Archives de la catégorie Commandant SCHETTINO

On l’a appelée « LA MAUDITE », la belle nef blanche.

soi-disant depuis son baptême raté par des individus qui n’avaient encore rien écouté de leurs cours de Sciences Physiques.

Alors qu’il aurait été si facile de placer le point d’attache de la cordelette au bout duquel était fixée la bouteille de champagne sur une grue à l’extérieur du navire, comme ça :

ils l’ont placée comme ça, chichement :

résultat, l’élan coupé par le plat-bord, elle ne s’est pas cassée.

C’est le pendule de GALILEE que vous avez pu voir se balancer ainsi en TP-cours car vous aviez des mesures à faire.

Observons les deux mouvements au ralenti à partir de 1 min 05 s :

Oui, le pendule remonte à la même hauteur où sa vitesse devient nulle. 

Seulement, au passage à l’altitude où elle doit frapper la coque, la bouteille n’a pas la même vitesse.

Le « pendule » a perdu une partie de son énergie en frappant l’obstacle.

Pour la vérification expérimentale à grande échelle sur un paquebot blanc, revoir la seconde vidéo.

Vos professeurs d’antan vous ont peut-être infligé les équations correspondantes (un tout petit pdf d’une page même pas, ceux qui ne l’ouvrent pas je prends les noms) : 
http://www.ast.obs-mip.fr/users/perez/thermodynamique/Thermo01-01.pdf

Mais les journalistes de l’époque en chœur : « tout le monde sait que cela est un signe de malheur pour le navire et ses occupants ». 

Quand je dis « l’époque », c’est après l’accident, bien sûr.

Au XXIème siècle !à terre,

les pieds dans leurs pantoufles,

n’ayant jamais vu

ni aucun de leurs proches

LA CONCORDIA elle-même !

faire appel à la superstition !

Pauvre science !
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Je constate qu’à l’heure où la démolition est commencée, nous avons eu la même idée, krn et moi :

http://krn-defouloir.blogspot.fr/2014/09/des-navires-baptises.html

http://krn-defouloir.blogspot.fr/2014/09/un-hasard-pas-tout-fait-hasardeux.html

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Jacob RUSLI BIN ? il avait témoigné tout de suite, spontanément

Le procès-verbal de sa déposition est en ligne depuis une éternité en ITALIE là :
http://www.quotidiano.net/file_generali/documenti/PDF/2012/01/timoniere.pdf

C’est l’introduction, le cadre juridique.  

Voici le contenu :

Depuis combien de temps étiez-vous embarqué sur la CONCORDIA ?
J’ai embarqué le 21 octobre 2011 et j’ai commencé à être de garde en passerelle en tant que marin timonier le 21 décembre 2011.

Avez-vous été de timonier sur d’autres navires ?
Je suis timonier chez COSTA depuis 2004.

Quels sont vos tours de garde à bord ?
Je suis de garde de 08:00 à 12:00 et de 20:00 à 24:00

Pouvez-vous préciser les tâches du timonier à bord du navire ?
Je maintiens le cap selon les consignes données par l’équipe de commandement. Parfois je surveille le pilote automatique réglé sur la route choisie lors de la phase de planification du voyage.
De plus je surveille les points de repère importants sur la côte, aidant en cela l’Officier de Garde en passerelle pendant la navigation.

Le jour du 13 Janvier 2012 vous étiez de tour de garde entre 20:00 heures et 24:00 heures ?
Oui.

Depuis le départ du Navire de CIVITAVECCHIA avez-vous enclenché le pilote automatique ?
Quand le Pilote de CIVITAVECCHIA est descendu, la navigation de sortie de port était terminée, d’après ce que m’a dit lors du passage des consignes le timonier précédent de nationalité Philippine, qui se nomme MARLON et dont je ne me rappelle pas le nom de famille, le pilote automatique étant réglé sur le cap 201° jusqu’à environ 20:45 lorsque le 1er Officier AMBROSIO m’a donné l’ordre de passer en mode manuel.

mais ils ne sont pas allés en TUNISIE, une erreur de touche du collègue secrétaire qui n’y connaissait rien sans doute
à 301° ils vont bien vers L’ARGENTARIO

Les autres fois où vous êtes passé entre l’ile du GIGLIO et le promontoire de L’ARGENTARIO, avez-vous toujours navigué en mode manuel ?
Oui.

