COSTA CONCORDIA : Sainte PATIENCE, PPL

La Saga de SCHETTINO – poème épique et chanson de geste – presque

Il était, il est toujours et jusqu’à plus ample informé, responsable mais pas coupable.

Il a sauvé la situation malgré les innombrables mauvaises surprises successives.
Il a passé toute la nuit à  gérer une situation dans laquelle il n’aurait pas du se trouver, ni d’après son équipe, ni ensuite, d’après le fabricant de « son » véhicule à passagers. Non, il n’est pas « à lui », il n’a pas les moyens.
Un officier de l’armée de terre s’est mis à  lui parler comme on ne se permet plus de parler à son chien dès qu’il a su qu’on avait vu un premier noyé dans l’eau.
Il en a sauvé plus de 4000 mais 32 d’entre eux ne sont pas revenus vivants sur la terre ferme.

« Ils » ont commencé à marteler ces 32 pertes humaines comme si « ils » craignaient qu’autrement on les oublie.
« Ils » l’ont fait tellement noir que ce n’était pas possible.
« Ils » l’ont obligé à  écouter ses détracteurs pendant 3 ans.
« Ils » lui ont dit de se taire,
« ils » ont souhaité sa mort,
« ils » l’ont menacé,
« ils » l’ont insulté,
« ils » l’ont condamné.
« Ils » ne lui ont donné officiellement qu’un jour pour répondre à ceux d’en face, leurs familles et leurs avocats.

Plus récemment

A la sortie de son livre, « ils » ont appelé au boycott.

« Ils » lui ont reproché

  • d’être « bronzé », délit de faciès
  • « souriant » comptez ses sourires de politesse désormais, on fera des petits bâtons
  • qu’il y ait eu des « sous les applaudissements » aux experts qui ont présenté leurs exposés de façon accessible à tout le monde et qui sont à contre-courant du conte mis en place par une presse généraliste qui n’y connaissait rien (il n’y a pas de honte à ne pas savoir ce qu’on n’a pas appris, encore faut-il en être conscient et faire le travail de se documenter avant de publier des critiques pseudo-techniques)
  • qu’il y ait tracé « les autographes » dédicace en remerciement en première page du livre aux amis de toujours qui ne l’ont jamais laissé tomber malgré toutes les incongruités concoctées pour diffusion suivant les méthodes qui permettraient de bien vendre les papiers – qui portent des pubs – qui feront rentrer les sous (comme pour feu notre Paru-Vendu sur papier) pour essayer de tenir le coup sur le web – d’avoir des visites sur le site – qui porte des pubs -pubs dont le visionnage fera rentrer suffisamment de sous (contrairement à feu notre Paru-Vendu sur papier) pour équilibrer la balance du comptable.

 Alors jugez par vous-mêmes, regardez seulement si vous ne comprenez pas l’italien. C’est la présentation au public à META DI SORRENTO.

Deux rappels, parce qu' »ils » lui reprochent aussi des recettes qui ne sont pas pour lui, pour eux, les deux auteurs qui ont fait équipe en tout bien tout honneur :

1°/  ni le Commandant SCHETTINO, ni Vittoriana ABATE, ne toucheront un sou sur la vente de ce livre : un dixième des italiens va à l’équivalent des Restos du Cœur pour ne pas souffrir de la faim et le pays accueille la presque totalité des migrants de LAMPEDUSA, c’est à eux, complètement indépendants du naufrage, qu’iront leurs parts des bénéfices.

2°/  lien pour se procurer la version italienne : http://www.grauseditore.it/dettLibro.asp?id=589

Les réactions ont atteint des sommets, dans le genre l’ancien record a été battu

Comment des personnes dont c’est le gagne-pain, de diffuser des documents, des libraires ont-ils osé se substituer à leurs clients pour se faire leur propre idée documentée en boycottant la vente du livre ?

