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Schettino : Je n’ai jamais quitté volontairement le Concordia.

Je n’ai jamais quitté volontairement le Concordia.

Non ho mai abbandonato volontariamente la Concordia

Une interview exclusive de Franco Esposito publiée le 9 juillet 2015 sur YouTube par le journal Telecolore Salerno
Francesco Schettino a accordé une interview exclusive à Franco Esposito. Le directeur de Telecolore s’est longuement exprimé sur l’abandon du navire, un crime pour lequel Schettino a été condamné, ainsi que pour homicides multiples involontaires et pour naufrage. Mais au-delà de l’aspect purement pénal (Schettino a été condamné à seize ans de prison par le tribunal de Grosseto en première instance), l’abandon de navire reste le comportement le plus éthiquement odieux pour tout le monde. Dans cette interview, Schettino tente d’expliquer sa version des faits et, pour la première fois, exprime ses attentes quant aux motifs de la sentence, qui seront rendus publics dans quelques jours. Filmé par Francesco De Angelis. (090715 Franco Esposito, Francesco De Angelis)

Franco Esposito
Schettino, pourquoi avez-vous accepté de confier à Vittoriana Abate ce qui constitue un véritable Mémoire, du moins en ce qui concerne le premier degré de ce procès.

Francesco Schettino
Écoutez, plutôt qu’un Mémoire, c’est mon récit. Et elle, elle a toujours montré qu’elle cherchait la vérité, à comprendre le déroulement des événements, et elle as su interpréter avec fidélité mon histoire, ma pensée.

FE
Voilà. Et pourquoi avez-vous eu besoin d’un livre pour exprimer vos pensées ? Il y a eu un procès, et dans un procès, il y a des contre-interrogatoires, il y a des actes. Bref, le récit de la vérité se construit lors d’un procès.

FS
Dès les premiers jours de mon assignation à résidence, durant laquelle, comme vous le savez, cette mesure interdit tout contact avec l’extérieur que ce soit par téléphone ou par courriel, j’ai été contraint de subir la violence médiatique et d’écouter une version déformée des faits, et ce pendant six mois.
Je me doutais déjà qu’il y avait un barrage médiatique. Il n’y avait pas de réelle volonté de relater les faits tels qu’ils s’étaient déroulés. De plus, ceux qui connaissaient la vérité n’ont pas permis aux journalistes, ceux qui font leur travail, de pouvoir documenter la vérité.
Et ce fut le début de ce long phénomène, si je puis dire, au cours duquel je n’avais pas encore compris qu’il me serait ensuite impossible, au fil des années, de raconter le déroulement exact des faits.

FE
Mais vous avez répondu à 30 heures d’interrogatoire avant le prononcé de la sentence.

FS
Comme vous avez pu le constater, ces 30 heures d’interrogatoire n’ont pas été intégralement publiées, et les médias n’ont pas rapporté tout ce qui en est ressorti.

FE
On a dit de vous que vous étiez un lâche, un incompétent, et que vous envisagiez une reconversion. Vous tenez absolument à souligner dans ce livre, en répondant aux questions de Vittoriana Abate qui, de toute évidence, a documenté toute son enquête à l’aide de pièces du procès, que vous n’étiez pas un lâche.

FS
Écoutez, il y a une boîte noire qui permet d’entendre mes échanges avec les officiers sur la passerelle, et je pense qu’il est possible de comprendre grâce à ces enregistrements si je me suis comporté en lâche ou non.

FE
Vous n’avez donc pas abandonné le navire.

FS
Ce n’est pas que je veuille me blanchir. Mais je souhaite vraiment que le monde comprenne, car j’ai appris que souvent, pour faire parler de nous (les italiens), nous nous faisons nous-mêmes du mal.
Je crois également qu’il est juste et nécessaire de raconter toute l’histoire, de dire toute la vérité, étant donné que, comme vous pouvez le constater, ces photos sont issues des enquêtes.
Le parquet lui-même, les enquêtes du parquet, ont déterminé que j’avais quitté le navire à 00 h 17, au moment précis où le patrouilleur de la Guardia di Finanza a lancé un appel radio à toutes les autres unités de la zone, les avertissant de s’éloigner du Concordia parce qu’il était en train de chavirer.
Il existe un enregistrement audio de cet appel, que vous pouvez écouter :  » Attention à tous les navires dans la zone :  le navire va chavirer, le navire chavire !  » Voici une photo …

FE
Vous étiez encore sur le navire à 00 h 17 ?