Les autres fois, à quelle distance de l’ile du GIGLIO naviguiez-vous ?
Je ne me rappelle pas de la distance parce que je ne vois ni le Radar ni la carte nautique, je ne fais que maintenir le cap qu’on m’ordonne, même si je me souviens qu’on passait toujours à la même distance entre l’ile du GIGLIO et le Promontoire de L’ARGENTARIO en maintenant le cap au 290°.

cap 290°, plus le souriceau pénètre dans le triangle des trois côtes, plus il se cogne au GIGLIO s’il continue tout droit sans tourner

Pour le passage entre l’ile du GIGLIO et le Promontoire de l’ARGENTARIO, le Commandant était-il sur la passerelle ?
Chaque fois que nous passons dans la zone de l’ile du GIGLIO, le Commandant monte et reste sur la passerelle, cette fois il est arrivé peu après 21:00, même si je ne me souviens pas de l’heure exacte.
Je précise qu’à ce moment-là, en plus de moi et le Commandant, sur la passerelle, il y avait aussi le 1er Officier AMBROSIO, le 2d Officier URSINO, le 3ème Officier CORONICA, un Élève-Officier de Couverture dont je ne me rappelle pas le nom, je me souviens seulement de son prénom : Stefano, et deux autres personnes dont je crois qu’elles faisaient partie de l’Hôtellerie.

Avez-vous vu à ce moments-là le Commandant consommer des boissons alcoolisées ?
Non, je ne l’ai jamais vu boire de l’alcool en passerelle.

Est-ce que la route suivie lors de la navigation du 13 courant était la même que celle suivie lors des précédents passages dans cette zone ?
NON, en ceci que je me suis rendu compte que nous passions très près de l’ile du GIGLIO.

les vibrations qui sont remontées depuis la salle des machines ?

Pouvez-vous nous décrire la navigation pendant le passage entre l’ile du GIGLIO et le promontoire de L’ARGENTARIO ?
A 20:45, le premier Officier m’a ordonné de passer en mode manuel et de rejoindre et maintenir le cap 290° à une vitesse de 15 nœuds

A environ 0,5/1 Mg de la côte de l’ile du GIGLIO

 ??? sais pas ce que ça veut dire

sûrement 0,5 mille nautiques (sans garantie)

le Commandant SCHETTINO, après avoir passé à peu près 10 minutes converser avec le personnel d’Hôtellerie présent en passerelle, a pris possession de la garde et après encore 10 minutes environ a ordonné de se régler sur 10° de barre à droite jusqu’au cap 310° et une minute après, il ordonnait en hurlant frénétiquement « à droite toute ».

 ???

Tout de suite après cet ordre, j’ai entendu un grand coup du côté gauche de la poupe du Navire et immédiatement, le Commandant qui ordonnait « à gauche toute » et encore « à droite toute ».

mmmmmm – à vérifier la successionLe timonier a compris que le Commandant lui disait de passer au cap 310°

puis, étant arrivé ou pas au cap 310° d’après ce document, il a fallu faire la chicane pour éviter l’écueil effleurant du SCOLE :
1°/  à droite toute
2°/  à gauche toute
3°/  à droite toute.

http://video.gelocal.it/iltirreno/dossier/costa-concordia/costa-concordia-francesco-schettino-il-timoniere-non-ha-capito-i-miei-ordini/33945/34690

J’ai exécuté instantanément tous les ordres qui m’ont été donnés jusqu’à ce qu’après la dernière manœuvre un tas d’alarmes se déclenchent et qu’il n’y ait plus de courant, tandis que simultanément l’éclairage d’urgence s’allumait et les systèmes de propulsion s’arrêtaient.
oui, ben non, pas tout-à-fait  : il est allé d’abord à gauche avant de rectifier
Après le choc, le navire s’est incliné vers la gauche d’environ 15°, l’inclinaison augmentant au fur et à mesure que le temps passait. 

