Articles tagués Commandant SCHETTINO

Jacob RUSLI BIN ? il avait témoigné tout de suite, spontanément

Le procès-verbal de sa déposition est en ligne depuis une éternité en ITALIE là :
http://www.quotidiano.net/file_generali/documenti/PDF/2012/01/timoniere.pdf

C’est l’introduction, le cadre juridique.  

Voici le contenu :

Depuis combien de temps étiez-vous embarqué sur la CONCORDIA ?
J’ai embarqué le 21 octobre 2011 et j’ai commencé à être de garde en passerelle en tant que marin timonier le 21 décembre 2011.

Avez-vous été de timonier sur d’autres navires ?
Je suis timonier chez COSTA depuis 2004.

Quels sont vos tours de garde à bord ?
Je suis de garde de 08:00 à 12:00 et de 20:00 à 24:00

Pouvez-vous préciser les tâches du timonier à bord du navire ?
Je maintiens le cap selon les consignes données par l’équipe de commandement. Parfois je surveille le pilote automatique réglé sur la route choisie lors de la phase de planification du voyage.
De plus je surveille les points de repère importants sur la côte, aidant en cela l’Officier de Garde en passerelle pendant la navigation.

Le jour du 13 Janvier 2012 vous étiez de tour de garde entre 20:00 heures et 24:00 heures ?
Oui.

Depuis le départ du Navire de CIVITAVECCHIA avez-vous enclenché le pilote automatique ?
Quand le Pilote de CIVITAVECCHIA est descendu, la navigation de sortie de port était terminée, d’après ce que m’a dit lors du passage des consignes le timonier précédent de nationalité Philippine, qui se nomme MARLON et dont je ne me rappelle pas le nom de famille, le pilote automatique étant réglé sur le cap 201° jusqu’à environ 20:45 lorsque le 1er Officier AMBROSIO m’a donné l’ordre de passer en mode manuel.

mais ils ne sont pas allés en TUNISIE, une erreur de touche du collègue secrétaire qui n’y connaissait rien sans doute
à 301° ils vont bien vers L’ARGENTARIO

Les autres fois où vous êtes passé entre l’ile du GIGLIO et le promontoire de L’ARGENTARIO, avez-vous toujours navigué en mode manuel ?
Oui.

Les autres fois, à quelle distance de l’ile du GIGLIO naviguiez-vous ?
Je ne me rappelle pas de la distance parce que je ne vois ni le Radar ni la carte nautique, je ne fais que maintenir le cap qu’on m’ordonne, même si je me souviens qu’on passait toujours à la même distance entre l’ile du GIGLIO et le Promontoire de L’ARGENTARIO en maintenant le cap au 290°.

cap 290°, plus le souriceau pénètre dans le triangle des trois côtes, plus il se cogne au GIGLIO s’il continue tout droit sans tourner

Pour le passage entre l’ile du GIGLIO et le Promontoire de l’ARGENTARIO, le Commandant était-il sur la passerelle ?
Chaque fois que nous passons dans la zone de l’ile du GIGLIO, le Commandant monte et reste sur la passerelle, cette fois il est arrivé peu après 21:00, même si je ne me souviens pas de l’heure exacte.
Je précise qu’à ce moment-là, en plus de moi et le Commandant, sur la passerelle, il y avait aussi le 1er Officier AMBROSIO, le 2d Officier URSINO, le 3ème Officier CORONICA, un Élève-Officier de Couverture dont je ne me rappelle pas le nom, je me souviens seulement de son prénom : Stefano, et deux autres personnes dont je crois qu’elles faisaient partie de l’Hôtellerie.

Avez-vous vu à ce moments-là le Commandant consommer des boissons alcoolisées ?
Non, je ne l’ai jamais vu boire de l’alcool en passerelle.

Est-ce que la route suivie lors de la navigation du 13 courant était la même que celle suivie lors des précédents passages dans cette zone ?
NON, en ceci que je me suis rendu compte que nous passions très près de l’ile du GIGLIO.

les vibrations qui sont remontées depuis la salle des machines ?

