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Le Commandant a essayé de remonter à bord du Concordia :
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 6 août 2026
Neuf ans après le naufrage du Concordia : « Cette nuit passée à sauver les naufragés avec mon bateau »
Un article de Barbara Farnetani publié le 13 janvier 2021 sur le journal Il Giunco
https://www.ilgiunco.net/2021/01/13/nove-anni-fa-il-naufragio-della-concordia-quella-notte-con-la-barca-a-salvare-i-naufraghi/
ÎLE DU GIGLIO – « Aujourd’hui, mes pensées se tournent vers cette nuit interminable, une très longue nuit que j’ai malheureusement vécue et où mes collègues et moi avons été appelés pour secourir les passagers et l’équipage du Costa Concordia, qui coulait devant le Rocher de la pointe Gabbianara. J’étais à bord du M/T Aegilium, exploité par Toremar, et à bord de ce petit canot rapide, nous avons longé la côte à la recherche de personnes en détresse… la confusion était totale… »
C’est ainsi que commence le récit, le souvenir de Massimo Bancalà, qui était présent il y a 9 ans lors du naufrage du Concordia dans les eaux de l’île du Giglio.
Il est difficile d’oublier ce que j’ai vécu cette nuit-là… des scènes que je n’avais vues qu’au cinéma jusque-là. Neuf ans plus tard, les regards terrifiés de ces gens transis de froid sont toujours gravés dans ma mémoire, et l’excitation de ces moments où il fallait faire tout ce qui était possible dans une situation qui paraissait impossible.
Revivre ces souvenirs, même aujourd’hui, même après toutes ces années, me touche profondément.
Je me souviens de la disponibilité de mes concitoyens, qui s’efforçaient d’apporter aide et réconfort du mieux qu’ils pouvaient à ces passagers désorientés et à moitié transis de froid avec des couvertures et du lait chaud.
Je me souviens du jour où nous avons récupéré quatre-vingts naufragés sur leurs radeaux de sauvetage ; du jour où nous sommes descendus à bord de notre petit canot de secours rapide pour inspecter le flanc tribord désormais submergé du navire, où, heureusement, nous n’avons trouvé personne.
« Je me souviens quand soudain, depuis les rochers entre la pointe Gabbianara et la Crique du Mezzo, une lumière nous a fait signe …
Nous nous sommes approchés pour voir s’ils avaient besoin d’aide.
Sur cette portion de côte, les rochers étaient escarpés et ne nous permettaient pas de les embarquer.
Connaissant très bien la zone, je leur ai donc conseillé de se rendre dans la crique suivante, où la pente des rochers nous aurait permis de les récupérer plus facilement », a poursuivi Bancalà.
Une fois arrivés à la crique, nous avons embarqué deux membres d’équipage du Concordia.
L’un d’eux m’a demandé d’aller du côté bâbord où les passagers descendaient une échelle de corde, mais à cause des vagues provoquées par les canots de sauvetage et du vent du nord-est, nous avons commencé à prendre l’eau.
Nous avons donc décidé de retourner au Port.
Après avoir déposé ces deux personnes sur les jetées flottantes et nous être assurés qu’elles étaient prises en charge par les sauveteurs, nous sommes retournés sans réaliser le danger sous le flanc incliné du Concordia pour vérifier s’il y avait d’autres naufragés.
C’est à ce moment-là que nous avons aidé deux des pompiers plongeurs à rejoindre une vedette de patrouille.
Je me souviens de l’arrivée des premiers corps sans vie au quai, du moment où les naufragés furent embarqués dans des bus qui, stationnés, feux et chauffage allumés, refusaient de démarrer. Il a fallut les pousser pour qu’ils puissent partir et amener les passagers jusqu’aux églises de l’île.
Je me souviens des naufragés, pieds nus, découpant des gilets de sauvetage et se fabriquant des chaussures pour pouvoir marcher :
Je me souviens du jour où nous avons donné les couvertures du navire aux naufragés que nous avions récupérés.
Lorsque nous sommes partis pour le premier voyage vers Porto Santo Stefano, ce qui m’a le plus frappé c’est l’organisation dont a fait preuve la Protection civile, prête à accueillir les naufragés.
