” La vérité sur Schettino ? Il a débarqué le dernier ”

Voici ce que dit Katia Keyvanian, responsable du service auprès de la clientèle sur le Costa Concordia : ” le commandant est un bouc émissaire qui masque des fautes commises par d’autres personnes ”.

un article de Giovanni Terzi, dit Terzigio, paru sur le journal-papier Libero le 27 juin 2022, soit dix ans après l’accident.

Sur cette nuit tragique du 13 janvier 2012 émergent des témoignages inédits qui éclairent d’un jour nouveau le naufrage du Costa Concordia. Parmi eux, celui de Katia Keyvanian, responsable de la réception du navire et témoin du drame.

Je me demande pourquoi nous passons sous silence des témoignages qui proposent une version différente de celle révélée par l’appel téléphonique du capitaine Gregorio de Falco. Sommes-nous certains que le capitaine Francesco Schettino a réellement abandonné le navire ? Sommes-nous certains qu’il n’y avait pas d’autres coupables ? Il convient tout d’abord de souligner que le Costa Concordia n’a pas eu la vie facile. Lors de son lancement en 2005, la fameuse bouteille de champagne n’a pas éclaté. Le 22 novembre 2008, lors de manœuvres d’accostage, le navire a heurté un dock flottant amarré dans le port de Palerme à cause de vents violents, subissant des dommages sur le côté tribord et à l’écoutille d’étrave. Dans la nuit du 3 au 4 mai 2010, un passager russe de 33 ans est tombé à la mer depuis l’un des ponts du navire. Son corps a été repêché quelques jours plus tard, et les causes du drame n’ont jamais été déterminées, bien que le suicide soit l’hypothèse la plus probable. L’accident s’est produit au large des côtes françaises, sur la route entre Savone et Barcelone. Le 7 novembre 2010, lors d’une escale dans le port de Savone, en raison de vents violents, le navire a heurté la tour d’une grue Gottwald, stationnaire et hors service, immobilisée sur le quai 14, la déplaçant de près de 20 mètres. Heureusement, aucun grutier ne se trouvait à bord. En somme, une histoire qui mérite peut-être d’être réécrite, malgré les condamnations, pour faire éclater la vérité que personne n’a voulu révéler.

« Le commandant Schettino n’a pas abandonné le navire. Je suis descendue à 00h10 et il était encore là, supervisant les passagers des canots de sauvetage utilisés pour la navette vers l’île. Il est absolument faux qu’à 23h, il se trouvait à l’hôtel tranquillement, comme l’ont rapporté de nombreux journalistes. »

Ces propos sont de Katia Keyvanian, responsable du service clientèle du Costa Concordia, le navire qui a coulé le soir du 13 janvier 2012 après avoir heurté le plus petit des rochers de « Le Scole », à cinq cents mètres du port de l’île du Giglio.

Pour ce naufrage, qui a causé la mort de 32 personnes et permis le sauvetage de 4 200 autres, le commandant Francesco Schettino a été condamné à 16 ans de prison, une peine qu’il purge actuellement à la prison de Rebibbia.

Katia Keyvanian avait elle-même écrit ces mots poignants sur sa page Facebook immédiatement après la tragédie :

« Je suis Katia Keyvanian. J’ai embarqué le 13 janvier pour remplacer un collègue sur le Concordia. Je serais ravie d’être invitée par les journalistes qui, sans connaître les faits, écrivent et racontent n’importe quoi. Nous avons évacué, dans l’obscurité, alors que le navire gîtait sur le flanc, 4 000 personnes en moins de deux heures ! Des incompétents n’en auraient jamais été capables.

Il est faux que le capitaine ait été le premier à débarquer ; j’étais dans le dernier canot de sauvetage, et il est resté accroché à la rambarde du pont 3 pendant que le navire coulait.

Honte à vous, qui avez écrit qu’il a été le premier à débarquer ! »

Ce sont les mêmes mots que Katia a prononcés lors de son interrogatoire au tribunal, et que d’autres ont aussi utilisés en parlant du capitaine Schettino.

Mais alors, Katia, pourquoi croyez-vous que Schettino a été condamné ?

« Il est devenu le bouc émissaire de crimes qu’il n’avait pas commis. »


Était-il plus facile d’accuser de tout une seule personne que de chercher la vérité ?

« La vérité aurait probablement mis dans l’embarras des gens qu’il valait mieux laisser tranquilles. »


Le Costa Concordia mesurait 298,2 mètres de long, 36,5 mètres de large et 70 mètres de haut. Lorsque sa marraine, Eva Herzigova, a jeté la traditionnelle bouteille de champagne par-dessus bord pour l’inaugurer à Civitavecchia le 7 juillet 2006, on raconte qu’elle ne s’est pas cassée : un symbole interprété de manière négative comme un mauvais présage. À l’époque de son lancement, le Costa Concordia était le plus grand paquebot marchand italien : il avait été construit par Fincantieri au chantier de Sestri Ponente et avait coûté 450 millions d’euros. Les caractéristiques et les dimensions du navire furent largement diffusées pour souligner son caractère unique : à vide, il pesait l’équivalent de 110 Boeing 747, et la longueur de ses câbles électriques aurait pu couvrir cinq fois et demie la distance entre Rome et Milan. Son pont en teck était aussi grand que deux terrains de football, et les nappes des restaurants du bord auraient pu recouvrir une table de vingt-sept kilomètres de long.