Pouvez-vous nous décrire la navigation pendant le passage entre l’ile du GIGLIO et le promontoire de L’ARGENTARIO ?
A 20:45, le premier Officier m’a ordonné de passer en mode manuel et de rejoindre et maintenir le cap 290° à une vitesse de 15 nœuds

A environ 0,5/1 Mg de la côte de l’ile du GIGLIO

 ??? sais pas ce que ça veut dire

sûrement 0,5 mille nautiques (sans garantie)

le Commandant SCHETTINO, après avoir passé à peu près 10 minutes converser avec le personnel d’Hôtellerie présent en passerelle, a pris possession de la garde et après encore 10 minutes environ a ordonné de se régler sur 10° de barre à droite jusqu’au cap 310° et une minute après, il ordonnait en hurlant frénétiquement « à droite toute ».

 ???

Tout de suite après cet ordre, j’ai entendu un grand coup du côté gauche de la poupe du Navire et immédiatement, le Commandant qui ordonnait « à gauche toute » et encore « à droite toute ».

mmmmmm – à vérifier la successionLe timonier a compris que le Commandant lui disait de passer au cap 310°

puis, étant arrivé ou pas au cap 310° d’après ce document, il a fallu faire la chicane pour éviter l’écueil effleurant du SCOLE :
1°/  à droite toute
2°/  à gauche toute
3°/  à droite toute.

http://video.gelocal.it/iltirreno/dossier/costa-concordia/costa-concordia-francesco-schettino-il-timoniere-non-ha-capito-i-miei-ordini/33945/34690

J’ai exécuté instantanément tous les ordres qui m’ont été donnés jusqu’à ce qu’après la dernière manœuvre un tas d’alarmes se déclenchent et qu’il n’y ait plus de courant, tandis que simultanément l’éclairage d’urgence s’allumait et les systèmes de propulsion s’arrêtaient.
oui, ben non, pas tout-à-fait  : il est allé d’abord à gauche avant de rectifier
Après le choc, le navire s’est incliné vers la gauche d’environ 15°, l’inclinaison augmentant au fur et à mesure que le temps passait. 

Vous rappelez-vous si le Commandant a contacté les Garde-Côtes ou a été contacté par eux après le choc ?
Non, je ne peux pas me rappeler si le Commandant a contacté les Garde-Côtes ou vice-versa, parce que j’étais en proie à la panique, toutefois, je peux affirmer que j’ai entendu le Commandant communiquer en italien avec le VHF.

le VHF étant la radio marine (Very Hight Frequency, très haute fréquence) en général, le Canal 16 étant LA fréquence réservée aux cas de détresse

Avant l’accident avez-vous entendu quelqu’un à bord utiliser le VHF pour communiquer ?Non, le VHF n’a pas été utilisé pendant les moments qui ont précédé l’accident.

Qu’est qui s’est passé en passerelle tout de suite après le choc ?
Je suis resté au timon et j’ai vu arriver tous les officiers de couverture en passerelle, sans comprendre ce qu’ils disaient.

Combien de temps êtes-vous restés en passerelle après l’accident ?
J’y suis resté environ 30 minutes, jusqu’au signal d’alarme, 7 coups de sifflet brefs suivis d’un long.

Qu’avez-vous fait après qu’ait retenti le signal d’alarme ?
Je suis allé au canot de sauvetage N°8, pont 4 du côté
gauche, là où je devais aller d’après le plan d’alarme à bord qui me
donne la responsabilité d’aider les personnes à embarquer, de descendre
la chaloupe et enfin de la conduire. J’ai trouvé la chaloupe déjà pleine
de passagers et quelques membres de l’équipage prêts à la faire descendre. L’équipage de la chaloupe était composé de moi, un charpentier, un mécanicien, un cuisinier et un pâtissier dont je ne me rappelle pas les noms.
Je ne me souviens pas combien de temps est passé entre mon arrivée sur le pont 4 et le signal d’abandon du navire.
Tout de suite après qu’ait retenti ce signal, nous avons descendu la chaloupe et nous sommes allés au port où nous avons débarqué près de 150 personnes et nous sommes immédiatement revenus près du bord en récupérant environ une dizaine de personnes qui avaient sauté à la mer.
Avez-vous eu des contacts avec les officiers de bord ou avec le personnel de COSTA depuis l’accident ?
Non, je n’ai parlé avec personne.
… et c’est la fin : le cadre juridique et les signatures …

Nous savons déjà que la chicane pour éviter le choc avec LE SCOLE n’a pas pu réussir à cause, entre autres peut-être, de l’erreur du timonier.

