Archives de la catégorie Commandant SCHETTINO
L’audio N°1 de la déposition du Commandant de la Concordia
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO le 2 décembre 2014
SCHETTINO dément toute participation à l’émission ‘l’Isola dei famosi »
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO le 29 novembre 2014
Encore une fausse rumeur sur le Commandant de la CONCORDIA – par Angela CIPRIANO
Le Commandant SCHETTINO communique que les dernières nouvelles qui circulent en kiosque depuis quelques jours après avoir été propulsées par un journal populaire (NDS : italien) et relatives à son éventuelle participation au reality-show (NDS : toujours italien) « l’ile des célébrités » est complètement privée de tout fondement.
Il n’a pas été contacté par les organisateurs de ladite émission et il n’a donc pas été parlé de compensation financière (NDS : fabuleuse) pour ladite participation.
Il est clair qu’à un moment aussi délicat du procès pour la CONCORDIA qui est toujours en cours à GROSSETO, cette fausse et trompeuse nouvelle ressemble furieusement à une campagne médiatique de diffamation lancée au bon moment afin de discréditer encore un peu plus l’image de l’accusé.
On en vient à se demander comment il se fait qu’à la veille d’un évènement aussi important que l’audience du 2 décembre pendant laquelle SCHETTINO lui-même déposera à la barre, aucun organisme de presse ne soit capable de diffuser une information correcte en ce qui concerne les faits qui ont réellement émergé au cours des audiences passées et se consacrent à des rumeurs inventée à 100% à la seule fin d’augmenter leurs ventes tout en enfonçant leur clou.
Il ne faudrait pas oublier que le Tribunal est en train de chercher à faire la lumière sur une tragédie qui a fait 32 morts et toute information incorrecte constitue fatalement un manque de respect dont ils devraient avoir honte envers ceux qui ne sont plus, mais aussi envers ceux qui ont survécu.
Ils nous ont inventé le double-inchino
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO le 22 novembre 2014
sur la côte AMALFITE
trouvé là : http://www.pazzoperilmare.it/blog/2012/07/11/lettera-disperata-a-giornalisti-disperatamente-incapaci/
La photo :
Les journalistes généralistes en chœur : pris en flag, ils font un double inchino, la honte !
Pazzo per il Mare : sauf qu’ils sont tous les deux à l’arrêt.
La preuve : aucun des deux n’a de sillage.
Le Maire de RAVELO : quand le second est arrivé ça faisait une bonne heure que le premier était amarré.
Une tranche instructive
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO le 22 novembre 2014
Il s’agit d’une tranche de bateau.
Elle fait 24 m de large.
C’est ainsi qu’on rallonge un bateau dans les chantiers de FINCANTIERI et les autres grands chantiers navals.
Et c’est impressionnant.
Ce qui est particulier aussi dans cette vidéo, c’est cette image prise sous un angle tel qu’on voit à la fois les ouvriers sur le quai et le bateau de profil, presque en entier, tout contre le même quai :
« Pourquoi faut-il toujours qu’un accident en mer soit traité comme une affaire criminelle ? »
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO le 15 novembre 2014
c’est ce que disait le Commandant SCHETTINO lui-même dans une interview à un journal de marins
La réponse est dans cet article de Raunek KANTARIA : 10 raisons pour les quelles vous devriez remercier les marins (en anglais)
En voici les grandes lignes que le souriceau de terre a traduites ici :
1. Les marins font tourner l’Économie Mondiale
2. Les marins sacrifient leur vie de famille
3. Les marins affrontent les mers les plus difficiles et le mauvais temps
4. Les marins risquent leur vie à cause du piratage et des zones de guerre
5. Les marins mettent leur santé en jeu
6. Les marins suivent les lois et règlements les plus contraignants
7. Les marins travaillent des journées entières dans la monotonie
8. Les marins ne bénéficient pas des droits fondamentaux des travailleurs
9. Les marins courent un grand risque de criminalisation et d’abandon dans l’exercice de leurs fonctions
10. Les marins vivent dans des conditions d’hébergement sommaires et avec des moyens de communication limités
Lorsqu’ils ont un accident, soit on ignore complètement, soit on les arrête.
On leur met les menottes, au cas où, la honte !
Dans le marécage de lois et règlements de tous les pays du globe auxquels ils sont soumis, il est bien difficile d’être totalement innocent en droit.
Leur armateur les lâche pénalement, c’est quasiment l’usage.
L’abandon de ses marins par un armateur peut atteindre des sommets quand le navire est à bout. Quand il est devenu une épave flottante, plutôt que de payer pour le ramener, ils l’oublient confortablement. Le problème, c’est qu’ils oublient aussi les marins qu’il porte. Il y a eu le cas sur MARSEILLE : ne parlant pas français, sans argent pour se nourrir, se vêtir, se chauffer, les gens du port les ont aidés à survivre, en attendant un rapatriement qui avait été bien long à obtenir.
http://www.seamensclubmarseille.org/lassociation/historique/
Je continue. On les traite de lâches avant même que de savoir pourquoi l’accident a eu lieu, suivant les pays ils risquent jusqu’à la peine de mort, coupables d’avoir eu un accident, en somme.
