Comment on met des canulars en circulation sur le web mondial

SCHETTINO, LA SAPIENZA et le cirque médiatique, voilà la vérité

Schettino tiene una lezione alla Sapienza. E’ scandalo. Ma è anche una bufala. Scopriamo davvero cosa è successo. 

SCHETTINO donne une leçon à la Faculté LA SAPIENZA.  C’est le scandale. Mais c’est aussi un canular. Nous découvrons ce qui s’est vraiment passé.
Là : http://www.06blog.it/post/116664/schettino-la-sapienza-e-il-circo-mediatico-ecco-la-verita dans un article de : RondoneR paru le 7 août 2014

Ormai sta diventando un classico dell’informazione contemporanea. La bufala montata. Qualcuno « ricama » una notizia per renderla più « scoop », più « bomba ». La pubblica in piazza e tutti corrono a rilanciarla, senza controllare affatto le fonti, senza chiedersi se le cose siano andate davvero in una data maniera.

Questa volta la falsa informazione su Schettino con la sua lectio magistralis a La Sapienza la cucina il quotidiano La Nazione. Ci cascano tutti. Anzi è una corsa a chi si indigna di più. Web, stampa, tv.

C’est devenu un classique de l’information, de nos jours, le coup monté. 

Quelqu’un « brode » sur une vraie nouvelle pour la transformer en « scoop », le plus « percutant ». Il publie et tout le monde reprend, sans vérifier la source, sans se demander si les choses se sont vraiment passées comme il l’a dit.

Cette fois-ci, la fausse nouvelle sur SCHETTINO avec son cours magistral à LA SAPIENZA a été concoctée par le quotidien LA NAZIONE. Tous les autres ont suivi. Puis ce fut le concours à qui serait le plus indigné sur le web, dans la presse, à la télé.

Uno tsunami d’indignazione, di « vergogna! », di scandalo. Ovviamente s’indignano anche i politici, la ministra Giannini, ed il Rettore Frati, che a colpi di tweet scopre subito il responsabile: il criminologo Vincenzo Mastronardi, deferito quindi al comitato etico « perché ne valuti i profili, anche ai fini disciplinari ». L’ateneo « prende le distanze dal grave episodio e lo condanna fermamente ». Si muove la Procura.

Un tsunami d’indignation, de « c’est une honte ! », de scandale. Naturellement, les politiques s’indignèrent aussi : le ministre GIANNINI. Monsieur le Recteur FRATI trouve de suite un responsable, à coups de tweets : le criminologue Vincenzo MASTRONARDI, qui est expédié illico devant un comité d’éthique afin qu’il « en étudie le profil, en vue d’éventuelles suites disciplinaires ». L’université « prend ses distances avec cet épisode particulièrement grave et le condamne fermement ». Le Parquet s’en saisit.

Ma in realtà nessuno cerca di capire come sia possibile che Schettino abbia tenuto due ore di lezione a La Sapienza. Senza che ci fosse come minimo un’insurrezione fra i banchi.

L’ex comandante della Costa Concordia secondo tutti è salito in cattedra per una lectio magistralis (poi « aggiornata » a semplice lezione) sulla gestione del panico nelle aule romane della Sapienza (per molti in aula magna). Per qualcuno riceveva anche diplomi e riconoscimenti.

Seulement, en fait, personne ne cherche à comprendre comment il pourrait être possible que SCHETTINO donne une leçon de deux heures à LA SAPIENZA sans qu’il y ait une insurrection à travers les bancs de l’amphithéâtre, minimum. D’après tous, l’ex-commandant de la CONCORDIA est monté en chaire pour donner un cours magistral (devenu ensuite une simple « leçon ») sur la gestion de la panique dans une salle de travail romaine de LA SAPIENZA (pour beaucoup dans un amphi). Pour quelqu’un il a reçu aussi à cette occasion diplômes et récompenses.

Ma come sono andate veramente le cose? Notate che stiamo parlando di una cosa successa un mese fa. Anche questo fa capire molto sulla « gestione dell’informazione » attuale. Durante la giornata di ieri, dopo la bomba, ecco che lentamente, molto lentamente, cominciano ad emergere alcune verità.

