Archives de juillet 2026
Dura lex sed lex et elle est pour tout le monde
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 27 juillet 2026
La loi est dure mais c’est la loi, disait-on jadis à Rome.
Une vidéo titre » Scandale ! Schettino demande un aménagement de sa peine. » – sans développer d’ailleurs l’idée par la suite … juste un titre accrocheur.
Et pourquoi ?
Parce que Schettino, a effectué plus de la moitié de sa peine et que cela lui donne le droit de demander une mesure de liberté conditonnelle.
J’explique :
Le sentence de Grosseto, confirmée ensuite en Appel puis en Cassassion disait au total 16 ans et 1 mois de réclusion.
La loi italienne prévoit, obtenu par l’entremise de l’IA de Google :
Les principales lois sur les prisons en Italie sont l’articolo 27 della Costituzione e la Legge sull’Ordinamento Penitenziario (n. 354/1975), integré par le Regolamento di Esecuzione (D.P.R. n. 230/2000).
Ces règles définissent les droits des détenus et les règles de vie dans les prisons gérées par le Ministère de la Justice.
Principes constitutionnels et fondamentaux :
– Rééducation : la peine doit viser le rétablissement et la réinsertion de l’individu.
– Humanité : tout traitement contraire à l’humanité est interdit.
– Droits : le détenu conserve ses droits fondamentaux compatibles avec la détention.
Le Système Pénitentiaire (Loi 354/1975)
– Règles de traitement : ŕéglemente le travail, l’instruction, la religion et les contacts avec les familles.
– Mesures alternatives : prévoit des mesures telles que la probation et la semi-liberté pour faciliter la réinsertion sociale.
– Réformes historiques : inclut les amendements ultérieurs, comme la loi Gozzini relative à l’accès aux mesures extérieures
L’équivalent de Legifrance étant : http://www.ristretti.it/areestudio/giuridici/leggi/index.htm
Schettino, depuis la prison de Rebibbia, travaille depuis 5 ans pour la Fabbrica di San Pietro sous le patronage de l’association Seconda chance. Il numérise des documents pour les Archives de l’état Italien.
Rebibbia proposait qu’en récompense de sa bonne conduite il aille, pendant la journée, effectuer ce travail sur place à l’état du Vatican, muni d’un bracelet électronique, et revienne le soir passer ses nuits en prison. Mais le pape François est décédé et le projet a tourné court.
L’aménagement des peines a pour but d’amorcer une réintégration progressive du détenu dans la vraie vie, à ce titre elle est prévue par la loi et on titre « scandale » ?
Depuis quand appliquer la loi est-il un scandale dans un pays où tous les tribunaux siègent sous une banderole qui proclame « La legge è uguale per tutti » ?
Le capitaine De Falco
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 26 juillet 2026
Qui est Gregorio De Falco ?
Chi è Gregorio De Falco ?
Un article paru le mercredi 18 janvier 2012 sur le journal Il Post
Le responsable de la Salle des Opérations de la Capitainerie de Livourne a bénéficié d’une immense admiration et un profond respect suite à la diffusion des enregistrements de ses communications avec le commandant Schettino du Costa Concordia.
La publication mercredi des enregistrements des communications entre la Capitainerie de Livourne et le commandant du Costa Concordia Francesco Schettino, a beaucoup apporté, tant sur le plan journalistique que littéraire sur le contenu de ces conversations qui circulaient déjà sous forme écrite.
Le ton ferme et responsable avec lequel le capitaine Gregorio De Falco a pris les choses en main et a renvoyé Schettino à ses responsabilités a fait l’objet de nombreuses discussions et suscité l’enthousiasme tout au long de la journée, notamment en ligne.
Cet événement a également alimenté des analyses et des réflexions sur les personnalités opposées de De Falco et Schettino.
Nombreux sont ceux qui se sont efforcés de mieux cerner le rôle de De Falco, donnant ainsi tout son sens au qualificatif souvent employée « d’homme du jour ».
(Audio de la conversation entre le commandant Schettino et la Capitainerie lien mort)
Le journal Il Tirreno l’a interviewé aujourd’hui :
Originaire de Naples, De Falco s’est engagé dans la Marine en septembre 1993 et est arrivé à Grosseto en 2005. Vendredi soir, il était responsable de la Salle des Opérations des Garde-Côtes et coordonnait une équipe de cinq personnes.
