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L’argument que la Cour Suprême italienne a refusé d’entendre

L’onore del marinaio

Vidéo postée sur YouTube par Francesco Schettino le 9 mars 2017

https://youtu.be/6y2RIrvkQG4?si=7SLZgq5Y9ZF8ORgA

La justice italienne avait refusée de la joindre aux actes du procès, le Commandant l’a publiée sur YouTube.

L’onore del marinaio/L’honneur du marin

L’honneur du marin

Le 13 janvier 2012, le navire Costa Concordia a fait naufrage sur les rochers devant l’île du Giglio,.
Le commandant Schettino, a été immédiatement désigné au le monde entier comme un lâche qui, pour se sauver, a abandonné le navire et les passagers.

Je crois savoir qu’on a émis l’hypothèse d’un autre crime pour le commandant du navire : il aurait abandonné le naviren alors qu’il y avait encore des passagers à mettre en sécurité.

Le Procureur Verusio, procureur général au Tribunal de Grosseto

Oui, absolument oui. Dès les premières investigations il s’est avéré  que le commandant du navire a quitté le navire quand sur le navire il y avait encore beaucoup de passagers à mettre en sécurité. Pensez que les opérations de sauvetage se sont pratiquement terminées ce matin à 6 h et que le commandant était déjà au port vers minuit.

Dès que le navire a commencé à s’incliner, le commandant a quitté le Costa Concordia.

Les motifs des sentences prononcées jusqu’à présent semblent n’avoir pas échappé aux préjugés négatifs engendrés par une campagne de presse acharnée.

Cette campagne a ancré dans l’imaginaire collectif la conviction que Francesco Schettino était un commandant incompétent et lâche. Il en a résulté une interprétation erronée des preuves en sa faveur, une négligence des circonstances décisives, l’attribution d’une valeur probante à des éléments purement probabilistes, ainsi que la valorisation de soupçons et de conjectures.

Le Président de Codacons

Les juges semblent avoir confirmé l’information largement diffusée par la presse nationale et internationale selon laquelle vous avez pris la fuite immédiatement après le naufrage, abandonnant les passagers et le navire lui-même, est-ce ce qui s’est réellement passé ?

Francesco Schettino

Non, c’est faux. Ça ne s’est pas passé comme ça. J’étais positionné sur le côté droit du navire, là où le danger était le plus grand et je coordonnais le débarquement des passagers. Pratiquement tous avaient déjà débarqué quand j’ai compris que le navire allait chavirer pour s’abattre sur la dernière chaloupe de sauvetage, qui allait être entraînée par le fond avec tous ses occupants. C’est seulement alors que j’ai sauté au dernier moment sur la chaloupe restée coincée pour sauver la vie de ceux qui étaient à son bord.

Le Président de Codacons

Commandant, ce que vous dites est très grave : cela signifierait que, pour des raisons obscures, on a diffusé des informations qui ne correspondent pas à la vérité.

Francesco Schettino

Je peux prouver ce que j’affirme.

Au cours du procès, il a été prouvé que Katia Kevanian, ainsi que d’autres passagers, étaient montés à bord de l’avant-dernière chaloupe.

Déposition de Katia Keyvanian

J’ai pris la chaloupe à minuit 10 et vous pouvez le vérifier d’après mes appels téléphoniques, car j’ai appelé chez moi pour dire : « Ok, je suis dans la chaloupe », et je suis descendue.

Alors qu’ils s’éloignaient, le navire a subi une nouvelle inclinaison sur tribord et la chaloupe a risqué de se retrouver coincée sous l’extrémité des bras de la grue qui s’étaient fracassés sur le toit, car

Déposition de Katia Keyvanian

Parce qu’au bout de 2 minutes, nous avons entendu … je pense, que c’étaient les palans du navire qui nous ont bloqués par le toit de la chaloupe. C’est le seul moment où j’ai vraiment cru que c’était fini, parce que j’entendais ce fer cogner le fer de la deuxième chaloupe comme pour ouvrir une boîte de thon.