Vous rappelez-vous si le Commandant a contacté les Garde-Côtes ou a été contacté par eux après le choc ?
Non, je ne peux pas me rappeler si le Commandant a contacté les Garde-Côtes ou vice-versa, parce que j’étais en proie à la panique, toutefois, je peux affirmer que j’ai entendu le Commandant communiquer en italien avec le VHF.

le VHF étant la radio marine (Very Hight Frequency, très haute fréquence) en général, le Canal 16 étant LA fréquence réservée aux cas de détresse

Avant l’accident avez-vous entendu quelqu’un à bord utiliser le VHF pour communiquer ?Non, le VHF n’a pas été utilisé pendant les moments qui ont précédé l’accident.

Qu’est qui s’est passé en passerelle tout de suite après le choc ?
Je suis resté au timon et j’ai vu arriver tous les officiers de couverture en passerelle, sans comprendre ce qu’ils disaient.

Combien de temps êtes-vous restés en passerelle après l’accident ?
J’y suis resté environ 30 minutes, jusqu’au signal d’alarme, 7 coups de sifflet brefs suivis d’un long.

Qu’avez-vous fait après qu’ait retenti le signal d’alarme ?
Je suis allé au canot de sauvetage N°8, pont 4 du côté
gauche, là où je devais aller d’après le plan d’alarme à bord qui me
donne la responsabilité d’aider les personnes à embarquer, de descendre
la chaloupe et enfin de la conduire. J’ai trouvé la chaloupe déjà pleine
de passagers et quelques membres de l’équipage prêts à la faire descendre. L’équipage de la chaloupe était composé de moi, un charpentier, un mécanicien, un cuisinier et un pâtissier dont je ne me rappelle pas les noms.
Je ne me souviens pas combien de temps est passé entre mon arrivée sur le pont 4 et le signal d’abandon du navire.
Tout de suite après qu’ait retenti ce signal, nous avons descendu la chaloupe et nous sommes allés au port où nous avons débarqué près de 150 personnes et nous sommes immédiatement revenus près du bord en récupérant environ une dizaine de personnes qui avaient sauté à la mer.
Avez-vous eu des contacts avec les officiers de bord ou avec le personnel de COSTA depuis l’accident ?
Non, je n’ai parlé avec personne.
… et c’est la fin : le cadre juridique et les signatures …

Nous savons déjà que la chicane pour éviter le choc avec LE SCOLE n’a pas pu réussir à cause, entre autres peut-être, de l’erreur du timonier.

Pourquoi diable n’avaient-ils pas tourné avant ? 

RUSLI BIN semble convaincu de passer pile au milieu de toutes les côtes en allant tout droit en gardant le cap 290° !

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Pour repartir sur de bonnes bases

le témoignage que vous semblez ignorer
http://www.gonews.it/2013/12/10/concordia-testimonia-linfermiera-capo-via-dalla-nave-sulla-lancia-di-schettino/

Concordia, testimonia l’infermiera capo: “Via dalla nave sulla lancia di Schettino”



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 L’infirmière-chef témoigne : j’ai quitté la CONCORDIA sur la même chaloupe de sauvetage  que SCHETTINO
C’est aussi le résultat des vérifications de la Guardia di Finanza.

Le navire était penché, les passagers glissaient sur le plancher, on n’arrivait pas à rester debout, on est allé pour prendre une chaloupe, je me suis retrouvée sur son toit.

Avec moi, il y avait aussi le commandant SCHETTINO et le commandant en second Roberto BOSIO qui m’a aidée et m’a dit : « je vais vous sauver ».

Tel est le témoignage de l’infirmière-chef de l’hôpital de bord de la COSTA CONCORDIA, la roumaine Raluca SOARE, entendue cet après-midi à GROSSETO (décembre 2013) dans le cadre du procès sur le naufrage du GIGLIO.

L’infirmière était là lorsque SCHETTINO sauta avec d’autres officiers sur le toit du canot de sauvetage qui allait quitter le navire. « Avec deux commandants, je me sentais rassurée » a-t-elle encore dit, se souvenant aussi du moment où « le chef des machines nous a rejoints et a hurlé : « démarrez, démarrez, le navire nous tombe dessus ! » ».