FS
Bien sûr, j’était encore dessus et ce n’était pas moi qui le dis, car cela a également été dit par divers témoins lors de l’interrogatoire des témoins au tribunal .
Et voici dans le livre les transcriptions des procès-verbaux de leurs témoignages. Bien.
Voici quelques photographies que j’ai reçues d’un photographe, M. Enzo Russo, qui les a lui-même obtenues d’un touriste chinois qui se trouvait sur le quai avec son trépied, et qui a pratiquement filmé le naufrage proprement dit du navire en séquences chronologiques, reconstituant ainsi l’événement.
Le livre mentionne ici les deux chaloupes de sauvetage restées coincées sous les bras déployés des grues. Le système de grues permettant la mise à l’eau des chaloupes de sauvetage s’étend pour les descendre par-dessus bord et les poser correctement sur l’eau.
Lors de la rotation du navire, ces bras sont restés déployés et ont harponné la coque en fibre de verre des chaloupes, elles allaient pratiquement être écrasées sous le bord.
Donc, voici les résultats de l’enquête.
Alors je me demande, compte tenu de l’évidence de ces preuves et indépendamment de la ligne éditoriale que peut adopter un journaliste dans un tribunal, sachant que ces messieurs sont venus assister à 70 audiences, je me dis : comment se fait-il qu’ils n’aient pas réussi à porter cette vérité à la connaissance de leurs lecteurs ?
Voilà mon problème et la question que je pose.
Par conséquent, ce livre, outre le fait d’être un témoignage de la vérité, est aussi un moyen de porter à l’attention du public les résultats des enquêtes sur lesquelles le procès a été instruit.

FE
Cependant, commandant, malgré ces photos, le tribunal vous a reconnu coupable d’abandon du navire.

FS
Il y a eu réduction, c’est certain, et maintenant il nous faudrait comprendre pourquoi. Quelles en étaient les raisons ?
C’est pourquoi, par respect pour le pouvoir judiciaire, j’ai voulu faire preuve de prudence dans mes déclarations. concernant les images.
Les images … on m’avait conseillé de sortir le livre avant le prononcé du verdict.
Je m’y suis opposé car je ne voulais absolument pas manquer de respect à un tribunal qui a prouvé son humanité et sa sensibilité face aux problèmes des vicissitudes humaines.
J’ai toujours bénéficié d’un grand respect de la part du Corps des Magistrats, je m’y connais en hommes et je sens comment un homme perçoit un autre homme. Ce sont des choses que je n’oublierai pas.
Par respect, je n’ai pas souhaité commenter la présentation du livre, et donc, je me réserve donc le droit de comprendre pourquoi il a été donné un an a été accordé pour abandonné du navire.
Alors qu’en réalité, il s’agissait clairement d’un phénomène pratiquement physique et non d’un choix volontaire de ma part.

FE
Senta ma perché quella notte poi dopo c’è quell’immagine lei va a dormire in hotel c’è quell’intervista che rilascia se non ricordo male
Écoutez, mais pourquoi ces images la nuit suivante, où vous dormez à l’hôtel, et vous donnez unevinterview, si je me souviens bien ? Il y a aussi ça, malheureusement.

FS
Écoutez, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit.
Vers 11h30, peut-être midi, l’avocat de Costa Croisières m’a dit alors que que j’étais dans un bureau de district de la Capitainerie du Port du Giglio, il m’a dit qu’il avait un taxi et que si je voulais, je pouvais aller à l’hôtel prendre une douche. Je suis donc allé à l’hôtel à midi et j’y suis resté un quart d’heure, le temps qu’ils me transfèrent ensuite en patrouilleur à Porto Santo Stefano.
Comme vous le voyez, malheureusement, il n’y a rien de vrai là non plus.

FE
Écoutez Schettino, nous attendons maintenant les motifs de la sentence, qu’en attendez-vous ?

