Costa Fortuna, passée à deux doigts de la fortune de mer en 2005

http://iltirreno.gelocal.it/grosseto/cronaca/2014/02/08/news/reticenza-per-un-caso-del-2005-1.8629531?fb_action_ids=10203119997791201&fb_action_types=og.recommends&fb_ref=s%3DshowShareBarUI%3Ap%3Dfacebook-like&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582

La même dynamique d’accident. 

Ce jour là, le 13 juin 2005, ça n’a pas mal tourné parce que le fond était sablonneux là où c’est arrivé – la main de Dieu là aussi ?

Un episodio che non era stato denunciato come tale: il comandante annotò che la nave, tra Napoli e Palermo, «aveva subìto un anomalo innalzamento della temperatura della boccola dell’asse sinistro che causava delle rientranze d’acqua».
Un épisode qui n’a pas été signalé comme tel : le capitaine nota que le navire, entre NAPLES et PALERME,  « avait subi une élévation inhabituelle de la température du manchon DE L’AXE, sinistre qui avait causé une entrée d’eau ».

D’où la comparution de deux officiers de la Capitainerie de Port de PALERME en tant que témoins, pour  expliquer pourquoi :

«un atteggiamento al limite della reticenza e si sarebbero potute in qualche modo ipotizzare seriali violazioni di legge nell’esercizio della flotta Costa».
«Une telle attitude à la limite de la réticence et qui aurait pu être en quelque sorte couvrir la violations en série des lois dans la pratique de la flotte de Costa.»

 Sera témoin aussi le photographe de bord de la COSTA FORTUNA à l’époque des faits, Roberto CAPPELLO qui fit une déposition auprès des Garde-côtes le 18 janvier 2012 :

18 gennaio 2012 (cinque giorni dopo l’urto con le Scole al Giglio) l’ex fotografo di bordo della Fortuna, Roberto Cappello, anche lui citato. Il quale alla guardia costiera aveva raccontato che, dopo essere stato incaricato di scattare immagini della carena, «gli erano stati sequestrati i files fotografici e che venne minacciato», anche di essere sbarcato e denunciato. Anche in quella circostanza, responsabile della crisi a terra era Roberto Ferrarini.

 après avoir été chargé de prendre des photos de la coque
« on lui a confisqué les photos qu’il avait prises et il a été menacé »
de mise à pied et de dénonciation (sic)
par Monsieur Robert FERRARINI de chez COSTA lui-même.
Ça avait marché – sur le moment.

peut-être parce que ça n’avait pas mal tourné, cette fois-là.

L’axe, l’arbre de transmission après les portes étanches !

Le souriceau de bord comprend mieux cet extrait – tronqué – de l’interview accordée au FIGARO par Francesco SCHETTINO (sais plus quel titre lui donner maintenant) : 

… je remettrai les pieds sur un navire. 

Mais surtout pas sous pavillon italien!

pm Alessandro Leopizzi, che gli ha chiesto come venissero tenutele porte stagne sulle navi 
Monsieur le Procureur LEOPIZZI a demandé au Capitaine GARBARINO comment on tenait d’habitude les portes étanches sur les navires de COSTA

(pourvu que ce ne soit pas pour essayer de faire que l’arbre de transmission ne chauffe pas trop ! soupire le souriceau) 

A ce sujet, voici un article qui vient de paraître sur un blog ami : Un axe et des portes étanches

qui raconte le naufrage de la PRINCIPESSA MAFALDA
qui appartenait à la Compagnie Lloyd Italiano GENOVA
(tiens)
 le 25 octobre 1927
suite à la rupture de son axe d’hélice gauche (tiens, tiens)
et naviguait avec des portes étanches qui ne fermaient pas (tiens, tiens, tiens)

En résumé :

L’arbre a cassé net
continuant son mouvement de rotation,
le morceau libre est allé lui-même percer la coque
l’eau s’est engouffrée par le trou
 » fermez les portes étanches ! « 
et toutes ne se sont pas fermées
l’eau froide est arrivée à la salle des machines
les chaudières ont explosé
plus d’électricité,obscurité, panique des  971 passagers
ruée sur les canots de sauvetage
ils sortent des armes et s’en servent
ils font tomber des canots de sauvetage, ils sautent à l’eau
2 cargos et 2 paquebots se sont déroutés
de nombreux passagers sont sauvés
corps mutilés dans l’eau : il y a des requins et on les voit
n’en parlons surtout pas, ça effraierait le client potentiel
après plus de 4 heures
avec 2 cargos et 2 paquebots sur les lieux
le paquebot coule par la poupe
il manque 38 marins et 271 passagers paniqués
 
Le capitaine Simone GULI qui savait
qu’il était responsable d’avoir pris la mer
en ayant une avarie réparée à la DUBOUT
quoique ce soit en obéissant
à l’ordre d’aller la faire réparer
5000 km de pleine mer plus loin
n’a pas voulu quitter son navire.
C’était mourir « au champ d’honneur »
mais c’était surtout un suicide :
sa façon à lui de prendre ses responsabilités
j’en connais une autre plus constructive pour tout le monde
 

 Pour le récit détaillé avec les données chiffrées de l’Université d’UPSALA :

 http://chichal.blogspot.fr/2014/02/un-axe-et-des-portes-etanches.html

, , , , , ,

  1. #1 par krn le 11 février 2014 - 13 h 46 min

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que le naufrage du Costa Concordia aura permis d’ouvrir bien des placards.

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