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COSTA CONCORDIA : le Commandant MALTESE s’exprime

http://www.ischiablog.it/index.php/attualita-e-notizie/il-processo-e-da-rivedere-il-capitano-maltese-difende-francesco-schettino/

traduction

« Il faut refaire le procès » : le Commandant MALTESE défend Francesco SCHETTINO

par Umberto MALTESE, Conseiller national de l’USCLAC/UNCDiM/SMCD
(Union des Syndicats Nationaux des Commandants et Directeurs des Machines en ITALIE)

À mon avis, le procès médiatique continue, vu les échos de la prochaine présentation du livre de SCHETTINO à ISCHIA et des polémiques qui s’en suivent !
Même l’Etat qui s’en est mêlé pour faire que ce procès soit bâclé et vicié, depuis les enquêtes qui ont été très insuffisantes,  jusqu’au
mélange délirant des domaines d’intervention comme pour, par exemple, les consultants de l’accusation qui appartiennent pour la plupart à l’Autorité Maritime, et jouent ainsi simultanément les rôles du « contrôleur » et du « contrôlé ».

En effet, parmi ceux qui connaissent les actes du procès, comme moi, et connaissent aussi le travail par la pratique, nul ne peut nier que l’Autorité Maritime a de grosses responsabilités dans les causes du naufrage.
De même qu’il ne peut échapper qu’il y a eu plusieurs niveaux de responsabilité dans cette catastrophe, à commencer par celle de l’équipe de passerelle, celle des collaborateurs directs du Commandant si vous préférez, en particulier celle du Premier Officier – ainsi qu’il ressort des actes – lequel n’a pas suivi les consignes du Commandant en ce sens qu’il n’a pas pris son tournant, le repoussant, en dépit de la route planifiée au départ du navire qui, si elle avait été respectée, aurait permis d’effectuer le c. d. « salut » en toute sécurité et en accord avec les normes internationales ( 0,5 mille du GIGLIO), ainsi qu’il avait été demandé par le Commandant avant de commencer le voyage, en application du décret Dlgs. n. 28/2000.

Simultanément d’autres responsabilités ont contribué au désastre à différents niveaux de l’équipage et de la gestion des évènements par COSTA CROISIÈRES, la démolition précipitée autant que suspecte de l’épave n’étant pas la dernière.
L’espace m’étant compté, je n’en dresserai pas la liste mais je me dois de rappeler au moins deux choses à ce sujet :
selon l’art. 27 de la Constitution, la responsabilité pénale est quelque chose de personnel (doit répondre des faits celui qui les a commis),
et toujours suivant  l’art. 27, c. 2 il y a présomption d’innocence jusqu’au jugement définitif, à la fin des différentes instances de justice.

Enfin, en ce qui concerne les responsabilités partagées sus-citées, l’art 40 du Code Pénal précise que « Ne pas empêcher un évènement, que l’on se doit de prévoir, équivaut à le causer ».
Par conséquent, au niveau des responsabilités individuelles, étant donné que la responsabilité pénale est personnelle, il me paraît clair que SCHETTINO a été condamné pour les seules fautes objectives qui, peut-être, lui seront attribuées à la fin des différents niveaux de justice, avec condamnation définitive.  

Avec tout le respect du aux victimes du naufrage, le procès doit être recommencé,  parce que les conneries qui ont fait couler des flots d’encre sont le fruit de l’incompétence et de la volonté d’un procès médiatique qui ne sont pas la vraie justice, mais une offense à la plus élémentaire jurisprudence.
Il est grave que des maires s’éloignent du légitime droit garanti par l’État et émettent – eux qui devraient être les garants de la légalité – des jugements sur le fond sans connaître un minimum les actes du procès, et d’autre part sans attendre la sentence définitive*.
Ainsi d’ailleurs que certains aubergistes.
Je n’ai pourtant entendu aucune voix crier au scandale, ni par les uns ni par les autres, au sujet des nombreux députés en villégiature ces semaines à ISCHIA, qui font l’objet de condamnations définitives pour des délits divers et variés, voire pour homicides.
Sous le nez des faux moralistes et des représentants de la loi !

Depuis que le livre-enquête pour Vittoriana ABATE, livre de Mémoire pour le Commandant SCHETTINO a paru, il est régulièrement, comme tous les livres, l’objet de présentations au public.
Samedi dernier la présentation a eu lieu à ISCHIA, la presse s’est fait l’écho de la réserve de Monsieur de Maire à ce sujet, qui faisait suite à d’autres réserves de premiers magistrats italiens.
Certains d’entre eux se seraient même carrément opposés à cette forme modeste et laborieuse de droit de réponse dans les murs de leur cité.

… à ma connaissance la presse française n’a pas fait suivre … 

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COSTA CONCORDIA : une hypothèse du XXIème siècle

Sur cette représentation trouvée sur un blog ami, qui résume sur la carte ce que je disais dans le billet précédent, on peut voir le chemin parcouru par la CONCORDIA pendant le temps où HEADING est resté affiché sur l’écran de l’ECDIS:

c’est la portion de trajectoire jaune comprise entre le premier point jaune et le premier point rouge en venant du sud est.