FS
Je suis convaincu que les motifs de la sentence seront présentés avec professionnalisme et rigueur.
Au cours de ces 70 audiences, j’ai pu apprécier le professionnalisme du juge et de l’ensemble du tribunal de Grosseto.
Donc, si les raisons ne se reflétaient pas dans ce que j’ai, disons, ressenti ce soir-là, ce que j’ai essayé d’expliquer dans le livre, je crois qu’elles n’auraient pas été clairement expliquées parce que je crois que le procès s’est déroulé d’une manière remarquable, c’est tout.
Il n’est pas difficile pour un juge de comprendre, par exemple, certains aspects techniques.
Si les avocats, si les consultants techniques de l’enquête préliminaire avaient été compris, si toutes les discussions entre les experts qui ont eu lieu lors de ces 70 audiences, toute ces successions dynamique d’arguments même techniques étaient portées à l’attention des juges, je suis convaincu qu’ils feraient un excellent travail.

FE
Pour terminer, comment vit-on lorsqu’on est jugé par les gens symbole de la lâcheté de ce pays, comme je l’ai constaté ?

FS
Écoutez, je ne pense pas que les gens me jugent comme un lâche ou un symbole d’habileté parce que c’était tellement évident.
Il est tellement évident que l’appel téléphonique dont nous avons parlé est ce que De Falco a fait pour mettre un sceau sur toute cette histoire : quiconque l’écoute plusieurs fois réalise que c’est un sketch.
Il y a donc eu encore trois années de procès pendant lesquelles cela n’a toujours pas été expliqué à cause de ce phénomène médiatique qui refusait catégoriquement d’accepter une vérité différente.
Mais je crois que les gens ordinaires, au fond d’eux-mêmes …  parce qu’il est impossible que … où que j’aille, les gens ordinaires qui me rencontrent et me serrent la main me montrent bien qu’ils ont compris comment les choses se sont passées en ce qui concerne l’abandon du navire …
Comme l’a indiqué le Valeriana Abate, les bénéfices de ce livre seront reversés à une Association caritative.
J’ai également eu l’idée d’octroyer une bourse d’études pour l’an prochain à un futur Capitaine au Long Cours qui aura obtenu d’excellents résultats à l’examen pour son savoir-faire de marin et qui décrochera son diplôme avec mention. C’est certain.

FE
C’est ma dernière question : un tribunal vous a condamné à 16 ans de prison en première instance. Vous croyez qu’avec ce livre de Vittoriana Abate, avec vos propos, avec ce que vous avez dit en quelques minutes lors de cet entretien, vous pourrez semer le doute chez les gens ?

FS
Je fais la distinction entre les deux : nous laisserons le procès aux juges.
Ensuite la médiatisation du procès, comme me l’a dit un ancien avocat – je ne parle pas du tribunal de Grosseto, mais des juges précédents –  les auraient mis en difficulté pour m’accorder, après les six mois d’assignation à résidence, une mesure moins contraignante d’après laquelle j’étais tenu de rester dans ma ville.
On justifie donc cela comme si l’opinion publique, en bien ou en mal, avait eu une certaine influence sur le juge.
Je ne crois pas que cela se reproduira dans le futur, et ce livre n’a pas pour but de perturber le bon déroulement d’un procès.
Il s’agit d’un livre, d’une lecture des actes du procès, rédigé avec le professionnalisme qu’on a bien voulu me reconnaître à l’échelle Inter Nationale dans les années qui ont précédé l’accident.
Je me suis permis d’offrir une perspective et une lecture des événements différentes à l’attention de ceux qui, malheureusement, n’ont pas été informés.
Il ne s’agit donc pas, disons, de créer une occasion de toucher la sensibilité du tribunal.
Ce livre est dédié au lecteur, à ceux qui auraient dû être informés.
Il est inconcevable que, trois ans plus tard, on me demande encore si j’ai abandonné le navire ou non.