« J’ai fait de mon mieux – confie De Falco, visiblement ému – et malgré tout, nous n’avons pas réussi à accomplir pleinement notre mission : sauver tout le monde. Ma vocation, c’est le sauvetage, et je ne suis pas satisfait si je ne ramène pas tous les blessés sains et saufs. Malheureusement, il y a eu des morts. »
Dans la salle des opérations se trouvaient également le chef de quart, un opérateur radio, l’opérateur du contrôle d’approche du port (PAC), l’officier d’inspection et l’officier des opérations – De Falco, bien sûr. Une véritable chaîne de commandement.
Dans la Salle des Opérations se trouvaient également le chef d’équipe, un opérateur radio, l’opérateur du système de contrôle d’approche du Port (PAC), l’Officier d’Inspection et l’Officier des Opérations, De Falco lui-même. Une véritable chaîne de commandement.
Qu’est-ce qui s’est passé cette nuit-là ?
« Dans notre Salle des Opérations, nous disposons d’équipements sophistiqués qui nous permettent de suivre les navires en temps réel. C’est ce que nous avons fait après l’alerte donnée par une passagère du Concordia qui avait contacté les Carabiniers. Nous avons ainsi constaté que le navire était très près des côtes, qu’il ralentissait et qu’il naviguait déjà à une très faible vitesse.
Par ailleurs, le fait que le commandant parlait de panne électrique ne cadrait pas avec l’appel aux passagers pour qu’ils mettent les gilets de sauvetage. Un commandant responsable ne peut pas se permettre d’inquiéter inutilement ses passagers en leur demandant de mettre les gilets de sauvetage si ce n’est pas absolument nécessaire. »
Panorama a ajouté d’autres détails à la biographie de De Falco.
Gregorio De Falco est né dans une famille napolitaine, mais vit et étudie à Milan. Diplômé en droit, il a ensuite passé le concours d’entrée à la Capitainerie du Port. L’ayant obtenu, il s’installe en 1994 à Livourne pour suivre une formation de neuf mois à l’Académie Navale.
En 1995, il est affecté à Mazara del Vallo, avant d’être muté à la Capitainerie du Port de Gênes. Promu commandant, il est envoyé en Ligurie, à Santa Margherita Ligure, où il dirige la Capitainerie du Port locale de 2003 à 2005.
Ce n’est qu’après cette expérience en ligurie qu’il retourne à Livourne, au sein du Service des Opérations de la Capitainerie du Port.
Depuis 2005, il occupe exclusivement des postes de commandement opérationnel de sauvetage dans la zone de Livourne.
« Il n’a pas de loisirs ; c’est un homme du genre son travail-sa maison-ses filles – explique Paolillo – Il est marié et père de deux petites filles de 5 et 11 ans scolarisées à Livourne. Il les adore. »
En 1991, lors de la collision entre le ferry Moby Prince et le pétrolier Agip Abruzzo dans le port de Livourne qui fit 140 victimes, le capitaine De Falco n’était pas encore entré dans la Marine. Mais pour l’ensemble du personnel militaire, et plus particulièrement pour ceux qui travaillent à la Capitainerie du Port de Livourne, le cas du Moby Prince est et restera à jamais une tragédie qui marque profondément la vie des Officiers de la Marine.
« Plus de vingt ans après, la tragédie du Moby Prince plane comme une ombre – nous confia le capitaine Paolillo, qui ne s’était pas encore engagé quand c’est arrivé lui non plus- elle a été pour nous tous le début d’une nouvelle ère, c’est le moment que nous ne devons jamais oublier. Une tragédie qui ne doit plus jamais se reproduire. »
Monsieur Pier Luigi Foschi, PDG de Costa
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 26 juillet 2026
https://www.senato.it/service/PDF/PDFServer/DF/279597.pdf

Je vais maintenant vous faire part de nos conclusions.
Concernant le fonctionnement des portes étanches, une fuite provenant d’une seule porte a affecté la liaison entre le compartiment du moteur de propulsion électrique, situé presque entièrement à l’arrière du navire, et le compartiment du compresseur, situé entièrement à l’arrière.
