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On ne nous dit pas tout !
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 1 février 2014
Communiqué de presse
« Les avocats du groupe « Justice pour la CONCORDIA » stigmatisent l’incroyable mépris des parties civiles et l’absence générale de transmission des informations sur les ondes de la RAI et de MEDIASET en ce qui concerne la dernière audience du procès, en particulier pour les faits importants qui ont émergé suite au contre-interrogatoire de l’Officier BONGIOVANNI par les avocats des parties civiles au sujet des pressions exercées sur lui-même par les dirigeants de COSTA Croisières.
Il faut garder présent à l’esprit que ce procès concerne le décès de 32 personnes et le naufrage le plus important de notre siècle et le fait que les médias sont orientées sélectivement«
Ce document est paru – en italien – sur le blog du collectif d’avocats Giustizia per la Concordia (Justice pour la CONCORDIA) ainsi que sur leur page Facebook.
Je disais donc
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 19 janvier 2014
- qu’il y avait au moins quatre Commandants sur la CONCORDIA :
1°/ le Commandant SCHETTINO qui accueillait les passagers embarqués à CIVITAVECCHIA dans le théâtre, puis est allé prendre son repas du soir,
2°/ le Commandant AMBROSIO qui était de quart sur la passerelle,
3°/ le Commandant BOSIO qui était de repos dans sa cabine,
4°/ le Commandant CHRISTIDIS qui devait remplacer le Commandant BOSIO quand celui-ci aurait débarqué à SAVONE pour sa période de repos et avait embarqué avant pour être fin prêt à le faire à ce moment-là.
- qu’il fallait beaucoup de personnes qualifiées pour coller à la route.
LA ROUTE
qui a été ordonnée par celui qui passe les consignes de la Compagnie à bord – les patrons.
ORDONNEE
Pourquoi n’y a-t-il actuellement qu’un homme en situation d’accusé devant le Tribunal de GROSSETO?
Parce que contrairement à ce qui a été démagogiquement dit par la suite, COSTA Croisières qui n’est pas fou a désigné après concours, promotion interne ou ce qu’ils ont voulu
UN seul homme pour prendre les décisions finales.
ET CE d’après les indications que lui transmettent les autres
qui font les mesures et surveillent cadrans et repères de la côte par les fenêtres de la passerelle géante.
Le journal LA NAZIONE a publié tout récemment une interview du Commandant SCHETTINO, accompagnée d’un enregistrement audio des plus intéressants qui provient d’un document intitulé « trascrizioni del Roninv dei carabinieri »

Dommage, je n’arrive pas à ouvrir la vidéo, moi qui suis en FRANCE.
Que dit cet article ?
- qu’on y entend la voix du Commandant AMBROSIO,
car on sait reconnaitre à qui appartient une voix dans la Police Scientifique, les élèves de Terminale L et ES que j’ai eus du temps des thèmes savaient cela
- qu’on entend le Commandant AMBROSIO qui est occupé à surveiller en continu la gîte du navire et à la communiquer au Commandant SCHETTINO à un moment où il a par ailleurs déclaré être en train de faire sa mutinerie.
Traduction des paroles que le Commandant SCHETTINO a prononcées en commentaire de ce fait nouveau qu’a révélé la boite noire :
«Si sente distintamente la mia voce durante le conversazioni che avvenivano in plancia dopo il segnale di emergenza generale e prima dell’ordine ufficiale di abbandonare la nave. Avevo già predisposto, al fine di gestire il panico ed essendo già piene le scialuppe numero 1, 3 e 5, l’ammaino iniziando prima da destra per poi passare a sinistra. Ambrosio
ha mentito».
On entend distinctement ma voix pendant les échanges que nous avions en passerelle entre le signal d’alerte générale et celui d’abandon officiel du navire.
[“Dai.. abbandoniamo a dritta“. – allez, on abandonne à droite]
Afin de gérer la panique, je m’étais préalablement organisé pour que les chaloupes numéro 1, 3 et 5 aient été déjà remplies de passagers, leur descente devant commencer d’abord par la droite, pour m’occuper de la gauche ensuite.
AMBROSIO a menti.
«O l’ufficiale Ambrosio ha il dono dell’ubiquità, oppure alle 22 e 47 non poteva essere cinque piani più sotto della Concordia (al ponte 3 ndr) a gestire l’ammaino delle scialuppe. Anche perché era accanto a me che mi comunicava che la nave aveva uno sbandamento di 11 gradi costante».
Ou bien l’officier AMBROSIO a le don d’ubiquité, ou il ne pouvait pas à 22 heures 47 se trouver cinq pont de la CONCORDIA plus bas à décider de lui-même de descendre les chaloupes.