Pourquoi diable n’avaient-ils pas tourné avant ? 

RUSLI BIN semble convaincu de passer pile au milieu de toutes les côtes en allant tout droit en gardant le cap 290° !

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Pour repartir sur de bonnes bases

le témoignage que vous semblez ignorer
http://www.gonews.it/2013/12/10/concordia-testimonia-linfermiera-capo-via-dalla-nave-sulla-lancia-di-schettino/

Concordia, testimonia l’infermiera capo: “Via dalla nave sulla lancia di Schettino”



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Copyright © gonews.it

 L’infirmière-chef témoigne : j’ai quitté la CONCORDIA sur la même chaloupe de sauvetage  que SCHETTINO
C’est aussi le résultat des vérifications de la Guardia di Finanza.

Le navire était penché, les passagers glissaient sur le plancher, on n’arrivait pas à rester debout, on est allé pour prendre une chaloupe, je me suis retrouvée sur son toit.

Avec moi, il y avait aussi le commandant SCHETTINO et le commandant en second Roberto BOSIO qui m’a aidée et m’a dit : « je vais vous sauver ».

Tel est le témoignage de l’infirmière-chef de l’hôpital de bord de la COSTA CONCORDIA, la roumaine Raluca SOARE, entendue cet après-midi à GROSSETO (décembre 2013) dans le cadre du procès sur le naufrage du GIGLIO.

L’infirmière était là lorsque SCHETTINO sauta avec d’autres officiers sur le toit du canot de sauvetage qui allait quitter le navire. « Avec deux commandants, je me sentais rassurée » a-t-elle encore dit, se souvenant aussi du moment où « le chef des machines nous a rejoints et a hurlé : « démarrez, démarrez, le navire nous tombe dessus ! » ».

Raluca SOARE a aussi dit  » BOSIO est tombé à l’eau à un moment, et il a bien cru qu’il allait mourir », car à ce moment là « le canot a été piégé par les bras des grues qui le retenaient » à cause de l’inclinaison du navire » et que « le marin qui devait la piloter paniquait ».

C’est SCHETTINO lui-même qui a pris la barre pour éloigner la canot du navire et c’est ainsi que le marin a pu nous  conduire à bonne distance su navire qui chavirait.

Il y avait des passagers sur la chaloupe, « j’ai aidé moi-même à les faire monter à bord ».

L’infirmière s’est aussi rappelé avoir vu ensuite SCHETTINO très triste et choqué, il regardait droit devant lui, il se tenait les bras croisés ».

Lors de la phase de l’enquête, le témoin avait fait des dessins pour mieux décrire cette scène, ils ont été aujourd’hui montrés à l’audience par Monsieur le Procureur.

Le procès de la CONCORDIA reprend le 22 septembre 2014 à GROSSETO.
”La nave era inclinata,
i passeggeri scivolavano sui pavimenti, non si stava in piedi, andammo a
prendere le scialuppe, finii sul tetto di una lancia. Dov’ero io
c’erano anche il comandante Schettino e il comandante in seconda Roberto
Bosio il quale mi aiutò e mi disse: ‘Ti salvo io”’. Così la
testimonianza della capo infermiera dell’ospedale di bordo della Costa
Concordia, la romena Raluca Soare, sentita nel pomeriggio a Grosseto al
processo sul naufragio del Giglio.L’infermiera era presente quando Schettino con altri ufficiali saltò sul
tetto di un mezzo di salvataggio lasciando la nave. ”Con due comandanti
mi sentivo tranquilla”, ha anche detto, ricordando pure il momento in
cui ”un capo di macchina ci raggiunse e urlò ‘Scappate, scappate, la
nave vi sta venendo addosso!”’. Raluca Soare ha anche detto che ”a un
certo punto Bosio cadde in acqua e pensavo stesse per morire”, mentre
”la lancia” a causa dell’inclinazione della nave ”era intrappolata tra i
bracci che la tenevano, mentre il marinaio che la doveva guidare era
nel panico. E’ stato anche Schettino ad agire per tirare via la lancia
dalla nave e così il marinaio l’ha potuta condurre a distanza dalla
nave” che si ribaltava. Sulla lancia c’erano passeggeri, ”io stessa
aiutai a farli salire a bordo”.