Lorsque démarra la chaloupe à bord de laquelle se trouvaient Katia Kevanian et de nombreux autres passagers, le commandant Schettino était encore à bord. Mais le navire commença soudain à gîter rapidement. C’est seulement alors que le commandant Schettino sauta sur le toit de la dernière chaloupe. Il dut immédiatement le dégager à mains nues de la chape d’où saillaient les poulies et, dès qu’il y parvint, le navire se coucha sur tribord. Le commandant Schettino est donc resté à bord du Costa Concordia jusqu’à quelques instants avant son chavirage. Au cours du procès, de nombreux témoignages confirmèrent cette dynamique des faits.

Déposition de Raluca Soare

Je l’ai vu, alors je dis non ! À 12 h 15, le capitaine était sur le navire, appuyé contre le bastingage du pont 3, je le lui ai vu de mes yeux. Imaginez, en voyant Schettino et Bosio là-bas, je me suis sentie rassurée, c’est normal, ce sont les commandants, et je suis restée là pour les aider à faire débarquer les gens.

À un moment donné, j’ai vu le Chef Mécanicien sortir en courant de l’intérieur du navire tout en criant : « Fuyez, fuyez, le navire s’écroule sur nous ! »

À cet instant, j’ai levé les yeux et j’ai vu le navire arriver.

Autrement dit, il s’abattait sur nous, là, j’étais déjà à bord de la chaloupe.

À un moment donné, je me retourne et je vois le Commandant Schettino, le navire était en train de tomber et Bosio était tombé dans l’eau.

Je dois préciser que notre chaloupe était coincé entre les deux bras qui servent à le mettre à l’eau.

C’est le capitaine Schettino qui a éloigné la chaloupe car le marin paniquait carrément, le pauvre.

Et c’est encore le capitaine Schettino, qui, à côté de moi, a posé sa main sur le gouvernail. C’est lui qui a fait la manœuvre pour nous secourir.

Ce fait est également confirmé par le Second Officier Salvatore Ursino, le Chef Mécanicien Tonio Borghero et l’Élève-Officier Stefano Iannelli.

Déposition du Second Officier Salvatore Ursino

Vous croyez qu’on fuyait la mort ? Eh bien, je vais vous dire la vérité : on a fui quelque chose qui s’abattait sur nous.

Déposition du Chef Mécanicien Tonio Borghero

Franchement, je ne saurais pas vous dire qui était là dans la chaloupe avec laquelle je suis parti ni s’ils étaient passagers, membres d’équipage ou autre, car on n’y est restés que très peu de temps après mon arrivée.

Le temps qu’il a fallu pour dégager la chaloupe des palans qui l’enfonçaient dans l’eau. Le navire fonçait droit sur nous. On s’est donc jetés sur le toit du canot. Je ne saurais pas vous dire qui était dedans.

Déposition de l’Élève-Officier Stefano Iannelli

Ça n’a pas été facile. Vu que les palans de descente des chaloupes étaient à la hauteur de nos têtes, l’eau montait au niveau des ponts, l’un après l’autre, et quand nous avons eu sauté sur la chaloupe et l’avoir déplacée, les ponts 3 et 4 étaient sous l’eau.

Les investigations menées par l’Unité d’Enquête des Carabiniers de Grosseto elles-mêmes situent le Commandant Schettino à l’extérieur du navire à l’instant précis du chavirage.

Cette information est confirmée par un message radio émis par le patrouilleur G104 de la Guardia di Finanza, désigné comme coordinateur des opérations de sauvetage sur place qui a interrompu les communications à 00 h 17, avertissant tous les navires de s’éloigner du Concordia en raison de la chute imminente du navire : « Attention, le navire chavire ! Attention, éloignez-vous tout de suite ! Attention ! »

Le Président de Codacons

Qu’avez-vous fait après avoir sauté sur la chaloupe après avoir secouru les survivants durant le trajet entre le navire et les rochers  ?

Francesco Schettino

Je suis resté sur les rochers, à coordonner les opérations de secours.

Ces images ont été prises depuis un hélicoptère et font partie des actes du procès. Les silhouettes blanches que vous voyez sont des personnes, et celle entourée en rouge est le commandant Schettino.

Le président de Codacons

Commandant, qu’avez-vous fait une fois arrivé au rocher devant le navire ?