Raluca SOARE a aussi dit  » BOSIO est tombé à l’eau à un moment, et il a bien cru qu’il allait mourir », car à ce moment là « le canot a été piégé par les bras des grues qui le retenaient » à cause de l’inclinaison du navire » et que « le marin qui devait la piloter paniquait ».

C’est SCHETTINO lui-même qui a pris la barre pour éloigner la canot du navire et c’est ainsi que le marin a pu nous  conduire à bonne distance su navire qui chavirait.

Il y avait des passagers sur la chaloupe, « j’ai aidé moi-même à les faire monter à bord ».

L’infirmière s’est aussi rappelé avoir vu ensuite SCHETTINO très triste et choqué, il regardait droit devant lui, il se tenait les bras croisés ».

Lors de la phase de l’enquête, le témoin avait fait des dessins pour mieux décrire cette scène, ils ont été aujourd’hui montrés à l’audience par Monsieur le Procureur.

Le procès de la CONCORDIA reprend le 22 septembre 2014 à GROSSETO.
”La nave era inclinata,
i passeggeri scivolavano sui pavimenti, non si stava in piedi, andammo a
prendere le scialuppe, finii sul tetto di una lancia. Dov’ero io
c’erano anche il comandante Schettino e il comandante in seconda Roberto
Bosio il quale mi aiutò e mi disse: ‘Ti salvo io”’. Così la
testimonianza della capo infermiera dell’ospedale di bordo della Costa
Concordia, la romena Raluca Soare, sentita nel pomeriggio a Grosseto al
processo sul naufragio del Giglio.L’infermiera era presente quando Schettino con altri ufficiali saltò sul
tetto di un mezzo di salvataggio lasciando la nave. ”Con due comandanti
mi sentivo tranquilla”, ha anche detto, ricordando pure il momento in
cui ”un capo di macchina ci raggiunse e urlò ‘Scappate, scappate, la
nave vi sta venendo addosso!”’. Raluca Soare ha anche detto che ”a un
certo punto Bosio cadde in acqua e pensavo stesse per morire”, mentre
”la lancia” a causa dell’inclinazione della nave ”era intrappolata tra i
bracci che la tenevano, mentre il marinaio che la doveva guidare era
nel panico. E’ stato anche Schettino ad agire per tirare via la lancia
dalla nave e così il marinaio l’ha potuta condurre a distanza dalla
nave” che si ribaltava. Sulla lancia c’erano passeggeri, ”io stessa
aiutai a farli salire a bordo”.

L’infermiera ha inoltre ricordato di aver poi visto ”Schettino molto
triste e choccato, guardava fisso davanti, stava a braccia conserte”. La
testimone durante la fase delle indagini aveva realizzato dei disegni
per descrivere queste scene, oggi mostrati dai pm in aula.

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”La nave era inclinata,
i passeggeri scivolavano sui pavimenti, non si stava in piedi, andammo a
prendere le scialuppe, finii sul tetto di una lancia. Dov’ero io
c’erano anche il comandante Schettino e il comandante in seconda Roberto
Bosio il quale mi aiutò e mi disse: ‘Ti salvo io”’. Così la
testimonianza della capo infermiera dell’ospedale di bordo della Costa
Concordia, la romena Raluca Soare, sentita nel pomeriggio a Grosseto al
processo sul naufragio del Giglio.L’infermiera era presente quando Schettino con altri ufficiali saltò sul
tetto di un mezzo di salvataggio lasciando la nave. ”Con due comandanti
mi sentivo tranquilla”, ha anche detto, ricordando pure il momento in
cui ”un capo di macchina ci raggiunse e urlò ‘Scappate, scappate, la
nave vi sta venendo addosso!”’. Raluca Soare ha anche detto che ”a un
certo punto Bosio cadde in acqua e pensavo stesse per morire”, mentre
”la lancia” a causa dell’inclinazione della nave ”era intrappolata tra i
bracci che la tenevano, mentre il marinaio che la doveva guidare era
nel panico. E’ stato anche Schettino ad agire per tirare via la lancia
dalla nave e così il marinaio l’ha potuta condurre a distanza dalla
nave” che si ribaltava. Sulla lancia c’erano passeggeri, ”io stessa
aiutai a farli salire a bordo”.

