Archives de la catégorie Commandant SCHETTINO

Le témoignage de ceux qui y étaient a commencé

  L’enquête est pratiquement close, le procès à l’encontre du commandant SCHETTINO est entré dans le vif du sujet. Il a commencé par les témoignages de personnes qui y étaient, appelées à la barre par l’accusation et c’est normal. Il porte sur des tas de sujets en même temps.

  Je me limiterai ici à ce qui concerne le dernier grief contre celui qui portait la casquette du plus gradé à bord car il reste encore ancré dans les esprits : l’abandon du navire. 

  •  Nous avons eu lundi la relation du témoignage du jeune Officier IACCARINO, l’homme à la Playstation … 

Source :  par exemple http://www.tdg.ch/monde/Le-commandant-Schettino-avait-l-air-ailleurs/story/18066757

au passage je vous recommande la légende de la photo N°1 du diaporama qui est en fin d’article :  » Vendredi vers 21h30, le Costa Concordia heurte le ponton » … deux lignes plus loin, le ponton est devenu un banc de sable …

 Le souriceau de bord en retient ceci :  » J’ai vu Schettino qui dirigeait, avec d’autres officiers, des passagers vers les chaloupes de sauvetage « 

  •  Nous avons eu hier mardi celui de l’Officier stagiaire URSINO qui témoigne, comme Katia KERVANIAN, avoir été sur la dernière chaloupe à quitter le flanc droit de la Concordia, dans des conditions désespérées (que je découvre), en compagnie du Commandant SCHETTINO. 

Source principale : http://www.metropolisweb.it/Notizie/NonDefinito/Cronaca/mentre_concordia_sbandava_calci_pugni_liberare_scialuppe_c_era_anche_schettino.aspx    

« J’ai quitté la Concordia avec le Commandant et d’autres membres de l’équipage.

Nous étions, et des passagers avec nous, sur une chaloupe que la Concordia avait piégée et que nous avons réussi à libérer de ses bras d’acier.
On s’en est éloignés juste avant qu’elle ne s’effondre carrément sur nous/qu’elle ne s’abatte sur nous.
Nous avons rejoint le GIGLIO et la chaloupe sur laquelle nous étions s’est brisée sur ses rochers. »

—– il semble que l’embarquement aurait du se faire normalement au pont 4 —–
 
On ne pouvait pas embarquer dans les chaloupes à partir du pont 4 à cause de l’inclinaison du navire, et c’est au pont 3 (juste un étage en dessous) que l’Officier URSINO a retrouvé Le Commandant SCHETTINO et les autres officiers qui s’occupaient de l’évacuation du côté droit de la Concordia.
 
« «Nous étions au milieu du navire, dans la zone avant, il y avait deux chaloupes piégées, pas libérées des bras d’acier.
(les grues qui permettent de descendre les chaloupes faisaient comme un tunnel qui emprisonnaient les chaloupes les plus proches du bateau et elles menaçaient de percer le toit de celles qui en étaient un petit peu plus éloignées)
 
 Et dedans, il y avait beaucoup de monde, des passagers.
  A cet endroit du navire, j’ai retrouvé beaucoup de membres de l’équipage et parmi eux le Commandant SCHETTINO.
Nous nous sommes tous mis à essayer de dégager les deux chaloupes de toutes les façons possibles et imaginables, nous y allions à coups de pieds et de poings et pendant ce temps là, la Concordia continuait encore à s’effondrer, elle continuait à s’incliner et nous, nous risquions de finir noyés, piégés comme des rats.
 
Dès qu’on a pu, on est allés sur le toit d’une des deux chaloupes, qui en y sautant, qui en glissant.

  Il y avait moi et il y avait d’autres membres de l’équipage.

Il y avait aussi SCHETTINO qui a ordonné au timonier de mettre le moteur en route.  La chaloupe a avancé, puis elle est allée s’écraser sur les rochers, nous avons débarqué et SCHETTINO est resté là, à surveiller le renversement du navire.

Le Commandant en Second BOSIO est resté bloqué sur la balustrade du pont 3, il n’a pas pu aller sur la chaloupe et a sauté à la mer pour
rejoindre l’ile à la nage.


Le paquebot a fini de tomber sur l’endroit où nous étions juste après que nous nous en soyons partis. »

Résumé de l’avocat Maître PEPE :


1°/

SCHETTINO n’a pas abandonné le navire,


2°/

il a effectivement sauvé 20 personnes, en ne parlant que des
passagers qui étaient sur la dernière chaloupe à quitter la Concordia du
côté droit,


3°/

lui et les autres membres
de l’équipage qui étaient avec lui sur cette chaloupe ont failli être
écrasés par la Concordia qui s’est couchée sur le côté où se trouvait
cette chaloupe qu’elle piégeait et qui a pu être dégagée in extremis de
tout ce qui la retenait.

  • En position centrale, depuis son rocher, le Commandant SCHETTINO était plus près du cœur de la CONCORDIA que s’il était allé tout en bout de proue ou de poupe tout en restant dessus :

L’honneur de SCHETTINO, c’est d’être resté là, à l’intérieur du cercle circonscrit à la Concordia..