Francesco Schettino

J’ai contacté la Capitainerie du Port de Porto Santo Stefano pour demander que des secours se déploient entre la terre et le navire du côté tribord, car il était nécessaire de patrouiller dans cette zone afin de vérifier s’il n’y avait pas encore des personnes dans l’eau. Les secours étaient positionnés vers l’extérieur du navire, et non du côté où le navire s’était écroulé.

Schettino au patrouilleur G104

C’est le Commandant du navire qui vous appelle : vous n’êtes pas au bon endroit. Pourriez-vous vous déplacer entre la terre et le navire ? Pourriez-vous donner l’ordre à toutes les unités présentes qui ne sont pas impliquées dans les opérations de transfert d’aller entre la terre et le navire ?

Francesco Schettino

Ma demande visait à patrouiller la zone maritime où le navire a heurté le rocher et où les personnes du côté tribord sont décédées.L’objet de ma demande était de patrouiller dans la zone maritime où le navire s’est abattu et où des personnes sont mortes. À gauche il n’est mort personne.

Francesco Schettino

On a découvert plus tard que la liste des passagers était erronée : il y avait 500 personnes en trop dessus.

C’est un fait que la Capitainerie du Port n’a pu constater qu’après plusieurs jours.

Schettino au Commandant Manna

Je suis en train de me faire envoyer la liste des passagers afin de comparer/collationner les passagers que nous avions à bord avec les passagers qui sont à terre.

Le Président de Codacons

Après avoir suggéré de déplacer les sauveteurs du côté tribord, vous êtes parti, vous avez rejoint la terre ferme.

Francesco Schettino

Pas du tout.

Je suis resté immobile sur le récif. J’ai contacté la cellule de crise de Costa Crociere, représentée par M. Ferrarini, et la confirmation de cet appel figure dans les échanges entre la Cellule de Crise de Costa Croisières et le Commandement Général de la Capitainerie du Port italienne à Rome.

Commandant Manna

Ferrarini bonsoir, commandant de vaisceau Manna, bonsoir Monsieur.

Roberto Ferrarini, directeur de l’Unité de Crise de Costa Croisières

Bonsoir à vous.

Commandant Manna

Le navire est donc stable sur un de ses côtés, aussi incliné qu’il soit actuellement, il le reste.

Roberto Ferrarini

Le Commandant m’a dit qu’il est stabilisé. Je ne pense pas que la situation soit critique, car le navire est stabilisé et tout est normal si l’on peut dire, vu que son inclinaison est de 90°.

Commandant Manna

Donc, Ferrarini, vous parlez directement avec le Commandant.

Roberto Ferrarini

Oui, donc je tiens mes informations directement de la source.

Commandant Manna

Exact.

Roberto Ferrarini

Le capitaine n’est pas sur le navire, il est sur le rocher juste à côté du navire, mais pas à bord.

Commandant Manna

Pour l’instant, il dirige les opérations de là.

Roberto Ferrarini

Il dirige de là pour autant que ce soit possible parce ne peut pas y aller et il ne peut rien voir pour le moment.

Je crois qu’il faudrait qu’il y ait quelqu’un de très spécialisé, comme vous, qui soit sur le bateau et, disons, commence à évaluer la situation.

Le Président de Codacons

Commandant, vous saviez qu’il y avait encore des gens à bord ?

Francesco Schettino

Non. J’étais descendu en urgence. Le navire coulait. Je ne pouvais pas savoir s’il y avait encore des gens à bâbord. L’évacuation avait également commencé à bâbord depuis 23h04 et se poursuivait.

J’avais organisé une navette entre la terre ferme et le navire. Chaque chaloupe de sauvetage effectuait en moyenne trois, quatre allers-retours.

Les gens arrivaient au compte-gouttes sur le pont, alors j’ai pensé qu’il n’y avait plus personne de l’autre côté, d’autant plus que l’évacuation avait commencé tant bien que mal environ une heure et demie plus tôt.

Patrouilleur G104 à Schettino

Compamare Livorno, oui. Combien reste-t-il personnes restent à bord, à faire débarquer ?