L’infermiera ha inoltre ricordato di aver poi visto ”Schettino molto
triste e choccato, guardava fisso davanti, stava a braccia conserte”. La
testimone durante la fase delle indagini aveva realizzato dei disegni
per descrivere queste scene, oggi mostrati dai pm in aula.

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Bilan du mois de Mai 2014

Vu à la télé avec trois mots inattendus prononcés tout naturellement : « complice », « manipulation », « tragédie »

Bonus au documentaire « Jeu d’influences : les stratèges de la communication », de Luc Hermann et Gilles Bovon, diffusé le mardi 6 mai 2014 sur France 5.

Je résume le message de l’interviewé : c’est grâce à une opération de communication réussie qu’aux yeux de l’opinion publique le Capitaine est le seul responsable.

Cette opération était nécessaire pour que l’industrie mondiale de la croisière et tous ceux qui en vivent, les petits aussi bien que les grands, ne subissent pas une crise en plus de la crise.

Comment est-ce que cela a été rendu possible ? l’opinion publique a été manipulée, nous apprenons que les victimes ont été manipulées aussi, le tout parce que les journalistes ont été, en masse, manipulés.

La méthode appliquée :

Monsieur Marc ESKENAZI, communicant de son état, est réveillé en pleine nuit par son collègue italien pendant la nuit du vendredi 13 janvier 2012.
Il se rend chez COSTA FRANCE, la télé est allumée devant l’état-major qui regarde les dernières informations sur la CONCORDIA.

Un paquebot de COSTA CROISIÈRES a été échoué devant une petite ile de l’archipel Toscan.
COSTA CROISIERES qui « avait patiemment bâti sa réputation sur le rêve et la sécurité » justement !

  • Une seule interview sera accordée par Monsieur Georges AZOUZE, le patron, à un seul journal dès le samedi : le PARISIEN. Le mot tragédie a été choisi pour parler de l’évènement.
  • Pendant ce temps-là, en Italie, le Capitaine SCHETTINO, le plus ancien dans le grade le plus élevé à bord, vient d’être désigné comme LE responsable, on publie à tour de bras que :

1°/ « il » s’est rapproché bien trop près de l’ile
2°/ « il » a déserté le navire en abandonnant les passagers

« Il sera tout fait pour éviter que la compagnie soit accusée de négligence, voire de complicité avec le Commandant. »

  • L’envoyé spécial du FIGARO en Italie est contacté pour aider à éteindre une polémique avec les passagers rescapés, une question de sous au sujet de leur indemnisation.

On annonce qu’on leur remboursera la totalité de la croisière, les trajets pour aller prendre le bateau et pour revenir après l’accident.


En Italie, on fixe un montant secret pour l’indemnisation, 11000 euros par passager, secret parce qu’on l’annoncera en deux étapes. Accueil mitigé lors d’un sondage discret alors

  • Premier montant plus petit annoncé dans le Figaro 8000 euros par personne. Saluons au passage l’utilisation subtile du conditionnel. 
  • Deux jours après les 8000, les 11000 euros d’indemnité sont annoncés. Et 85% des passagers acceptent. La pilule sous pour dommages subis est passée.

La première réaction est que c’est un sordide calcul sur le malheur subi. 

A la seconde lecture, c’est une opération commerciale courante, c’est le facteur humain qui indignait : les passagers ont été manipulés.

Comme pour les soldes, 1re démarque, 2ème démarque, vendu : communication réussie.

L’opération de communication de Monsieur Marc ESKENAZI est un succès, la marque COSTA est sauvée :

1°/  pour l’opinion publique, le Capitaine est le seul responsable

2°/  les clients sont revenus

3°/  le marché a repris plus vite que prévu.

La campagne de communication a été demandée à une société spécialisée et financée par COSTA et l’ensemble des grandes Compagnies de croisière dans le monde.

Voulez-vous jouer à « Jeu d’influences », un jeu de rôle gratuit et en français ?ce sera vous qui profiterez des conseils des communicants.