Que s’est-il passé à bord du Concordia ce soir-là ?

« Quand il est devenu évident que le navire prenait l’eau et gîtait sur tribord, tout le monde a tenté de rejoindre les canots de sauvetage sur le pont 3. C’était la panique, et nous avons tous fait de notre mieux pour rétablir l’ordre et le calme. Des gens plongeaient, nous leur lancions des gilets de sauvetage à la mer et nous essayiions d’en remonter d’autres. À un moment donné, j’ai vu un homme sur le pont allumer une cigarette qui, compte tenu de la fuite de carburant, risquait de provoquer un incendie. Je l’ai réprimandé et mis en garde contre le danger, et il m’a répondu : « Fumer m’aide à gérer le stress. » »

Quand avez-vous réalisé que quelque chose de grave se passait ?

« À 21 h 45, parce que le gâteau qui célébrait mon retour à bord après cinq mois est tombé par terre. Au début, nous avons pensé que c’était peut-être une manœuvre ratée par d’un officier ; ça peut arriver en mer. »

Et ensuite ?

« Un autre coup. On a cru avoir touché un haut-fond et, comme on nous l’a appris, la priorité absolue est alors d’éviter la panique parmi les passagers. »

Mais la panique s’est installée…

« Quand les lumières ont commencé à s’éteindre, les gens se sont mis à crier.

Puis les garçons de la blanchisserie, qui se trouve bien au fond du navire, sont remontés à la surface, effrayés car le Concordia prenait l’eau. Jusqu’à ce que le directeur arrive et nous dise de récupérer les livres de comptes et l’argent des caisses. Pour moi ça a été le signe qu’on allait d’abandonner le navire. Au bout d’environ 45 minutes, les sept coups de sirène ont retenti, annonçant que tout le monde devait se rassembler aux points de regroupement. À ce moment-là, la panique s’est vraiment emparée des passagers, d’autant plus que nous pouvions apercevoir les lumières de l’île du Giglio qui étaient tout près. »

De quoi vous souvenez-vous, Katia ?

« Je me souviens d’un journaliste qui a simulé un évanouissement pour être le premier à monter dans le canot de sauvetage ; d’un étranger qui a sauté du canot pour remonter à bord, abandonnant femme et enfants pour aller chercher des papiers ; et de bien d’autres choses absurdes, mais compréhensibles, car dictées par la panique. Au fil du temps, le navire s’est enfoncé de plus en plus, et nous avions fini par former un véritable cordon humain pour rester groupés. »

Et le commandant Schettino ?

« Il était là pour coordonner tous les débarquements. Le navire s’inclinant sur tribord, le plancher est devenu un mur. Le navire ayant complètement coulé du côté affaissé, les demandes qu’a faites De Falco pendant près de deux heures, alors qu’il n’était pas sur place, sont illogiques et inconcevables. »

Qu’est-ce qui était inconcevable ?

« Le navire étant coulé, il était physiquement impossible de remonter à bord, et tout cela me met vraiment en colère car la vérité n’a pas été dite. »

Quelle vérité ?

« Que les responsabilités n’étaient pas celles qui ont été attribuées à Schettino.

Personne n’a jamais dit qu’après quelques semaines, le directeur du RINA (NDLR : l’organisme qui délivre les certifications) avait démissionné parce qu’on avait découvert que les portes avaient été installées à l’envers.

Personne n’a précisé que le mauvais cap n’avait pas été visé par Schettino, mais par son second.

Beaucoup de choses n’ont pas fonctionné, mais il était plus facile de rejeter la faute sur le capitaine.

Il est regrettable que lorsque j’ai évoqué ces faits, on m’ait répondu : « Vous étiez sûrement la maîtresse de Schettino. »

Il a été la cible d’un véritable lynchage médiatique, injuste et injustifié. »

Que faites-vous maintenant, Katia ?

« J’ai pris quelques années de congé car cette histoire m’a profondément marquée.

Je suis arménienne, et c’est pourquoi en raison des injustices que subit mon peuple dans le récit dans l’Histoire des évènements qui l’ont frappé, je ne supporte pas les mensonges. »

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Pour faciliter le suivi de l’affaire CONCORDIA, en ITALIE

une page Commandant SCHETTINO a été créée.
Vous pourrez y retrouver tous les billets de la catégorie du même nom.