Intanto si scopre che la lezione famosa sul « panico » era tenuta in effetti dalla psicoterapeuta e criminologa Luana De Vita nell’ambito di un seminario « Dalla scena del crimine al profiling » della durata di tre giorni.Mais qu’est-ce qui s’est vraiment passé ? Remarquez que nous parlons d’une chose qui est arrivée il y a un mois. Cela aussi fait comprendre beaucoup de choses sur la »gestion de l’information » en ce moment. Après le bouquet final de ce  feu d’artifice, voici que lentement, très lentement un embryon de vérité commence à émerger suite à la journée d’hier.

On a découvert entre temps que la fameuse leçon sur « la panique » a été effectivement donnée par la psychothérapeuthe et criminologue Luana DE VITA lors d’un séminaire de trois jours sur : « De la scène du crime au profilage* ».

Come da programma (che bastava leggere per non sparare balle tipo « 2 ore di lezione »), il seminario (riservato a circa 80 persone) si svolgeva al Centro Sperimentale Cineteatrale di criminologia, alla Casa dell’Aviatore, in via dell’Università a Roma. E non nelle aule della Sapienza.Ainsi qu’il est noté sur le programme (qu’il aurait suffi de lire pour ne pas sortir de vanne dans le genre « 2 h de leçon »), le séminaire (réservé à environ 80 personnes) se tenait au Centre Expérimental Cinéma-Théâtre de criminologie, à la Maison de l’Aviateur, dans la rue de l’Université à ROME. Et pas dans l’enceinte de LA SAPIENZA.

Viene poi fuori che Schettino era presente, solo il terzo giorno, assieme ai suoi legali. Ospite (e qui siamo tutti liberi di discutere sulla scelta) a commento di un video in cui si mostrava la ricostruzione
in 3D della dinamica e delle variabili eventuali durante l’incidente della Costa.

Ensuite on a appris que SCHETTINO y a été présent seulement pendant le troisième jour, accompagné de ses avocats. Invité (et là nous sommes tous libres de discuter sur le choix qui avait été fait de l’inviter) pour commenter une vidéo qui montre une reconstruction de la dynamique des faits en 3D et des éventuelles variables qui ont pu jouer pendant l’accident de la COSTA CONCORDIA.

La stessa Luana De Vita preciserà poi:

« Schettino era presente con i suoi legali, ha fatto un intervento brevissimo, di circa cinque minuti (10 o 15 per altri, ndr), in cui ha raccontato come ha gestito il flusso delle informazioni che gli sono arrivate dall’impatto in poi. Il tutto, era a commento del lavoro dell’ingegnere Ivan Paduano.

La « lezione sul panico » l’ho tenuta io (…) Schettino non ha assolutamente tenuto lezioni, perché non ne avrebbe le competenze. Era un commento della sua esperienza e di come sono arrivate a lui le informazioni da terra, e come si è comportato in seguito. »

Luana DE VITA elle-même précisera ensuite :

« SCHETTINO était présent ainsi que ses avocats, il est intervenu très brièvement, environ 5 minutes (10 ou 15 minutes pour d’autres, ndr), pendant lesquelles il a raconté comment il a géré le flux d’informations qui lui arrivait pendant et depuis le moment de l’impact. Le tout en commentaire du travail de l’ingénieur Ivan PADUANO.

La « leçon sur la panique », c’est moi qui l’ai faite (…) SCHETTINO n’a fait absolument  aucune leçon pour la bonne raison que cela n’entre pas dans ses compétences. Il a fait un commentaire basé sur son expérience et sur la façon dont les informations lui sont arrivées depuis la terre, et comment il s’est comporté en fonction de celles-ci. »

Ora, ripeto, ci sarebbe comunque da discutere sulla necessità di far intervenire proprio Schettino in un contesto del genere. Evidente che chi lo ha deciso sapeva bene cosa sarebbe potuto esplodere. Quindi anche in questo caso si nota una caccia allo « scoop ». Alla visibilità.

Tanto che la procura di Grosseto ha incaricato la polizia giudiziaria di acquisire presso l’Università La Sapienza di Roma tutta la documentazione relativa all’intervento tenuta da Francesco Schettino il 5
luglio scorso.

Maintenant, je le répète, on pourrait aussi discuter sur la nécessité de faire intervenir SCHETTINO en personne compte tenu du contexte. Il est évident que celui qui a pris la décision de le faire savait bien qu’il créait une situation explosive. Donc, pour lui aussi, il y a une « chasse au scoop », à la mise en avant.

