Pour lutter contre la panique

une proposition (pas de Mézigue) :

 

faire confiance aux gens et les entourer de douceur féminine

 

et un extrait de ce qui s’est passé ce soir là

regardez la très courte vidéo jusqu’au bout pour avoir une idée de la situation

et de l’ambiance qui régnait ensuite aux points de rassemblement et d’embarquement

, ,

  1. #1 par Al. le 3 août 2012 - 15 h 01 min

    La solution est de dire à tout le monde que le premier qui perd son sang froid va à la flotte. Personne ne bougera plus ou bien tout le monde sera à l’eau et la moitié du boulot sera fait.

    • #2 par Monique-Mauve le 3 août 2012 - 15 h 23 min

      Ben oui. Un coup de gueule, parfois, c’est nécessaire. Venant d’un officier en uniforme, ça marcherait peut-être. Pas sur d’ailleurs, il doit y avoir un « bon moment » après lequel plus rien ne peut agir.

    • #3 par krn le 3 août 2012 - 17 h 32 min

      Vous pensez donc tous les deux qu’il faut parler aux passagers comme à des enfants qui ne doivent pas prendre d’initiatives et moi je crois qu’il faut leur parler comme à des adultes qui sont capables d’en prendre. Le tout est de savoir si les passagers désirent plutôt être pris intégralement en charge ou bien s’ils peuvent agir individuellement. Il me semble que ceux qui ont sauté à l’eau n’acceptaient pas d’être dirigés et préféraient agir que subir.

    • #4 par Monique-Mauve le 3 août 2012 - 17 h 49 min

      C’est pour leur bien krn. Ils étaient à 13 m de la côte. Ils ne le savaient pas du tout à gauche et les officiers le savaient.
      Ce que je me demande c’est dans quelle mesure les membres de l’équipage ont pu être guidés après le black out.
      Vous me faites penser à Starsky et Hutch tous les deux.
      Je pense que ce n’est ni l’un ni l’autre qui a raison.

      Je pense que chaque point de rassemblement a été calme par moments, avec la peur dans l’air à d’autres, avec la panique des passagers encore à d’autres,
      et que l’équipage a été bien au départ, puis s’ils n’ont plus eu d’instructions, ils ont eu peur, certains devaient avoir mal au ventre et il y a eu des actes d’héroïsme comme celui du pianiste Giuseppe, je crois et de l’animateur du Club des enfants
      et que les officiers n’ont pas eu la même peur et encore une autre forme pour le Commandant SCHETTINO

      Les officiers ont du au moment où ils ont réalisé, différent pour chacun, se sentir vidés de trouille rétrospective. Seulement, ils étaient en contact téléphonique avec leur patron, et ça c’est énorme. Alors, sur le moment, ils ont obéi en étant sur les nerfs. De même, le Commandant aurait tenu jusqu’au bout. Il a tenu jusqu’au bout.

      Peut-être j’ai raison, peut-être pas.

    • #5 par Monique-Mauve le 3 août 2012 - 17 h 51 min

      Prendre une initiative quand on est 3000, c’est une faute contre les 2999 autres.

    • #6 par Monique-Mauve le 3 août 2012 - 17 h 55 min

      Et ce qu’ils désiraient ou pas, on s’en fout.
      On est en train d’essayer de sauver tout le monde.
      Ils réclament la vérité à haut cris, la voilà : si tu veux prendre des initiatives, tu ne t’embarque pas sur ce genre de bateau, tu fais comme Al., tu t’en achètes un individuel, tu passes le permis et tu es tranquille.
      C’est une question de vie ou de mort.

      • #7 par krn le 3 août 2012 - 18 h 45 min

        Sans doute, parce que nous voyons ça de l’extérieur. Mais les naufragés, eux, ne s’en foutent pas et s’ils y a eu des morts, c’est parce que personne ne leur a expliqué la situation. Seuls les officiers qui étaient sur la passerelle savaient que le navire ne pouvait plus couler. Il y a eu un black out sur la communication et c’est ça qui n’a pas fonctionné. Schettino a fait un travail technique remarquable en amenant le navire à cet endroit, il a juste oublié de dire aux passagers ces simples mots « Nous sommes presque à terre, en sécurité. »
        Ça aurait tout changé.

      • #8 par krn le 3 août 2012 - 18 h 58 min

        De toutes façons, effectivement, je n’embarque pas sur ces HLM flottants et pas seulement par peur du naufrage. J’ai accompagné des pêcheurs sur des rafiots invraisemblables, sans gilets ni canot de sauvetage, par gros temps, et je n’ai pas eu une seconde de crainte. C’était sympa et convivial. Je suis restée sur le pont, trempée, pendant six heures et j’étais enchantée. Mais sur ces gros machins, c’est sûr, je déprime.

      • #9 par Monique-Mauve le 3 août 2012 - 21 h 30 min

        Et comment il le leur aurait dit ? Il y avait un black-out. il travaillait au téléphone mobile en continu. Les officiers ? ils avaient en gros 50 membres du personnel à encadrer chacun. Le seul moyen, c’était un sms de groupe direct sur les téléphones mobiles d’entreprise des membres de l’équipage.
        Sauf que ça m’étonnerait beaucoup qu’ils en aient eu un.