Pour des regards différents sur l’accident et ses suites :

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Interview après la fin de l’assignation à résidence – juillet 2012

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Francesco Schettino aujourd’hui et sa demande pour sortir de prison

Une vidéo publiée le 11 juillet 2026 par StartLine Entertainment, le canal qui vérifie ses sources
https://youtu.be/kdExEo3ecvo?is=2ZuCNqXdThM72qe0

Francesco Schettino demeure incarcéré à Rome, où il purge sa peine pour le naufrage du Costa Concordia, malgré sa demande de libération conditionnelle en 2025. Cette mise à jour dûment vérifiée explique où l’ancien capitaine est détenu, pourquoi sa demande de semi-liberté a été retirée, les chefs d’accusation retenus contre lui et pourquoi le documentaire Netflix de 2026, « Naufragés : Cauchemar en mer », a remis l’affaire sur le devant de la scène. Le Costa Concordia a heurté des rochers près de l’île de Giglio, en Italie, le 13 janvier 2012, et 32 passagers et membres d’équipage ont péri. Les sources incluent le rapport de PEOPLE sur la situation actuelle, le guide officiel du documentaire Netflix, les comptes rendus du jugement final du tribunal italien et la couverture médiatique contemporaine de la condamnation de Schettino.

Plan de la vidéo :

Chapitres
00:00 Où est Francesco Schettino maintenant.
00:44 La demande de libération qu’il a retirée. 
01:42 Que signifie réellement la semi-liberté. 
02:34 La collision du Costa Concordia.
03:45 Pourquoi l’évacuation est devenue centrale.
05:02 La condamnation pénale de Schettino.  
06:12 Le dernier appel et l’emprisonnement.  
07:03 Ce qu’apporte le documentaire de Netflix
08:06 Changements en matière de sécurité après la catastrophe. 
09:03 Ce qui reste en suspens.  
10:00 Le résumé de StarLine.

Les grandes lignes de la chronologie

13 janvier 2012 : Le Costa Concordia a heurté un rocher submergé près de l’île du Giglio et a chaviré. Trente-deux passagers et membres d’équipage sont décédés.
2013 : Le procès pénal de Schettino a débuté à Grosseto après l’enquête préliminaire et les enquêtes sur la collision et l’évacuation. 11 février,  
11 février 2015 : Un Tribunal a reconnu Schettino coupable d’homicides involontaires multiples, d’avoir provoqué un désastre maritime et d’avoir abandonné le navire, et l’a condamné à une peine d’environ 16 ans.  
31 mai 2016 : Une Cour d’Appel a confirmé la condamnation et la peine. 
12 mai 2017 : La Cour de Cassation italienne a confirmé le jugement. Schettino a ensuite été incarcéré à la prison de Rebibbia à Rome.
Janvier 2025 : Schettino a demandé une semi-liberté après avoir purgé une peine suffisante pour bénéficier d’un régime de réclusion aménagé.
Avril 2025 : Il a retiré sa candidature faute d’avoir trouvé un stage approprié. Son avocat n’a pas exclu la possibilité de candidater à nouveau.
10 juillet 2026 : Netflix a sorti  » Shipwrecked : Nightmare at Sea « , reportant l’attention sur la catastrophe et la situation actuelle de Schettino.

Sources vérifiées

PEOPLE — Pour le rapport d’information actuel, l’emplacement de la prison de Rebibbia et les détails de la demande de semi-liberté retirée en 2025.
Netflix Tudum — Source officielle confirmant la sortie et le sujet du documentaire « Naufragés : Cauchemar en mer ».
ABC News Australia — Confirmation de la confirmation de la peine par la Cour de Cassation italienne en mai 2017 et de l’incarcération de Schettino.
Archives Reuters — Ajout d’éléments de contexte contemporain concernant la défense de Schettino, selon laquelle la responsabilité dépassait sa personne, et documentation de la procédure judiciaire relative au naufrage.
ABC News — Confirmation de la condamnation de 2015, du verdict du procès de premier degré et des infractions à l’origine de la peine.
The Maritime Executive — Rapport sur la demande de semi-liberté de Schettino en janvier 2025 et explication des fondements de la reprise des discussions sur sa libération.
Ce dossier privilégie les décisions de justice définitives, les informations documentaires de première main et les reportages fiables plutôt que les récits viraux ou les étiquettes insultantes.

Où est Francesco Schettino maintenant ?

Francesco Schettino, l’ancien capitaine condamné pour le naufrage du Concordia, purge toujours une peine de 16 ans à la prison de Rebibbia à Rome.
Mais 14 ans après que le navire ait chaviré au large de l’île Italienne du Giglio, un événement récent a relancé l’intérêt pour son cas.
Schettino est devenu éligible à la semi-liberté, un dispositif lui permettrait de passer une partie de la journée hors de prison.
Il a déposé une demande, puis l’a retirée avant d’en bénéficier.
C’est cette information qui explique le regain d’intérêt pour Schettino, alors que Netflix revient sur la catastrophe dans le documentaire « Naufragés : Cauchemar en mer ».
Ce documentaire, sorti le 10 juillet 2026, utilise des témoignages de survivants et des images inédites pour reconstituer la nuit où le Costa Concordia a heurté les rochers, a chaviré et est devenu le théâtre de l’une des catastrophes maritimes les plus étudiées de l’ère des croisières modernes.