Schettino à G104

Je crois avoir fait débarquer la quasi-totalité des passagers. Honnêtement, je pense que tout le monde est à terre maintenant.

Évacuation du navire – G104

Non, je ne le crois pas, les patrouilleurs m’ont dit qu’il y en avait.

J’ai besoin de savoir combien de personnes restent à bord, qu’il faut faire débarquer, ou si tout le monde a effectivement débarqué.

Francesco Schettino

À 00 h 28, j’ai contacté la Capitainerie du Port de Livourne. J’avais signalé à De Falco que le navire avait chaviré à 90 degrés et était complètement coulé, avec tout son flanc tribord touchant le fond et il m’avait confirmé avoir compris la situation dans laquelle se trouvait le navire.

Schettino à De Falco à 00 h 29

Le navire a chaviré sur tribord à partir de sa poupe et a maintenant complètement chaviré à 90 degrés, reposant pratiquement appuyée sur un rocher par tout un flanc.

De Falco

D’accord, sur un flanc, à 90° à tribord.

Francesco Schettino

Des patrouilleurs nous signalent la présence de personnes à bâbord.

Bien, alors, moi je suis de ce côté-ci à tribord, comment comment voulez-vous que je sache si tout le monde a bien débarqué à bâbord ?

Alors que vous, vous disposez déjà de certaines informations provenant des patrouilleurs avec lesquels l’OSC est en contact, le G104 transmet les informations aux garde-côtes de Livourne. Donc, s’ils voient des personnes, il est clair qu’elles sont là. Et moi, je suis ici. 

J’ai dit où j’étais à tout le monde : je l’ai dit à la Capitainerie du Port, je l’ai dit à la Cellule de Crise, je l’ai répété à 00h42 au commandant De Falco, en lui disant que le navire était couché sur le fond sur son côté droit. Il m’a interrompu. Il est couché ? Oui, oui, il est couché. Ce navire est couché ? Cou-ché. Et pourquoi vous avez fait descendre les passagers ? Et pourquoi vous avez abandonné le navire ?

Je trouve humiliant d’avoir dû communiquer une information qui aurait dû être obtenues d’office auprès du patrouilleur G104, désigné comme coordinateur sur le site des opérations de sauvetage.

Le répondeur du G104

Pour toute opération dans la zone, il faut contacter le G104 de la Guardia di Finanza, qui est l’OSC coordonnateur sur zone (On-Scene Coordinator en anglais).

Francesco Schettino

Vous devez leur dire : « Excusez-moi, le Commandant m’indique que le navire est incliné à 90°, son flanc tribord reposant sur le fond. Vous confirmez ? »

L’évacuation des passagers du côté tribord, celui qui a coulé, s’est apparemment terminée quelques instants avant que le navire ne touche le fond. L’officier de pont Iaccarino a déclaré aux magistrats qu’à 00 h 01, il n’y avait plus personne de ce côté. Sa chaloupe de sauvetage et celle sur laquelle a embarqué Schettino ont été les deux dernières à quitter le navire.

Le Président de Codacons

Le commandant De Falco vous a ordonné de remonter à bord. Pourquoi n’êtes-vous pas remonté par son échelle de corde ?

L’échelle de corde était sous l’eau.

Extrait de l’émission du 13 janvier 2013 d’Alessandro Gaëta

Seuls les pilotes d’hélicoptère avaient une vue dégagée sur la situation, et il y a une grosse erreur dans les propos du capitaine De Falco. L’échelle à barreaux mentionnée dans la fameuse histoire de la biscaglina se trouve en réalité à bâbord. Le côté tribord, celui par lequel, selon De Falco, Schettino aurait dû remonter à bord, était immergé depuis environ une heure et demie. L’épave mesure 300 mètres de long, et la traverser de nuit peut s’avérer très compliqué.