Costa a attaqué, dès les premières heures son capitaine, parce que la compagnie craignait qu’on croie qu’elle était COMPLICE avec lui.

Alors lequel et complice de quoi ?

Et qui à ce moment là pensait qu’il pourrait ne pas s’agir seulement d’un malheureux accident ? 

… sauf des personnes qui auraient tout fait pour que ça ressemble à un accident …

Voilà pourquoi il était aussi important de faire appel à une entreprise de communication
pour ne pas risquer de gaffer.

Corrine a reconstitué ce qui se sait de la chronologie des faits sous forme de tableau là 

Je résume en ce qui concerne le tournant à prendre pour longer la côte de l’ile du GIGLIO en venant de la route directe CIVITAVECCHIA-SALERNE :

le Capitaine AMBROSIO ordonne cap à 278°, puis cap à 290°

21 h 36 min 39 s, là où il se trouve la CONCORDIA, il faudrait prendre le tournant en ordonnant cap à 334°

le Capitaine AMBROSIO répète cap 290° et l’officier CORONICA confirme qu’on suit bien ce cap trop petit en nombre

en clair, à ce moment-là, « il » visait plutôt la plage de CANNELLE que les balises du port de PORTO-GIGLIO, « il » ne faisait pas tourner la CONCORDIA suffisamment pour pouvoir sortir de l’anse

pendant ce temps, le Commandant SCHETTINO se renseigne au téléphone pour savoir s’il aura bien (au futur) de l’eau sous la coque sur la route de l’inchino du mois d’août fait par le Commandant GARBARINO

ne me demandez pas pourquoi, mais le Commandant SCHETTINO a du retard par rapport à la réalité, je constate, c’est tout

La réalité lui apparait sous forme d’écume, il prend le commandement et demande cap 300°, 310°, 325°, 330°, 340°, 350° très supérieur à 334° mais …

Les journaux, récemment : « il dit qu’il a heurté un petit rocher » (indignation manifeste, je vois d’ici la personne chargée de la mise en page choisir la police d’écriture du titre avec la bouche en cul de poule).

Il a même dit que le rocher n’était pas sur la carte, alors que la CONCORDIA ramenait un paveton de plusieurs dizaines de tonnes encastré dans sa coque, si vous allez par là. 

en retard par rapport à la position réelle de la CONCORDIA aussi

Forcément, « ils » ont foncé tant qu’ils ont pu avant de ne pas tourner comme il faut, les ceusses qui étaient en charge du navire.
FANGIO aussi, mais sa voiture de course pesait beaucoup moins en termes d’inertie. Alors il réussissait les chicanes des circuits de Formule 1. Auxquelles il s’attendait : les pilotes savent leur circuit par coeur, comme nos coureurs du Tour de FRANCE.
Mais le timonier indonésien qui ne s’y attendait pas a loupé la chicane.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

A GROSSETO,

L’officier responsable de la vérification de la route qui s’est tu le soir du malheur s’est présentée à la Cour en continuant à se taire. Pourquoi ? elle a déjà été jugée et a fait sa peine négociée.

Le Commandant AMBROSIO est venu par respect pour les victimes, il a répondu aux questions qui lui ont été posées. Il a fait sa peine négociée et a repris son service à bord.

Le timonier indonésien joue toujours les arlésiennes.

A GÊNES, la société a touché les sous de l’assurance et la CONCORDIA pourra être reconstruite.

Partout dans le monde,
des familles pleurent des disparus, survivent au traumatisme en s’accrochant, ils pensent : « la fantaisie d’un capitaine contre des vies humaines ».


Mais le mot est faible ! c’est plus grave qu’une fantaisie, il me semble : 334° c’est 334°. Des officiers qui ont une culture scientifique de niveau universitaire, se tromper là dessus ?
Et qu’est-ce que c’est que cette histoire de pavillon de complaisance italien dont parle l’expert indépendant là ? 
 « M/S Costa Concordia was one of five very big Italian flag* (*Italian international or open register = Flag of Convenience) cruise vessels that could transport 3 780 passengers between European ports, just for fun served by about 1 100 crew members. 90% of the crew aboard was not Italian but poor, low paid Asians, East Europeans and South Americans not speaking Italian, the working language aboard. Some crew could speak English but didn’t understand the English of the Italian officers aboard. »

flag of convenience ! five ! cinq paquebots !