Le Verità Sommerse: Vittoriana Abate intervista il Comandante Francesco Schettino (Italian Edition)

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COSTA CONCORDIA : à la Maison des Commandants à META

http://www.concordiaveritas.org/le-verita-sommerse-lanteprima-del-libro-a-meta/

Les membres de CONCORDIA VERITAS ont eu l’honneur de pouvoir assister à la présentation en avant-première du livre Le verità sommerse di Vittoriana Abate (editore Graus) qui a eu lieu à la Maison des Commandants – Casina dei Capitani di Meta di Sorrento le 24 juin passé qui était  organisée exclusivement à l’intention du personnel naviguant.

Nous nous sommes posés la question de savoir si nous avions le droit de divulguer le contenu de cette rencontre à l’intérieur de la Casina dei Capitani, mais nous nous sommes dits que l’invitation que nous avions reçue était synonyme d’approbation de notre façon de trouver de la documentation sur le cas de la COSTA CONCORDIA quoique de façon intermitente, en mettant en évidence les points que les médias grand public eux-mêmes ont minimisé ou carrément tus, mais qui ont beaucoup intéressé ceux qui suivent l’affaire.

Nous espérons avoir bien interprété le signe et, comme par le passé, nous allons exposer, en mode le plus neutre possible, ce que nous avons noté dur l’évènement, en rappelant à nos lecteurs qu’il est toujours nécessaire de faire preuve d’esprit critique lorsqu’on lit quelque chose, notre site y compris.

Le centre historique de l’association d’aide mutuelle entre capitaines a accueilli dans sa belle salle nombre de ses membres et quelques invités, en tout près d’une centaine de personnes.

L’évènement, organisé d’après le principe d’une table ronde, a été coordonné par l’écrivain et journaliste Alessandro IOVINO et a vu les interventions du professeur de Droit de l’Information Maître CALABRETTA, de l’expert norvégien de l’ISM et ingénieur Arne SAGEN auteur de l’article “Concordia, shame on you Italy!” écrit en réaction à la sentence de première instance qui venait de condamner le commandant de la CONCORDIA, de l’amiral Vito MINAUDO, ainsi que la co-autrice Vittoriana ABATE.

Ainsi donc, nous allions savoir la vérité submergée de l’accident en mer advenu à la CONCORDIA ?

Et l’ingénieur SAGEN, qui se trouvait devant un auditoire où dominaient l’expérience et la culture nautique, a traité point par point les différents problèmes de sécurité qui se sont posées dans l’accident de la CONCORDIA, avec une grande richesse de détails et en abordant les aspects techniques, ces problèmes étant également ceux de l’industrie de la croisière tout entière.

La réflexion a porté sur le fait que ces problèmes sont exacerbés dans le cas des navires dits géants :

  • depuis les doutes sur la stabilité réelle de ces méga-navires,
  • jusqu’au grand nombre de passagers peu habitués aux dangers de la mer qu’il faudra sauver en cas d’accident
  • en passant par la préparation et la formation du personnel des navires de croisière numériquement prédominant dans les services d’hôtellerie plutôt que dans la conduite de la navigation
  • et le bon fonctionnement des systèmes vitaux,
  • l’efficacité et la réponse rapide du système d’organisation au sol en cas d’urgence,

nombreux sont les problèmes que l’accident de la CONCORDIA a posés à ceux dont la charge est de fixer des normes et d’assurer la sécurité en mer, et certains de ces problèmes ont été traités en pratique depuis les faits.

Pour d’autres, par contre, il existe une opposition trop forte de la part des lobbies* des compagnies, qui trouvent sur ce point des alliés en la personne des chantiers navals qui construisent les navires qu’elles leurs commandent.

Se référant au procès, SAGEN a rappelé l’exemple d’une affaire jugée en ANGLETERRE qui a vu une issue complètement différente parce que l’enquête a davantage tenu compte de ce qui, dans le domaine de l’organisation, avait été de nature à favoriser l’apparition de la situation d’urgence.

Ensuite, on est passé à la fameuse erreur du timonier qui a été l’objet de l’étude de consultants techniques près de la Cour.

