Archives de mai 2015
Le passage des consignes
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO le 27 mai 2015
Le livre – en italien pour le moment – d’Angela CIPRIANO et Guido FIORINI
les protagonistes confient leur douleur, racontent leurs souvenirs, mettent des mots sur leur ressenti, dans une commune recherche de vérité
est arrivé dans ma boite aux lettres, j’avais pu le commander en passant par amazon.it
Naturellement, je lis le récit de l’accident en premier et une chose me frappe : la façon dont le commandement a été pris et a été abandonné peu avant le choc.
Rappelez-vous, AMBROSIO était aux commandes et dirigeait la CONCORDIA droit sur l’ile du GIGLIO sous l’aile bienveillante de l’officier CORONICA et via les mains du timonier Jacob RUSLI BIN en venant de l' »autoroute maritime » qui longe le promontoire de l’ARGENTARIO et que les médias ont fait exprès de confondre avec « la route normale qu’aurait du suivre la CONCORDIA » quand la moulinette médiatique avait commencé à tourner. Les grands patrons, depuis la terre, avaient voulu un inchino au GIGLIO, on allait faire l’inchino, ce n’était pas la première fois, c’était normal, presque la routine.
Pour prendre le commandement, SCHETTINO, dans ce cas de figure, devait prononcer texto la phrase : « Master take the conn ». C’est une phrase quasi-sacrée. On ne la change pas. C’est quasi-militaire. Ça doit déclencher un réflexe conditionné chez l’autre. Pour vous donner une idée, c’est comme « bonjour » quand on entre, « au revoir » quand on s’en va, « merci » quand vous recevez un cadeau. Là c’est « Master takes the conn ». En anglais. Point-barre. Il n’y a pas à comprendre, il n’y a qu’à apprendre. L’autre, AMBROSIO donc, tant que la phrase magique n’a pas été prononcée est le chef de la passerelle. Une chose qui n’est pas négociable non plus. Il continue à donner les ordres et ne se déconcentre pas. Il a plus de 4000 âmes sur les épaules, y compris la sienne.
Or qu’est-ce que je lis ensuite ? comment AMBROSIO a-t-il vécu le dernier passage des consignes à bord de la CONCORDIA ? D’abors il s’est estimé relevé de son boulot et probablement de ses responsabilités avec parce que le Commandant le plus ancien dans le grade le plus élevé qui était là, au téléphone, lui a fait signe de la main, la paume ouverte vers lui, c’est « stop ». Comme nous à la maison aux enfants qui parlent plus fort que le téléphone « deux minutes », comme mon patron prévenait ses secrétaires sans un mot de ne-pas-le-déranger-et-de-repartir-de-son-bureau-en-silence-en-refermant-la-porte-derrière-soi. Une convention de fonctionnement qui s’était tacitement mise en place, nous étions toutes adultes.
A partir de là, le jour où il a témoigné à GROSSETO, AMBROSIO cafouille. La phrase magique n’a toujours pas été prononcée par le seul qui avait le droit de la prononcer, le Master lui-même.
Et pour se justifier il utilise, pour énoncer des mesures, un vocabulaire qui n’a rien de mathématique : « J’ai eu le sentiment que le navire allait trop vite, mais je n’ai rien dit » c’est le plus clair de l’histoire.
Quel sentiment ? dans sa position, il avait la valeur exacte de la vitesse à chaque instant !
Je parle de sa position devant les plans de travail. Il est de quart, responsable en chef, c’est-à dire placé sur la passerelle à un endroit où il a la vue sur tous les cadrans qui lui sont nécessaires pour avoir les données de vitesse et position, à portée de la main et de l’oreille le téléphone vers la salle des machines. Et Monsieur ne dit rien !
A haute et intelligible voix, devant tout le monde, il a commencé à donner des ordres, répétés par les deux autres de quart, pour prendre un tournant qu’il n’a finalement pas encore pris. Et Monsieur ne dit rien !
La CONCORDIA n’est pas là où elle devrait être, elle va plus vite que prévu, dit-il à la Cour, donc elle est plus proche de la falaise que ce que le Commandant SCHETTINO ne le croit. Et là, en passerelle, au moment de la quitter pour regagner sa cabine, tranquillou Monsieur ne dit toujours rien !
Monsieur suppose peut-être que le Commandant SCHETTINO a une boule de cristal intégrée dans le cerveau ?
« Je ne voulais pas m’opposer à lui à ce moment-là », dira-t-il aussi. « Je ne voulais pas me mutiner« .