Dans son article, Krn émet l’hypothèse « Se pourrait-il qu’un hacker ait pris le contrôle de l’informatique du navire ? »

L’actualité nous rappelle chaque jour que tout ce qui est connecté est piratable : ça va du fusil de précision dont je ne savais même pas qu’il était informatisé aux ados qui piratent un ordinateur de leur supermarché pour se « procurer » des jeux vidéos en passant par le hacker qui modifie le vol d’un avion depuis son siège dans ledit avion, le journaliste qui subit le piratage de sa voiture à distance en étant prévenu et consentant et toutes les personnes qui feront demain le choix d’une maison connectée.

Dans le cas de la marine, le point faible du système informatique est l’AIS.

document en anglais
http://www.bbc.com/news/technology-24586394 

document en français, un fascicule de monsieur Ryan BURTON
http://www.lemarin.fr/sites/default/files/cargo2014_8_cybersecurite_et_maretique_2.pdf

résumé des pages 8 § 2.1 et suivantes
Parce qu’il a été mis au point à une époque où les virus et autres joyeusetés d’Internet n’avaient pas encore envahi la toile et parce que le réseau de travail et d’information maritime, international par nature, n’a été depuis
sécurisé par personne.
Le regrettable destin de tous les progrès scientifiques, c’est qu’un jour ou l’autre les esprits malfaisants s’y intéressent. Le dernier exemple d’aggression cybernétique connue en matière de marine est le hacking du port d’ANVERS tout entier par seulement deux personnes pour y subtiliser une quantité considérable d’une regrettablement lucrative marchandise.
Le souci c’est que les législations de tous les pays de la planète devraient être coordonnées avant que quoi que ce soit d’international ne puisse être fait, ce qui fait qu’actuellement chaque pays prend ses mesures de sécurité informatique individuellement, en fonction de sa propre conception de la place de la limite entre liberté et censure et que tous ne pensent pas au secteur maritime lors de cette démarche.
Justement l’AIS
de la CONCORDIA est resté coupé pendant un intervalle de temps encadrant
de passage au SCOLE, a dit le site Marine-Traffic sur le moment, ceci entraînant une foultitude d’hypothèses quand
au trajet qu’elle était en train de suivre lors de son accident et mes
premières recherches de l’écueil qui lui a été fatal.

Quand précisément l’AIS de la CONCORDIA a-t-il cessé d’émettre ?

Le site Marine Traffic a publié l’heure précise de cet arrêt d’émission de sa position par la CONCORDIA, je n’ai retrouvé que cette image-ci :

La quatrième position marquée par un triangle correspondait à l’heure 20:37:00, ce dont plusieurs auteurs ont gardé une trace. Entre autres :http://tentativi.blogspot.fr/2012/01/la-rotta-finale-della-costa-concordia.html


à 20:37 heure du fuseau horaire du méridien de GREENWICH voisin
, précise un second blog ami qui cherchait aussi où la CONCORDIA avait pu
se cogner, soit pour prendre celui sur lequel l’ECDIS était paramétré à 21:37.
(en notant aussi l’heure à laquelle l’émission de l’AIS avait repris, soit 21:53 heure italienne.)

L’AIS de la CONCORDIA s’est arrêté de fonctionner deux minutes
après que le pilotage automatique ait été coupé pour passer en mode
HEADING – une intervention malfaisante est du domaine du possible.

Entre 21:37 et 21:53, personne à terre ne pouvait savoir où se trouvait la CONCORDIA et quelle trajectoire elle suivait réellement. Un petit triangle avait disparu des écrans, c’est tout.

Pendant tout le temps du voyage, par contre, dans sa passerelle, le voyant AIS en bas à droite de l’écran de son ECDIS, juste sous le cercle du radar, est resté allumé en vert.

http://video.corriere.it/widget/players/player_tv_video_iFrame.shtml?width=398&height=223&videoId=http://static2.video.corriereobjects.it/widget/content/video/rss/video_54f630aa-c473-11e1-8a5a-a551a87e60ad.rss&channelName=DALL%27%20ITALIA&advChannel=Dall

Pour un souriceau moyen, cela signifie : « je dis bien où je suis à tout le monde ».

D’autant plus que AMBROSIO a dit aux journalistes :

Je le cite : « Il comandante ha deciso di aumentare la velocità in prossimità dell’isola. Quando si è bloccato tutto, la nave è andata avanti per inerzia verso gli scogli ».
« Le commandant a décidé d’accélérer à l’approche de l’ile. Lorsque tout s’est bloqué, le navire a continué à avancer par inertie vers les écueils.« .

Si ce n’est pas une erreur de la presse italienne, ça signifie que tout s’est bloqué à un moment donné après que Francesco SCHETTINO soit remonté en passerelle et avant le choc au SCOLE.

