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Ce rocher du malheur, cette “chose” qui n’aurait pas du être là
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord, Petite Méthode le 26 juin 2012
voulez-vous la voir de vos yeux comme je l’ai vue ce matin ?
Il va falloir utiliser Google Earth, mais pas celui du moteur de recherche Google Maps
Tout d’abord, rendez-vous sur la page Plug-in Google Earth ,
elle est en français mais vous pouvez demander votre langue maternelle.
Tout en haut à droite, la page-écran vous dit si le Plug-in est déjà installé sur votre ordinateur.
Dans le cas contraire, rendez-vous sur la page d’Accueil, téléchargez le fichier d’installation en cliquant sur l’énorme bouton bleu et quand c’est fait, fermez votre navigateur, Firefox ou Internet Explorer, et exécutez-le pour installer le Plug-in.
Vous êtes prêts.
Maintenant, vous ouvrez à nouveau la page Plug-in Google Earth
et vous voyez le globe terrestre environné d’étoiles. Vous reconnaissez l’Italie en haut à droite. Cliquez sur la main, deuxième bouton à droite et faites tourner le globe pour amener l’Italie au centre de l’écran.
Vous voyez le signe “+” en dessous de la main ? cliquez dessus 30 fois pour obtenir cet écran. Au passage vous aurez observé que vient s’afficher une cible blanche qui indique le centre de l’écran et aussi le centre d’agrandissement lorsque vous cliquez.
Entre la Corse et l’Italie, une île un peu plus grosse que les autres : c’est l’île d’Elbe où Napoléon fut exilé une première fois. A sa droite, la péninsule qui porte la ville de Piombino et face à elle, l’île du Giglio (l’île des Chèvres) que vous amenez au centre de l’écran en utilisant la main comme tout à l’heure.
Agrandissez 18 fois en restant centrés sur la péninsule de Piombino et vous devez obtenir ceci. La plus grosse des deux îles en face de Piombino est l’île du Giglio.
Vous vous centrez sur l’île du Giglio et agrandissez 18 fois de façon à obtenir ceci :
11 clics sur “+” et un petit mouvement vers le bas en suivant la côte ouest de l’île, et vous vous calez sur ceci, avec un port en bas de la première l’anse oblique du haut de l’écran : le Port du Giglio, vous reconnaissez les deux digues construites par la main de l’homme. Plus haut, en face de l’entrée du port, une double pointe s’avance dans la mer, la Concordia est échouée devant la pointe inférieure. Plus bas que le Port du Giglio, presque en face du signe “+” sur l’image, le groupe d’écueils de Le Scole.
Vous vous calez sur Le Scole, et 11 clics sur « +” plus tard, après avoir vu défiler les nuages sur la partie la plus bleue de la mer, vous commencez à apercevoir le relief sous-marin :
Calez-vous sur les deux petits écueils qui apparaissent le plus à droite, entre le signe “+” et le curseur central auquel nous ne touchons pas sous peine de devoir peut-être tout recommencer. Et agrandissez encore 18 fois :
à gauche, la pointe du plus gros écueil du Scole, le premier qu’on doit voir avec les yeux en arrivant, 1
à droite, deux plus petits, qu’on doit voir aussi avec les yeux car ils émergent de l’eau et que les plongeurs connaissent ; nous en sommes à 3 et devinons quelque chose encore vers la droite dans l’alignement des trois
Vous y êtes. Calez-vous sur la “chose” qui n’émerge pas et agrandissez, agrandissez, placez-la en bas de l’écran pour mieux la voir de face car le globe terrestre est sphérique et c’est en bas que vous la verrez le mieux. Je vous laisse terminer tout seuls. J’ai gardé la pointe du 3ème écueil connu du Scole en repère.
Mais pourquoi vous le défendez ?
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Facebook (400 pixels de largeur), Journal de bord le 25 juin 2012
réponse en deux saisies d’écran toutes fraîches de la première page des réponses de mon auxiliaire de réflexion préféré
Nous sommes le 25/06/2012 et vous pouvez voir vous-mêmes toutes les dates ainsi que les mot-clés utilisés :
1°/Analyse officielle d’après les données de la boîte noire de la Concordia publiée dès le 16 janvier 2012
2°/ Le 03/03/2012, les analyses de la boite noire – les données sûres pour pouvoir réfléchir un peu – ne seront pas menées immédiatement
Ça m’a intriguée.
3°/Avec au passage le gros titre « Un crime imbécile ».
