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De juillet à novembre, au Giglio, à deux pas de la Concordia : une bombe
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 17 décembre 2012
un article du 19 novembre 2012 http://thalassa.blog.rainews24.it/2012/11/19/costa-concordia-ritrovato-ordigno-bellico-sui-fondali-del-giglio/ qui ne porte apparemment pas de copyright
Costa Concordia. Ritrovato ordigno bellico sui fondali del Giglio |
Costa Concordia. Il a été retrouvé une arme de guerre sur les fonds de l’ile du GIGLIO
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Navigazione interdetta, da domani al 22 novembre, nel tratto di mare di cala Arenella all’Isola del Giglio, per le operazioni di rimozione di un ordigno bellico rinvenuto a 53 metri di profondità e a una distanza di circa 188 metri dalla costa. Lo rende noto la prefettura di Grosseto.
Il residuato bellico sarà rimosso dal nucleo Sdai del dipartimento militare marittimo di La Spezia della Marina militare. “L’operazione – si spiega in una nota della prefettura – è resa possibile dal completamento dei lavori di stabilizzazione del relitto della nave Costa Concordia, distante circa 500 metri, terminati il 2 novembre”. “L’attività – si spiega ancora – sarà svolta con la collaborazione dell’Ufficio circondariale marittimo di Porto S. Stefano, che ha già adottato apposita ordinanza per interdire, durante lo svolgimento dell’operazione, la navigazione nel tratto di mare interessato.
L’ordigno è una mina di fabbricazione italiana del diametro di circa 2 metri che contiene al suo interno 150 chilogrammi di tritolo. Con ogni probabilità una mina vagante della Seconda Guerra Mondiale arrivata nei fondali del Giglio con la corrente. Dopo il rinvenimento, le operazioni erano state sospese in attesa della messa in sicurezza del relitto della Costa Concordia avvenuta lo scorso 2 novembre.
La prefettura di Grosseto ha diramato agli Enti competenti specifiche disposizioni per definire e coordinare tutte le attività accessorie e complementari, al fine di consentire che la bonifica dell’ordigno bellico si svolga in condizioni di massima sicurezza”.
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La navigation sera interdite, de demain (le 20) au 22 novembre, dans la zone de la crique ARENELLA de l’ile du GIGLIO, pour les opérations d’enlèvement d’une arme de guerre qui a été trouvée à une profondeur de 53 mètres et à une distance d’environ 188 mètres de la côte. Cela a été annoncé par la Préfecture de GROSSETO.
Ce reste de la seconde guerre mondiale sera enlevé par la section SDAI (plongeurs) du département militaire maritime de LA SPEZIA qui fait partie de la Marine MILITAIRE. “Cette opération, est-il expliqué dans une note de la Préfecture – est rendue possible par l’achèvement des travaux de stabilisation de la carcasse de la COSTA CONCORDIA, distante de 500 mètres, qui ont pris fin effectuvement le 2 novembre”. “L’activité – est-il encore expliqué – sera réalisée avec la collaboration du quartier maritime de PORTO SAN STEFANO, qui a déjà adopté une ordonnance visant à interdire, pour toute la durée de l’opération, la navigation dans la zone maritime concernée.
L’engin est une mine de fabrication italienne de près de 2 mètres de diamètre qui renferme 150 kilogrammes de TNT. Selon toute probabilité, il s’agit là d’une mine dérivante de la Seconde Guerre Mondiale que le courant aura emmenée sur les fonds du GIGLIO. Après sa découverte (?), les opérations avaient été suspendues dans l’attente de la mise en sécurité de l’épave de la COSTA CONCORDIA, ce qui a été réalisé le 2 novembre.
La Préfecture de GROSSETO a demandé aux Autorités compétentes de prendre les dispositions nécessaires pour définir et coordonner les différentes activités complémentaires , afin de mener à bien la récupération de la bombe de la guerre dans les meilleures conditions de sécurité possible”.
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Accidents et naufrages, Compagnie et Commandants , paquebots et ferries, “femme de marin femme de chagrins”
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 8 décembre 2012
On se perd un peu en France entre toutes ces notions qui sont familières aux Italiens, même si beaucoup de personnes, sur notre côte qui entoure énormément de terre vivent au quotidien le dur proverbe français.
Le Commandant SCHETTINO a donné une nouvelle interview que je ne traduirai pas parce qu’elle n’est pas sous-titrée, alors je ne peux pas. Mais dans le débat qui a suivi à la télévision italienne, j’ai été frappée par la participation active des survivants passagers et membres d’équipage côte à côte sur le plateau, à la recherche de la vérité sur ce qui s’est passé le soir de l’accident.