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COSTA CONCORDIA : sa dernière ligne droite

La CONCORDIA comme tout véhicule informatisé, a fait ce que des humains, directement ou par informatique interposée,  lui ont dit de faire.

Reprenons la vidéo de l’ECDIS, celle que les journaux ont appelé « le radar » de la CONCORDIA, et qui montre bien plus que le radar.
Elle est toujours visible là, « son et images » disent-ils, en fait elle est muette, http://www.corriere.it/cronache/12_luglio_11/schettino-tracciato-radar-scatola-nera-dellacasa_58a8c4c8-cb18-11e1-8cce-dd4226d6abe6.shtml

Ils permettent de la partager, (Embed) et la voici :

Costa Concordia, la rotta e il guasto alla scatola nera


Ce qu’on lui a dit de faire, à la CONCORDIA, est inscrit après TRACKPILOT 1, troisième ligne en partant du haut dans la colonne de gauche.

Nous allons, comme l’a fait avant nous l’officier URSINO le soir du 13 janvier 2012, surveiller cette ligne plus précisément à partir du tournant du promontoire de l’ARGENTARIO, parce que ce n’est pas pile au moment où s’est produit le premier accident qu’un inconscient a fait ce qu’il n’aurait pas dû faire, c’était avant. 
Nous pouvons constater qu’il apparaît trois mots différents suivant le moment, après TRACKPILOT 1, entre l’ARGENTARIO dit waypoint 6 Capo d’Uomo et le crash au SCOLE alors que le waypoint suivant était  du nom d’une toute petite ile portant un feu, waypoint 7 Faro Palmaï (pour phare de Palmaïola), dans le détroit entre PIOMBINO et l’ile d’ELBE, on revenait sur la route CIVITAVECCHIA-SAVONE sans l’inchino à l’ile du GIGLIO.

1°  / TRACK, on est sous pilote automatique, la CONCORDIA suit automatiquement la route que l’officier cartographe Simone CANESSA lui a entrée dans le système informatique.
Après le tournant pour aller saluer l’ile et jusqu’à 21:25:53
En passerelle il y avait : 

Réf. pages 77 et suiv. de « Le verità sommerse »
(notes du souriceau)
auxquels il faut ajouter au fur et à mesure de leur arrivée les invités au spectacle (page 107 et suivantes de « Le verità sommerse »).
À part Antonnello TIEVOLI, maître serveur originaire du GIGLIO, les invités présents dans la passerelle étaient tous officiers. D’après les textes, celui ou ceux d’entre eux qui se serait(ent) aperçu(s) de quelque chose aurait(ent) du se manifester oralement de suite. C’étaient :
Roberto BOSIO, commandant en second
Manrico GIAMPEDRONI, directeur de l’Hôtellerie
Ciro ONORATO, directeur des Restaurants et accessoirement frère de Gianni ONORATO, cadre supérieur chez COSTA.

Tout allait bien, la CONCORDIA suivait automatiquement la route prévue par le Commandant SCHETTINO, cap à 278,1° d’angle par rapport à la direction du nord.

TRACK

2°/ HEADING : suis ce cap, tu n’as en tête que ce cap qu’on te dit de suivre.
À partir de 21:25:53 HEADING s’est inscrit sur l’écran de contrôle.
C’était avant que AMBROSIO n’appelle Francesco SCHETTINO au restaurant MILANO pour lui dire que c’était le moment de monter en passerelle, il y est entré à 21:34 et quelques secondes.

Pendant la période où HEADING est resté affiché, la CONCORDIA a continué tout droit sur sa lancée, aux incertitudes de vent, de courants de surface et de courbure de la terre près (pour simplifier).

En passerelle, il y avait toujours les mêmes, soit dans l’ordre alphabétique :
Ciro AMBROSIO, officier, responsable du quart
Roberto BOSIO, officier
Silvia CORONIKA, officier, en surveillante de passerelle, vérifiant que la CONCORDIA suivait bien la route prévue,
Manrico GIAMPEDRONI, officier
Stefano IANNELLI, officier
Salvatore URSINO, officier
Jacob RUSLI-BIN, matelot de vigie, surveillant des amers au dehors, à cette heure-là des ombres de promontoires sur la côte et surtout les feux, en particulier à cet endroit-là le phare du CAPEL ROSSO, celui qui est le plus au sud de l’ile du GIGLIO

Tout en haut de la troisième colonne, nous avons pu voir le cap constant à 278° aux incertitudes de mesure près (du moins en physique).

Pendant ce temps la CONCORDIA ne suivant plus la route enregistrée s’en est éloignée inexorablement de plusieurs centaines de mètres, surveillez XTD L tout à droite, presque en bas de la troisième colonne.
premier HEADING

XTD L indique 3 m, la CONCORDIA a dérivé de 3 m par rapport à la route prévue

Francesco SCHETTINO était en passerelle depuis 21:34, occupé au téléphone à assurer le côté mondain de l’inchino envers le Commandant fondateur de l’inchino en ce lieu, le Commandant PALOMBO.