Ce rocher, que nous n’avons pas pu examiner directement car le navire est sous séquestre, mais dont nous avons tenté de déterminer la position grâce à des relevés photographiques, est très proche, presque en face, de la cloison séparant ces deux compartiments et abritant cette porte coupe-feu. C’est la seule porte où une fuite a été constatée, et nous pensons (mais une inspection du navire serait nécessaire pour en être certains) que la cloison a été déformée, ce qui a causé un léger problème avec la porte.
En ce qui concerne la Salle des Machines, c’est-à-dire le système de propulsion, je tiens seulement à préciser que le navire fournit son électricité et que les hélices sont actionnées par deux gros moteurs électriques. Cette salle, ainsi que l’une des deux salles de production d’énergie, a été la première à être inondé et la plus grande déchirure s’est produite au niveau de la salle où cette porte étanche a présenté les fuites précédemment mentionnées.
Nous nous trouvons donc dans la zone la plus touchée par cet accident, là où le rocher s’est logé et est resté. Ce fait doit être confirmé par vérification sur le terrain.
C’est ce qui ressort de nos constatations techniques.
«Les canots de sauvetage peuvent se coincer même sans gîte.»
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 26 juillet 2026
«Le scialuppe si possono incastrare anche senza sbandamento»
Un article de Pierluigi Sposato publié sur le journal Il Tirreno le 2 juillet 2014
Grosseto
Procès du Concordia, déclaration spontanée du commandant Schettino : si tout avait bien voulu fonctionner il y aurait peut-être eu moins de victimes
« Lors de la descente depuis le Concordia, si les bossoirs (les grues) ne sont pas correctement réglés, une chaloupe de sauvetage peut se retrouver coincée sur le pont inférieur, même sans gîte. » C’est ce qu’a déclaré le capitaine Francesco Schettino à l’ouverture de la nouvelle audience de son procès, qui se tient au Teatro Moderno. Le commandant, dans une déclaration spontanée qu’il avait initialement prévue pour la fin de l’audience précédente, mais que le président Puliatti avait reportée faute de temps, a fourni des explications fondées sur son expérience de navigation.
Il a précisé les manœuvres sur d’autres navires et souligné les différences qui existent sur le Concordia, où la descente par gravité est précédée d’une manœuvre d’élongation des bras télescopiques des grues. Certaines embarcations de sauvetage du Concordia auraient pu être mises à l’eau normalement si les treuils » d’éloignement » des embarcations bloquées avaient été alimentés, notamment par le générateur de secours, et les passagers qui y avaient déjà embarqué, au lieu d’être contraints de quitter les embarcations bloquées sur les ponts inférieurs et de se diriger vers d’autres points de rassemblement sur le navire, auraient pu être évacués rapidement et, peut-être, il y aurait eu moins de victimes.
« Si le treuil avait pu être utilisé pour la récupération, le déploiement des bras des grues se serait fait automatiquement » vers l’extérieur des ponts, a-t-il également déclaré. L’accusé souhaitait aussi clarifier certains aspects du calibrage de la cible sur les systèmes de navigation via le CPA. Ces questions avaient été soulevées lors de l’audience d’hier, au cours de laquelle les consultants du Parquet ont été entendus. Leur contre-interrogatoire par la défense du commandant est toujours en cours.
VIDEO / LE DICHIARAZIONI DI FRANCESCO SCHETTINO lien mort
« On n’a pas dit la vérité aux passagers. »
« Les annonces aux passagers sont réglementées par Costa : ce soir-là, oui, elles ont été faites, mais différemment et avec un retard considérable. Elles ont été diffusées à 21h54 pour que les personnes restent calmes à bord, mais on ne leur a pas dit la vérité. » Salvatore Carannante, amiral à la retraite et consultant auprès du parquet, répondant aux questions de la défense au tribunal, a réitéré le contenu du rapport de l’accusation contre Francesco Schettino. Ce rapport portait également sur le comportement de Schettino après la collision.
Auparavant, maître Donato Laino avait demandé aux experts d’évoquer le rôle de l’Officier de Quart. Carannante, Picone et Scamardella ont expliqué qu’« à l’approche des côtes, le capitaine prend nécessairement les commandes ». Ciro Ambrosio était censé fournir les données, « mais Schettino les avait déjà, il était devant le radar, des témoins peuvent le confirmer ».
