Pour faciliter le suivi de l’affaire CONCORDIA, en ITALIE
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Petite Méthode le 28 octobre 2014
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Pour des regards différents sur l’accident et ses suites :
- le blog d’un marin pur et dur, Pas Chiche
- le blog d’une férue d’actualité, le défouloir de krn
- le blog d’un autre amoureux du CONCORDIA
Sa fille demande la vérité
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 17 juillet 2026
La fille de Schettino exige la vérité :
« Assez de mensonges sur mon père ! »
Schettino : la figlia chiede la verità : Basta bugie sul conto di mio padre
19 août 2022 – un article de Paolo Colantoni paru le 19 août 2022 sur le journal Notizie.com
« La condamnation n’a pas été confirmée par Strasbourg et l’équité du procès n’a pas été établie. La presse est restée floue. »
Ces derniers jours, de nombreux médias ont repris leur couverture du procès de l’ancien Commandant du Concordia, Schettino, spéculant sur des scénarios très précis. Sa fille, Rossella, réclame des éclaircissements : « Suite aux reportages publiés par des médias télévisés et des journaux reconnus, et compte tenu de l’intérêt manifesté pour la décision de la Cour de Strasbourg, il me semble important de préciser que la CEDH ne s’est pas encore prononcée sur le fond des arguments présentés dans le recours détaillé déposé par la défense. Par conséquent, pour l’instant du moins, il n’est pas question pour Strasbourg de confirmer la condamnation ni de statuer sur l’équité du procès. »
La fille de l’ex-commandant du Concordia explique clairement la situation procédurale. « Je ne doute pas de l’authenticité des informations qu’a reçues l’auteur de l’article, mais j’attribue des inexactitudes à ceux qui avaient intérêt à le republier un mois plus tard. Par souci d’équité, j’espère que mon article bénéficiera de la même couverture médiatique que celui qui est paru le 15 août. Comme il est indiqué dans l’extrait du jugement que j’ai en ma possession, l’ensemble du recours a été examiné en une seule journée d’audience. Honnêtement, il me semble peu probable que la Cour de Justice de l’Union Européenne ait eu le temps d’examiner la quantité de documents produits lors des plus de 90 audiences tenues devant les trois Cours italiennes. »
En outre : « La juge fonde sa décision sur l’article 35 du Règlement Européen, qui prévoit que le recours est accordé à condition que les trois niveaux de procédure aient été menés en Italie et qu’une condamnation définitive ait été prononcée.
En effet, suite à la sentence de la Cour de Cassation de 2017 qui a épuisé les voies de recours internes en Italie, la défense a présenté dans les délais impartis un recours devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, laquelle l’a jugé recevable. En mars 2018, nous avons été informés que le premier filtre de recevabilité avait été franchi. Quatre ans plus tard, précisément le 13 janvier 2022, jour anniversaire du dixième anniversaire, la Cour Européenne a déclaré le recours irrecevable, considérant probablement que les voies de recours internes n’avaient pas été épuisées à cette date. Il est exact que, en juillet 2021, la défense, n’ayant reçu aucune nouvelle de la CEDH pendant près de trois ans et demi, a transmis une requête en révision du procès devant la Cour d’Appel de Gênes qui se trouvait être compétente. »
« Lors de l’audience unique du 13 janvier 2022, la Cour de Justice de l’Union Européenne, après examen des pièces du dossier, a conclu à l’absence de « violation manifeste des droits et libertés ». À cette date, la demande de réexamen du procès présentée par la défense était en cours d’examen à Gênes. Si elle avait été acceptée, cette demande n’aurait manifestement porté atteinte à aucun droit fondamental à la défense ou à la liberté, l’affaire ayant pu être tranchée au niveau interne italien. »
« Ce point de Droit est clairement subtil, et je laisse aux experts le soin de l’interpréter », poursuit Rossella Schettino.