L’infermiera ha inoltre ricordato di aver poi visto ”Schettino molto
triste e choccato, guardava fisso davanti, stava a braccia conserte”. La
testimone durante la fase delle indagini aveva realizzato dei disegni
per descrivere queste scene, oggi mostrati dai pm in aula.

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”La nave era inclinata,
i passeggeri scivolavano sui pavimenti, non si stava in piedi, andammo a
prendere le scialuppe, finii sul tetto di una lancia. Dov’ero io
c’erano anche il comandante Schettino e il comandante in seconda Roberto
Bosio il quale mi aiutò e mi disse: ‘Ti salvo io”’. Così la
testimonianza della capo infermiera dell’ospedale di bordo della Costa
Concordia, la romena Raluca Soare, sentita nel pomeriggio a Grosseto al
processo sul naufragio del Giglio.L’infermiera era presente quando Schettino con altri ufficiali saltò sul
tetto di un mezzo di salvataggio lasciando la nave. ”Con due comandanti
mi sentivo tranquilla”, ha anche detto, ricordando pure il momento in
cui ”un capo di macchina ci raggiunse e urlò ‘Scappate, scappate, la
nave vi sta venendo addosso!”’. Raluca Soare ha anche detto che ”a un
certo punto Bosio cadde in acqua e pensavo stesse per morire”, mentre
”la lancia” a causa dell’inclinazione della nave ”era intrappolata tra i
bracci che la tenevano, mentre il marinaio che la doveva guidare era
nel panico. E’ stato anche Schettino ad agire per tirare via la lancia
dalla nave e così il marinaio l’ha potuta condurre a distanza dalla
nave” che si ribaltava. Sulla lancia c’erano passeggeri, ”io stessa
aiutai a farli salire a bordo”.

L’infermiera ha inoltre ricordato di aver poi visto ”Schettino molto
triste e choccato, guardava fisso davanti, stava a braccia conserte”. La
testimone durante la fase delle indagini aveva realizzato dei disegni
per descrivere queste scene, oggi mostrati dai pm in aula.

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La passerelle est en panne, on y va ?

Anders BJÖRKMAN parle de l’accident de la CONCORDIA, paquebot
http://heiwaco.tripod.com/news8.htm

Le virage pré-programmé a mal été exécuté
1°/ la boite noire ne fonctionnait pas bien depuis 4 jours avant l’accident

elle s’éteignait de temps en temps et puis elle repartait

des blancs, l’ALZHEIMER informatico-électronique

sans enregistrer qu’il s’était écoulé du temps

que la CONCORDIA avait avancé sur sa lancée pendant ce temps

qu’elle avait dépassé le waypoint du tournant

que le pilote automatique aurait du faire tourner le bateau automatiquement

sans donner l’alarme du tout aux officiers de la passerelle comme quoi ça n’avait pas été fait

Une boite noire, ça ne sait pas donner l’alarme et puis, ça ne fait qu’enregister.



2°/ la boite noire a eu une absence juste au moment où il n’aurait pas fallu,

ne me demandez pas pourquoi, mais les gouvernails n’ont plus reçu les instructions informatico-électroniques

quand le commandant a dit « I take the comms » le bateau ne pouvait pas répondre

Le choc frontal qui les attendait et le bateau ne réagissait pas au timon

Si c’est pas un black-out avant le choc avec l’écueil du SCOLE, ça !

 Rappel : vu le prix du navire et de son équipement, le responsable légal dudit équipement informatico-électronique est son propriétaire. Toute proportion gardée, c’est comme pour un appartement en location, il y a l’entretien qui incombe au locataire et celui qui incombe au propriétaire.

 

Le journal récent parle du naufrage du SEWOL, et ça se ressemble beaucoup :

L’équipage du ferry qui a coulé avait demandé une réparation de l’équipement de pilotage avant l’accident

Environ deux semaines avant le tragique accident, l’équipage du SEWOL-HO avait fait parvenir un formulaire de demande de réparation à la Compagnie Maritime propriétaire du ferry CHONGHAEJIN.

Il dit que l’équipement de pilotage du ferry à présent submergé envoyait des avertissements « Pas d’alimentation. »

Pour pouvoir l’utiliser, les membres de l’équipage indiquaient être obligés de le relancer complètement et devaient se brancher sur une alimentation de secours à partir du panneau d’alimentation en attendant que le courant revienne.