Madame CEMORTAN, qui était montée inopinément à bord et à laquelle il n’avait pas encore été attribué de cabine, était arrivée jusqu’à l’aquarium insonorisé des passagers avec le Commandant SCHETTINO, à priori, elle y était restée dedans.

Le Commandant avait demandé qu’on avertisse le maître-serveur Antonnello TIEVOLI qui avait prévenu sa famille sur l’ile de son passage  et il était arrivé puisque c’est lui qui a composé le numéro de téléphone du Commandant PALOMBO, natif du GIGLIO comme lui.

 3°/  OFF, tout automatisme est coupé, on va piloter à la main. Les waypoints ne sont plus accessibles au système. Il ne peut plus comparer avec la route correcte.

SCHETTINO a rappelé à AMBROSIO qu’il aurait du donner cet ordre : « Timone a mano ».
Et AMBROSIO s’est exécuté à 21:35:23. RUSLI BIN a changé de place.
HEADING est resté affiché pratiquement 10 minutes avant que OFF ne le remplace.

OFF remplace HEADING

La CONCORDIA avance encore, dérive encore.
Le Commandant a vu l’écume sur l’eau, il prononce : « I take the CONN » ; AMBROSIO : « Master takes the CONN ! » à 21:39:17,
A partir de là, c’est SCHETTINO qui donne les ordres au timonier.

A 21h39:17, l’écart par rapport à la route est de 23 m, le navire a dépassé le waypoint, le cap est à 289.6° alors qu’il devrait être à 333,6°.
La route tracée par CANESSA et approuvée par Francesco SCHETTINO était à 333,6° … à 23 m de là.
23 m, ce n’était rien au départ, mais à cause du cap, l’écart va grandir démesurément.
Au moment où il a touché le Scole, le navire était à 733 m de sa route.

Pourquoi, ne sachant pas où il était, Francesco SCHETTINO n’a-t-il pas carrément fait stopper le navire sur place ? est-ce que cela faisait partie des manœuvres interdites par l’axe mal réglé dès le départ et que COSTA avait accepté en l’état ? risquait-il de le faire chauffer de trop par frottement contre son logement ? ou pire, de le soumettre à une trop forte torsion en porte-à-faux et de le faire casser ?
AMBROSIO avait-il préparé courtoisement l’arrivée du Commandant ? si c’était l’habitude de couper le pilote automatique avant que celui-ci n’entre en passerelle, c’était pour passer en mode manuel, pas semi-automatique.

Ce n’était pas p
our continuer à avancer strictement tout droit sans savoir avec précision la durée de cette avance en pleine nuit sans lune, en navigation côtière dans les calanques ! c’est énorme, irréaliste, pas envisageable une seconde ! c’était une chance sur deux de s’échouer sur une plage ou de s’écraser sur une falaise rocheuse puisque les alarmes, mises en OFF, elles, ne préviendraient pas. Pratiquement aucune par contre d’arriver devant PORTO-GIGLIO pour le saluer, ce qui était le but recherché.

 
Au moment où le pilote automatique a été coupé, RUSLI-BIN, seul homme de vigie, en principe devant au centre, tournait le dos aux écrans, il n’a rien pu voir de ce côté-là.
Seulement, il n’a pas surveillé ni le phare du CAPEL ROSSO, ni les petites balises de PORTO-GIGLIO, dans cette zone de calanques, il y a aussi un promontoire rocheux qui masque leur plus faible lumière quand on fonce vers le creux d’une anse.
Il n’a rien dit de l’état de l’approche.

De retour à sa paillasse de timonnier, il n’avait pas d’écran personnellement. Il n’a pu se rendre compte de rien
d’informatique.Par contre, plus surveillé que lui, tu meurs.
URSINO à sa gauche sur le radar secondaire, AMBROSIO au centre sur le radar principal, CORONICA qui a abandonné l’écran de la carte électronique et la table traçante de la carte papier pour venir auprès de lui le surveiller tout particulièrement selon les consignes de la Compagnie.
A partir de là, elle n’a plus su où la CONCORDIA était – dit-elle – évidemment.
Le souci, c’est que une fois là, quand le timonier s’est trompé, que ce soit par la voix ou par le geste, elle n’a rien dit non plus. Ni au Commandant, ni au timonier.

J’ai vu les réactions de familles des victimes, tant  françaises qu’italiennes à la sortie du livre de Mémoire : ils sont bloqués par leur chagrin dans le désir d’une vengeance à tout prix. Devant leur colère impuissante, la seule réponse raisonnable est le silence et il y a bien longtemps que le souriceau n’écrit plus en espérant qu’ils le liront.
Les journaux sympa, navrés, transmettent en France et en Italie pour les uns.
Vittoriana ABATE essaie « Il en a quand même sauvé plus de 4000 autres », et devant la réaction négative obstinée, se tait, navrée elle aussi, devant les caméras de la RAI, et c’est la fin de l’émission pour l’autre.