L’amiral MINAUDO qualifie de parfaite la manœuvre d’évitement d’urgence menée par le commandant de la CONCORDIA dans le but d’éviter l’obstacle, et révèle que l’expertise technique qui conclut que l’erreur du timonier n’a eu aucune conséquence a été faite sur un navire d’un autre type que la CONCORDIA, complètement différent, avec des paramètres géométriques, cinématiques et dynamiques qui ne sont pas comparables. (il n’était pas bâti pareil, il ne réagissait pas pareil, une expertise pour rien)

Pour terminer, c’est l’auteur Vittoriana ABATE, journaliste de pointe de  l’émission télévisée PORTA A PORTA, qui a une grande expérience des faits de cronique, qui a expliqué la structure de l’ouvrage, construit à partir de 3 sources de données : les données de la boite noire, les actes du procès et les témoignages.

En collationnant patiemment ces informations, en prenant en compte les lacunes et en éclaircissant  doutes et ombres grâce aux renseignements que le commandant lui communiquait, la journaliste a reconstruit le nuit de la CONCORDIA, nous permettant une lecture d’une facture différente de celle qui a été diffusée dès la première heure par les médias, et démesurément amplifiée sur les réseaux sociaux ainsi que l’avait rappelé Maître CALABRETTA lors de son intervention initiale.

Les membres de l’auditoire ont manifesté un immense intérêt pour les sujets abordés, et certains aurait aimé pouvoir poser des questions, mais en raison de contraintes de temps, cela n’a pas été possible. En fait, les intervenants étaient attendus en début de soirée au Lido MARINELLA pour la pré-présentation du livre ouverte au public et à la presse.

Vittoriana ABATE fut cependant
sollicitée par des collègues journalistes en quittant la Maison des Commandants :

La Abate e l'editore Graus al termine della presentazione alla Casina

il y a un lien vers la page-écran contenant la vidéo de la sortie de la Maison des Commandants en dessous de l’image, en substance, le souriceau sourd arrive à comprendre que Vittoriana dit tout à la fin, car l’indignation la fait bien articuler :
nous venons d’entendre les analyses de grands experts du secteur maritime, maintenant, si les profanes de tout poil continuaient à soutenir des opinions contraires aux leurs, ce serait grave.

Lors de la soirée au Lido qui a été suivie par un large public, d’autres éminents conférenciers ont aussi pris ensuite la parole comme l’ingénieur AMBROSIO qui est l’un des conseillers du commandant et le docteur PROTO d’une importante société norvégienne spécialisée dans le conseil naval, qui ont repris ce qu avait été dit par SAGEN et MINAUDO dans un langage plus compréhensible par un public moins familiarisé avec les explications techniques.

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SCHETTINO présente son livre à META

Le Commandant Francesco SCHETTINO présente le livre « La Vérité Submergée » au lido MARINELLA – 24 juin 2015 – DiegoNews, une émission de Diego AMBRUOSO à peninsola.tv
Les vidéos ne sont pas sous-titrées, mais le journal-web giornalettismo nous renseigne sur le déroulement et le contenu de la présentation.
 « Ce n’est ni une absolution ni une accusation », et pas non plus « la version de SCHETTINO », mais une enquête à travers laquelle « on essaie de comprendre, d’entrer dans la complexité des faits ». Un témoignage sur des « faits bien réels ».
C’est ainsi qu’a été présenté hier au soir, à META, le livre sur le naufrage du 13 janvier 2012 à l’ile du GIGLIO. La vérité submergée (Ed° GRAUS), écrit par la commandant de la COSTA CONCORDIA et par la journaliste de PORTA A PORTA Vittoriana ABATE. Les deux auteurs ont participé à la présentation, ainsi que quelques experts en navigation (comme l’Amiral Vito MINAUDO et l’expert en sécurité navale Arne SAGEN MARTIN) pour souligner des aspects sous-estimés ou ignorés par les magistrats et les juges qui, en février dernier, ont condamné SCHETTINO à 16 ans et 3 mois de réclusion pour les délits de naufrage involontaire, homicide involontaire de 32 personnes, blessures multiples involontaires de 110 autres, abandon de personnes handicapées et abandon du navire.