Le formulaire de demande indique en outre que la cause de l’origine de ce problème était inconnue.

Malgré cela*, l’armateur du ferry n’avait rien fait pour solutionner le problème.

 * cela, c’est la passerelle en panne, ni plus, ni moins
LA PASSERELLE :
 c’est-à dire tous les écrans, tous les boutons, tous les leviers des deux saisies d’écran précédentes et ceux qui étaient hors du champ de la caméra et les systèmes d’alarme avec !

La radio coréenne YTN a rapporté mercredi que l’entreprise de réparation navale qui avait
travaillé sur le ferry SEWOL auparavant, a déclaré qu’il ne pas avoir
réparé l’équipement de pilotage du ferry SEWOL récemment, pas
plus qu’elle n’avait reçu de demande de réparation au sujet de l’équipement de pilotage.

Les experts disent que l’équipement de pilotage est essentiel pour la sécurité de la navigation, que tout problème dans l’équipement de pilotage augmente la probabilité que se produise un accident et qu’il devrait être interdit que les navires ayant un problème quelconque sur l’équipement de pilotage puisse prendre la mer.
Pourtant, on constate que la Compagnie Maritime
CHONGHAEJIN a fait naviguer le malheureux ferry pendant plus de deux semaine, jusqu’à l’accident, la semaine dernière. 

Les mêmes causes produisent les mêmes effets :
les marins ont constaté un dysfonctionnement,
ils l’ont signalé à l’armateur, le propriétaire,
ils ont du prendre la mer sans qu’il soit réparé
ils ont eu un accident.

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Droit de réponse sur IL TIRRENO

là pour l’édition numérique (incomplète)

Le témoignage de Roberto FERRARINI contiendrait, après traduction et diffusion, une phrase franchement accusatrice. Il en ressort à peu près ceci, comme idée générale : 

SCHETTINO voulait mentir aux autorités en leur téléphonant là sur le moment et quand il serait interrogé par la suite sur l’accident. 

Le black-out ou l’écueil en premier ? rien que ça, on ne pouvait plus rien expliquer ni comprendre.
… avec une boite noire, doublée tous par les disques durs des ordinateurs du bâtiment comme témoin, comme c’est vraissemblable …

Et les consignes du patron ? qui les évoque ? 

Les Capitaines des navires de croisière sont des personnages publics, on se fait prendre en photo avec eux, les journalistes les interviewent.
Il est assez logique que, soignant l’image de la boite, le patron leur donne des consignes communes quand ils la représentent devant les médias :


on reconnait la police d’écriture « Costa », une création française de Jean-François PORCHEZ pour l’entreprise Costa Croisières

 siate aderenti alla posizione aziendale
… quello che è successo è …
soyez un écho de la version de l’entreprise
… dites : c’est comme ça que ça s’est passé …
 
Mais qu’en dit aujourd’hui le principal intéressé, Francesco SCHETTINO, dans une interview au journal il TIRRENO ?
là pour un .pdf de la page entière du journal-papier que je n’avais pas su trouver en France

 
le sous-titre : Il n’était pas question de combine, je demandais seulement ce que je devais dire à la presse.
la citation, après les guillemets rouges orphelins : La boite noire ne marchait pas bien, elle n’a pas tout enregistré. Il était prévu qu’un réparateur intervienne dessus le jour suivant, à SAVONE.
 

C’est votre parole contre celle de FERRARINI alors, en l’absence de preuve du contraire. Mais il y avait de la combine dans l’air ou pas ? est-il possible que FERRARINI ait pu inventer complètement une chose pareille ?

J’ai demandé quoi dire exactement pour rester bien dans la même ligne générale que l’entreprise, mais sur la forme, pas sur le fond. Quand je m’entends dire dans l’enregistrement de la boite noire « qu’est-ce que je dois dire à la presse » c’est avec un point d’interrogation au bout.
J’avais déjà dit qu’il y avait l’eau qui rentrait à la Capitainerie du Port à 22:22, mais pas par radio, par téléphone.
Et SCHETTINO rappelle aussi que le coup de téléphone de la présumée combine a eu lieu à 23:10. (ça faisait une heure que les autorités y étaient, au courant)
Déjà pourquoi préciser si c’était par téléphone ou par radio ?
La boite noire ne fonctionnait pas bien.
 