Et puis aussi parce qu’il était occupé à me tenir au courant que le navire avait une gîte de 11 degrés d’angle qui restait constante.
[ “Undici…undici… sbandamento costante, comandà…. costante”. – 11 … 11 … gîte constante, Commandant … constante]
«Lui ha dichiarato di aver messo a mare le prime scialuppe senza che fosse stato dato l’abbandono della nave. La scatola nera lo smentisce. Credo che abbia fatto tutto questo per guadagnarsi le attenuanti generiche in fase di patteggiamento. E non solo».
Il a déclaré d’avoir décidé de mettre les premières chaloupes à la mer avant que ne soit donné l’ordre d’abandon du navire.
La boite noire dément cette affirmation.
Je crois qu’il a fait tout ça pour pouvoir bénéficier de circonstances atténuantes lors de la phase de conciliation des peines.
Et pas seulement pour ça.
«Ambrosio mi ha ingannato prima e durante l’urto. Mi ha fatto credere che se non avessi accostato a dritta avremmo evitato lo scoglio. Se mi avesse dato le distanze giuste, come rientrava nei suoi compiti, avremmo visto un’altra storia».
Ambrosio m’a trompé avant et pendant l’impact.
Il m’a fait croire que si je n’avais pas approché sur tribord nous aurions pu éviter l’écueil.
S’il m’avait donné des distances correctes, comme il entre dans le cadre de ses fonctions, les choses se seraient passées autrement.
33 secondes se sont écoulées entre l’ordre officiel d’abandon à droite et le suivi de la gîte sur l’enregistrement.
L’ordre officiel d’abandonner à gauche avait été prononcé par les Commandants BOSIO et CHRISTIDIS (que je cite dans l’ordre alphabétique) dans la seconde après que le Commandant SCHETTINO ait lancé l’abandon à droite.
De la cartographie marine
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 19 janvier 2014
Au début, la Terre était plate, et les cartes marines n’étaient pas formidables.
Après, elle a été ronde, ça a valu des problèmes au découvreur de cette vérité.
Maintenant on sait qu’elle est ovaloide et toute bosselée géographiquement et magnétiquement de façon naturelle.
Des patatoïdes relevés comme ils le pouvaient, comme des unicellulaires dans un corps humain, ils ont fait des représentations sur papier plat dudit ovaloide.
Comme ils ont pu aussi, en appliquant leurs meilleures formules mathématiques d’aplatissement et des corrections qui s’imposaient :
Voici un globe et une planisphère que vous pouvez manipuler vous-mêmes en cliquant sur le tout dernier bouton de la colonne de droite du blog si vous le désirez:
L’ennui, c’est que suivant le système mathématique choisi, ça donne des résultats différents parfois de plusieurs kilomètres sur le terrain en particulier liquide où on rencontre tout de même beaucoup moins de repères visuels qu’en roulant sur une route goudronnée sur le plancher des vaches. (source AFCAN)
Ajoutez que ce n’est pas toujours à des cartes qui ont été construites à partir du même système d’équations que sont reliés les radars, AIS, GPS et autres systèmes de repérage de position informatico-électroniques.
Ajoutez qu’à cause de la nature du sous-sol, de la présence de minerais magnétiques, voire radioactifs, les boussoles en tout genre peuvent être trompées.
Sans parler des câbles de transport de l’électricité à très haute tension en réseau plus ou moins dense pour le confort de tous. (source AFCAN)
Sans parler des abondantes cochonneries en tout genre des deux guerres mondiales qui n’ont pas été détruites mais dont les endroits de rassemblement et d’enfouissement dessinent au fond de la mer comme un navrant pointillé :
masses métalliques,
produits chimiques,
explosifs pas encore explosés
combustibles radioactifs.
Ajoutez que là où on n’est pas encore passé, où il n’y a pas de danger encore repéré, où on ne va pas en général, sur la surface totale de la planète, aucun repère n’a été jamais pris par personne et c’est donc le flou artistique officiel.
Et vous conviendrez que tracer correctement une route sur une carte marine d’abord,
la rentrer correctement ensuite sur chaque appareil de la passerelle,
donner des ordres pour qu’elle soit suivie scrupuleusement
et surveiller en même temps que c’est bien le cas
sont des métiers complémentaires et indispensables
pour la conduite d’un bateau géant comme la CONCORDIA,
géant par ses dimensions,
par son inertie une fois lancée,
par la charge d’âmes qui était la sienne.
pour un haut-fond non signalé sur les cartes marines
Le responsable de tout
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 18 janvier 2014
Une coïncidence fâcheuse lourde de conséquences
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 18 janvier 2014
peut-être
S’il y en a un qu’on ne peut pas suspecter de complaisance envers le Commandant SCHETTINO, c’est bien le Commandant AMBROSIO !