C’est que l’Italie est un pays tout en longueur, assez étroit et dont les côtes sont bordées de calanques et d’iles. Quand nous disons Jean BART, elle répond Christophe COLOMB et Marco POLO, les découvreurs du Nouveau Monde. En proportion, le peuple Italien compte beaucoup plus de marins que le peuple Français, et cette culture de la mer qu’ils ont quasiment en naissant, il nous va falloir lire beaucoup pour l’acquérir.
Et ce au sujet des accidents survenus non seulement à des paquebots de croisière, mais aussi à des ferries car ce sont tous deux aujourd’hui des navires géants, appartenant à des Compagnies et commandés par des équipes de passerelle coordonnées par l’un des Commandants à bord, un homme d’expérience qui a passé un diplôme de plus que les autres, un diplôme de connaissances, certes, mais aussi de sang-froid, de charisme, d’abnégation qui lui vaut en même temps la moitié de la responsabilité officielle de tout ce qui peut arriver à un navire qui navigue que ce soit en navigation côtière ou en haute mer.
Première surprise, on va avoir le choix des circonstances de l’accident. La première des choses qui frappe lorsqu’on cherche un peu à s’instruire pour ne pas écrire trop de bêtises, c’est le nombre de catastrophes maritimes qui sont arrivées dans le passé et qui arrivent encore de nos jours sans qu’il en soit fait écho ailleurs que dans le proche entourage des familles endeuillées !
Deuxième surprise : entre le naufrage du Titanic, la référence universelle depuis la sortie du film qui a suivi – et ce n’est qu’un film, pas un reportage – il y a eu la deuxième guerre mondiale avec son cortège de réquisitions de navires civils qui se sont trouvés malheureusement touchés lors des combats avec militaires et civils à bord, unis dans le malheur.
Au fait, la Concordia n’a pas “fait naufrage”, elle n’a pas “coulé” : elle a été échouée et c’est vérifiable sans que je cherche un lien justificatif je pense, elle est encore visible aux yeux de tous sur son lieu d’échouement, petite plateforme bordée par une butée rocheuse, à deux doigts de glisser dans la fosse marine voisine profonde de 70 m si celle-ci venait à céder.
Dans presque tous les cas, c’est le Commandant qui a payé la note la plus lourde alors qu’il est presque en bas de la chaine des “responsables”, non, je préfère des “intervenants”, des personnes ou entreprises qui ont participé depuis sa conception à son état au départ du dernier port.
C’était pratique, un mort ne peut plus s’exprimer, à fortiori se défendre et surtout pas s’expliquer. Et bien peu ont survécu, depuis celui du Titanic qui n’avait des canots de sauvetages que pour faire joli et rappeler que – quand même – on était en mer, jusqu’à tous ceux qui ont essayé – sans arriver à y parvenir – de ramener le navire à terre.
Depuis ce naufrage, il y a 100 ans, une Convention Internationale a été mise en place pour la sauvegarde des passagers lors des accidents de la mer. A chaque nouvelle catastrophe a correspondu un nouvel amendement, un nouveau décret pour l’améliorer. Les techniques évoluent, les précautions obligatoires aussi. Vous ne le saviez pas ? il n’y a pas de honte, moi non plus.
Vous avez vu des scènes d’horreur ? j’en ai lu aussi, des scènes qui ravalaient parfois l’homme au rang de la bête.
On ne vous a pas cru ? si. Mais suivez-moi : selon l’endroit où vous étiez , selon le moment où vous y étiez, vous avez connu, vécu, supporté des choses différentes et c’est bien normal, alors n’en veuillez pas à ceux qui étudient l’accident dans son ensemble, ils doivent tenir compte de votre histoire personnelle mais aussi de celles vécues par les 3999 autres personnes présentes sur la Concordia le soir de son malheur et du votre.
Ce n’était pas organisé ? oh si, tout avait été soigneusement calculé, pensé, essayé, mais voilà, calculé devant une table, pensé dans un bureau, essayé par des militaires réquisitionnés pour l’exercice et, je veux l’espérer, marins de surcroit.
Sans bruit autre que les consignes données dans leur langue maternelle avec cette clarté qui caractérise toutes les armées du monde, sans hurlements qui empêchent de les entendre, sans gite de 20° sous les pieds, sans course prématurée vers le pont d’embarquement qui ne pouvait pas matériellement être instantanément prêt audit embarquement, sans la peur au ventre qui déshumanise, paralyse ou rend hystérique selon le tempérament de chacun.