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La passerelle est en panne, on y va ?

Anders BJÖRKMAN parle de l’accident de la CONCORDIA, paquebot
http://heiwaco.tripod.com/news8.htm

Le virage pré-programmé a mal été exécuté
1°/ la boite noire ne fonctionnait pas bien depuis 4 jours avant l’accident

elle s’éteignait de temps en temps et puis elle repartait

des blancs, l’ALZHEIMER informatico-électronique

sans enregistrer qu’il s’était écoulé du temps

que la CONCORDIA avait avancé sur sa lancée pendant ce temps

qu’elle avait dépassé le waypoint du tournant

que le pilote automatique aurait du faire tourner le bateau automatiquement

sans donner l’alarme du tout aux officiers de la passerelle comme quoi ça n’avait pas été fait

Une boite noire, ça ne sait pas donner l’alarme et puis, ça ne fait qu’enregister.



2°/ la boite noire a eu une absence juste au moment où il n’aurait pas fallu,

ne me demandez pas pourquoi, mais les gouvernails n’ont plus reçu les instructions informatico-électroniques

quand le commandant a dit « I take the comms » le bateau ne pouvait pas répondre

Le choc frontal qui les attendait et le bateau ne réagissait pas au timon

Si c’est pas un black-out avant le choc avec l’écueil du SCOLE, ça !

 Rappel : vu le prix du navire et de son équipement, le responsable légal dudit équipement informatico-électronique est son propriétaire. Toute proportion gardée, c’est comme pour un appartement en location, il y a l’entretien qui incombe au locataire et celui qui incombe au propriétaire.

 

Le journal récent parle du naufrage du SEWOL, et ça se ressemble beaucoup :

L’équipage du ferry qui a coulé avait demandé une réparation de l’équipement de pilotage avant l’accident

Environ deux semaines avant le tragique accident, l’équipage du SEWOL-HO avait fait parvenir un formulaire de demande de réparation à la Compagnie Maritime propriétaire du ferry CHONGHAEJIN.

Il dit que l’équipement de pilotage du ferry à présent submergé envoyait des avertissements « Pas d’alimentation. »

Pour pouvoir l’utiliser, les membres de l’équipage indiquaient être obligés de le relancer complètement et devaient se brancher sur une alimentation de secours à partir du panneau d’alimentation en attendant que le courant revienne.

Le formulaire de demande indique en outre que la cause de l’origine de ce problème était inconnue.

Malgré cela*, l’armateur du ferry n’avait rien fait pour solutionner le problème.

 * cela, c’est la passerelle en panne, ni plus, ni moins
LA PASSERELLE :
 c’est-à dire tous les écrans, tous les boutons, tous les leviers des deux saisies d’écran précédentes et ceux qui étaient hors du champ de la caméra et les systèmes d’alarme avec !

La radio coréenne YTN a rapporté mercredi que l’entreprise de réparation navale qui avait
travaillé sur le ferry SEWOL auparavant, a déclaré qu’il ne pas avoir
réparé l’équipement de pilotage du ferry SEWOL récemment, pas
plus qu’elle n’avait reçu de demande de réparation au sujet de l’équipement de pilotage.

Les experts disent que l’équipement de pilotage est essentiel pour la sécurité de la navigation, que tout problème dans l’équipement de pilotage augmente la probabilité que se produise un accident et qu’il devrait être interdit que les navires ayant un problème quelconque sur l’équipement de pilotage puisse prendre la mer.
Pourtant, on constate que la Compagnie Maritime
CHONGHAEJIN a fait naviguer le malheureux ferry pendant plus de deux semaine, jusqu’à l’accident, la semaine dernière. 

Les mêmes causes produisent les mêmes effets :
les marins ont constaté un dysfonctionnement,
ils l’ont signalé à l’armateur, le propriétaire,
ils ont du prendre la mer sans qu’il soit réparé
ils ont eu un accident.

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