J’ai voulu en savoir un peu plus.
4°/ Je me renseigne , j’apprends, je réfléchis, j’observe et ma conclusion est :
Je le soutiens,
ça me semble logique
Créa de soutien
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Facebook (400 pixels de largeur), Journal de bord le 24 juin 2012
C’est vrai que le Commandant SCHETTINO n’a pas pu sauver tout le monde lors de l’accident de la COSTA Concordia.
C’est vrai que la nuit du 13 janvier 2012, 32 personnes sont mortes.
C’est vrai qu’on lui refuse la présomption d’innocence parce qu’il porte la casquette du responsable.
Mais moi, je suis professeur de Sciences Physiques à la retraite,
je dis c’est bien quand c’est bien et ce n’est pas bien quand ça ne l’est pas.
Le Commandant a une fille, elle a 15 ans, elle pourrait être mon élève,
ne m’en veuillez pas, s’il vous plait, si je pense aussi à elle
et s’il m’arrive donc de ne pas hurler avec les loups .
C’est curieux tout de même
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 22 juin 2012
je dirai même plus : c’est curieux.
L’Italie est un pays bien vivant géologiquement parlant :
l y a encore des volcans qui crachent les cendres et la lave. Il y a tellement d’énergie d’origine géothermique qu’on l’utilise pour chauffer certaines villes. La chaine de montagnes qui parcourt sa partie continentale fait partie du Massif des Alpes qui s’élève encore de 1 mm par an en Suisse. Il y a une petite île qui apparait et disparait au gré des éruptions du petit volcan sous-marin qui la constitue à l’ouest de la Sicile.
Le fond marin, quoique recouvert d’eau, n’est pas subitement différent parce que sur la carte géographique la Méditerranée remplace l’Italie. Il est composé de cette roche qu’on appelle “granite” et qu’il ne faut pas confondre avec le granit de nos études de Géologie de 4ème (pour moi, il y a … pas mal d’années).
Le voici :
Voyez le magnifique trou à gauche, pour les poissons italiens !
Un gros échantillon de cette roche utilisé en décoration urbaine, à ISCHIA :
Une fois débarrassée des organismes vivants qui la recouvrent lorsqu’elle est immergée depuis un certain temps, la roche, uniformément grise foncée, a un aspect pour le moins poreux.
Et voici le rocher que porte encore la Concordia :
on s’éloigne un peu de l’écran, parce que j’ai agrandi sans faire d’autre retouche par ailleurs
On peut constater que la surface visible présente quatre zones. De la gauche vers la droite, une zone gris moyen, une zone jaune, une zone blanche et de nouveau une zone gris moyen.
On peut constater que cette surface est lisse par rapport au granite du fond de mer.
De plus, en regardant l’écran non pas de face mais en le penchant un peu, je crois discerner une trace en forme de spirale qui ressemble à un fossile de serpents. Ce n’en est peut-être pas un, mais ça existe.
Composé d’au moins 3 roches différentes, lisse, gris moyen, une trace en spirale.
C’est curieux, non, pour un morceau du Scole ?
Les rochers du Scole
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 22 juin 2012
j’ai fini par les trouver
La grande tache blanche représente l’écueil principal du Scole.
A sa droite, au même niveau que son bord inférieur, deux taches plus petites mais bien blanches : ce sont les deux petits écueils qui sont représentés par un seul sur les cartes marines qui étaient à bord de la Concordia. Ces deux-là émergent aussi et sont probablement visibles à l’œil nu en plein jour et par temps calme. Le radar, si j’ai bien compris son fonctionnement , les décèle mais il n’en indiquera peut-être qu’un, suivant son rayon d’action puisqu’ils sont alignés.
Encore plus à droite deux écueils sous l’eau qui ne sont pas non plus visibles sur les cartes marines, en tout cas pour moi qui découvre ce genre de cartes. Donc non décelables par le radar et toujours dans le même l’alignement.
Je rappelle que le sonar est un instrument qui ne donne des indications que pour la zone située verticalement sous lui.
Le document ci-dessus est une saisie d’écran faite à partir du site du Ministère de la Marine italien. En temps qu’ancienne enseignante et à des fins d’explication, je pense pouvoir le présenter ici. En échange de l’information, il est demandé de s’inscrire auprès du site : je n’ai pas pu le faire parce qu’il est demandé un élément d’identification que nous n’avons pas en France.
Je masquerai ce billet immédiatement s’il m’en est fait la demande par les administrateurs du site.