Les premières lueurs de l’aube mirent fin à cette nuit interminable… mais pour nous, ce n’était que le début d’un terrible souvenir qui restera à jamais gravé dans nos mémoires et dans notre histoire.
La mer a emporté trente-deux victimes… nos prières les accompagnent ».
Première réaction
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 14 juillet 2026
Le 12 juillet 2026, Angela Cipriano, auteur du livre

réagit sur Facebook après avoir visionné le nouveau documentaire sur le naufrage du Costa Concordia publié par Netflix sous le titre « La dérive, cauchemar en mer ».
Je pense que le nouveau documentaire Netflix sur le naufrage du Costa Concordia présente à la fois de grandes qualités et une limite importante. Sa qualité réside dans sa compréhension que cette histoire ne peut plus être racontée par un récit simpliste, construit autour d’une seule interprétation.
Sa limite réside dans le fait qu’il s’arrête précisément au moment où cette complexité exige une exploration approfondie.
Je viens de finir de le visionner et j’en suis convaincue.
Pour la première fois, une production destinée au grand public tente de dépasser la reconstitution la plus connue de l’événement, attirant l’attention du spectateur sur des aspects longtemps restés dans l’ombre.
Aujourd’hui, par exemple, nombreux sont ceux qui évoquent l’erreur du timonier, qui a inversé les ordres du capitaine, comme s’il s’agissait d’une révélation. En réalité, il n’en est rien. C’est un fait qui a émergé lors du procès, a été reconstitué dans les rapports d’expertise, débattu au tribunal et pris en compte dans les jugements. Cela fait quatorze ans qu’il fait partie de l’histoire.
Mais si cela surprend tant de gens aujourd’hui, c’est à cause de la manière dont l’accident du Costa Concordia a été décrit jusqu’à présent.
Pendant longtemps, le débat public a été influencé par la nécessité d’assimiler la responsabilité principale à une responsabilité exclusive.
Or, les documents du procès dressent un tableau bien plus complexe. Et c’est précisément ce que Netflix tente de suggérer.
Ce qui est frappant, c’est que le documentaire semble s’arrêter à cette complexité. Mais peut-être n’est-ce pas un hasard.
Le Costa Concordia est un sujet délicat. Délicat pour ceux qui l’étudient depuis des années, et plus encore pour ceux qui tentent de le raconter à des millions de téléspectateurs.
Une mauvaise interprétation d’un terme nautique, une information mal placée ou un événement décalé de quelques secondes suffisent à altérer, même involontairement, la perception des faits.
Lorsqu’on relate des tragédies de cette ampleur, la rigueur n’est pas accessoire. Elle fait partie intégrante de la responsabilité de ceux qui choisissent de raconter cette histoire. Et c’est précisément un documentaire de cette importance qui démontre combien il est difficile d’aborder ce sujet et combien il est facile d’en altérer la reconstitution, même involontairement.
Prenons l’heure de l’impact.
Il y a un avant et un après. C’est le début de toute la tragédie que Netflix fait raconter par les protagonistes.
Il était 21h 45min 07s. Un instant figé par la boîte noire.
Le documentaire affiche pourtant 21h47.
La différence peut paraître minime, mais elle est capitale.
La chronologie ne sert pas seulement à établir le moment précis d’un événement. Elle constitue le cadre de l’interprétation des ordres donnés sur la passerelle, des communications entre officiers et des décisions prises dans les minutes qui suivent.
Quelques secondes suffisent à modifier l’interprétation d’une séquence d’événements.
S’ajoute à cela le traitement d’un langage très technique.
Je ne m’attendais pas à ce qu’un documentaire de cette envergure traduise aussi mal les communications sur la passerelle.
Après la collision, on entend le capitaine prononcer le mot « midship ». Le documentaire le traduit en italien par « a metà nave » (au centre du navire).
Le spectateur est ainsi amené à croire que le capitaine parle du point où il pense que la collision a eu lieu. En réalité, « midship » signifie « gouvernail au centre » : c’est un ordre donné par le capitaine au timonier qui a une fonction très précise dans la manœuvre.
Ceci illustre, peut-être involontairement, combien décrire le naufrage du Costa Concordia est bien plus complexe qu’il n’y paraît.