Francesco SCHETTINO : « Voici les experts qui ont partagé mon analyse de l’accident » (VIDEO annoncée qui n’apparaît pas, en FRANCE)
« La sortie de ce livre a intéressé des personnes illustres » , des experts modialement reconnus qui « ont adhéré entièrement à mon analyse de l’accident » a dit SCHETTINO lors de l’un des rares entretiens accordés aux journalistes.
« Le livre – a ensuite ajouté le commandant à la fin de la présentation – devait tout d’abord sortir avant l’énoncé de la sentence, mais je m’y suis opposé pour une question de respect envers la magistrature. Aujourd’hui, nous sommes à peu de jours de la publication des raisons de la sentence : nous tiendrons une conférence de presse à ROME. »
« Tout ce que j’ai fait a été de réunir les pièces de procédure en fonction du blocus médiatique qu’il y a eu dans le récit des événements ».


« Le procès médiatique, dans un cas comme celui de SCHETTINO – a expliqué Maître Cataldo CALABRETTA, professeur de Droit de l’Informationaccéléré la diffusion d’une opinion dominante parmi les personnes, mais il a affecté aussi les reconstructions. Une enquête menée de façon neutre a fait apparaître quelque chose qui en avait été submergé, complètement oublié par la presse elle-même« .
L’enquête explique ce que les avocats n’ont pas non plus réussi à faire ressortir au niveau médiatique et cela a été négligé au niveau judiciaire ».
En conséquence, pour CALABRETA, SCHETTINO ne méritait pas une telle condamnation, « parce que, dans certains cas, l’acharnement médiatique influence le jugement ».


« Je vis loin de SCHETTINO, en NORVÈGE. Avant cet évènement, – a déclaré à son tour Arne Martin SAGEN, expert en Codes Navals – je ne le connaissais pas.
On a accusé fortement un seul individu alors que les responsabilités se situent à un niveau supérieur, au niveau des gestionnaires et peut-être dans la structure de l’organisation globale ».
Après l’accident, a-t-il expliqué, il y a des démarches entre le compagnie navale et les compagnies d’assurances.
Dans ce cas, quelqu’un doit payer, sortir des sous.
La loi dit que si un commandant ou un membre du staff (les cadres à bord) fait une erreur la compagnie d’assurances devra payer l’indemnisation à la compagnie navale.
Donc il a fallu trouver un bouc expiatoire.
L’enquête de la sécurité accuse le commandant de négligence, mais je me demande si la négligence est à classer parmi les crimes.
Je ne pense pas que ce soit le cas, même en ITALIE ».


Plus détaillée a été l’intervention de l’Amiral Vito MINARDO, qui a souligné quelques aspects techniques portant sur sur la manœuvre que SCHETTINO avait ordonnée et qui n’aurait pas été exécutée dans les temps.
« La manœuvre du commandant SCHETTINO – a-t-il dit – était parfaite.
Elle aurait permis, si les ordres avaient été exécutés, d’éviter l’obstacle.
Si quelqu’un ne me croit pas, il suffit de prendre l’une des jumelles de la COSTA CONCORDIA, de la filmer de haut pendant qu’elle effectue la même manœuvre à la même distance du rocher : cela démontre que le navire double l’obstacle ».
« Lorsqu’on lit les actes du procès, il apparaît que lorsque le commandant est arrivé sur la passerelle, il n’a pas été informé que le navire n’était pas au point  de tournant, et que celui-ci avait été dépassé ».
« Ce qui ressort des documents officiels, ce sont des horaires, des communications entachées d’erreurs.
Le commandant – a ensuite dit MAINARDO à la fin de la présentation – s’est aperçu qu’il devait ajouter à la manœuvre initiale, une manœuvre d’urgence, manœuvre d’urgence pour laquelle le timonier n’a pas suivi les ordres à la barre ».
Et si le timonier avait obéi instantanément ?
« Comme l’ont dit les experts techniques, il y aurait eu des dégâts minimes, il n’y aurait pas eu d’entaille dans la coque ».