    • #10 par Monique-Mauve le 3 août 2012 - 17 h 58 min

      C’est bien possible que la Concordia ait été trop grande après tout. Mais pas pour sa conception architecturale : pour ses usagers.

  2. #11 par krn le 3 août 2012 - 11 h 21 min

    Il n’y a pas de remède à la panique intérieure. L’important est donc de la garder pour soi.

    • #12 par Monique-Mauve le 3 août 2012 - 12 h 33 min

      C’est une question de tempérament et d’éducation. Nous devons partir du principe que tout le monde ne le fera pas pour être réaliste. Et qu’à certains moments, à certains endroits, il y aura des passages de panique à maîtriser par les encadrants. Faire venir un officier reconnaissable sur les lieux à ce moment là peut être une solution. A condition que tout l’équipage ait un moyen de communication (portable avec la batterie chargée) sur le numéro de l’officier en charge à ce moment là. Je ne suis pas sûre que ça ait été le cas. Je n’ai rien lu à ce sujet. Par contre j’ai vu au moins une interview d’un membre de l’équipage qui avait eu l’impression d’être seul avec ses camarades pour faire le travail en première ligne.

  3. #13 par krn le 2 août 2012 - 11 h 57 min

    Je vais me permettre de rectifier car j’ai du mal m’exprimer. Il ne s’agit aucunement de faire appel à la douceur féminine mais à l’aptitude des mères de familles à organiser sans panique les activités de plusieurs personnes et pas seulement de leur progéniture. Mère de quatre enfants particulièrement inventifs et aventureux, je les ai rendu responsables deux par deux les uns des autres, ce qui a évité plusieurs accidents. Responsable de l’association de parents d’élèves pendant plusieurs années, j’ai accompagné beaucoup de sorties scolaires et j’ai utilisé le même principe. Faire des petits groupes dans lesquels chacun était responsable des cinq autres. Il n’y a jamais eu ni perte, ni accident.
    Les gens sont indifférents les uns aux autres et c’est ça qui pose problème.
    Avez vous déjà vu un troupeau de cervidés traverser une route ou une voie ferrée ? Vivant dans une zone de forêt, j’ai eu l’occasion de les observer assez souvent. A l’arrivée d’un véhicule ou d’un train, le cerf et les jeunes mâles, reconnaissables à leurs bois, détalent tandis que les biches rassemblent les retardataires avant de partir.

    • #14 par Monique-Mauve le 2 août 2012 - 12 h 26 min

      krn, j’ai fait le calcul hier, il y avait environ 1 marin de métier pour 3 passagers.
      D’autre part, si je peux me permettre, vous établissiez des liens de longue durée entre les enfants .
      Pendant une croisière, ce genre de liens doit être tout à fait exceptionnel.
      D’autant plus que ce bateau transportait 3000 passagers.
      Les liens se faisaient avec les voisins de cabine ou les voisins de table, et pour ceux qui venaient d’embarquer à Civitavecchia, il n’y en avait pas du tout extérieurement à leur(s) compagnon(s) de croisière.

  4. #15 par Łα gєитιℓℓє яєвєℓℓє le 1 août 2012 - 20 h 43 min

    La peur et la non maitrise de soi est dangereuse !!!! et se battre pour survivre, c’est grave !!!!
    mais bon ! c’est la nature humaine!
    mais heureusement ke tout le monde n’est pas kome ça !!!
    bonne soirée biz♥

    • #16 par Monique-Mauve le 1 août 2012 - 20 h 45 min

      Bonne soirée Dalila. Gros bisous.

    • #17 par krn le 2 août 2012 - 14 h 05 min

      Vous avez raison pour les liens avec les enfants, c’est un exemple particulier. mais ça fonctionne aussi sur les ferries entre chauffeurs routiers qui ne se connaissaient pas la veille, avec moins de personnes à bord, je le reconnais.

      • #18 par krn le 2 août 2012 - 14 h 09 min

        Décidément, je ne me ferai jamais à l’ordre des commentaires. Désolée, j’ai encore répondu au mauvais endroit. C’était une réponse à votre commentaire de 12h26.

      • #19 par Monique-Mauve le 2 août 2012 - 14 h 33 min

        rire, ça ne fait rien, krn, c’est comme aux Jeux Olympiques : l’essentiel est de participer.

      • #20 par Monique-Mauve le 2 août 2012 - 14 h 38 min

        Les chauffeurs routiers aussi c’est particulier, c’est une confrérie. A Gravelines, il y avait un restaurant exprès pour eux et la première fois que nous sommes allés prendre contact avec la ville, mes parents et moi, nous y avons mangé. Nous avons été adoptés tout de suite. Une ambiance de convivialité qui n’existe pas dans un restaurant ordinaire.

        Le nombre a de l’importance. Parce que qu’on le veuille ou non, il y a un effet de groupe qui se met en place. A 36 contre 1 dans une classe, il se manifeste déjà.

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