le pensait.

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