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Mais oui, il y avait 149 autres personnes sur la dernière chaloupe de droite,

dont Katia KEYVANIAN, dont la réaction sur son mur Facebook devant ce qui a suivi sur les médias de son pays l’accident de la CONCORDIA a été publiée tout de suite par le journal Esclusivista.it auquel elle avait été communiquée sur sa page Facebook aussi dans un commentaire de Monsieur Pietro DI GITOLAMO qui l’y a copiée/collée.

L’information a été reprise par certains journaux français, mais il y a tellement longtemps que le souriceau de bord a souhaité se rafraichir la mémoire.

 « Malheureusement, je ne peux pas donner de nom ni montrer de photographies, parce que j’ai perdu mon appareil photo en mer. 

 Je suis Katia KEYVANIAN (GMS – son métier) embarquée dans la journée du 13 janvier pour remplacer la collègue qui était sur la Concordia.

 J’écris seulement deux lignes parce que je dois prendre mon train pour rentrer chez moi !!!

  J’aimerais bien être invités chez/avec Messieurs GILETTI, MENTANA, VINCI et tous ces autres journalistes qui, sans savoir le pourquoi, sans avoir vérifié leurs sources ni les nouvelles qu’ils annonçaient ont écrit et affirmé une montagne d’IDIOTIES !!!

 Je voudrais bien pouvoir répondre aux flots d’idioties et d’inepties qui ont été proférées !

  Pour le moment, je ne dirai qu’une seule chose et j’en écrirai un peu plus dès que je le pourrai.

Nous avons évacué, dans l’obscurité, avec le navire couché sur le flanc, 4000 personnes en moins de 2 heures !!!

 C’est une chose que n’auraient jamais pu faire des personnes incompétentes.

 Ce n’est pas vrai que le Commandant soit tombé parmi les premiers, j’y étais sur la dernière chaloupe, et lui, il restait là, cramponné à la rambarde du pont 3 pendant que le navire s’enfonçait.

 HONTE A VOUS JOURNALISTES INCOMPÉTENTS qui avez écrit qu’il est tombé bien avant !!!

 J’y étais sur la chaloupe, celle qui, pendant qu’elle s’éloignait, a failli être écrasée par la grue du navire en perdition qui a été à deux doigts
d’en percer le toit.

 Nous avons hissé à bord de la chaloupe un tas de passagers qui étaient tombés à la mer, et alors que nous déshabillions une jeune fille trempée pour la recouvrir d’une couverture de survie, un passager trouvait le moyen de filmer la scène avec son téléphone portable !!!

 HONTE A VOUS !!!
 Nous avions lancé une bouée de sauvetage à la mer et pendant que nous remontions un monsieur à bord, moi ayant noué le cordage à mon poignet pour pouvoir tirer dessus avec un peu plus de force, un autre monsieur qui prend la photo !!
 HONTE A VOUS !!!
Nous avons dû gérer un troupeau de moutons en pagaille, et vous dites que c’est nous qui avons été incompétents ??!
 HONTE A VOUS !!!
Pendant que, toute penchée, je faisais monter sur la chaloupe pour évacuer une par une des personnes qui se poussaient et hurlaient, il m’arrive un homme grand et gros, de toute évidence un passager, avec la cigarette au bec.
  Quand je lui ai demandé : « mais nom de nom qu’est-ce qui vous prend de fumer dans la situation où nous sommes, le navire couché, dans l’obscurité, avec le carburant qui pourrait s’échapper !! » j’ai eu pour toute réponse : « c’est pour mon stress » !!!!!!!!!!!!!
  Je n’ai qu’un seul mot à ajouter, avant de rater mon train :
 
 nous avons travaillé pour nos hôtes, pour les sauver et les amener en sécurité, et s’ils sont sauvés, c’est uniquement à nous qu’ils le
doivent, à tout l’équipage qui a tout fait.
 nous ne demandons pas de remerciement, NON, nous n’avons fait que notre devoir, mais nous ne voulons pas non plus entendre toutes les
absurdités, inepties et mensonges que vous avez proférés pour faire un scoop ou une émission.
 
 4000 PERSONNES EN 2 HEURES, DANS L’OBSCURITÉ … AVEC LE BATEAU COUCHÉ, NOUS LES AVONS RAMENÉS A TERRE, NOUS, ÉQUIPAGE DE LA CONCORDIA, ILS NE SONT PAS TOMBÉS DIRECTEMENT SUR LA PLAGE AVEC LEURS PETITS SEAUX, LEURS PETITES PELLES ET LEURS RATIONS DE MOULES ! 
C’est nous qui les y avons ramenés !!! 
  Je profite de cette occasion pour remercier tous les habitants de l’île du GIGLIO, ainsi que Monsieur le Maire, qui est monté à bord, pour vérifier la situation (ne sachant pas qui il était, je l’ai réprimandé parce qu’il ne portait pas de gilet de sauvetage !) 
 Je remercie tout le monde de tout mon cœur, tous les habitants de l’ile qui ont travaillé pour nous tous, avec la plus grande disponibilité, nous donnant leurs couvertures multicolores faites au crochet, cherchant des chargeurs de batterie pour les téléphones portables, et bien plus encore.
Merci à eux tous. 
 Maintenant, je cours prendre mon train et je rentre chez moi.
 