« En plus de la lecture des documents, les informations n’ont pas manqué. En effet, depuis début janvier 2022, à l’occasion du dixième anniversaire de l’accident, l’information a été largement diffusée en Europe sur toutes les grandes chaînes, notamment en documentaires et reportages, selon lesquels la défense attendait l’approbation du pourvoi en cassation par la Cour d’Appel de Gênes. Hormis le mystère qui entoure la date de notification de l’irrecevabilité du recours, qui semble liée au statut juridique du pourvoi en cassation soumis à la Cour d’Appel de Gênes, il paraît évident que si’cette notification était connue, elle permettrait aujourd’hui de lever rapidement le voile sur ce mystère. »
La défense a été contrainte à une véritable bataille. « Il me semble absurde que, dans un pays pro-européen et pro-atlantique comme le nôtre, maître Senese doive recourir aux institutions italiennes pour obtenir la notification d’un arrêt européen dans un procès aussi important, arrêt qui clarifierait tout et que nous réclamons depuis plus d’un mois. Que la défense ait ou non demandé un réexamen du procès en Italie au fil des ans, l’arrêt de la Cour de Cassation devrait également être considéré comme un arrêt définitif de la Cour de Strasbourg, puisqu’il détermine l’exécution objective d’une peine d’emprisonnement ! Si l’article 35 du Règlement Européen s’applique toujours et sans exception, je me demande s’il ne serait pas utile de fixer un délai maximal de réponse, au moins pour les personnes incarcérées qui attendent l’avis du second filtre de recevabilité.
Est-il vraiment possible qu’on veuille qu’une personne détenue attende une notification qui n’est toujours pas arrivée bien que plus de 7 mois se soient écoulés depuis janvier 2022 ? »
« En l’absence de délai fixé par la CEDH, devons-nous donc attendre indéfiniment, pendant des années, sans pouvoir exercer de recours devant la Cour de Justice de l’Union Européenne, afin d’éviter le rejet de notre appel après une attente interminable ? Fixer un délai de recours devant la Cour de justice de l’Union européenne, s’il n’en existe pas déjà un, lèverait toute ambiguïté et éviterait les complications liées aux notifications. Cela permettrait notamment d’éviter la regrettable situation où des demandes de réexamen seraient en instance devant les tribunaux des États Membres et entreraient en conflit avec la compétence de la Cour de Justice de l’Union Européenne. »
« Par respect pour la vérité et la justice, je suis profondément attristée par la confusion qui continue de régner autour de cet événement tragique. Je suis certaine que les lecteurs attentifs saisiront la profondeur et la raison de mon message.
J’espère qu’à l’avenir, personne ne subira le même traitement médiatique que celui que j’ai vu de mes yeux, et qu’aucun tribunal ne cautionnera plus une telle situation.
Du plus profond de mon cœur, je suis désolée pour toutes les personnes qui, ayant été touchées au plus profond d’elles-mêmes, doivent voir se raviver leur douleur, qui est aussi en partie la mienne en cet été qui devrait être insouciant », conclut Rossella Schettino.
Où en est-il juridiquement ?
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 17 juillet 2026
La Cour européenne rejette le recours de Schettino.
Maître Senese, avocat de la défense : « Je suis très perplexe. »
La Corte Europea respinge il ricorso di Schettino. L’avvocato Senese: “Sono molto perplesso”
Un article de Francesco Spagnolo paru le 11 juillet 2022 sur le journal Notizie.com.
La Cour européenne a rejeté le recours de Schettino contre sa peine de 16 ans de prison. Son avocat, Maître Senese, nous a déclaré : « Nous ne nous attendions pas à une telle peine. »
Le recours de Francesco Schettino contre sa peine de 16 ans de prison pour le naufrage du Costa Concordia a été rejeté. Selon TgCom24, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a débouté ses avocats de leur demande de réexamen du procès pour suspicion d’iniquité.
Les avocats de l’ancien capitaine du Costa Concordia avaient également dénoncé une campagne médiatique qui avait corseté le procès, notamment en première instance. D’où la décision de se tourner vers la Cour de Justice de l’Union Européenne.