Le souriceau espère sincèrement que l’équipe de quart qui a vu en silence la CONCORDIA s’engager irrémédiablement dans sa derniére ligne droite n’y est pour rien. Ces pauvres gens en deviendraient fous.
Il est pourtant difficile de croireà une erreur aussi lourde de conséquences à plusieurs.

Pour chacun, à son poste, surveillance et vigilance étaient des maîtres mots de leur mission. 

Serait-il possible qu’ils n’aient rien dit parce qu’aucun d’entre eux n’avait remarqué quoi que ce soit ? cette dernière ligne droite perpendiculaire à la côte de la CONCORDIA, c’est le cerveau qui a fait que HEADING a remplacé TRACK sur l’écran au cours de l’inchino au GIGLIO et ne s’en est plus préoccupé qui en est responsable.

Le souci, c’est que nous ne sommes plus en train d’essayer de rentrer dans le chenal du port de BOSTON avec des aides à la navigation débutants.

Ce HEADING se voyait sur les écrans grands comme ceux des ordis de bureau qu’ils sont.
Il est resté affiché pendant une dizaine de minutes.

Les trois officiers qui étaient de par leur service devant les cadrans n’ont pas pu ne pas le voir.

Le souci, c’est que ce HEADING, c’est ce que programment les passeurs quand ils envoient les bateaux chargés de migrants se fracasser sur la première côte italienne en vue.
Les officiers n’ont pas pu le voir apparaître tout seul sans aucune réaction vocale sur le moment et sans un appel au secours à leur Commandant plus expérimenté.


Le souci, c’est que ce n’est pas possible.

Le souriceau tourne en rond là-dessus : ce n’est pas humainement possible, tout ce qui ne s’est pas passè sur cette passerelle ce soir-là.

Cet inchino là, ce passage délicat en mode zombie général, c’était quoi ? une élucubration de quelqu’un ? une expérience grandeur nature ? un test en situation ?

Le gars du HEADING avait en même temps coupé les alarmes sonores.

Qui que ce soit, il a provoqué un accident « à tiroirs », un phénomène en a provoqué un autre, etc … les phénomènes se sont combinés entre eux, effet boule de neige, réaction en chaîne, premier choc au SCOLE, échouement à la pointe GABBIANARA réussi, le bateau est récupérable, les passagers sont mécontents mais tous vivants, mais là, catastrophe, chavirement plus tôt que prévu sur le prospectus du fabricant alors qu’elle était en train de se poser doucement, descendant alors verticalement sur le granite le bateau s’abime encore, on ne le récupèrera plus pour la navigation désormais et en mourant, il a tué 32 vacanciers qui n’en pouvaient mais.

Ce billet a pu être conçu grâce à la  lecture de celui-ci : ECDIS quelques éléments pour comprendre, sur le blog ami Pas Chiche.

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COSTA CONCORDIA : communication officielle des motivations de la sentence

COSTA CONCORDIA : les motivations de la sentence de première instance ont été déposées là : http://www.giurisprudenzapenale.com/2015/07/14/naufragio-concordia-depositate-le-motivazioni-della-sentenza-di-primo-grado/ avec un lien pour télécharger le document lui-même, le texte en est, bien sûr, rédigé selon les canons du droit et en italien

Tribunal de GROSSETO, 10 juillet 2015 (audience du 11 février 2015)
President : Monsieur le Juge PULIATTI, Juges : Messieurs les Juges MEZZALUNA et COMPAGNUCCI

Nous publions, en raison de l’intérêt médiatique évident pour cette affaire, les 553 pages de motivations de la sentence rendue par le Tribunal de GROSSETO qui a condamné le 11 février 2015 l’ex-commandant de la CONCORDIA, Francesco SCHETTINO, à 16 années de prison pour le naufrage dans lequel 32 personnes ont perdu la vie.

« Au moment où l’accusé a définitivement quitté la CONCORDIA », la situation était telle qu’elle « rendait impossible, ou du moins difficile » que les passagers qui étaient encore à bord « puissent être sauvés ». SCEHTTINO (sic) – peut-on lire dans la sentence – a quitté le navire sans rien savoir « du sort des autres 2000 personnes » à bord du paquebot de croisière.

« Le choix criminel, si nous pouvons nous exprimer ainsi, a été le choix initial d’amener un navire, qui avait de telles caractéristiques (dimensions et poids) et à une telle vitesse, aussi près de l’ile », les juges écrivent dans la sentence, en parlant de l’inchino :  » SCHETTINO n’a pas programmé correctement la manoeuvre, mais a improvisé, naviguant pratiquement à vue. La situation dangereuse a, de fait, été créée par l’accusé ». D’après les magistrats, le Commandant « était tout à fait au courant de la présence menaçante des rochers » mais était « certain de pouvoir mener à bien la manoeuvre audacieuse », en surestimant « ses compétences de marin ».