Francesco Schettino

De Falco se trouvait à 150 km de là à 1 h 46 du matin lorsqu’il m’a demandé de remonter à bord. Il a complètement zappé toutes les informations qu’il a reçues de moi, du commandement général, de la Capitainerie du Port de Rome et de l’OSC elle-même, le patrouilleur coordonnant les opérations de sauvetage sur le site qu’il avait lui-même désigné comme tel. Il a zappé complètement que le navire avait chaviré, avait touché le fond rocheux et était complètement submergé, et surtout, que l’échelle du côté tribord qu’il m’avait indiquée était sous l’eau. Pour monter à bord, il aurait fallu qu’une vedette de patrouille me conduise du côté émergé de l’épave afin d’atteindre l’échelle. Une fois là il aurait fallu avoir l’équipement adéquat : cordes, bottes, lampes frontales, etc …

Francesco Schettino

35 minutes avant l’appel de De Falco, j’avais reçu des instructions claires du commandant Manna, de la Capitainerie du Port de Rome, supérieur de De Falco. Il m’avait dit que je devais rester sur ce récif car j’étais son référentiel visuel.

Commandant Manna

Très bien, commandant, économisez la batterie de votre portable. Je vais essayer de revenir vers vous et vous appeler de temps en temps.

Bref, sauvegardez vos fichier, c’est notre référence.

Francesco Schettino

Bien, commandant, merci.

Commandant Manna

Merci, commandant. Merci.

Le Président de Codacons

Commandant, il ressort des actes du procès et des informations des médias que vous avez donné l’ordre d’alarme générale en retard et l’ordre d’abandonner le navire encore plus en retard.

Francesco Schettino

Dans ces moments critiques de gestion de crise, j’ai estimé qu’il était impossible de procéder à l’appel nominal de l’entière communauté que j’avais à bord. Cela aurait demandé un temps que je n’avais pas.

(Évacuation)

De même, la mise à l’eau des chaloupes de sauvetage si loin de la côte comportait des risques énormes.

J’ai donc décidé de poursuivre la dérive, de faire rapprocher le navire des bas-fonds, de l’échouer, et de faire des allers-retours entre la terre et le navire jusqu’à ce que tout le monde soit débarqué.

Si le navire n’avait pas chaviré, ma stratégie, mon choix, se serait avéré judicieux. Même l’analyse des données de la boîte noire confirme ma décision claire de faire poser le navire en eaux peu profondes.

Boîte noire du Concordia – Commandant à Canessa

Combien de mètres avons-nous ?

Canessa

26 mètres en dessous et 13 au milieu, Commandant, mais ça descend (Mais la profondeur diminue).

Commandant à Canessa

Quelle est la profondeur de l’eau ?

Canessa

À l’arrière 13 mètres, sous la quille 13 mètres, Commandant.

Commandant à Canessa

L’important, c’est que nous arrivions jusqu’ici pour agir/nous poser. Vous voyez ?

Canessa

Oui, oui, nous nous poserons ici comme on faisait jadis et nous serons stables et voilà.

Cosimo Nicastro des Garde-Côtes

Le bateau s’est échoué à environ 200 mètres de la côte, ce qui a facilité les opérations de transfert des personnes car la distance de la côte était si courte que les gens ont pu être très rapidement mis en sécurité .

Et cela aurait certainement été plus rapide si le navire s’était trouvé au large, évidemment.

Journaliste

Le navire aurait coulé à pic au large ?

Cosimo Nicastro

Nous ne savons pas ce qui se serait passé. Bien sûr, les opération de transfert à terre n’aurait pas été aussi simple. À présent, il ne fait aucun doute que plus de 4.000 personnes ont été sauvées.

Au moment de l’accident, 4 232 personnes se trouvaient à bord, membres d’équipage et passagers compris. 32 personnes sont décédées et 4 200 ont survécu.

Si Schettino n’avait pas réussi à échouer le navire sur les rochers de l’île du Giglio, il aurait coulé en haute mer, le bilan humain n’aurait pas été le même.

Maître Senese

Bien que l’État Italien ait investi des ressources humaines et matérielles considérables pour reconstituer les faits et identifier les responsables, les conclusions techniques et scientifiques qui sous-tendent les condamnations demeurent peu fiables et inquiétantes, tout comme l’acharnement du parquet à demander que soit infligée pour des délits par négligence une peine des plus sévères sans précédent.

Il s’agit là d’une conception de la peine qui va à l’encontre des principes de notre Constitution.

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Le capitaine De Falco

Qui est Gregorio De Falco ?