Cette peur qui a empêché d’écouter les consignes de l’équipage aux gilets jaunes et qui, presque toujours présente dans mes lectures a fait que d’une chose à l’autre, seuls deux canots de sauvetages arrivaient à remplir leur mission par navire concerné même si on voyait la côte toute proche. C’est bien peu.
L’honneur de SCHETTINO : la mort de La CONCORDIA – vidéo du 17/01/2012
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 26 novembre 2012
Sa première image nous crève les yeux depuis le 17/01/2012.
Ce qui est hallucinant, c’est ce que dit la légende, le commentaire de l’auteur, probablement de bonne foi sur le moment et que je ne recopie pas, elle est complètement à côté de la plaque.
attention, c’est rapide, il est nécessaire d’arrêter l’image et de parcourir la vidéo en manipulant le curseur blanc à la souris
Voici les saisies d’écran des instants où on voit la Concordia s’incliner, le dialogue se poursuit à l’intérieur de la chaloupe qui emporte les dernières personnes qui se trouvaient du côté gauche du vaisseau*, puis il bascule.
* les dernières personnes à gauche, oui les dernières, ainsi qu’en font foi les deux images trouvées sur le Web,éclaircies par des anonymes qui savaient faire ce genre de choses mieux que moi, utilisées par Mézigue sur cette seconde vidéo explicative :
Elle est commentée en italien et en français.
Les plaintes et les questions qui se bousculent dans les cerveaux
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 22 novembre 2012
et tourmentent survivants et parents des victimes
Le gros problème de l’accident, c’est la panique qui s’est déclenchée en plusieurs points de l’immense Concordia, dans le labyrinthe de ses couloirs d’abord, à l’embarquement ensuite.
Les messages envoyés par le Commandant SCHETTINO depuis la passerelle (en au moins 6 langues d’après le témoignage d’un passager), on peut vérifier a posteriori qu’ils ont été lancés en italien et en anglais
n’ont-ils pas été perçus auditivement ?
dans la situation d’urgence, les cerveaux n’ont-ils pas percuté ?
pourquoi, dans les faits, certains passagers ont-ils passé outre ?
comment se fait-il que 10 mois après l’accident ça continue encore ?
je n’ai pas toutes les réponses, mais j’en connais tout de même quelques unes pour avoir visionné pas mal de photos et commencé à traduire le sous-titrage de cette vidéo publique de Youtube
”Il n’y avait pas assez de gilets de sauvetage pour tout le monde”
sur le moment et aux points d’embarquements c’est certain, là il n’y a qu’un appoint de prévu, les passagers, et le Commandant le leur a dit en temps voulu, devaient aller chercher les leurs personnels dans leur cabine
C’était trop long, trop dur dans le noir du black-out
rien à répondre, c’est vrai, ça a du être bien long et se retrouver avec le plancher incliné de même seulement 20° n’est pas fait pour inspirer confiance,
de même que tout ce qui s’est passé ensuite, une fois échoués, avec les sonneries d’alarme en fond sonore
Personne ne nous a dit ce qu’on devait faire, personne ne nous a aidés, on n’a pas vu un seul officier, on a du se sortir tout seuls de ce bateau
je vois une dame en gilet de sauvetage jaune donner des instructions auxquelles on ne croit pas et qu’on ne suit pas dès qu’on le peut
j’entends une voix masculine dire en substance “vous êtes tout près de l’ile du Giglio et on va vous amener à terre” dans les haut-parleurs
je vois l’Officier BOSIO diriger en personne les opérations d’embarquement sur les canots de sauvetage à gauche
je sais que la navette dont parle le Commandant SCHETTINO a vraiment fonctionné à gauche
je constate que de ce côté-là, avant même que les vitres des étages immergés ne cassent et que la Concordia passe brusquement à 80° d’inclinaison, il n’y avait plus personne alors que le canot des officiers restait le seul à n’avoir pas été mis à la mer avec deux silhouettes noires en dessus
les deux photos ont été prises la nuit du 13 au 14 janvier,
entre les deux
la plupart des ampoules se sont éteintes
mais
la passerelle émet encore une lueur rouge
et
les deux feux rouges avant sur le dernier pont sont allumés
je sais, et tout ceux qui ont pris la peine de lire la presse italienne avec moi, que des bateaux se sont déroutés tout de suite vers la Concordia en détresse, que des bateaux sont partis des ports les plus proches du continent, et même du port de Porto-Giglio ! Ils n’ont pas du être bien longs à arriver, ceux-là, ils étaient sur place et en alerte dès qu’on a vu arriver la Concordia penchée depuis la terre !