Télécharger la sentence (en italien)

  • « 2000 personnes », ils y sont allés fort, le souriceau en estime l’équivalent de deux classes normalement chargées dans nos collèges et lycées, soit une grosse cinquantaine sur la vidéo en infra-rouge :

voyez sur cette saisie d’écran, ils sont tous vers la poupe

 sur celle-ci on peut compter ceux qui sont en train de descendre, une vingtaine

 

 et constater qu’il n’y a  pas 2000 personnes en tout sur le côté babord du navire, il n’y en a même pas une centaine

De plus, le Commandant savait que parmi ces personnes il y avait les officiers Dimitri CHRISTIDIS, commandant en second, et  Manrico GIAMPEDRONI directeur de l’hôtellerie. Ainsi que les membres d’équipage affectés par le tableau des rôles aux chaloupes de sauvetage qui ne devaient plus jamais pouvoir être mises à la mer du fait de la position du navire par rapport à l’horizontale.
  • Tout de même, à la lecture, le souriceau a un frisson dans le dos : les cinquante et quelque personnes encore à bord quand le navire a chaviré qui sont restées sur ce pont et ont été ramenées à terre semblent bien être des miraculées : si le navire avait glissé encore plus bas en se reposant sur le fond en pente après avoir flotté un instant à l’horizontale !!!

Une pensée pour ceux qui étaient en train de traverser laborieusement le navire pour aller embarquer sur l’une des chaloupes qui faisait la navette entre le bord et la terre à tribord, la CONCORDIA les a piégés et noyés en chavirant.

  • « aussi près de l’ile », faux problème la distance à l’ile du point de vue de l’accident, c’est le fond sous le bateau qui compte.

C’est l’équivalent en profondeur du panneau du Code de la Route pour les poids lourds

3,2 m de hauteur limite sous le pont du cours Lieutaud à MARSEILLE, des poids-lourds s’y coincent régulièrement, coinçant la circulation sur l’artère et tout ce quartier de centre-ville par la même occasion :
diaporama là http://www.laprovence.com/diaporama/2460546/marseille-des-accidents-en-serie-sous-le-pont-lieutaud-depuis-23-ans.html

avec les impressions du chauffeur accidenté 

Par contre, c’est vrai qu’il peut peut-être y avoir des pêcheurs au lamparo de nuit, mais eux, contrairement à cette côte non signalée, on les aurait vus dans le noir.

  • « amener le navire », qu’ils disent

C’est la question de « la route ».

La route planifiée comme il faut par l’officier cartographe Simone CANESSA ne passait pas plus près que 0,5 mille de la côte et surtout sur des zones assez profondes pour que la CONCORDIA glisse sur l’eau à l’aise.
Tant que la CONCORDIA a été sous pilote automatique, elle l’a suivie.
reconstitution du « radar » par CODACONS, pour mémoire
C’est à partir du moment où le matelot RUSLI BIN a manoeuvré le joystick du timon, sous le commandement de l’alors premier officier AMBROSIO, les deux étant sous la surveillance du troisième officier CORONIKA que la CONCORDIA a quitté cette route.

C’est cela qui est nommément reproché à Francesco SCHETTINO comme étant « criminel ». Qu’est-ce qu’il vient faire là-dedans, si tant est que crime il y ait eu ?

  • L’inchino ! je crois que nous ne saurons jamais nous, français de la terre, en quoi du point de vue trajectoire, consiste le salut à la terre justement.
  • Après il a « improvisé ». Et comment ! ce qui n’était pas programmé, justement, c’était de s’apercevoir brusquement que le navire se trouvait en face de tout proches écueils rocheux.
Non, ce n’était pas programmé et oui, il a improvisé et heureusement qu’il a « navigué à vue », cru ses yeux. 
 
 
Savoir ce qu’il y avait sur les cadrans de la paillasse centrale (ci-dessus, le tout petit de la page-écran) à ce moment-là pour que personne ne bronche en allant s’empaler tranquillou !
C’est exubérant d’habitude, des italiens ! et du sud en plus !

« Billet général pour l’au-delà ! »  » Mamma mia !  »  » Madonna !  »  » Cristo !  » comme a dit DE FALCO,  » Cazzo !  » comme a dit le même DE FALCO en une autre occasion. On aurait du apprendre la totalité des gros mots italiens, napolitains et peut-être même philippins par la boite noire à ce moment-là, prononcés aussi par la douce (pure supposition de ma part) voix féminine de la passerelle. Et là non, pas un son.

  • « La situation dangereuse a, de fait, été créée par l’accusé. »
Le souriceau est au plafond. Lire ça, c’est énorme dans l’injustice, hallucinant d’absurdité, impossible d’ingratitude, même en sachant que c’est un « rapport » de droit, qui suit une logique de droit, utilise un vocabulaire de droit, pris sur un site de droit, il n’en reste pas moins que les mots « crime » et « prison » sont écrites noir sur blanc dessus.