C’est la plus belle : AMBROSIO passe à son chef en pleine nuit noire un bateau dont il sait qu’il va vite – pour un mastodonte qui a encore un virage dans l’eau à faire*, ce que lui sait aussi, pas SCHETTINO – droit vers une falaise de roches sans lui dire où ils sont, sans lui dire qu’ils n’ont pas tourné et tout ça pour éviter je ne sais quelle distraction probablement aux passagers invités et parce qu’il ne veut pas faire, discrètement mais fermement, son boulot. A part ça, il ne s’est pas mutiné, non, il l’a envoyé s’écraser sur un mur !
Et comment le Commandant qui commandait la CONCORDIA a-t-il vévu ce dernier passage de … aucun renseignement crucial … à bord de son navire ?
Le moment où, concrètement, les choses ne se sont plus passées normalement est page 22 et 23.
Chronologiquement :
- AMBROSIO faisant fonction de patron passe à SCHETTINO des informations d’une vacuité coupable, vu la suite des évènements
- la phrase magique est prononcée « Master takes the conn » SCHETTINO fait fonction de patron, il croit être sur la route qu’il demandée, à l’endroit où il a prévu jouer son propre rôle pour les invités non payants
- il navigue à vue, à la distance de la côte du GIGLIO où il se croit, 1/2 mille marin, c’est déjà plus sûr que les radars que d’ailleurs il a un « team d’officiers » pour surveiller pour lui – en principe
- il ne prend pas lui-même le timon en main, du poste de vigie où il se trouve tout contre les vitres, dans le passage devant la rangée de plans de travail – et que AMBROSIO avait laissé vacant en demandant à RUSLI BIN de le quitter pour passer au timon juste avant de couper ou lui faire couper le pilotage automatique – SCHETTINO se trouve à environ 1 m dudit timon, comme nous l’avons tous vu sur la vidéo dans l’éclairage sombre et rouge de la passerelle post-accident au SCOLE
6 minutes plus tard seulement, c’est le choc, à 30 km/h du paquebot géant sur l’écueil affleurant du SCOLE (non signalé sur la carte – où il aurait occupé 1 pixel).
Bref pas un des trois dont c’était le boulot de le savoir et de le lui dire ne lui a fait savoir qu’il y avait un os quelque part, une panne, un changement, un écueil affleurant tout près, trop près, une source d’emmerdements s’il n’en tenait pas compte.
Heureusement, il est de la vieille école, il réalise, il prend les mesures qui auraient évité le choc.
Mais la manoeuvre d’évitement est bâclée par le timonnier qui confond sa droite et sa gauche, AMBROSIO qui ne l’aide pas beaucoup à comprendre ce qu’il doit faire en n’arrêtant pas de contredire celui qui donne à présent les ordres et leur ange gardien muette qui n’aide pas du tout. Il ne restait que 6 minutes pour éviter une catastrophe, pour cette bande d’ahuris c’était insuffisant.
Au procès-spectacle, Angela CIPRIANO prenait des notes que Guido FIORINI, rédacteur en chef à l’agence du journal Il MATTINO de la même ville, l’aiderait ultérieurement à mettre en forme pour en faire ce livre.
Elle entendait l’avocat de CODACONS, maître LEUZZI, scié, demander carrément à ce même AMBROSIO s’ils avaient mijoté un suicide collectif ou quoi, lui et les deux arlésiennes du procès, tandis que le procureur LEOPIZZI le faisait vite taire.
Feuilleton ! délire ! pourquoi pas ? mais alors, qu’est – ce qui pouvait bien avoir poussé ces trois personnes si différentes à vouloir mourir ensemble en Méditerranée le soir du 13 janvier 2012 en entrainant avec eux plus de 4000 personnes qui ne leur avaient rien fait à part être leur gagne-pain ? Tiens, ça rappelle un récent accident d’avion regrettablement médiatisé lui aussi !
Rappel et résumé du souriceau : « J’y crois pas moi-même ! Ils ne m’ont rien dit ! Ça fait trois ans que je le répète ! » – presque – a dit le Commandant SCHETTINO à la barre.
Note Du Souriceau : ceci est une réaction à la lecture, pas une traduction. Les auteurs sont en train de chercher à faire traduire les quelque 250 pages en français en Italie.
* ce qui est normal d’ailleurs. Pour que les passagers soient moins secoués lors du virage d’une cinquantaine de degrés, il faut aller assez vite. Paradoxal ? ça se passe dans l’eau, pas sur route, la Mécanique en est toute changée.
La super-chouette brosse
Publié par Monique-Mauve dans Androïd, Graphisme, Petite Méthode le 17 mai 2015
de Color Touch pour ANDROID
Ce logiciel graphique est paramétrable en haut à droite de l’écran.
A l’ouverture du logiciel, la couleur choisie était le bleu (première icone), nous gardons
le motif était reproduit 4 fois (deuxième icone), nous cliquons sur l’icone pour pouvoir porter ce nombre à 16
et les miroirs étaient bien activés (cinquième icone), nous gardons aussi
Entre les deux rosaces, nous avons levé le stylet de l’écran.