J’ai écouté avec intérêt les témoignages des personnes présentes à bord cette nuit-là. Un rôle central est attribué au directeur de l’hôtel du navire, Manrico Giampedroni, qui livre de nombreuses analyses de la gestion de la crise, comme s’il n’avait pas été lui- même condamné …
Sans une brève mention à la fin, personne n’aurait compris qu’il était directement impliqué dans la procédure, condamné pour homicides involontaires multiples et homicide involontaire pour son rôle dans la gestion de la crise.
À mon avis, le savoir dès le début n’aurait en rien diminué la valeur de son témoignage mais cela aurait simplement permis au spectateur de le replacer dans son contexte.
Je considère ce documentaire comme une occasion partiellement saisie, mais j’ai apprécié les réflexions qu’il apporte en conclusion, qui, je l’espère, constitueront un point de départ pour la suite de l’histoire.
Cette vidéo inédite de SCHETTINO circule sur le web depuis quasiment deux ans, mais personne ne s’en rend compte
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO le 5 décembre 2014
« Vendue » comme une grande nouveauté, elle a été en réalité publiée en tant qu’exclusivité par le journal LA REPUBBLICA et reprise sur les sites et groupes Facebook.
par Angela CIPRIANO
GROSSETO : Une vidéo inédite ? Non, elle est sur le web depuis quasiment deux ans.
Pendant les premiers deux jours de l’interrogatoire du Commandant Francesco SCHETTINO, les mardi 2 et mercredi 3 décembre, il a été beaucoup parlé à l’audience et sur les médias d’une vidéo que le Bureau du Procureur a achetée et a produite en tant que preuve.
La vidéo a fait en peu de temps le tour du monde, comme si c’était vraiment une nouveauté, si on ne l’avait jamais visionnée auparavant.
Il n’en est rien. Ceux et celles qui ont suivi l’affaire attentivement au lieu de ne le faire que superficiellement savent que les faits sont bien différents.
Sur cette vidéo d’amateur, on voit une personne dont la corpulence pourrait être celle de SCHETTINO, en veste et en cravate, également en uniforme de commandant et qui surveille depuis le pont du navire les personnes qui montent sur une chaloupe. Il est difficile de savoir si c’est en parlant ou en silence.
Cependant, sur beaucoup d’organes de presse, que ce soit la presse-papier ou la presse-web, on a parlé de cette vidéo en écrivant beaucoup de bêtises, peut-être plus par ignorance que par mauvaise foi, de sorte que l’impression d’ensemble qui en est ressortie et qu’une grande partie de l’opinion publique a faite sienne est basée sur des conclusions erronées, comme cela est déjà arrivé à d’autres reprises au cours du procès.
Ce n’est pas tout. Dans la clameur médiatique générée par l’annonce d’une vidéo nouvelle, quelqu’un a également parlé de preuve éclatante de l’abandon du navire par SCHETTINO alors que la vidéo, justement, soulève de nombreux doutes et, si ça se trouve, prouve le contraire.
Mais procédons par ordre.
1. « La vidéo est inédite ». Non, elle ne l’est pas.
La vidéo est sur le web non pas depuis quelques jours mais depuis le 10 janvier 2013, lorsqu’elle est publiée non pas par un petit journal local, mais par LA REPUBBLICA sur son site internet avec un bandeau jaune sur lequel est marqué « En exclusivité ».
Ce n’est pas tout : dans les 23 mois qui ont suivi, elle a été reprise et publiée sur des sites et des groupes Facebook avec énormément de commentaires.
La seule chose qui soit nouvelle, quasiment deux ans plus tard, c’est qu’elle a été achetée par le Bureau du Procureur.
2. « Cette personne est « SCHETTINO ». Ce n’est pas sûr.
La corpulence est la même. Il lui ressemble. Il a la veste et la cravate comme les commandants de navires. Mais à l’audience, à la question précise du procureur, SCHETTINO a répondu : « Ce pourrait être moi », mais sans en avoir pour autant la certitude. Il va être réalisé un agrandissement le plus net possible pour en être sûr.
3. « La vidéo a été montrée au cours de l’audience du mardi ». Ce n’est pas vrai.
Certains journaux ont sorti ceci en ligne le mardi et sur papier le mercredi. Mais la vidéo n’a été montrée que le mercredi. Donc le lendemain. On le prévoyait ? Possible. Ce qui est certain, c’est que ceux qui l’ont écrit la veille ont diffusé une information fausse.