Chi è Gregorio De Falco ?
Un article paru le mercredi 18 janvier 2012 sur le journal Il Post

Le responsable de la Salle des Opérations de la Capitainerie de Livourne a bénéficié d’une immense admiration et un profond respect suite à la diffusion des enregistrements de ses communications avec le commandant Schettino du Costa Concordia.

La publication mercredi des enregistrements des communications entre la Capitainerie de Livourne et le commandant du Costa Concordia Francesco Schettino, a beaucoup apporté, tant sur le plan journalistique que littéraire sur le contenu de ces conversations qui circulaient déjà sous forme écrite.

Le ton ferme et responsable avec lequel le capitaine Gregorio De Falco a pris les choses en main et a renvoyé Schettino à ses responsabilités a fait l’objet de nombreuses discussions et suscité l’enthousiasme tout au long de la journée, notamment en ligne.

Cet événement a également alimenté des analyses et des réflexions sur les personnalités opposées de De Falco et Schettino.

Nombreux sont ceux qui se sont efforcés de mieux cerner le rôle de De Falco, donnant ainsi tout son sens au qualificatif souvent employée « d’homme du jour ».

(Audio de la conversation entre le commandant Schettino et la Capitainerie lien mort)

Le journal Il Tirreno l’a interviewé aujourd’hui : 

Originaire de Naples, De Falco s’est engagé dans la Marine en septembre 1993 et est arrivé à Grosseto en 2005. Vendredi soir, il était responsable de la Salle des Opérations des Garde-Côtes et coordonnait une équipe de cinq personnes.

« J’ai fait de mon mieux – confie De Falco, visiblement ému – et malgré tout, nous n’avons pas réussi à accomplir pleinement notre mission : sauver tout le monde. Ma vocation, c’est le sauvetage, et je ne suis pas satisfait si je ne ramène pas tous les blessés sains et saufs. Malheureusement, il y a eu des morts. »

Dans la salle des opérations se trouvaient également le chef de quart, un opérateur radio, l’opérateur du contrôle d’approche du port (PAC), l’officier d’inspection et l’officier des opérations – De Falco, bien sûr. Une véritable chaîne de commandement.

Dans la Salle des Opérations se trouvaient également le chef d’équipe, un opérateur radio, l’opérateur du système de contrôle d’approche du Port (PAC), l’Officier d’Inspection et l’Officier des Opérations, De Falco lui-même. Une véritable chaîne de commandement.

Qu’est-ce qui s’est passé cette nuit-là ?

« Dans notre Salle des Opérations, nous disposons d’équipements sophistiqués qui nous permettent de suivre les navires en temps réel. C’est ce que nous avons fait après l’alerte donnée par une passagère du Concordia qui avait contacté les Carabiniers. Nous avons ainsi constaté que le navire était très près des côtes, qu’il ralentissait et qu’il naviguait déjà à une très faible vitesse.

Par ailleurs, le fait que le commandant parlait de panne électrique ne cadrait pas avec l’appel aux passagers pour qu’ils mettent les gilets de sauvetage. Un commandant responsable ne peut pas se permettre d’inquiéter inutilement ses passagers en leur demandant de mettre les gilets de sauvetage si ce n’est pas absolument nécessaire. »

Panorama a ajouté d’autres détails à la biographie de De Falco.

Gregorio De Falco est né dans une famille napolitaine, mais vit et étudie à Milan. Diplômé en droit, il a ensuite passé le concours d’entrée à la Capitainerie du Port. L’ayant obtenu, il s’installe en 1994 à Livourne pour suivre une formation de neuf mois à l’Académie Navale.

En 1995, il est affecté à Mazara del Vallo, avant d’être muté à la Capitainerie du Port de Gênes. Promu commandant, il est envoyé en Ligurie, à Santa Margherita Ligure, où il dirige la Capitainerie du Port locale de 2003 à 2005.

Ce n’est qu’après cette expérience en ligurie qu’il retourne à Livourne, au sein du Service des Opérations de la Capitainerie du Port.

Depuis 2005, il occupe exclusivement des postes de commandement opérationnel de sauvetage dans la zone de Livourne.