 A bientôt. 

 Oh, j’oubliais … 

à tous les autres,
je leur dis
:
 

HONTE A VOUS !!! »


Bibliographie en français :

http://www.courrierinternational.com/article/2012/01/16/concordia-nous-nous-sommes-mis-en-quatre-pour-sauver-les-passagers  (du groupe Le Monde)

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Créa de HALLOWEEN 2013

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Francesco SCHETTINO :  » Je n’ai pas abandonné le navire. « 

interview parue en Italie le 05/12/2012 dans l’émission Porta a Porta qui en a réalisée toute une série donnant la parole à celui qui allait rester aujourd’hui seul devant tous au Tribunal de GROSSETTO sans avoir vraiment été entendu de l’opinion publique jusqu’ici, tout simplement, du moins en France, parce que cette série d’interviews n’a été ni diffusée, ni traduite.

ce que le souriceau de bord a réussi à comprendre :
Je n’ai pas abandonné le navire.
Le navire s’est écroulé et j’ai été le dernier à quitter le navire du côté immergé.
Il restait peu de gens sur le côté gauche.
Je savais que le navire ne s’enfoncerait pas davantage.
Il restait du monde sur le côté droit.
 
Comment vous êtes-vous retrouvé sur une chaloupe ?
 
Je suis tombé en même temps que cette chaloupe.
Dans la dernière chaloupe qui était déjà sur l’eau pour effectuer le va-et-vient qui me garantissait l’évacuation de tout l’équipage.
La dernière chaloupe était disposée tout près de façon à ce qu’on puisse y embarquer depuis le navire.
C’est arrivé tout seul, je ne peux pas dire que j’y suis allé dedans.
La chaloupe était menacée par un dispositif de suspension des chaloupes du pont 4 juste sous lequel elle se trouvait.

Ce fut instantané, j’ai fait une chute de 20 m de haut.

Comme si j’étais tombé d’ici. (NDS : le Commandant et la journaliste sont sur une terrasse qui surplombe la baie de NAPLES, dont META DI SORRENTO est un faubourg, à la façon d’une falaise).

Et puis j’ai continué de faire ce que je faisais, de tout encadrer depuis là.
La chaloupe a continué à être en danger jusqu’à ce que …
Il est beau de mourir en ayant fait tout ce qu’on pouvait / en laissant derrière soi un boulot fini.

Mais à ce moment là je n’y pensais même pas, j’attendais que le navire ait fini de basculer :tout le côté était en train de passer sous l’eau.

Il y avait des gens avec moi sur cette chaloupe, au lieu de mourir, j’ai accompagné ces personnes-là jusqu’au bout.

timonier

Il y avait à côté de la proue une chaloupe qui était restée coincée obliquement et le navire qui était en train de lui tomber dessus (NDS : on la voit au fond).

La côte était toute proche.

La chaloupe sur laquelle j’étais a réussi à y parvenir et nous nous sommes retrouvés à terre.

C’est comme ça.
C’est comme ça.
C’est le basculement de la Concordia.

Et ça se voit sur les photographies.

(NDS : cette image est floue parce que le bateau a basculé plus rapidement que la caméra ne prenait de photos par seconde)

Tout ce qui a été dit au public à ce sujet depuis sur ce moment précis est une belle élucubration erronée.
J’ai toléré que ces choses soient dites parce que, en tant que Commandant, je représente beaucoup de choses.

 fin de l’enregistrement

 

Le souriceau fait le point : où en sommes-nous ?
Le basculement de la Concordia est aussi l’évènement qui a fait 30 morts et 2 disparus, comme il l’a été officiellement communiqué à leurs familles par le Parquet de GROSSETTO.
 
Avant ce basculement, il y a eu un accident, un choc avec un élément du décor comme il en arrive sur la route, il y en a plein les journaux tous les jours.
A partir de cet accident le Commandant et l’équipe de service sur la passerelle devaient, selon l’article 13 de la Convention Internationale SOLAS, c’est-à-dire pour la sécurité maximale des passagers, ramener le navire le plus près possible d’une côte et l’échouer.
Ils l’ont fait.
Ensuite, le Commandant assisté de tout l’équipage devait le faire évacuer entièrement par tout le monde, et c’était possible parce que tout le monde était alors vivant. La Concordia, en principe et comme tous les paquebots modernes, devait rester verticale après tout choc pendant 3 heures.
 
L’évacuation, déjà rendue difficile par une gîte importante qui la ralentissait quand elle n’empêchait pas carrément les chaloupes de descendre, a été interrompue par ce basculement brusque, rapide et meurtrier, les hublots immergés n’ayant pas résisté à la pression qu’exerçait sur eux l’eau de la mer et cédé tous ensemble.
 
C’est le basculement – imprévu – de la Concordia qui a fait d’un accident certes matériellement important, une catastrophe de dimension humaine.

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Fraternité

dans une équipe de marins du XXIème siècle :

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