4. « On le voit monter sur la chaloupe ». Ce n’est pas vrai.
Cette silhouette, dont on présume qu’il s’agit de SCHETTINO, reste sur le pont du navire pendant toute la durée de la vidéo. Quand la vidéo se termine, elle est toujours sur le pont. Sur la chaloupe, il y a seulement quelques passagers.
5. « La vidéo prouve qu’il est le premier à quitter le navire ». Ce n’est pas vrai non plus.
De deux choses l’une. Toute personne qui réfléchit un peu sur le cas de la CONCORDIA ne peut tirer qu’une conclusion du visionnage de cette vidéo, c’est que si c’est SCHETTINO, il n’a pas abandonné le navire le premier. Quelques minutes avant que le navire ne chavire, il est toujours sur un pont alors que l’ile du GIGLIO est déjà pleine de naufragés.
Voilà l’impression d’ensemble qui se dégage des preuves et des actes, elle est bien différente de ce qui a été diffusé jusqu’ici, amplifié par la presse de masse. La même presse qui a présenté triomphalement comme une nouveauté la requête de 20 ans de prison par le Procureur. Le Procureur VERUSIO a dit depuis le début que c’était ce qu’il demanderait. Ça fait seulement 3 ans qu’il le répète.
Et puis, il y a eu l’écho de la phrase de SCHETTINO : « Sulla nave dopo Dio c’ero io”, un écho qui résonne encore comme s’il avait proféré un blasphème. Pourtant, quiconque connait un peu la marine de par le monde entier sait bien qu’on dit partout que « le commandant est le seul maître à bord après Dieu ». C’est une façon de parler entre hommes de mer depuis l’Italie jusqu’à la Terre de Feu. SCHETTINO a seulement utilisé le langage des hommes de mer, qui est le sien depuis 30 ans/c’est ce qu’il est depuis 30 ans.
SCHETTINO dément toute participation à l’émission ‘l’Isola dei famosi »
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO le 29 novembre 2014
Encore une fausse rumeur sur le Commandant de la CONCORDIA – par Angela CIPRIANO
Le Commandant SCHETTINO communique que les dernières nouvelles qui circulent en kiosque depuis quelques jours après avoir été propulsées par un journal populaire (NDS : italien) et relatives à son éventuelle participation au reality-show (NDS : toujours italien) « l’ile des célébrités » est complètement privée de tout fondement.
Il n’a pas été contacté par les organisateurs de ladite émission et il n’a donc pas été parlé de compensation financière (NDS : fabuleuse) pour ladite participation.
Il est clair qu’à un moment aussi délicat du procès pour la CONCORDIA qui est toujours en cours à GROSSETO, cette fausse et trompeuse nouvelle ressemble furieusement à une campagne médiatique de diffamation lancée au bon moment afin de discréditer encore un peu plus l’image de l’accusé.
On en vient à se demander comment il se fait qu’à la veille d’un évènement aussi important que l’audience du 2 décembre pendant laquelle SCHETTINO lui-même déposera à la barre, aucun organisme de presse ne soit capable de diffuser une information correcte en ce qui concerne les faits qui ont réellement émergé au cours des audiences passées et se consacrent à des rumeurs inventée à 100% à la seule fin d’augmenter leurs ventes tout en enfonçant leur clou.
Il ne faudrait pas oublier que le Tribunal est en train de chercher à faire la lumière sur une tragédie qui a fait 32 morts et toute information incorrecte constitue fatalement un manque de respect dont ils devraient avoir honte envers ceux qui ne sont plus, mais aussi envers ceux qui ont survécu.
LA CONCORDIA : les images que vous n’avez pas vues
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO le 29 octobre 2014
un article d’Angela CIPRIANO paru le 27/09/2014
Le sujet :
Madame CIPRIANO a rencontré Paolo BRIGATO, le journaliste-cameraman qui s’est trouvé le premier sur les lieux de la tragédie, alors encore en train de se produire.
Il n’a pu accéder à l’ile qu’à 2 h du matin, car la priorité était aux secours.
Depuis le continent tout proche, déjà, il tournait des images.
Traduction de l’article entier sur le blog Verità per la Concordia :
http://www.concordiaveritas.org/la-concordia-les-images-que-vous-navez-pas-vues/