Il a retiré sa demande de semi-liberté

Schettino est incarcéré depuis mai 2017, date à laquelle la Cour Suprême Italienne a confirmé sa condamnation.
Il a été reconnu coupable d’homicides involontaires multiples, de naufrage et d’abandon de navire avec des passagers à bord.
Le jugement définitif a mis fin à la procédure d’appels et Schettino a été incarcéré à la prison de Rabibbia à Rome.
Sa peine est, en gros, de 16 ans.
Le détail initial de la peine comprenait 10 ans pour les décès, 5 ans pour le naufrage du navire et un an pour l’abandon de passagers.
Des témoignages de l’époque font également état d’un mois supplémentaire pour avoir fourni des informations inexactes aux autorités maritimes, ce qui explique pourquoi certains rapports indiquent une peine totale de 16 ans et 1 mois.
La question actuelle n’est pas de savoir si cette condamnation a été annulée. Elle ne l’a pas été.
La question actuelle concerne les modalités d’exécution du reste de la peine.

Que signifie réellement la semi-liberté ?

En janvier 2025, Schettino a demandé le régime de semi-liberté dans le système pénitentiaire Italien.
La semi-liberté ne signifie pas l’annulation d’une condamnation, l’obtention d’une grâce ou la pleine liberté.
Il s’agit d’un dispositif surveillé permettant à un détenu éligible de quitter l’établissement pour exercer des activités professionnelles ou de réinsertion autorisées, puis d’y retourner.
Selon les informations de l’époque, Schettino avait purgé une partie suffisante de sa peine pour pouvoir déposer une demande, mais en avril 2025, il l’a retirée.
Son avocat a déclaré que Schettino n’avait pas pu trouver de lieu de travail adéquat, condition nécessaire à la mise en œuvre de l’arrangement proposé.
L’avocat a indiqué qu’une autre demande pourrait être envisagée si une opportunité adéquate se présentait.
Aucune information fiable ultérieure concernant ce dossier ne confirme l’approbation d’une nouvelle demande.
La réponse la plus claire à ce jour est donc simple :
Schettino reste incarcéré à Rebibbia.
Il a envisagé de purger une partie de sa peine hors de prison, mais la démarche entreprise en 2025 n’a pas abouti à sa libération.

La collision du Costa Concordia

Pour comprendre l’importance de cette information, revenons au soir du 13 janvier 2012.
Le Costa Concordia naviguait près de l’île du Giglio avec plus de 4 000 passagers et membres d’équipage à bord.
Le navire s’est approché de l’île lors d’une manœuvre décrite dans les débats judiciaires et dans les rapports ultérieurs comme une manœuvre de passage rapproché.
Le navire a heurté un rocher sous-marin, provoquant une brèche importante dans la coque.
L’eau s’est engouffrée à bord, les systèmes électriques ont cessé de fonctionner et le navire a pris une forte gîte avant de finalement se coucher sur le flanc près de l’île.
L’impact à lui seul n’a pas déterminé l’affaire judiciaire.
Les enquêteurs et les procureurs se sont concentrés sur ce qui s’est passé après la collision : les informations transmises aux autorités, le délai avant l’ordre d’évacuation générale et le départ de Schettino du navire alors que des passagers et des membres d’équipage tentaient encore de s’échapper.

Pourquoi l’évacuation est devenue un point central

Les enregistrements des communications entre Schettino et l’officier des Garde-Côtes Gregorio De Falco sont devenus essentiels dans la compréhension du naufrage par l’opinion publique.
De Falco a ordonné à plusieurs reprises à Schettino de retourner à bord et de coordonner l’évacuation.
Cet échange est devenu le symbole du contraste entre la situation d’urgence qui se déroulait encore à bord et la position du capitaine qui s’était éloigné du navire.
Schettino a soutenu qu’il n’avait pas aussi simplement abandonné ses responsabilités et a maintenu que la responsabilité de la catastrophe dépassait le cadre d’une seule personne.
Il a admis avoir commis des erreurs, mais a affirmé à plusieurs reprises que les défaillances d’autres individus et systèmes avaient également contribué à la catastrophe.
Sa défense s’est efforcée de présenter l’événement comme un dysfonctionnement organisationnel plus général plutôt que comme le fruit des seules décisions d’un capitaine.
Les tribunaux l’ont néanmoins reconnu pénalement responsable des infractions sur lesquelles s’est fondée la peine finale.
La Cour d’Appel a confirmé la peine en 2016 et la Cour de Cassation l’a confirmée en mai 2017.
Il a été incarcéré immédiatement après le jugement définitif.
Les pertes de vies humaines demeurent l’élément central de tous les débats ultérieurs sur la peine de Schettino.