Vittoriana ABATE a rappelé divers épisodes, comme celui de l’abandon du navire.
Elle a aussi posé des questions au sujets d’autres personnes présentes en passerelle et sur leurs témoignages.
« Le timonier indonésien RUSLI BIN – a dit la journaliste – a mystérieusement disparu.
Au moment où il aurait du être entendu, Le Parquet a fait le communiqué suivant : nous n’arrivons pas à le contacter.
Où donc se trouve RUSLI BIN, témoin oculaire de ce qui est arrivé, l’homme qui tenait de sa main le timon de la CONCORDIA ?
Pourquoi n’a-t-il as été possible de l’entendre ?
RUSLI BIN errait quelque part dans la campagne vers DJAKARTA lorsqu’il a reçu le 9 avril 2014 une convocation pour être entendu. L’avons-nous entendu ? Non.
Où est Silvia CORONICA (3ème officier, NDA) et pourquoi a-t-elle usé de son droit de ne pas répondre aux questions au procès ?
Où est ce troisième officier qui devait placer les points sur la carte et controler si le timonier exécutait correctement les ordres du commandant ?
Où sont ces gens qui ont négocié des peines dérisoires ?
La boite noire nous rappelle ce silence des officiers.
Ils n’ont pas informé le commandant SCHETTINO, qui est arrivé en passerelle à 21 heures et 34 minutes précises, de l’endroit où ils se trouvaient.
La route ordonnée passait à un demi-mille de la côte.
Le point du tournant avait été dépassé, et de beaucoup ».
Deux extraits d’un article de Umberto BACCHI paru le 22 juin 2015 sur IB Times UK :
titré Le Commandant Francesco SCHETTINO publie un livre de mémoire dédié aux familles des victimes apportent des précisions sur deux points délicats :La dédicace :
La publicité risque de provoquer un mouvement d’indignation de certains : le volume qui porte le nom de SCHETTINO en première de couverture comprend sur la quatrième une dédicace à ceux qui ont perdu des êtres chers dans la tragédie.La presse italienne le cite : « Ils ont droit à la vérité plus que quiconque ».
Vittoriana ABATE
a défendu ce choix en disant au IB Times UK que le livre était le résultat de son enquête personnelle, visant à jeter une lumière nouvelle sur la catastrophe en faisant progresser « la recherche de la vérité« , ce qui est également dans l’intérêt des familles des victimes.
Les recettes du livre :
Le livre est déjà en vente en ligne (et en italien pour le moment) pour un peu plus de € 16 (£ 11, $ 18).
Vittoriana ABATE précise que le capitaine ne touchera pas d’argent sur les recettes et qu’elle-même a également renoncé à ses droits sur le livre de Mémoire, faisant don de la totalité des bénéfices « aux personnes qui sont dans le besoin« .

Sur le livre lui-même, l’éditeur GRAUSeditore annonce :

Le livre contient des informations détaillées sur la vie de SCHETTINO avant le naufrage, un compte-rendu de la nuit où la COSTA CONCORDIA a heurté un récif et a chaviré au large de l’île du GIGLIO en ITALIE et un rapport minutieux du procès qui s’en est suivi.

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Francesco SCHETTINO présentera « La vérité submergée » chez lui, à META

un article de Esther POLLIO
http://www.corsoitalianews.it/meta-francesco-schettino-presenta-verita-sommerse-18062015/

complété par le communiqué de ce jour
 http://www.ilmattino.it/napoli/cronaca/concordia_schettino_libro/notizie/1419456.shtml

L’histoire d’une vie, d’un naufrage et de tout ce qu’il a détruit. META accueille Francesco SCHETTINO, Vittoriana ABATE et leur livre sur le drame de la COSTA CONCORDIA.

Le Commandant Francesco SCHETTINO a choisi META, son pays, pour la première présentation du livre « La vérité submergée », édité par GRAUS, écrit par la journaliste experte en chroniques judiciaires Vittoriana ABATE

La présentation au public aura lieu au Lido Marinella – Marina de META – à 21h30

Y seront présents Francesco SCHETTINO et Vittoriana ABATE, les auteurs du livre, et interviendront des experts du secteur, parmi lesquels l’Amiral Vito MINAUDO, le Professeur Cantaldo CALABRETTA, professeur de Droit de la Communication, et Arne SAGEN MARTIN ingénieur naval norvégien expert de ISM Code (International Safety Management Code) et membre de la Fondation SKAGERRAK pour la Sécurité en Mer.