En FRANCE, en dépit de ce qu’en dit le seul papier qui parle du livre*, c’est d’ailleurs un préjudice sanctionné par la loi, ainsi que le précise en français Maître Emmanuel PIERRAT : http://www.lagbd.org/index.php/Peut-on_refuser_de_vendre_un_livre_%3F_%28fr%29

« Ils ont souhaité réagir : ils demandent que le livre soit retiré de la vente ou que les gains soient reversés aux proches. »

Une demande hors la loi et une hors-sujet.

Comment peut-on commenter un document qu’on n’a pas lu en se déclarant bien décidé à continuer dans cette attitude sans se faire voler dans les plumes par les comms suivants ?

Comment peut-on reprocher sans mauvaise foi à quelqu’un de ne pas respecter les personnes auxquelles il a publiquement dédié son témoignage à lui, dont le tribunal italien n’a encore examiné que le tiers de la situation, quoique ayant du prononcer la première sentence qui l’a condamné, ainsi que nous savons.

D’un ouvrage de 600 pages (plus de 3 ans de travail !)
comment a-t-on pu-on demander qu’il soit brûlé dans le désordre d’émeutes ?

Comment a-t-on osé demander publiquement sur Facebook dont la modération à l’américaine n’est pas en plus instantanée la peine de mort – qui n’existe plus en Droit ni français ni italien, y compris en cas d’aggression d’enfants ou de personnes âgées – pour ceux qui, je cite, « oseront l’acheter » ?

Les motivations de la sentence à lui infligée sont publiées depuis peu.
On peut les trouver ici, sur le site du du pool d’avocats des passagers Giustizia per la CONCORDIA.

En ces temps de laïcité agressive, l’ITALIE continue à mettre SCHETTINO sous la protection de Sainte ABSURDE, le bon sens du citoyen moyen étant visiblement occupé à faire la grève sur le tas.

Le pouvoir soporifique de la litanie des indemnités dont le montant en sous est accompagné chaque fois de la référence des textes de lois en vertu desquels lesdits sous ont été attribués ! … zzzzz … répétitive, la prose judiciaire.

Les grandes lignes des motivations du collège de Juges publié par les grands medias ont un écho bizarrement obsolète.

Sur les sites des journaux-web, les commentaires sont partagés, ça va de ceux qui commencent à s’exprimer calmement, à dialoguer, aux individus bornés (si, si, il en reste) qui se régalent d’écrabouiller virtuellement quelqu’un quel qu’il soit et quoi qu’il ait fait et continuent sur la lancée avec un enthousiasme qui n’a d’égale que l’intensité de leur conviction basée sur du vent.

Le joyau de la chose est entre les deux : Monsieur Tout le Monde va apprendre son métier au Commandant SCHETTINO, coupable d’avoir été aux commandes de la CONCORDIA le soir où elle est morte, par le hasard du tableau de service de sa Compagnie, et d’avoir survécu à ce grand rêve blanc matérialisé.

Les si-il-a-vait et il-a-vait-ka de l’incompétent en la matière « qui n’a pas peur d’écrire ce qu’il pense » se succèdent. Le harcèlement médiatique se renouvelle.

Cela enfonce le clou d’une situation absurde, cruelle, sauvage, un cercle vicieux incompréhensiblement créé et maintenu.

L’étau du harcèlement médiatique est toujours refermé, il est seulement éthiquement gênant qu’il s’accompagne de tout ceci :

  • oubli des Droits de l’Homme pour un homme
  • oubli du principe d’innocence
  • oubli du droit de défense
  • refus du droit de réponse.

 Oubli par qui ? oh, un peu par tout monde en ITALIE et ailleurs. Par vous aussi peut-être ? Eh bien, posez sur la table et triez si vous le pouvez, c’est comme ça depuis le début.

Comment en est-on arrivé là ? la canicule n’explique pas tout dans l’échauffement des esprits qui dérapent dans un pays qui a une constitution assez proche de la nôtre, qui est « endetté », comme tous les pays d’Europe et d’ailleurs, pas plus et pas moins en ces temps de crise officielle, en plein XXIème siècle et sur le vieux continent.

Avez-vous bien observé le Commandant SCHETTINO, sur les deux courtes vidéos ?