Pour le troisième tracé, nous demandons que le motif soit répété 8 fois
Et 4 fois seulement pour le quatrième tracé
Nous avons essayé de voir notre couleur bleue en revenant sur le tracé vers le coin après avoir fait une petite boucle, la brosse a la propriété de remplir la boucle en question de petits traits plus ou moins jointifs, plus ou moins bleus, suivant la vitesse à laquelle on la manipule.
Vous voyez ci-dessous que je veux dire, les deux petites boucles tracées ensuite présentent un tout petit peu de bleu sur les bords.
Et les derniers tracés genre éventail le font bien apparaître.
Mais nous constatons que la brosse a rempli aussi les espaces entre les boucles voisines les dernières tracées, assez proches les unes des autres.
Le maniement de cette brosse est très amusant.
La septième icone permet de revenir en arrière, il faut parfois cliquer dessus deux fois et toujours attendre un certain temps que le logiciel revienne en arrière, possibilité appréciable en fin de composition.
La crèche du village
Publié par Monique-Mauve dans Atelier de Caroline le 14 mai 2015
pour l’Atelier de l’écriture de Caro
Consignes de l’atelier N°2
1°/ utilisez les mots que voici pour faire votre texte : POMME, RIVAL, BALANÇOIRE, NOIR, CHANTER, CHEVAL, ROUDOUDOU, ESCABEAU, POURRIR, DANGER.
2°/ je vous laisse le choix pour utiliser les mots, pluriel, singulier, masculin, féminin, conjugaison et cætera …
3°/ je vous laisse jusqu’à vendredi 22 mai 2015 pour publier votre texte
Un beau petit garçon tout noir grignote une pomme, comme seuls les petits savent grignoter un fruit, moitié sucée, moitié mâchée, en viendra-t-il à bout seulement ? Dans la poche de sa salopette, un roudoudou tout neuf attend. C’est un sérieux rival pour une pomme. On choisit le raisonnable ou le superflu une fois que le petit estomac n’a plus faim ?
Le platane, dans la cour, porte une balançoire. Hier encore l’enfant chantait, imprudemment assis à cheval sur la planche, bercé plus que poussé par l’une des tatas qu’il pouvait surveiller du coin de l’œil. Elle s’était installée sur un escabeau car il faisait beau, le platane faisait de l’ombre, on allait laisser les enfants profiter du bon air le plus longtemps possible.
Pourquoi aujourd’hui ne poussait-elle pas aussi Oscar, Paulette ?
Le monsieur de la mairie était venu entre temps, il avait expliqué que les platanes du midi ont attrapé une vilaine maladie qui les fait pourrir de l’intérieur, on ne pouvait pas savoir si elle n’avait pas touché le nôtre. Un autre monsieur allait venir vérifier très vite, mais tant qu’on n’était pas certain qu’il n’y avait pas de danger à se fier à la solidité de ses branches, il ne fallait plus s’en approcher.
“La sécurité et la santé ne sont pas négociables”. Même quand on est un garçon du soleil tout petit, tout joliment noir et qu’on grignote une pomme avec de petites dents provisoires qui sentent le bébé.
Si, c’est la maitresse des moyens qui l’a dit, Oscar l’a bien entendu, elle a dit qu’il avait des dents en lait.
Heu … toute ressemblance avec des lieux, des personnes ou des faits réels serait purement fortuite.
De MOUSTIER ou de DELFT – presque
Publié par Monique-Mauve dans Androïd, cadres pour créas, Facebook (400 pixels de largeur), Graphisme, Petite Méthode le 14 mai 2015
Histoire des faiences a-MOUSTIERS
Ce logiciel n’a qu’une brosse, mais cette brosse demande un apprentissage de la tenue du stylet de la tablette (bien perpendiculaire à celle-ci) et du coup de main (plus ou moins lentement) pour laisser apparaître les couleurs.
Les petites perles de lumière
Publié par Monique-Mauve dans cadres pour créas, Facebook (400 pixels de largeur), Graphisme, Petite Méthode le 9 mai 2015
Comme hier, l’image de départ a été réalisée sous Kaleidoscope Magic Pad – Pro pour ANDROID de Doodle Joy Studio
Restons à l’échelle 1, rognons un carré de 100 sur 100 pixels au centre de l’image
Nous lui donnerons du relief par le double biseau (Bevel) effectué sur le même second calque en noir et blanc après avoir retourné la premier horizontalement et verticalement
et puis nous fusionnerons cette mise en relief avec l’image en mode Assombrissement
Voici le cadre pour créas de blog correspondant – avec les petites perles de la brosse :
Ainsi que celui pour les créas de Facebook – toujours avec les petites perles, malgré le redimensionnement de l’image