Que ce soit dans ses réponses aux questions des paparazzi ou à celles des magistrats, car il est venu témoigner alors qu’il n’y était pas contraint par la loi attendu qu’il a déjà obtenu une peine négociée ainsi que le permet le Droit Italien, il en a toujours fait une critique négative. Je ne cherche pas de lien justificatif, tout ce qui va dans ce sens est immédiatement transmis par la presse mondiale.
Lors de son témoignage, justement, le Commandant AMBROSIO a bien précisé que le Commandant SCHETTINO exigeait le silence absolu pendant le travail et ne permettait pas le manque de concentration.
http://www.tgcom24.mediaset.it/cronaca/2013/notizia/concordia-teste-schettino-pazzo-_2015993.shtml : « Il comandante in plancia voleva il massimo silenzio, era severo su distrazioni e rumori molesti, … » Le commandant voulait un silence complet sur la passerelle, il était sévère sur les distractions et le bruit, ...
Or, le soir de l’accident, il y avait des tas de personnes qui n’avaient rien à voir avec le pilotage du navire en passerelle pas besoin de lien justificatif non plus, n’est-ce pas ?
Qu’est-ce qui avait bien pu se passer le soir du 13 janvier 2012 qui ait pu justifier une telle exception à la règle ?
L’inchino ? non.
L’inchino, pour aussi magique qu’il soit, est coutumier aux travailleurs de la croisière et YouTube est plein de témoignages de spectateurs d’inchino de jour comme de nuit.
La présence du stagiaire ? non plus.
Tout le monde a été stagiaire avant d’être titularisé dans chaque grade de cette carrière de marin Officier de Croisière chez COSTA ou ailleurs, on a l’habitude.
Or, sur la passerelle, parmi les nombreux appareils de mesure, de transmission, d’émission, de réception il y a en particulier le récepteur de radio.
Et justement on attendait quelque chose de vital pour l’ITALIE qui a bien failli subir le même sort que la GRECE, économiquement parlant, l’ITALIE où chacun aujourd’hui craint pour son emploi, dont les élèves désespérés se déscolarisent en masse devant le manque de perspectives d’avenir décent quel que soir leur niveau d’études : la note que Standard & Poor’s allait donner au pays.
http://www.20minutes.fr/economie/859144-live-perte-triple-direct-note-francaise-officiellement-degradee-aa-sp
Vous avez vu ce titre ?
Perte du triple A en direct : La note française officiellement dégradée à AA+ par S&P
Publié le 13 janvier 2012
et au cœur de l’article :
22h45: L’Italie et l’Autriche officiellement dégradées elles aussiLa France n’est pas seule. Ce soir, S&P annonce qu’elle dégrade également l’Italie, dont la note est abaissée à BBB+, ainsi que l’Autriche, à AA+, comme la France.
La mauvaise nouvelle est tombée à 22 h 45. De quoi réagir et être distrait un instant, même les Officiers chargés de suivre la route, même le timonier qui comprenait l’anglais et pas l’italien : cette agence d’employés de banque qu’on paye pour nous noter est américaine.
A ce moment-là, on se rapprochait de l’ile du GIGLIO. Un instant de distraction et on ne savait plus où on était sans s’en rendre compte immédiatement.
On ne voyait plus la lumière du phare du Capel ROSSO ? vite, le point ! faire le point ! Ça prend un autre instant, ce n’était pas le moment. On ne choisit pas.
Le Commandant SCHETTINO prend les commandes à l’improviste, il a vu de l’écume, le radar indiquait quelque chose, la carte disait c’est assez loin, les officiers qui voyaient les deux superposés par l’ECDIS sur leurs cadrans n’avaient eu aucune raison de dire quoi que ce soit. Quelques instants de flottement général avant que l’info arrive aux cerveaux, AMBROSIO contredit SCHETTINO, quelqu’un transmet mal les angles commandés et il faut recommencer, à l’exécution le timonier se trompe, on passe, on passe ? le stabilisateur gauche est passé, ouf !
Pas ouf, là où on aurait du être le fond se chiffrait en centaine de mètres et là : boum boum on cogne par la poupe, le Commandant SCHETTINO se demande « Sainte Vierge ! mais qu’est-ce que j’ai fait ? » et le géant des mers, entraîné par son inertie repart vers le large, là où il y a du fond, justement.
C’était la phase accident comme nous l’entendons sur la route, sur le continent.