Les juges ont cependant rejeté le recours et confirmé la peine de troisième degré prononcée en mai 2017. Mais la bataille des avocats de Schettino est loin d’être terminée et d’autres démarches seront probablement entreprises à l’avenir pour tenter d’obtenir une révision du procès.
L’avocat de Schettino a déclaré à ‘Notizie.com’ : « Il y a beaucoup de choses qui ne vont pas. »
La rédaction de Notizie.com a contacté Saverio Senese, l’un des avocats de Schettino, pour qu’il commente cette décision et nous explique quelles seront les prochaines démarches qui seront entreprises en vue de chercher à obtenir la révision du procès.
« Ce qui m’étonne dans cette histoire – nous a confié Maître Senese – c’est qu’ils aient d’abord déclaré l’appel recevable, puis changé d’avis après l’anniversaire (nds : le 13 janvier). Je suis vraiment très perplexe. De plus, nous n’avons appris cette décision que maintenant, alors qu’il semblerait qu’elle ait été prise dès janvier. Et nous n’avons toujours rien reçu, en 45 ans de carrière je n’ai jamais rien vu de tel. »
Quant aux démarches à venir, l’avocat de Schettino a déclaré : « Nous n’avons encore rien décidé. Nous verrons ce qu’il convient de faire dans les prochains jours et, entre-temps, nous attendons la décision de la Cour de Cassation concernant la sentence de la Cour d’Appel de Gênes qui a confirmé l’accusation d’homicide involontaire. Si j’ai eu un contact avec mon client depuis l’arrêt de la Cour Européenne ? Non. »
Que devient Francesco Schettino ?
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 17 juillet 2026
Schettino, detenu modèle : condamné à 16 ans, l’ex-commandant suit, depuis la prison, des cours universitaires en droit et en journalisme.
À propos du Concordia qui a fait naufrage près de l’île du Giglio, il déclare : « Je n’ai pas oublié les trente-deux victimes, je n’oublie pas non plus le fait que j’ai servi de bouc émissaire. »
Un article de Grazia Longo publié le 3 janvier 2022 sur le journal La Stampa.
« Peut-être que vos lecteurs auront du mal à le croire, mais moi aussi, je fais des cauchemars. Je n’ai pas oublié les trente-deux victimes du Concordia, mais je n’ai pas oublié non plus que j’ai servi de bouc émissaire. » C’est là l’amertume la plus grande de Francesco Schettino, 61 ans, ancien commandant du Costa Concordia qui a coulé en face de l’île du Giglio il y a dix ans, le 13 janvier 2012. Depuis plus de quatre ans et demi, il est détenu dans le nouveau complexe pénitentiaire de Rebibbia, où il purge une peine de 16 ans pour homicides involontaires multiples, naufrage involontaire, blessures involontaires multiples, abandon de navire et fausses déclarations.
En réalité, en tenant compte de la période de détention provisoire, la peine s’élève à 15 ans, six mois et sept jours. Par conséquent, après le 17 mai, une fois cinq ans purgés, soit un tiers de sa peine, Schettino pourra demander des mesures alternatives à l’emprisonnement. « D’ici là, j’attends l’arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme à Strasbourg pour la révision du procès qui, quatre ans plus tard, ne s’est toujours pas prononcée. Et je ne vous cache pas ma perplexité face à une durée d’attente aussi longue. »
Les réflexions de l’ancien officier nous sont rapportées par son avocat, maître Donato Laino, qui, avec son collègue maître Saverio Senese, fait partie de l’équipe de la défense qui gère également de la demande de révision du procès.