Ils n’ont pas tenu compte de tout ce qu’ils ont permis qui soit diffusé ! Ils avaient 500 000 pages à lire, digérer, prendre un nécessaire recul pour trancher, répondre oui ou non aux réquisitions des Procureurs. Sous les pressions conjuguées des parties civiles, des propriétaires de la CONCORDIA et des médias, dans le contexte de la crise économique qui nous touche tous, ont-ils bénéficié de suffisamment de calme intérieur pour pouvoir le faire ?

Pour éviter cela, nous dit WIKIPEDIA,
« La justice doit être aveugle mais pas sourde :
La justice tranche de façon équitable, dans le sens où les deux
parties (innocence, culpabilité) doivent être entendues de la même
manière.

Cependant, la justice n’est pas sourde et accepte la recherche
de nouvelles investigations
(ex: affaire Patrick Dils).
La justice est indépendante de l’opinion publique, des médias et de ses propres a-priori. »
L’avenir le dira.

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COSTA CONCORDIA : Sainte PATIENCE, PPL

La Saga de SCHETTINO – poème épique et chanson de geste – presque

Il était, il est toujours et jusqu’à plus ample informé, responsable mais pas coupable.

Il a sauvé la situation malgré les innombrables mauvaises surprises successives.
Il a passé toute la nuit à  gérer une situation dans laquelle il n’aurait pas du se trouver, ni d’après son équipe, ni ensuite, d’après le fabricant de « son » véhicule à passagers. Non, il n’est pas « à lui », il n’a pas les moyens.
Un officier de l’armée de terre s’est mis à  lui parler comme on ne se permet plus de parler à son chien dès qu’il a su qu’on avait vu un premier noyé dans l’eau.
Il en a sauvé plus de 4000 mais 32 d’entre eux ne sont pas revenus vivants sur la terre ferme.

« Ils » ont commencé à marteler ces 32 pertes humaines comme si « ils » craignaient qu’autrement on les oublie.
« Ils » l’ont fait tellement noir que ce n’était pas possible.
« Ils » l’ont obligé à  écouter ses détracteurs pendant 3 ans.
« Ils » lui ont dit de se taire,
« ils » ont souhaité sa mort,
« ils » l’ont menacé,
« ils » l’ont insulté,
« ils » l’ont condamné.
« Ils » ne lui ont donné officiellement qu’un jour pour répondre à ceux d’en face, leurs familles et leurs avocats.

Plus récemment

A la sortie de son livre, « ils » ont appelé au boycott.

« Ils » lui ont reproché

  • d’être « bronzé », délit de faciès
  • « souriant » comptez ses sourires de politesse désormais, on fera des petits bâtons
  • qu’il y ait eu des « sous les applaudissements » aux experts qui ont présenté leurs exposés de façon accessible à tout le monde et qui sont à contre-courant du conte mis en place par une presse généraliste qui n’y connaissait rien (il n’y a pas de honte à ne pas savoir ce qu’on n’a pas appris, encore faut-il en être conscient et faire le travail de se documenter avant de publier des critiques pseudo-techniques)
  • qu’il y ait tracé « les autographes » dédicace en remerciement en première page du livre aux amis de toujours qui ne l’ont jamais laissé tomber malgré toutes les incongruités concoctées pour diffusion suivant les méthodes qui permettraient de bien vendre les papiers – qui portent des pubs – qui feront rentrer les sous (comme pour feu notre Paru-Vendu sur papier) pour essayer de tenir le coup sur le web – d’avoir des visites sur le site – qui porte des pubs -pubs dont le visionnage fera rentrer suffisamment de sous (contrairement à feu notre Paru-Vendu sur papier) pour équilibrer la balance du comptable.

 Alors jugez par vous-mêmes, regardez seulement si vous ne comprenez pas l’italien. C’est la présentation au public à META DI SORRENTO.

Deux rappels, parce qu' »ils » lui reprochent aussi des recettes qui ne sont pas pour lui, pour eux, les deux auteurs qui ont fait équipe en tout bien tout honneur :

1°/  ni le Commandant SCHETTINO, ni Vittoriana ABATE, ne toucheront un sou sur la vente de ce livre : un dixième des italiens va à l’équivalent des Restos du Cœur pour ne pas souffrir de la faim et le pays accueille la presque totalité des migrants de LAMPEDUSA, c’est à eux, complètement indépendants du naufrage, qu’iront leurs parts des bénéfices.

2°/  lien pour se procurer la version italienne : http://www.grauseditore.it/dettLibro.asp?id=589

Les réactions ont atteint des sommets, dans le genre l’ancien record a été battu

Comment des personnes dont c’est le gagne-pain, de diffuser des documents, des libraires ont-ils osé se substituer à leurs clients pour se faire leur propre idée documentée en boycottant la vente du livre ?