Personne ne s’est occupé de nous à terre
Non ? les couvertures dorées, la Chapelle ouverte, les habitants du Giglio ont donné tout ce qu’ils avaient, que Dieu les en bénisse. Mais rappelez-vous aussi les appels qui vous ont tant ennuyés et qui étaient faits et refaits, à l’embarquement, à terre, jusqu’au lendemain matin pour essayer de savoir s’il manquait du monde et combien. Rappelez-vous des gilets jaunes, parce que les uniformes du soir bleu marine dans la nuit complète, ça se comprend que vous ne les ayez pas vus.
Le Commandant n’était pas avec nous dans la Chapelle
Ben non, il était déjà à la disposition des enquêteurs en fait (avec les chaussettes mouillées, ça vous vous en souviendrez) en tant que conducteur d’un véhicule à passagers qui vient d’être accidenté.
Suivront sa mise en examen, ainsi que celle de la Compagnie qui l’emploie, ainsi que le veut la loi italienne, la loi française en aurait fait tout autant.
Ils sont tout deux officiellement responsables jusqu’au procès.
En attendant ledit procès qui précisera les responsabilités effectives aurait du s’appliquer le principe d’innocence (ouais, bon) et le procès, pour être juste et constructif à tous les niveaux, doit se tenir dans un climat apaisé.
L’équipage avait le temps de faire les groupes aux points convenus, mais il ne faut pas oublier que le temps était compté à partir du moment où le navire a touché le fond. SCHETTINO avait deux options :
1) faire évacuer dès qu’il a su que le navire était perdu, en sachant que l’annonce allait créer une panique monstre à bord et que des gens allaient se retrouver dans l’eau, d’autres être piétinés et d’autres se perdre dans les couloirs.
2) attendre et faire ce qu’il a fait, en sachant que si l’évacuation prenait plus d’une demi-heure il y aurait toujours une partie du navire émergée.
Il n’a pas eu tort de choisir la seconde :
Combien restait-il de personnes à bord lorsque la gite était de 23°, en sachant que 23°est le point de rupture limite et qu’à partir de là, plus rien ne retient le navire de se retourner ? où qu’il soit ?
4 000
ils seraient tous morts.
Ceux qui auraient pris place dans les premières chaloupes, tous ceux qui étaient encore dans les coursives, ceux qui étaient dans les chaloupes non descendues ou insuffisamment éloignées auraient péri, enfermés dans cet immense navire ou écrasés par lui, ou encore attirés par le siphon créé par le naufrage.
Francesco SCHETTINO, en prenant la seule bonne décision a sauvé par sa présence d’esprit la plupart des personnes se trouvant à bord de ce navire. C’est un véritable professionnel de la mer et en cherchant à se protéger pour payer le moins possible, COSTA se prive de manière certaine de l’un de ses meilleurs capitaines.
Pour terminer, je vais citer l’un de mes amis avec lequel je discutais de l’affaire :
“ Moi, marin, si je montais un jour dans l’un de ces cercueils flottants,
j’exigerais que le commandant soit Francesco SCHETTINO,
car je sais à présent ce qu’il vaut et je lui tire mon chapeau.”
La vie privée du Commandant SCHETTINO
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 22 novembre 2012
l’exception qui confirme la règle
Ne cherchez pas les détails croustillants, chez moi vous n’en trouverez pas.
Par contre, nous allons parler de ce scandaleux coup de téléphone à son épouse que le Commandant SCHETTINO aurait donné depuis je ne sais plus où exactement au lieu de s’occuper de ses passagers. Une exception à ma déontologie personnelle.
Saisies d’écran depuis l’instant 5 min 03 s jusqu’à l’instant 5 min 33 s de la vidéo publique (Youtube)
Maintenant, à BOSIO !
du côté gauche, faites mettre les canots à la mer du côté gauche
Ok !
et ensuite éventuellement celui qui est au niveau du hayon (?) de gauche
faisons embarquer tout le monde, portons les à terre
faisons les embarquer tous, portons les à terre et faisons une navette.
Sur le bas-fond, il a du s’ouvrir une voie d’eau
j’ai dérivé, maintenant que le navire est à terre, je dois appeler la Société
Je vous ai tout dit, il me semble qu’en mer, le navire s’est abimé…
Mais ne vous en faites pas. Les dégâts, je les ai compensés à 100%.
Sur la dernière saisie d’écran , vous pouvez constater la présence du mot « Fabi » qui a été présenté dans les journaux comme un diminutif du prénom Fabiola. C’est donc un nom commun qui signifie « les dégâts ».
Sauf erreur de ma part,
sur plus de 70 sous-titres, il est toujours possible que l’un d’eux m’ait échappé,
voilà la traduction exacte de “Fabi” remise dans son contexte :
un rapport – normal – au patron.