Dès le lendemain de l’accident, on lui avait remarqué un tic nerveux à l’œil, un tic qu’il n’avait pas sur les vidéos d’avant le naufrage.

Un second tic est apparu, comme un recul du buste trahissant les orages intérieurs du taiseux dont on a fait un people, qui doit se montrer pour se défendre puisque la justice italienne interprète à sa façon sa devise : « La loi est la même pour tous ».

La compassion envers les victimes a submergé le respect légitimement dû à leur sauveur.

Les procureurs l’avaient bien dit : « Que Dieu ait pitié de SCHETTINO, nous, nous ne le pouvons pas. »

Pourquoi, au fait ? pourquoi la justice italienne n’est-elle pas arrivée à être humaine pour tous ?

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COSTA CONCORDIA : à la Maison des Commandants à META

http://www.concordiaveritas.org/le-verita-sommerse-lanteprima-del-libro-a-meta/

Les membres de CONCORDIA VERITAS ont eu l’honneur de pouvoir assister à la présentation en avant-première du livre Le verità sommerse di Vittoriana Abate (editore Graus) qui a eu lieu à la Maison des Commandants – Casina dei Capitani di Meta di Sorrento le 24 juin passé qui était  organisée exclusivement à l’intention du personnel naviguant.

Nous nous sommes posés la question de savoir si nous avions le droit de divulguer le contenu de cette rencontre à l’intérieur de la Casina dei Capitani, mais nous nous sommes dits que l’invitation que nous avions reçue était synonyme d’approbation de notre façon de trouver de la documentation sur le cas de la COSTA CONCORDIA quoique de façon intermitente, en mettant en évidence les points que les médias grand public eux-mêmes ont minimisé ou carrément tus, mais qui ont beaucoup intéressé ceux qui suivent l’affaire.

Nous espérons avoir bien interprété le signe et, comme par le passé, nous allons exposer, en mode le plus neutre possible, ce que nous avons noté dur l’évènement, en rappelant à nos lecteurs qu’il est toujours nécessaire de faire preuve d’esprit critique lorsqu’on lit quelque chose, notre site y compris.

Le centre historique de l’association d’aide mutuelle entre capitaines a accueilli dans sa belle salle nombre de ses membres et quelques invités, en tout près d’une centaine de personnes.

L’évènement, organisé d’après le principe d’une table ronde, a été coordonné par l’écrivain et journaliste Alessandro IOVINO et a vu les interventions du professeur de Droit de l’Information Maître CALABRETTA, de l’expert norvégien de l’ISM et ingénieur Arne SAGEN auteur de l’article “Concordia, shame on you Italy!” écrit en réaction à la sentence de première instance qui venait de condamner le commandant de la CONCORDIA, de l’amiral Vito MINAUDO, ainsi que la co-autrice Vittoriana ABATE.

Ainsi donc, nous allions savoir la vérité submergée de l’accident en mer advenu à la CONCORDIA ?

Et l’ingénieur SAGEN, qui se trouvait devant un auditoire où dominaient l’expérience et la culture nautique, a traité point par point les différents problèmes de sécurité qui se sont posées dans l’accident de la CONCORDIA, avec une grande richesse de détails et en abordant les aspects techniques, ces problèmes étant également ceux de l’industrie de la croisière tout entière.

La réflexion a porté sur le fait que ces problèmes sont exacerbés dans le cas des navires dits géants :

  • depuis les doutes sur la stabilité réelle de ces méga-navires,
  • jusqu’au grand nombre de passagers peu habitués aux dangers de la mer qu’il faudra sauver en cas d’accident, 
  • en passant par la préparation et la formation du personnel des navires de croisière numériquement prédominant dans les services d’hôtellerie plutôt que dans la conduite de la navigation
  • et le bon fonctionnement des systèmes vitaux,
  • l’efficacité et la réponse rapide du système d’organisation au sol en cas d’urgence,

nombreux sont les problèmes que l’accident de la CONCORDIA a posés à ceux dont la charge est de fixer des normes et d’assurer la sécurité en mer, et certains de ces problèmes ont été traités en pratique depuis les faits.