En FRANCE, en dépit de ce qu’en dit le seul papier qui parle du livre*, c’est d’ailleurs un préjudice sanctionné par la loi, ainsi que le précise en français Maître Emmanuel PIERRAT : http://www.lagbd.org/index.php/Peut-on_refuser_de_vendre_un_livre_%3F_%28fr%29

« Ils ont souhaité réagir : ils demandent que le livre soit retiré de la vente ou que les gains soient reversés aux proches. »

Une demande hors la loi et une hors-sujet.

Comment peut-on commenter un document qu’on n’a pas lu en se déclarant bien décidé à continuer dans cette attitude sans se faire voler dans les plumes par les comms suivants ?

Comment peut-on reprocher sans mauvaise foi à quelqu’un de ne pas respecter les personnes auxquelles il a publiquement dédié son témoignage à lui, dont le tribunal italien n’a encore examiné que le tiers de la situation, quoique ayant du prononcer la première sentence qui l’a condamné, ainsi que nous savons.

D’un ouvrage de 600 pages (plus de 3 ans de travail !)
comment a-t-on pu-on demander qu’il soit brûlé dans le désordre d’émeutes ?

Comment a-t-on osé demander publiquement sur Facebook dont la modération à l’américaine n’est pas en plus instantanée la peine de mort – qui n’existe plus en Droit ni français ni italien, y compris en cas d’aggression d’enfants ou de personnes âgées – pour ceux qui, je cite, « oseront l’acheter » ?

Les motivations de la sentence à lui infligée sont publiées depuis peu.
On peut les trouver ici, sur le site du du pool d’avocats des passagers Giustizia per la CONCORDIA.

En ces temps de laïcité agressive, l’ITALIE continue à mettre SCHETTINO sous la protection de Sainte ABSURDE, le bon sens du citoyen moyen étant visiblement occupé à faire la grève sur le tas.

Le pouvoir soporifique de la litanie des indemnités dont le montant en sous est accompagné chaque fois de la référence des textes de lois en vertu desquels lesdits sous ont été attribués ! … zzzzz … répétitive, la prose judiciaire.

Les grandes lignes des motivations du collège de Juges publié par les grands medias ont un écho bizarrement obsolète.

Sur les sites des journaux-web, les commentaires sont partagés, ça va de ceux qui commencent à s’exprimer calmement, à dialoguer, aux individus bornés (si, si, il en reste) qui se régalent d’écrabouiller virtuellement quelqu’un quel qu’il soit et quoi qu’il ait fait et continuent sur la lancée avec un enthousiasme qui n’a d’égale que l’intensité de leur conviction basée sur du vent.

Le joyau de la chose est entre les deux : Monsieur Tout le Monde va apprendre son métier au Commandant SCHETTINO, coupable d’avoir été aux commandes de la CONCORDIA le soir où elle est morte, par le hasard du tableau de service de sa Compagnie, et d’avoir survécu à ce grand rêve blanc matérialisé.

Les si-il-a-vait et il-a-vait-ka de l’incompétent en la matière « qui n’a pas peur d’écrire ce qu’il pense » se succèdent. Le harcèlement médiatique se renouvelle.

Cela enfonce le clou d’une situation absurde, cruelle, sauvage, un cercle vicieux incompréhensiblement créé et maintenu.

L’étau du harcèlement médiatique est toujours refermé, il est seulement éthiquement gênant qu’il s’accompagne de tout ceci :

  • oubli des Droits de l’Homme pour un homme
  • oubli du principe d’innocence
  • oubli du droit de défense
  • refus du droit de réponse.

 Oubli par qui ? oh, un peu par tout monde en ITALIE et ailleurs. Par vous aussi peut-être ? Eh bien, posez sur la table et triez si vous le pouvez, c’est comme ça depuis le début.

Comment en est-on arrivé là ? la canicule n’explique pas tout dans l’échauffement des esprits qui dérapent dans un pays qui a une constitution assez proche de la nôtre, qui est « endetté », comme tous les pays d’Europe et d’ailleurs, pas plus et pas moins en ces temps de crise officielle, en plein XXIème siècle et sur le vieux continent.

Avez-vous bien observé le Commandant SCHETTINO, sur les deux courtes vidéos ?

Dès le lendemain de l’accident, on lui avait remarqué un tic nerveux à l’œil, un tic qu’il n’avait pas sur les vidéos d’avant le naufrage.

Un second tic est apparu, comme un recul du buste trahissant les orages intérieurs du taiseux dont on a fait un people, qui doit se montrer pour se défendre puisque la justice italienne interprète à sa façon sa devise : « La loi est la même pour tous ».

La compassion envers les victimes a submergé le respect légitimement dû à leur sauveur.

Les procureurs l’avaient bien dit : « Que Dieu ait pitié de SCHETTINO, nous, nous ne le pouvons pas. »

Pourquoi, au fait ? pourquoi la justice italienne n’est-elle pas arrivée à être humaine pour tous ?

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