La condamnation pénale de Schettino

Trente-deux personnes sont décédées, parmi lesquelles des passagers et des membres d’équipage.
Des milliers d’autres ont subi une évacuation nocturne chaotique alors que le navire s’inclinait de plus en plus dans l’eau.
Les survivants ont décrit l’obscurité, la confusion, les voies bloquées, les canots de sauvetage inutilisables du côté incliné et l’incertitude quant à savoir s’ils devaient rester dans leurs cabines ou tenter de s’échapper.
Le nouveau documentaire de Netflix recentre l’attention sur ces expériences plutôt que de traiter l’histoire uniquement comme la chute d’un capitaine.
Netflix décrit la production comme un récit immersif construit à partir de témoignages de survivants et leurs images de la catastrophe.
Ce regain d’intérêt est important car l’histoire du Costa Concordia est parfois réduite à quelques détails viraux.
Le passage à proximité de l’île, le capitaine quittant le navire et l’ordre des garde-côtes lui enjoignant de revenir.
Le dossier complet comprend également les décisions de nombreux membres d’équipage, les témoignages des sauveteurs et les conséquences durables pour les survivants et les familles des victimes.
Le statut de Schettino a régulièrement fait la une des journaux car une peine de 16 ans ne signifie pas nécessairement 16 années civiles consécutives dans les mêmes conditions carcérales.

Le dernier recours et l’emprisonnement

La législation Italienne prévoit des mécanismes permettant aux détenus éligibles de demander un aménagement de leur régime de détention en fonction de la durée de la peine déjà effectuée, de leur comportement et des exigences de leur réinsertion.
L’éligibilité à une demande ne vaut cependant pas approbation.
Dans le cas de Schettino, l’obstacle rencontré était à la fois pratique et juridique.
La semi-liberté exige généralement un motif précis pour quitter la prison, souvent un emploi agréé.
Son avocat a indiqué que l’absence de placement adéquat les avait conduits à retirer leur demande.
Le tribunal n’a donc pas accordé le régime de libération conditionnelle décrit ci-dessus.
Certains articles ont évoqué sa demande de manière imprécise écrivant  » libération anticipée « . Cette expression peut induire en erreur.
Il s’agissait en réalité d’un régime de détention plus limitée, et non d’une annulation de la peine ou d’une déclaration d’annulation de la condamnation.

Ce qu’apporte le documentaire de Netflix

Une personne en semi-liberté reste soumise à sa peine et doit respecter des conditions strictes.
Il est également important de ne pas affirmer que Schettino va être est libéré à une date précise sans un calcul actuel faisant autorité.
Les réductions de peine, les règles de détention et les décisions de justice peuvent influer sur le calendrier réel.
Les informations disponibles indiquent qu’il reste emprisonné et qu’il pourrait déposer une nouvelle demande de semi-liberté, mais elles ne font pas état d’une confirmation récente d’un ordre de libération définitif.
La catastrophe a également eu des conséquences bien au-delà du cas de Schettino.
Les procédures de sécurité des navires de croisière ont été revues au niveau international après que les enquêteurs ont examiné l’évacuation tardive et le fait que certains passagers n’avaient pas encore participé à un exercice d’évacuation car ils avaient embarqué seulement quelques heures auparavant.
Les réglementations industrielles et internationales ont par la suite mis l’accent sur la tenue d’exercices de sécurité pour les passagers avant ou peu après le départ, la restriction de l’accès non autorisé au pont, l’amélioration des emplacements des gilets de sauvetage et la mise en évidence des itinéraires et des équipements d’urgence.

Changements en matière de sécurité après la catastrophe

Le navire a physiquement disparu.
Au prix d’un énorme chantier de sauvetage, le Costa Concordia a été renfloué, retiré du Giglio et démantelé.
L’opération est devenue une véritable prouesse d’ingénierie, mais son achèvement n’a pas mis fin aux conséquences juridiques et émotionnelles.
L’épave a disparu du rivage.
Les conséquences, elles, sont restées.
Schettino a continué d’affirmer qu’il portait une part disproportionnée de responsabilité.
De même, les critiques de l’affaire se sont demandés si les défaillances techniques et opérationnelles de l’entreprise avaient reçu suffisamment d’attention.
Ces arguments font partie du débat public actuel, mais ils ne modifient pas le statut juridique final.
Sa condamnation a été confirmée par la Cour de Cassassion Italienne.
La distinction entre fait juridique et interprétation documentaire est particulièrement importante.
Un documentaire peut présenter des témoignages, des images inédites et des points de vue divergents, mais il ne s’agit pas d’un nouveau procès.

Ce qui reste en suspens

Les spectateurs pourraient se poser de nouvelles questions sur la conception du navire, la supervision de la compagnie, la culture en passerelle ou les agissements des autres membres d’équipage.
Ces questions peuvent enrichir la compréhension historique de la catastrophe sans pour autant remettre en cause un jugement de tribunal.
Ce que StartLine en dit, c’est que l’histoire de Schettino est entrée dans une nouvelle phase.
La question n’est plus de savoir s’il sera poursuivi en justice ou si sa condamnation sera confirmée en appel.
Ces problèmes ont été réglés il y a des années.
La question actuelle est de savoir si le système judiciaire Italien lui permettra finalement de purger une partie de sa peine restante sous surveillance extra-carcérale.
Sa première demande pour obtenir une semi-liberté, qui fut rendue publique, a échoué faute de lieu de travail adéquat.
Cela n’empêche pas une nouvelle demande, mais aucune libération conditionnelle n’a été confirmée dans les dernières informations fiables consultées ici.
Les téléspectateurs ne doivent pas présumer qu’il a déjà été libéré sous caution, que sa peine de 16 ans a été réduite, ni que Netflix a découvert qu’il y avait eu un nouveau jugement.