« Le commandant Schettino a traversé et continue de traverser une épreuve psychologique difficile », souligne maître Laino. « Il est lui aussi un naufragé, si vous voulez bien le reconnaître ; il ressasse sans cesse cette nuit maudite et pense à ces trente-deux morts. Il est le seul à en payer le prix en vivant une peine de prison, mais la vérité est qu’au départ le naufrage a été causé par une erreur organisationnelle. On a voulu chercher un coupable, pas la vérité. »
Un coupable. Un bouc émissaire, en effet, comme le prétend Francesco Schettino, également surnommé capitan Inchino, pour cette manœuvre délicate qui consistait à saluer imprudemment l’île du Giglio qui a conduit le navire à s’écraser irrémédiablement contre les rochers de Le Scole.
« J’ai été victime d’un procès médiatique avant même que le procès judiciaire ait eu lieu », pense-t-il. Et ce n’est pas un hasard si Schettino suit deux cours universitaires à la nouvelle prison de Rebibbia : l’un en droit et l’autre en journalisme. Ce sont deux domaines qu’il souhaite approfondir au maximum, car ce sont précisément les mondes judiciaire et journalistique qui lui ont donné le sentiment d’être injustement pris pour cible. Cependant, une réponse exhaustive à la question la plus importante reste sans réponse : pourquoi le capitaine Schettino a-t-il abandonné le navire au lieu d’organiser les secours ? L’avertissement péremptoire de Gregorio De Falco, officier exécutant des Garde-Côtes, résonne encore dans les mémoires : « Remontez à bord … ! »
Dix ans ont passé. Schettino, pendant ce temps, se comporte en détenu modèle dans sa cellule. L’aumônier de la prison, le père Lucio Boldrin, ne tarit pas d’éloges à son sujet : « Il est très aimable et respectueux envers les autres détenus, ne leur faisant jamais sentir le poids de son passé. Il est très investi dans ses deux cursus universitaires, et je trouve cette attitude très encourageante. D’ailleurs, il m’a confié qu’il ne voulait pas perdre son temps en prison et qu’il le mettait donc à profit pour se réinsérer. »
En prison, le temps semble s’étirer indéfiniment. Mais Schettino, outre ses études, fait aussi beaucoup de sport grâce au gymnase bien équipée, à la lecture (en anglais) et à sa collaboration au journal interne de la prison « Dietro le sbarre ». « Il fait toujours preuve d’un engagement et d’une productivité exemplaires », poursuit l’aumônier, « et il est très apprécié des autres détenus. Heureusement, ces derniers mois, les visites familiales ont repris, car la Covid l’avait contraint à passer 500 jours en isolement. Schettino attend toujours avec impatience de revoir sa fille Rossella. »
Cette dernière a par ailleurs ouvert une chaîne YouTube pour publier des vidéos filmées avec son père afin de démontrer qu’il y a d’autres personnes qui sont responsables du naufrage. « Mon père », explique-t-elle sur Facebook, « est resté seul tout au long de cette affaire, depuis le tout premier instant sur la passerelle, où toute l’équipe a failli à sa mission et n’a pas participé aux phases les plus cruciales de la manœuvre et de la gestion de l’urgence. » D’où ses cauchemars en prison. Mais comment oublier le cauchemar de ces trente-deux victimes, dont une fillette de cinq ans, emportées par les eaux une nuit, il y a dix ans ?
Première réaction
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 14 juillet 2026
Le 12 juillet 2026, Angela Cipriano, auteur du livre

réagit sur Facebook après avoir visionné le nouveau documentaire sur le naufrage du Costa Concordia publié par Netflix sous le titre « La dérive, cauchemar en mer ».
Je pense que le nouveau documentaire Netflix sur le naufrage du Costa Concordia présente à la fois de grandes qualités et une limite importante. Sa qualité réside dans sa compréhension que cette histoire ne peut plus être racontée par un récit simpliste, construit autour d’une seule interprétation.
Sa limite réside dans le fait qu’il s’arrête précisément au moment où cette complexité exige une exploration approfondie.
Je viens de finir de le visionner et j’en suis convaincue.
Pour la première fois, une production destinée au grand public tente de dépasser la reconstitution la plus connue de l’événement, attirant l’attention du spectateur sur des aspects longtemps restés dans l’ombre.