« Oui, un marin est toujours un criminel, dès lors qu’une vie manque à l’appel et mourir avec son navire, pour un capitaine, c’est aussi faire le choix de la mer, dans ce qu’elle a de définitif, plutôt que l’injustice des hommes qui gesticulent dans les prétoires, n’en finissant pas d’accabler et de poursuivre. » m’écrit un ami marin.
Vivant la majeure partie de leur temps en mer, côtoyant les pires misères du monde, ayant sous les yeux la nature humaine qui fait que des hommes font mourir sous les bombes les enfants d’autres hommes à côté des franches colères démesurées de la mer, le ciel leur tombe une seconde fois sur la tête.
La fraternité entre marins est la même qu’entre soldats, car les conditions de travail sont souvent des batailles pour la vie. C’est un autre monde que celui de la terre.
Ils se retrouvent accablés dans un panier de crabes inconnus où les sous ont une importance bizarre. Allez donc calmer un cyclone avec des sous. Allez calmer un tsunami. Une vague tueuse.
En plus de la fraternité intérieure à la profession, un allié nouveau et inattendu toutefois, dans les pays où il existe une association de consommateurs des transports par bateaux.
L’association reconnaît les victimes pour ce qu’elles sont : des victimes, les accompagne dans leurs démarches et leur difficile parcours personnel pour aller au delà du traumatisme.
Mais si elle comprend les uns, elle comprend aussi les autres. Ils ont été plus de 4000 à vivre le naufrage, ils se sont conduits plus ou moins de façon à pouvoir encore se regarder en face le matin au réveil – la panique qu’on ne sait pas maîtriser fait faire de pas jolies-jolies choses, vous vous souvenez du naufrage du LA BOURGOGNE ? Ils ont TOUS eu des séquelles, qu’ils gèrent selon leur tempérament, il n’y a pas de généralisation possible, ni pour les uns, ni pour les autres.
Par contre la presse de la terre, obscurément, à ce jour suit toujours le schéma traditionnel, noircissant le marin à fond, se justifiant à grands renforts de témoignages à chaud et par la sacro-sainte phrase : « le public a le droit de savoir. »
Il a tellement le droit de savoir, le public, que depuis que les journalistes-web, prisonniers des cadences ne peuvent plus vérifier ce qu’ils écrivent, prisonniers aussi des traducteurs en ligne qui ont plus de vocabulaire que nous, mais aucun moyen de reconstituer le contenu d’un article écrit dans une autre langue avec un minimum de bon sens,
bref depuis qu’on ne peut plus se fier à ce qu’ils publient, une proportion non négligeable de la presse écrite a fermé la porte, faute de rentrée des sous nécessaires à leur fonctionnement.
Cherchant à fonctionner malgré tout, ceux qui tournent encore ont privilégié le scoop, vrai ou faux, mais qui fera venir des lecteurs sur la page-écran qui, chaque fois qu’elle s’ouvre fera entrer, au moins, les sous des réclames.
En oubliant que la mer se charge de faire de ces marins qu’ils ne connaissent pas parce qu’ils vivent physiquement « ailleurs » des hommes d’une trempe spéciale. Parce qu’elle leur fait la vie dure. Pas seulement lorsqu’elle est en colère. Et dans tous les domaines.
En oubliant qu’ils sont nécessaires pas seulement pour le plaisir, mais aussi à l’économie et au travail de toute la planète, au bien être des pays développés comme à la survie de ceux qui ne produisent pas par eux-mêmes les denrées alimentaires minimales indispensables à leurs ressortissants.
« Qui est en mer navigue, qui est à terre juge » dit un proverbe napolitain, un constat désespéré qui vient du passé, la sagesse populaire d’un pays de tradition marine où est née l’association de solidarité Stella Maris (devenue depuis Apostleship of the Sea), celle qui empêche de mourir de faim sous le regard sauvage d’une foule aux réactions moyenâgeuses les capitaines qui ont eu le malheur d’avoir un accident.
Pourtant l’auteur conclut : « vous devriez leur dire merci ».
Nous sommes au XXIème siècle et tout se propage plus vite que du temps de la communication-papier. De même, les informations qui font le scoop et celles qui le font moins se propagent.
Il y a longtemps déjà que Francesco SCHETTINO a dit, relayé par les journaux-web, même si leur intention première n’était pas sûrement pas de prédire la suite des évènements : « vous allez devoir me faire des excuses ».
Aussi vrai qu’il n’a pas abandonné le navire et que c’est le navire qui a tué 32 personnes en s’abattant inopinément sur son flanc droit avant la fin prévisible de l’évacuation.