Pour d’autres, par contre, il existe une opposition trop forte de la part des lobbies* des compagnies, qui trouvent sur ce point des alliés en la personne des chantiers navals qui construisent les navires qu’elles leurs commandent.

Se référant au procès, SAGEN a rappelé l’exemple d’une affaire jugée en ANGLETERRE qui a vu une issue complètement différente parce que l’enquête a davantage tenu compte de ce qui, dans le domaine de l’organisation, avait été de nature à favoriser l’apparition de la situation d’urgence.

Ensuite, on est passé à la fameuse erreur du timonier qui a été l’objet de l’étude de consultants techniques près de la Cour.

L’amiral MINAUDO qualifie de parfaite la manœuvre d’évitement d’urgence menée par le commandant de la CONCORDIA dans le but d’éviter l’obstacle, et révèle que l’expertise technique qui conclut que l’erreur du timonier n’a eu aucune conséquence a été faite sur un navire d’un autre type que la CONCORDIA, complètement différent, avec des paramètres géométriques, cinématiques et dynamiques qui ne sont pas comparables. (il n’était pas bâti pareil, il ne réagissait pas pareil, une expertise pour rien)

Pour terminer, c’est l’auteur Vittoriana ABATE, journaliste de pointe de  l’émission télévisée PORTA A PORTA, qui a une grande expérience des faits de cronique, qui a expliqué la structure de l’ouvrage, construit à partir de 3 sources de données : les données de la boite noire, les actes du procès et les témoignages.

En collationnant patiemment ces informations, en prenant en compte les lacunes et en éclaircissant  doutes et ombres grâce aux renseignements que le commandant lui communiquait, la journaliste a reconstruit le nuit de la CONCORDIA, nous permettant une lecture d’une facture différente de celle qui a été diffusée dès la première heure par les médias, et démesurément amplifiée sur les réseaux sociaux ainsi que l’avait rappelé Maître CALABRETTA lors de son intervention initiale.

Les membres de l’auditoire ont manifesté un immense intérêt pour les sujets abordés, et certains aurait aimé pouvoir poser des questions, mais en raison de contraintes de temps, cela n’a pas été possible. En fait, les intervenants étaient attendus en début de soirée au Lido MARINELLA pour la pré-présentation du livre ouverte au public et à la presse.

Vittoriana ABATE fut cependant
sollicitée par des collègues journalistes en quittant la Maison des Commandants :

La Abate e l'editore Graus al termine della presentazione alla Casina

il y a un lien vers la page-écran contenant la vidéo de la sortie de la Maison des Commandants en dessous de l’image, en substance, le souriceau sourd arrive à comprendre que Vittoriana dit tout à la fin, car l’indignation la fait bien articuler :
nous venons d’entendre les analyses de grands experts du secteur maritime, maintenant, si les profanes de tout poil continuaient à soutenir des opinions contraires aux leurs, ce serait grave.

Lors de la soirée au Lido qui a été suivie par un large public, d’autres éminents conférenciers ont aussi pris ensuite la parole comme l’ingénieur AMBROSIO qui est l’un des conseillers du commandant et le docteur PROTO d’une importante société norvégienne spécialisée dans le conseil naval, qui ont repris ce qu avait été dit par SAGEN et MINAUDO dans un langage plus compréhensible par un public moins familiarisé avec les explications techniques.

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SCHETTINO présente son livre à META