Aujourd’hui, par exemple, nombreux sont ceux qui évoquent l’erreur du timonier, qui a inversé les ordres du capitaine, comme s’il s’agissait d’une révélation. En réalité, il n’en est rien. C’est un fait qui a émergé lors du procès, a été reconstitué dans les rapports d’expertise, débattu au tribunal et pris en compte dans les jugements. Cela fait quatorze ans qu’il fait partie de l’histoire.
Mais si cela surprend tant de gens aujourd’hui, c’est à cause de la manière dont l’accident du Costa Concordia a été décrit jusqu’à présent.
Pendant longtemps, le débat public a été influencé par la nécessité d’assimiler la responsabilité principale à une responsabilité exclusive.
Or, les documents du procès dressent un tableau bien plus complexe. Et c’est précisément ce que Netflix tente de suggérer.
Ce qui est frappant, c’est que le documentaire semble s’arrêter à cette complexité. Mais peut-être n’est-ce pas un hasard.
Le Costa Concordia est un sujet délicat. Délicat pour ceux qui l’étudient depuis des années, et plus encore pour ceux qui tentent de le raconter à des millions de téléspectateurs.
Une mauvaise interprétation d’un terme nautique, une information mal placée ou un événement décalé de quelques secondes suffisent à altérer, même involontairement, la perception des faits.
Lorsqu’on relate des tragédies de cette ampleur, la rigueur n’est pas accessoire. Elle fait partie intégrante de la responsabilité de ceux qui choisissent de raconter cette histoire. Et c’est précisément un documentaire de cette importance qui démontre combien il est difficile d’aborder ce sujet et combien il est facile d’en altérer la reconstitution, même involontairement.
Prenons l’heure de l’impact.
Il y a un avant et un après. C’est le début de toute la tragédie que Netflix fait raconter par les protagonistes.
Il était 21h 45min 07s. Un instant figé par la boîte noire.
Le documentaire affiche pourtant 21h47.
La différence peut paraître minime, mais elle est capitale.
La chronologie ne sert pas seulement à établir le moment précis d’un événement. Elle constitue le cadre de l’interprétation des ordres donnés sur la passerelle, des communications entre officiers et des décisions prises dans les minutes qui suivent.
Quelques secondes suffisent à modifier l’interprétation d’une séquence d’événements.
S’ajoute à cela le traitement d’un langage très technique.
Je ne m’attendais pas à ce qu’un documentaire de cette envergure traduise aussi mal les communications sur la passerelle.
Après la collision, on entend le capitaine prononcer le mot « midship ». Le documentaire le traduit en italien par « a metà nave » (au centre du navire).
Le spectateur est ainsi amené à croire que le capitaine parle du point où il pense que la collision a eu lieu. En réalité, « midship » signifie « gouvernail au centre » : c’est un ordre donné par le capitaine au timonier qui a une fonction très précise dans la manœuvre.
Ceci illustre, peut-être involontairement, combien décrire le naufrage du Costa Concordia est bien plus complexe qu’il n’y paraît.
J’ai écouté avec intérêt les témoignages des personnes présentes à bord cette nuit-là. Un rôle central est attribué au directeur de l’hôtel du navire, Manrico Giampedroni, qui livre de nombreuses analyses de la gestion de la crise, comme s’il n’avait pas été lui- même condamné …
Sans une brève mention à la fin, personne n’aurait compris qu’il était directement impliqué dans la procédure, condamné pour homicides involontaires multiples et homicide involontaire pour son rôle dans la gestion de la crise.
À mon avis, le savoir dès le début n’aurait en rien diminué la valeur de son témoignage mais cela aurait simplement permis au spectateur de le replacer dans son contexte.
Je considère ce documentaire comme une occasion partiellement saisie, mais j’ai apprécié les réflexions qu’il apporte en conclusion, qui, je l’espère, constitueront un point de départ pour la suite de l’histoire.
La plateforme Netflix annonce son nouveau documentaire
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 14 juillet 2026
dont voici une présentation sur Dailymotion :