En ce qui concerne le timonier, pour lequel on avait indiqué qu’il autait été opportun de le remplacer compte tenu de ses compétences linguistiques, les experts ont expliqué que Jacob Rusli Bin possédait « une certification de service en passerelle délivrée par son Pays » et que, dans tous les cas, son aptitude relevait de « la responsabilité exclusive du commandant ».
Les retards.
Selon Carannante, l’ordre d’abandon du navire aurait pu être déjà donné dès 22h09 : « Chaque passager sait dans quel canot de sauvetage il doit aller pour embarquer, c’est indiqué au dos de sa porte de cabine. »
Mais vingt minutes (à partir du moment où ils ont heurté le rocher) suffisent-elles pour faire l’appel ? Les consultants ont répondu par l’affirmative, expliquant que les passagers avaient été répartis en groupes de 150 : « Lorsque les équipes sur la passerelle indiquent que tout est prêt, le capitaine doit ordonner l’évacuation. » Maître Laino remarqué : « Schettino n’est pas du genre à retarder les choses ni à perdre criminellement du temps. »
« Simulation peu fiable. »
C’est ainsi que le professeur Scamardella, à la demande du Procureur Maria Navarro, a qualifié la présentation de la simulation de la route présentée lors d’une conférence au Département d’Économie et de Gestion de l’Université de Brescia, dans la ville du même nom.
En montrant le contenu de la simulation, l’expert du Parquet a notamment souligné l’absence d’échelle dans les graphiques et l’impossibilité, normalement, qu’un navire suive une trajectoire en zig-zag. L’auteur de la simulation est le professeur Paolo Neri, fils de Bruno Neri, consultant pour Codacons. « Depuis 2012, personne n’a rien présenté qui soit de niveau scientifique international », a-t-il conclu. Les propos de Scamardella ont suscité l’indignation de l’avocat Giuliano Leuzzi (pour Codacons), qui a exigé que le consultant fournisse la preuve de ses compétences et une liste de ses travaux scientifiques.
La décision d’abandonner le navire revient au capitaine.
« C’est au capitaine qu’il revient d’ordonner l’abandon du navire, car le système est hiérarchique et c’est lui qui est le premier responsable de la sécurité des passagers. »
C’est ce que l’Amiral Carannante a répondu à la question du Procureur Navarro. Cette question avait été soulevée par l’accusation après que la défense de Schettino eut demandé quels étaient les devoirs des autres membres de l’équipe de quart (« N’était-ce pas un équipe ? Quel était le rôle des autres ? » avait argumenté Maître Laino).
C’était une erreur de mettre les canots de sauvetage à l’eau d’un seul côté.
Le parquet souhaitait réexaminer un aspect qu’il estimait crucial du comportement du capitaine. Donner l’ordre de ne mettre les canots à l’eau que du côté droit était-il une erreur ? « La mise à l’eau doit être simultanée », répondit Carannante, citant le manuel. « Les mettre à l’eau d’un seul côté aurait pu faire gîter le navire sur tribord. » Le professeur Scamardella partage cet avis : « Les canots auraient dû être mis à l’eau simultanément pour maintenir immobile le centre de gravité du navire. Le Concordia aurait pu chavirer à cause de ce seul déplacement du centre de gravité. »
« L’impact aurait pu être évité. »
Les experts de Codacons ont réalisé une simulation de l’impact du Concordia contre le rocher à Le Scole.
Ils en ont conclu que « sans l’erreur du timonier, l’impact pouvait être évité ».
À 21 h 45 et 11 secondes après l’impact, les « dommages destructeurs » ont commencé et ont duré 8 secondes.
Selon Bruno Neri, Paolo Gubian, Mario Piccinelli et Paolo Neri, le rocher aurait pu glisser sans affecter la coque du Concordia ; dans le pire des cas, la déchirure aurait pu se produire 18,6 mètres plus vers la poupe, « au niveau des compartiments PEM (compartiment 5) et avec une force bien moindre (la poupe se déplaçant avec une vitesse angulaire réduite de 60 %) ».
L’hypothèse d’un impact évitable « est la plus probable si l’on tient également compte des deux erreurs précédentes du timonier qui ont provoqué une voie d’eau en rapprochant le navire des rochers ». Neri a affirmé la validité scientifique des résultats de ses travaux, pleinement confirmés après une présentation anticipée pendant ces derniers mois.