Le Résumé de Starline

Le documentaire a ravivé l’intérêt du public pour l’affaire.
Il n’a pas modifié la condamnation.
Voici le résumé certifié : Francesco Schettino purge sa peine à la prison de Rebibbia à Rome.
Il a été incarcéré en mai 2017 après que la Cour de Cassassion Italienne a eu confirmé sa condamnation pour homicides involontaires multiples, avoir entraîné le naufrage du Costa Concordia et abandon du navire.
En 2025, il a demandé une semi-liberté, mais a retiré sa demande faute d’emploi.
La prochaine étape sera de suivre une nouvelle demande, une décision de justice, une modification des conditions de détention ou une libération conditionnelle.
Dans l’attente de ces événements, Schettino demeure en prison, où il purge la peine prononcée pour son rôle dans la catastrophe qui a coûté la vie à 32 personnes.

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Schettino : « Ils devront tous me faire des excuses. »

Le Commandant du Concordia évoque les preuves et les documents cachés. Et l’appel téléphonique du chef de la Capitainerie du Port …

Un article de Gian Marco Chiocci et Simone Di Meo paru le 16 novembre 2012 sur le journal il Giornale
https://www.ilgiornale.it/news/interni/dovranno-tutti-chiedermi-scusa-856391.html

« Bonjour, je suis Francesco Schettino, celui de la Concordia. Vous devez commencer à m’écouter parce que les limites sont dépassées … ».

« Maintenant, je ne lis plus que des mensonges exagérés sur mon compte. Il existe des preuves, liées à l’enquête, qui racontent une toute autre histoire et montrent que le soussigné n’a pas été un capitaine lâche. »

Ne jouez pas les victimes, commandant …

«Non, je ne pense pas jouer les victimes, parce que les vraies victimes sont ailleurs. Mais je n’accepte plus d’être bombardé de mensonges éhontés. Et comme tout le monde a parlé et a pas mal déformé la vérité, maintenant c’est moi qui vais parler. Je suis en train d’écrire un livre, et je vais mettre au grand jour ce qu’on ne voulait pas qui se sache sans faire de cadeau à personne. »

De quoi parlez-vous?

« Des preuves snobées, des cartes qu’on garde cachées, des enregistrements intégraux diffusés d’une façon volontairement partiale ou trompeuse comme celui du “ Revenez à bord, bordel ! ”. Personne n’a remarqué que ce fameux fichier audio a été mis en circulation juste au moment de la décision du juge d’instruction sur mon éventuelle incarcération. Une décision dont on disait dans les milieux journalistiques et juridiques qu’il n’était pas évident qu’elle allait être celle qu’a imposée l’opinion publique. Malgré le pilori médiatique il était du domaine du possible que je ne sois pas détenu parce que je ne pouvais évidemment pas répéter l’infraction avec le navire échoué au Giglio, ou fuir à l’étranger sans papiers en étant pourchassé par toutes les télévisions du monde, ou encore truquer des preuves qui ne pourraient pas être à ma portée. Et là, si je puis me permettre, nous en arrivons à une autre victime de la tragédie : le Commandant Gregorio De Falco, le héros, celui du coup de téléphone. »

Commandant, mais que dites-vous? De Falco une victime?

«Oui, c’est une victime parce qu’il s’est retrouvé dans un jeu terrible plus grand que lui et il a essayé d’y jouer d’une façon incorrecte. En fait, en n’étant pas présent sur les lieux et, par conséquent, en ne se rendant pas compte de la situation, il n’a pas su utiliser les seuls instruments qu’il avait à sa disposition à ce moment-là : mes yeux et ma compétence professionnelle. Ré-écoutez ce coup de téléphone : j’essaie de le rassurer, et on n’a jamais vu un naufrage où il faille calmer son sauveteur en essayant de lui faire comprendre ce qu’il devait faire. Cet appel téléphonique, cependant, n’a pas changé d’un iota le cours des évènements. En fait, pour tout vous dire, il me semble très suspect. »

Pourquoi suspect?