Le Commandant Francesco SCHETTINO présente le livre « La Vérité Submergée » au lido MARINELLA – 24 juin 2015 – DiegoNews, une émission de Diego AMBRUOSO à peninsola.tv
Les vidéos ne sont pas sous-titrées, mais le journal-web giornalettismo nous renseigne sur le déroulement et le contenu de la présentation.
 « Ce n’est ni une absolution ni une accusation », et pas non plus « la version de SCHETTINO », mais une enquête à travers laquelle « on essaie de comprendre, d’entrer dans la complexité des faits ». Un témoignage sur des « faits bien réels ».
C’est ainsi qu’a été présenté hier au soir, à META, le livre sur le naufrage du 13 janvier 2012 à l’ile du GIGLIO. La vérité submergée (Ed° GRAUS), écrit par la commandant de la COSTA CONCORDIA et par la journaliste de PORTA A PORTA Vittoriana ABATE. Les deux auteurs ont participé à la présentation, ainsi que quelques experts en navigation (comme l’Amiral Vito MINAUDO et l’expert en sécurité navale Arne SAGEN MARTIN) pour souligner des aspects sous-estimés ou ignorés par les magistrats et les juges qui, en février dernier, ont condamné SCHETTINO à 16 ans et 3 mois de réclusion pour les délits de naufrage involontaire, homicide involontaire de 32 personnes, blessures multiples involontaires de 110 autres, abandon de personnes handicapées et abandon du navire.


Francesco SCHETTINO : « Voici les experts qui ont partagé mon analyse de l’accident » (VIDEO annoncée qui n’apparaît pas, en FRANCE)
« La sortie de ce livre a intéressé des personnes illustres » , des experts modialement reconnus qui « ont adhéré entièrement à mon analyse de l’accident » a dit SCHETTINO lors de l’un des rares entretiens accordés aux journalistes.
« Le livre – a ensuite ajouté le commandant à la fin de la présentation – devait tout d’abord sortir avant l’énoncé de la sentence, mais je m’y suis opposé pour une question de respect envers la magistrature. Aujourd’hui, nous sommes à peu de jours de la publication des raisons de la sentence : nous tiendrons une conférence de presse à ROME. »
« Tout ce que j’ai fait a été de réunir les pièces de procédure en fonction du blocus médiatique qu’il y a eu dans le récit des événements ».


« Le procès médiatique, dans un cas comme celui de SCHETTINO – a expliqué Maître Cataldo CALABRETTA, professeur de Droit de l’Information – accéléré la diffusion d’une opinion dominante parmi les personnes, mais il a affecté aussi les reconstructions. Une enquête menée de façon neutre a fait apparaître quelque chose qui en avait été submergé, complètement oublié par la presse elle-même« .
L’enquête explique ce que les avocats n’ont pas non plus réussi à faire ressortir au niveau médiatique et cela a été négligé au niveau judiciaire ».
En conséquence, pour CALABRETA, SCHETTINO ne méritait pas une telle condamnation, « parce que, dans certains cas, l’acharnement médiatique influence le jugement ».


« Je vis loin de SCHETTINO, en NORVÈGE. Avant cet évènement, – a déclaré à son tour Arne Martin SAGEN, expert en Codes Navals – je ne le connaissais pas.
On a accusé fortement un seul individu alors que les responsabilités se situent à un niveau supérieur, au niveau des gestionnaires et peut-être dans la structure de l’organisation globale ».
Après l’accident, a-t-il expliqué, il y a des démarches entre le compagnie navale et les compagnies d’assurances.
Dans ce cas, quelqu’un doit payer, sortir des sous.
La loi dit que si un commandant ou un membre du staff (les cadres à bord) fait une erreur la compagnie d’assurances devra payer l’indemnisation à la compagnie navale.
Donc il a fallu trouver un bouc expiatoire.
L’enquête de la sécurité accuse le commandant de négligence, mais je me demande si la négligence est à classer parmi les crimes.
Je ne pense pas que ce soit le cas, même en ITALIE ».


Plus détaillée a été l’intervention de l’Amiral Vito MINARDO, qui a souligné quelques aspects techniques portant sur sur la manœuvre que SCHETTINO avait ordonnée et qui n’aurait pas été exécutée dans les temps.
« La manœuvre du commandant SCHETTINO – a-t-il dit – était parfaite.
Elle aurait permis, si les ordres avaient été exécutés, d’éviter l’obstacle.
Si quelqu’un ne me croit pas, il suffit de prendre l’une des jumelles de la COSTA CONCORDIA, de la filmer de haut pendant qu’elle effectue la même manœuvre à la même distance du rocher : cela démontre que le navire double l’obstacle ».
« Lorsqu’on lit les actes du procès, il apparaît que lorsque le commandant est arrivé sur la passerelle, il n’a pas été informé que le navire n’était pas au point  de tournant, et que celui-ci avait été dépassé ».
« Ce qui ressort des documents officiels, ce sont des horaires, des communications entachées d’erreurs.
Le commandant – a ensuite dit MAINARDO à la fin de la présentation – s’est aperçu qu’il devait ajouter à la manœuvre initiale, une manœuvre d’urgence, manœuvre d’urgence pour laquelle le timonier n’a pas suivi les ordres à la barre ».
Et si le timonier avait obéi instantanément ?
« Comme l’ont dit les experts techniques, il y aurait eu des dégâts minimes, il n’y aurait pas eu d’entaille dans la coque ».