Tant et si bien que le Parquet de GROSSETO a chargé la police judiciaire de saisir à l’Université LA SAPIENZIA toute la documentation relative à l’intervention de Francesco SCHETTINO le 5 juillet dernier.

Non a caso lo stesso Twitter, sempre più graffiante e acuto tra i social network, conia il sarcastico #LaSapienzaConvoca. Segno che in effetti la nostra univeristà, tanto per cambiare, non fa una bella figura.

Tuttavia l’informazione italiana esce ancora una volta con le ossa sfracellate. Agenzie che una volta erano simbolo di garanzia, ormai si affiancano a free press e a siti web di discutibile attendibilità, per
usare un eufemismo.

Ce n’est pas un hasard si TWITTER lui-même, de plus en plus mordant et actif parmi les réseaux sociaux, a inventé le sarcastique #LaSapienzaConvoca, signe certain que notre université, pour changer, n’a pas fait bon effet sur ce coup-là.

Alors, les médias italiens apparaissent encore une fois comme complètement minables. Des agences qui étaient jadis des exemples de fiabilité, ne sont maintenant pas plus crédibles que la presse libre et les sites web de qualité douteuse pour ne pas dire plus.

La notizia vera è che da Google ai social Schettino torna a dominare la scena, ci mancherebbe. Gli italiani sembrano quasi orfani di quel nemico e del dinosauro d’acciaio sdraiato al Giglio. Perché se c’è una
cosa che piace agli italiani, è quella di sputare su un colpevole certo, tanto per lavarsi la coscienza. Poi si sfotte, si ride, ma intanto si specula.

Une information qui est juste, c’est que depuis GOOGLE jusqu’aux réseaux sociaux, on parle  de SCHETTINO partout, ne vous en déplaise. Les italiens semblent se sentir orphelins sans cet ennemi et sans dinosaure d’acier échoué au GIGLIO. Parce que s’il est une chose qu’adorent les italiens, c’est de cracher sur un coupable quelconque, comme si ça leur blanchissait leur conscience personnelle. Puis ils se moquent d’eux-mêmes, ils en rient, mais en attendant, les idées ont fait leur chemin.

La cosa assurda è che anche dopo le smentite, gli articoli vengono « aggiornati » ma i titoli no. Perché sono quelli che catturano il traffico: i click. L’ascolto. In una parola catodica: L’audience. Altro che diritto all’oblio, qui serve il dovere della verità.

Ce qui est absurde, c’est que même après les démentis, les articles sont « mis à jour », mais pas les titres. Parce que ce sont eux qui attirent les lecteurs : les clics, l’écoute. Pour utiliser le vocabulaire de la télé : l’audience. C’est fort différent que le droit à l’oubli, qui, lui, servirait le devoir de vérité.

Altra esca che amano (non solo gli italiani, ammettiamolo) è quella del mega-incidente. Più o meno come quelli che si fermano in autostrada per vedere cosa è successo in mezzo a lamiere e ambulanze. Per tutti voi ho ancora un ottimo « scoop », non disperate.

Dalle operazioni di recupero del Giglio col suo turismo nero per « ammirare » la Costa Concordia fino a Genova con le celebrazioni per la missione compiuta. Se volete potete seguire ancora tutto online, sfruttando la differita di Google Earth. Il gigante tomba di 32 persone è ancora lì. Tutto per i vostri occhi morbosi.

Une autre chose qu’aime le grand public (pas seulement italien, avouons-le) ce sont les grandes catastrophes. C’est plus ou moins ce qui arrive aussi sur l’autoroute quand les gens s’arrêtent pour voir ce qui est arrivé en plein milieu du passage qui reste et des ambulances. 

J’ai encore un dernier « scoop » pour vous tous, ne vous en faites pas.

Depuis les opérations de récupération de l’épave au GIGLIO avec son tourisme macabre pour « admirer » la COSTA CONCORDIA jusqu’à GÊNES avec les fêtes pour la mission remplie. Si vous le désirez, vous pouvez tout revoir en ligne, en différé sur GOOGLE EARTH. La tombe géante de 32 personnes y est toujours. Tout exprès pour vos regards malsains.
* la définition du profil du tueur.

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