« Il n’a pas de loisirs ; c’est un homme du genre son travail-sa maison-ses filles – explique Paolillo – Il est marié et père de deux petites filles de 5 et 11 ans scolarisées à Livourne. Il les adore. »

En 1991, lors de la collision entre le ferry Moby Prince et le pétrolier Agip Abruzzo dans le port de Livourne qui fit 140 victimes, le capitaine De Falco n’était pas encore entré dans la Marine. Mais pour l’ensemble du personnel militaire, et plus particulièrement pour ceux qui travaillent à la Capitainerie du Port de Livourne, le cas du Moby Prince est et restera à jamais une tragédie qui marque profondément la vie des Officiers de la Marine.

« Plus de vingt ans après, la tragédie du Moby Prince plane comme une ombre – nous confia le capitaine Paolillo, qui ne s’était pas encore engagé quand c’est arrivé lui non plus- elle a été pour nous tous le début d’une nouvelle ère, c’est le moment que nous ne devons jamais oublier. Une tragédie qui ne doit plus jamais se reproduire. »

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Petit rappel de la « fake news » la plus tenace du siècle

http://www.today.it/rassegna/telefonata-schettino-de-falco-falsa.html

« De Falco n’est pas un héros, le coup de téléphone du remontez à bord a été fabriqué de toutes pièces »

C’est ce que vient de nous dire l’avocat de Francesco Schettino.
Lors du contre-interrogatoire, il a mis De Falco sous pression et aujourd’hui il explique : « Ce coup de téléphone a été fabriqué de toutes pièces, on cherchait un bouc émissaire ».

un article de la rédaction du journal Today.it, paru le 27 septembre 2014 09:33

ROME – Sur l’opportunité ou pas du transfert en bureau du Commandant De Falco, pris par le principal intéressé comme une sorte de « punition », personne ne dit rien.

Mais il est certain que Gregorio De Falco, le désormais ex-chef de la section opérative de la direction maritime de Livourne, n’est pas un héros.

On peut en être convaincu parce que c’est lui-même qui l’a dit, qui a démontré devant la Cour que le coup de téléphone du « remontez à bord, putain » a été entièrement préparée, composée devant une table.

Celui qui parle ainsi en exclusivité pour Qui Grosseto est maître Patrizio Lepiane, avocat pénaliste bien connu de Monza, qui a mené le contre-interrogatoire du commandant De Falco pour la défense de Francesco Schettino, dans le cadre du procès du Concordia, alors que celui-ci était assis au banc des témoins.

À cette occasion, l’avocat a mis De Falco sous pression pendant plus de trois heures, afin, dit-il, « de réhabiliter la figure de Schettino aux yeux de l’opinion publique de divers points de vue, parmi lesquels celui de marin ».

« Après cette fameuse audience, divers articles sont sortis sur les journaux, desquels il émerge que, bien que pressé par la défense, le commandant De Falco a toujours soutenu avoir agi dans l’intérêt des personnes qui étaient à bord.

Cependant la presse n’a pas fait passer ce qui était le but du contre-interrogatoire ».

Par contre, ils ont carrément démoli le commandant devenu héros :

Le coup de téléphone qui a fait le tour du monde n’a pas eu lieu, il n’a pas eu lieu directement entre De Falco et le Commandant Schettino.

De fait, on entend au début de l’enregistrement que la commandant de la Capitainerie de Livourne dit : « Putain, je dois appeler le Procureur !  »
Tout a été combiné pour pouvoir donner le meilleur bouc émissaire qui soit en pâture à l’opinion publique.

En somme, tout a changé : De Falco n’est plus un héros.
Schettino n’est plus un coupable.
En tout cas pas le seul.

L’article entier était à lire sur QuiGrosseto.it, dit-il.
Il n’y est plus mais peut-être était-ce celui d’Angela Cipriano que le souriceau avait traduit ici ?

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“Così ho dimostrato in aula che De Falco non fece l’eroe” da Corriere Nazionale il Cittadino oggi

“Così ho dimostrato in aula che De Falco non fece l’eroe” da Corriere Nazionale il Cittadino oggi.

avec la traduction en français sur le blog Verità per la CONCORDIA

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