Vittoriana ABATE a rappelé divers épisodes, comme celui de l’abandon du navire.
Elle a aussi posé des questions au sujets d’autres personnes présentes en passerelle et sur leurs témoignages.
« Le timonier indonésien RUSLI BIN – a dit la journaliste – a mystérieusement disparu.
Au moment où il aurait du être entendu, Le Parquet a fait le communiqué suivant : nous n’arrivons pas à le contacter.
Où donc se trouve RUSLI BIN, témoin oculaire de ce qui est arrivé, l’homme qui tenait de sa main le timon de la CONCORDIA ?
Pourquoi n’a-t-il as été possible de l’entendre ?
RUSLI BIN errait quelque part dans la campagne vers DJAKARTA lorsqu’il a reçu le 9 avril 2014 une convocation pour être entendu. L’avons-nous entendu ? Non.
Où est Silvia CORONICA (3ème officier, NDA) et pourquoi a-t-elle usé de son droit de ne pas répondre aux questions au procès ?
Où est ce troisième officier qui devait placer les points sur la carte et controler si le timonier exécutait correctement les ordres du commandant ?
Où sont ces gens qui ont négocié des peines dérisoires ?
La boite noire nous rappelle ce silence des officiers.
Ils n’ont pas informé le commandant SCHETTINO, qui est arrivé en passerelle à 21 heures et 34 minutes précises, de l’endroit où ils se trouvaient.
La route ordonnée passait à un demi-mille de la côte.
Le point du tournant avait été dépassé, et de beaucoup ».
Deux extraits d’un article de Umberto BACCHI paru le 22 juin 2015 sur IB Times UK :
titré Le Commandant Francesco SCHETTINO publie un livre de mémoire dédié aux familles des victimes apportent des précisions sur deux points délicats :La dédicace :
La publicité risque de provoquer un mouvement d’indignation de certains : le volume qui porte le nom de SCHETTINO en première de couverture comprend sur la quatrième une dédicace à ceux qui ont perdu des êtres chers dans la tragédie.La presse italienne le cite : « Ils ont droit à la vérité plus que quiconque ».
Vittoriana ABATE
a défendu ce choix en disant au IB Times UK que le livre était le résultat de son enquête personnelle, visant à jeter une lumière nouvelle sur la catastrophe en faisant progresser « la recherche de la vérité« , ce qui est également dans l’intérêt des familles des victimes.
Les recettes du livre :
Le livre est déjà en vente en ligne (et en italien pour le moment) pour un peu plus de € 16 (£ 11, $ 18).
Vittoriana ABATE précise que le capitaine ne touchera pas d’argent sur les recettes et qu’elle-même a également renoncé à ses droits sur le livre de Mémoire, faisant don de la totalité des bénéfices « aux personnes qui sont dans le besoin« .

Sur le livre lui-même, l’éditeur GRAUSeditore annonce :

Le livre contient des informations détaillées sur la vie de SCHETTINO avant le naufrage, un compte-rendu de la nuit où la COSTA CONCORDIA a heurté un récif et a chaviré au large de l’île du GIGLIO en ITALIE et un rapport minutieux du procès qui s’en est suivi.

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Cadres ronds brossés – 8

L’image de départ, réalisée sous ColorTouch pour ANDROID, est celle-ci :

Le cadre en couleur pastel :

En inversant les couleurs : 

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Cadres ronds brossés – 7

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