«Qui va en mer sait que les communications d’urgence sont enregistrées, il n’avait pas besoin de le rappeler et de le marteler avec ce ton menaçant, qui est devenu un souvenir impérissable. Le temps était très compté, les gens risquaient leur vie, je cherchais à faire le maximum de choses. Et qu’est-ce qu’il fait ? Au lieu de se caler sur le commandement général de la Capitainerie du port de Rome, avec lequel j’avais auparavant et sans aucune difficulté ni animosité convenus des modalités des secours, il menace de m’envoyer en prison. En fait, De Falco commence par dire qu’il va appeler le Procureur, #####, en faisant ainsi passer les activités d’investigation et de justice avant celles de secours. Qui sait peut-être a-t-il fait ça parce que De Falco est aussi dans le droit … ».

Une tension compréhensible, dans ce contexte …

« Ah, oui ? Mais vous le savez que cet appel arrive quand tout est pratiquement fait, terminé, à 1 h 42 en pleine nuit, après qu’il y ait déjà eu 12 contacts au moins, tout à fait calmes et fructueux avec ses autres collègues, qui se sont déroulés entre 22:14 et 00:34 pour la préparation de l’évacuation du navire qui a finalement permis de sauver plus de quatre mille personnes ? « .

C’est facile de parler pour vous qui, à ce moment-là, étiez au sec sur un rocher …

« Mais oui, faisons encore de l’ironie. Vous devez comprendre comment je me suis retrouvé sur ce rocher, et pourquoi je n’ai plus pu approcher le navire. La réalité, c’est que, à un moment donné, j’ai réussi à monter à bord d’un canot de sauvetage pneumatique d’un des ferry qui ont pris part aux secours pour qu’il me transporte sur le côté émergé de la Concordia. Si je ne suis pas arrivé à remonter à bord, c’est parce que nous avions commencé à embarquer de l’eau et donc été contraints de retourner au port, à 3 heures du matin. «

Mais, relisez De Falco, il a dit …

»(Le Commandant m’interrompt). Je dis que si ça s’est fini par un grand nombre de problèmes c’est aussi à cause du coup de téléphone que l’officier-héros a donné au magistrat en suggérant que j’allais voler la boite noire pour la soustraire à ses enquêteurs. Une accusation qui allait faire le tour du monde et sur laquelle le même De Falco persistera carrément le jour de mon interrogatoire dans une brève note aux autorités judiciaires qui a fait penser à tort au procureur par ce qu’elle sous entendait que j’avais été surpris en train de voler le VDR dans la confusion des évènements». «

Il reste tout de même à expliquer l’abandon du navire …

«Quand la Concordia a commencé à se renverser sur le côté droit, je me suis retrouvé avec un sol qui avait tourné de 90 degrés. Nous ne pouvions plus marcher, il n’y avait plus aucun appui et quelqu’un de moins agile que moi serait passé par-dessus bord. Pourtant, bien que l’eau ait déjà inondé le pont, j’ai continué à aider les passagers à monter sur les derniers bateaux qui faisaient le va et vient sur mes instructions, avec la terre ferme. Seulement, l’explosion des fenêtre des ponts en-dessous et l’inondation qui en a suivi ont provoqué le basculement brusque du navire qui a piégé un bateau avec le bras de fer de la grue. En outre, le pilote a paniqué et est parti complètement à côté de ses pompes. À ce moment là, en équilibre précaire, je pouvais choisir de mourir comme un idiot écrasé par le navire à vingt mètres de la rive, ou m’accrocher au bateau pour prendre la place du conducteur en proie à la panique et essayer de porter en sécurité des dizaines de personnes. J’ai choisi la seconde solution, et j’ai donné un coup de poing au conducteur de la lance qui était paralysé par la peur et j’ai conduit de nombreuses personnes en sécurité. Il y a des dizaines de témoignages qui le confirment. «

C’est tout ce que vous voulez dire?

« Tout ? Ce n’est qu’un début. Il faudra encore parler des honteuses rumeurs sulfureuses qui ont tant intéressé les médias, des manœuvres désespérées pour amener le navire à s’échouer sur les rochers (il y a la preuve sur la boite noire, il n’y a pas à sortir de là), des rapports que j’ai faits à mes supérieurs de chez Costa, des coups de téléphone où j’aurais payé pour que nous accordions nos versions en ma faveur, des inchini, de l’histoire des ancres utilisées comme des freins. Bientôt, je vais révéler des vérités frappantes. Alors, ceux qui m’ont accusé devront faire des excuses, non à moi, mais aux familles des victimes et au public qui a été trompé par des informations fausses et déroutantes. »

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Schettino:  » Je suis mort cette nuit-là, personne ne m’a aidé à éviter le naufrage »

Un article de la Rédaction publié le 17 juin 2016 sur le journal Today

Photo datant de cette époque-là

Le visage marqué et la barbe longue, Francesco Schettino passe ses journées à Meta di Sorrento à promener son chien, un chiot tibétain. À moins que la Cour de Cassassion ne casse sa sentence, il sera vraisemblablement incarcéré, la Cour d’Appel de Florence ayant confirmé sa peine de 16 ans.

« Je suis mort cette nuit-là avec les 32 victimes. », a déclaré l’ancien Commandant du Costa Concordia. Ce furent des années difficiles pour Schettino, que le procureur a qualifié d’« idiot imprudent ».