Le journaliste  Alessandro IOVINO coordonnera les interventions (et les auteurs conclueront – dit l’affiche qui annonce sur place la toute première présentation du livre)

« La vérité submergée » est probablement le livre le plus attendu de l’année, un concentré d’anecdotes, de récits, de témoignages et surtout de souvenirs d’un homme trop, trop souvent, trop longtemps cloué au pilori par les médias.

La journaliste Vittoriana ABATE a apparemment adopté une position « inconfortable » mais son choix courageux est né de la volonté de donner voix et audience à la parole d’un homme, d’un Commandant, que beaucoup de gens n’ont pas voulu écouter, emportés par le courant de l’opinion publique (qui rame, probablement freinée par la lenteur de la progression générale imposée aux magistrats italiens qui doivent trouver la substance de trois procès, en ITALIE appel et contre-appel sont obligatoires, le souriceau ne sait pas pourquoi.).C’est donc par écrit qu’est publiée au bout de trois ans la dynamique de l’accident.

Le livre sera ensuite présenté officiellement à l’ensemble de la presse à ROME

N’est-il pas regrettable qu’en ITALIE, en EUROPE, au XXIème siècle, le Commandant SCHETTINO, homme de mer expérimenté d’âge mûr, marié et père de famille, ait pu en arriver à faire écrire à Vittoriana ABATE au bout de trois ans de torture morale : « Mon erreur la plus grave a été de ne pas être mort avec la CONCORDIA » ?

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La vérité submergée

La presse italienne annonce la parution – enfin ! – du livre écrit à 4 mains par le Commandant SCHETTINO, la seule personne qui, de par son métier et son exercice sur le paquebot, a vraissemblablement depuis longtemps compris le pourquoi de l’accident qui l’a amené à se présenter en tant qu’accusé de tous les maux possibles et imaginables par la soi-disant « opinion publique » devant un tribunal.

La personne qui lui a tenu le stylo est Madame Vittoriana ABATE, journaliste d’investigation à la RAI. Elle y avait longuement interviewé le Commandant dans le cadre de l’émission Porta à Porta (en italien).

L’éditeur est Grauseditore de NAPLES.

Le livre, de 600 pages, paraîtra en librairie en italien, français et autres langues de passagers concernés. Il ne coûtera qu’une petite vingtaine d’euros.

De cette publication, Francesco SCHETTINO a dit :

“…Agli insulti che ho subìto in quest’aula di Tribunale, vorrei rispondere con una preghiera che sono certo sia condivisa da tutte le persone presenti qui oggi. Una preghiera che rivolgo tutti i giorni di questa mia non vita alle persone che non ci sono più, le vittime di questo maledetto incidente. Sono queste le ultime frasi di quella dichiarazione spontanea interrotta, parole che la commozione mi ha impedito di riferire pubblicamente in questi tre anni”.

« … Je voudrais répondre aux insultes qui m’ont été faites dans l’enceinte du tribunal par une prière dont je suis certain qu’elle sera partagée par toutes les personnes qui sont présentes aujourd’hui ici. Une prière que je renouvelle aux personnes  qui ne sont plus chaque jour de ma non-vie actuelle, les victimes de cet accident meurtrier. Ce sont les dernières phrases de ma déclaration spontanée inachevée, des paroles que l’émotion m’a empêché de prononcer publiquement au cours de ces trois dernières années ».

Le souriceau se souvient de ce qui s’est passé lors de la toute première interview quand a pris fin l’assignation à résidence, il y a un peu plus deux ans, alors que la présentatrice essayait de faire parler le Commandant qui a lui-même une fille de la petite DAYANA. Comme plus récemment au tribunal, alors, cet homme doux s’est mis à pleurer en silence en faisant signe « non, je ne peux pas ».L’enregistrement s’était alors interrompu.

Au cours des 600 pages du livre, nous allons connaître l’histoire du commandant, sa vie, son expérience professionnelle, ses souvenirs d’avant et après la nuit tragique

Qui est l’homme accusé d’avoir sabordé la CONCORDIA ? trente ans en mer.  

Des anecdotes, des souvenirs, des témoignages qui n’avaient pas été rendus publics

Tout ce qui n’avait pas été dit, tout ce qui n’a pas été compris au sujet du naufrage de la COSTA CONCORDIA.

Tout ce qui a été submergé par un tsunami médiatique à deux balles.

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