D’autres se montrent moins sévères quant à l’« erreur » commise ce soir-là. La Stampa explique que la manœuvre d’échouement décidée par Schettino après avoir heurté les rochers a permis d’éviter un massacre et contribuera à modifier les normes de sécurité, car si le navire s’était immobilisé en pleine mer, il aurait coulé en quelques minutes.

L’ancien Commandant du navire amiral de la flotte Costa Croisières passe ses journées sur son ordinateur, n’allume plus la télévision et confie à ses amis les plus proches qu’«il n’en peut plus».

« Ce n’est pas moi qui ai pris la mauvaise route », rumine Schettino, contemplant la mer de Capri, sillonnée de yachts et de bateaux de pêche. « Nous étions à un demi-mille de la côte, et à cette distance, le commandement du navire est confié aux Officiers de Quart, pas au commandant. C’est écrit dans le Code de la Navigation, et d’ailleurs, ils ont tous accepté de plaider coupables. »

Il cite également les noms :

« Le premier officier, Ambrosio, qui faisait les mesures nautiques. Le Troisième, Coronica, regardait le radar. L’Officier entrant, Ursino, que je ne sais pas trop ce qu’il fabriquait. Et personne n’a pipé mot, pas un seul pour dire : Commandant, nous sommes à la distance minimale ! Attention ! »

La boîte noire témoignerait que le dernier ordre de Schettino était de tourner à gauche : il affirme qu’on ne l’a pas écouté.

Source : La Stampa – lien mort

C’est dommage que ce lien soit mort. Avec Ambrosio et Coronica qui auraient échangés leurs rôles. Bref.

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« Costa Concordia : Schettino pleure au tribunal : « Je suis mort, moi aussi. »

« La principale victime est Francesco Schettino, condamné à une peine qui s’apparente à une peine de prison à perpétuité », a déclaré son avocat au tribunal. Pendant ce temps, l’ancien commandant, en larmes, laisse éclater sa colère.

Un article paru sur le journal Today du 11 février 2015

https://www.today.it/cronaca/sentenza-costa-concordia-schettino.html

ROME – Sauf imprévu, le sort de Francesco Schettino, seul accusé dans le naufrage du Costa Concordia au large de l’île de Giglio, sera connu en fin de soirée. L’ancien commandant est présent au Théâtre Moderne de Grosseto, transformé en salle pour héberger le procès. La Cour, présidée par le juge Giovanni Puliatti, s’est retirée dans sa salle de délibération : à 19 h, les juges décideront s’ils prononcent la sentence ou s’ils la reportent à l’audience de demain.

Schettino, quant à lui, a pris la parole lors de l’audience finale du procès, submergé par l’émotion et les larmes. « J’ai envie de dire que le 13 janvier 2012, je suis moi aussi mort en partie », a déclaré l’accusé. Peu avant, les avocats de la défense avaient critiqué la demande du procureur de requérir une peine de vingt-six ans : « C’est quasiment une peine à perpétuité », a déclaré maître Domenico Pepe. « Durant ces trois années, Schettino a souffert comme personne d’autre n’a souffert. Il a été humilié, offensé, insulté au tribunal, persécuté. » « Le Commandant Schettino ne peut plus bouger, il ne peut plus aller au restaurant. Ici, à Grosseto, nous avons dû nous cacher, en espérant ne pas être vus. En ces trois années, c’est comme s’il avait passé trente ans en prison. S’il est responsable, qu’il soit condamné, mais ne il ne faut pas se moquer de lui », a poursuivi l’avocat.

Maître Domenico Pepe a ensuite critiqué le travail du procureur : « Je crois que les affirmations du procureur était purement fantaisistes. Une quantité énorme de données a été rassemblée, difficilement interprétables par le commun des mortels. C’était un véritable fouillis dont la synthèse fut difficile à appréhender, cela nous a pris des mois et nous n’y sommes parvenus qu’avec l’aide de notre meilleur technicien, qui n’était autre que Schettino lui-même. »

Voici les propos de Schettino au début de sa déclaration spontanée admise par le tribunal : « Depuis le 16 janvier, on a mis ma tête en jeu, sous le mauvais prétexte de protéger des intérêts économiques. Depuis le début, des pièces du procès ont été divulguées avant même qu’elles aient été analysées, jusqu’à ce stade du procès où on tient envers moi des propos injurieux, on ne fait que renforcer l’image d’un homme qui mérite une condamnation. Une condamnation qui répond à une logique purement utilitariste. » Il poursuit : « On m’a reproché un manque de sensibilité envers les victimes :  » se couvrir la tête de cendres » aurait été la bonne façon d’exprimer ses sentiments. Un choix que je n’ai pas fait. La douleur ne doit pas être exhibée pour l’instrumentaliser. » L’accusé ensuite alors commencé à « parler des moments de douleur que j’ai partagés avec les naufragés chez moi », mais, à cette évocation, il s’est mis à pleurer en ajoutant : « Je ne voulais pas ça », avant d’interrompre son intervention.

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