Commandant, les experts ont dit le contraire …
Elle ne fonctionnait pas bien et elle n’a pas tout enregistré. Regardez, il y a un enregistrement du 22 janvier dans lequel le commandant en second, Roberto BOSIO, parlant avec l’inspecteur Pier-Francesco FERRO, essaie de savoir s’il y a des données récupérables dans la boite noire pour après le black-out : BOSIO savait que la mémoire de la boite noire elle-même, la vraie, l’originale, celle qui était au pont 4 n’enregistrait pas régulièrement en continu. De fait, c’était lui qui avait demandé qu’un technicien intervienne pour la réparer, il l’avait obtenu pour le lendemain à l’escale de SAVONE.

Pourquoi d’après vous ne s’intéresse-t-on pas à ce que pourrait dire le Commandant en second ?

Je ne saurais pas dire pourquoi on semble ne s’être intéressé qu’à la boite noire de la passerelle.

Si le navire avait complètement coulé, personne n’aurait jamais au la possibilité de comprendre comment ça s’était passé. Les données de la boite noire à présent disponibles on été trouvées enregistrées sur l’ordinateur de la passerelle, qui était heureusement dans la partie restée émergée (et n’a pas glissé dans l’eau).

Autrement, pour moi c’était la fin, comme pour l’histoire de la mise à l’eau des chaloupes décidée et réalisée par les uns et les autres et autres affirmations fantaisistes. Même vous, vous en êtes rendu compte, non ? sans le témoignage de la boite noire, pour moi, ça aurait été un vrai désastre.


Permettez au souriceau de la Concordia d’avoir une pensée pour cet autre Capitaine qu’on a arrêté sous les caméras de la presse et qui commence le même chemin de croix, bien loin, en CORÉE du SUD, parce que son troisième officier, qui était de garde, a viré de bord

 sans doute un peu trop vite 

ce qui a donné au ferry des enfants une gîte immédiate qui dans son cas s’est terminée la tête en bas, et la poupe la première dans une eau boueuse, glacée, pleine de remous et suffisamment profonde pour qu’il reste émergé moins que de la JOOLA sénégalaise.
Parce que la compagnie a fait construire deux étages de plus sur l’ancienne coque qui n’était pas prévue pour avant de faire repeindre le tout pour prendre plus de passagers, pour gagner plus de sous.
Les élèves sages qu’il emportait en sortie auraient pu le leur dire eux-mêmes, que ça allait le rendre instable !

Au fait, il n’a pas ordonné l’abandon du navire parce qu’au moment où on le lui a reproché, les bateaux de secours n’étaient pas là et que « les passagers allaient être emportés par les courants », ces mêmes courant qui ont empêché les sauveteurs d’intervenir ensuite, alors qu’il y avait encore des signes de vie depuis la coque retournée.
Les secours n’étaient pas là parce qu’en mer, on va moins vite que sur terre ou par air pour les bateaux le plus proches et que de toute façon, la terre était loin.
Les secours n’étaient pas là parce qu’il fallait le temps aux grues géantes capables de retourner l’énorme carcasse d’arriver sur les lieux.

Maintenant qu’elles y sont, il n’y a plus de signe de vie.

Le principal-adjoint du Collège qui avait vraisemblablement organisé lui-même la belle sortie – récompense, qui l’accompagnait, responsable lui-aussi devant les parents et que le hasard avait sauvé de la noyade s’est pendu à un arbre, je l’ai su ce matin.

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La COSTA CONCORDIA a trouvé son Frédéric POTTECHER, son CICERON, son ZOLA

Tandis que se déroule dans le silence partial des medias le plus grand, le plus injuste des procès de la Marine Marchande du siècle, un blog pas comme  les autres vient de naître :

Vérité pour la CONCORDIA

Entièrement dédié à la fin du magnifique bateau, soucieux de connaître ce qui s’est réellement et entièrement passé à bord de sa passerelle la nuit du 13 au 14 janvier 2014.

Les témoignages qui se succèdent à la Cour de GROSSETO y sont à présent transmis en direct par une jeune fille qui vient de passer brillamment sa thèse de Doctorat en Sciences Politiques en prenant pour sujet la couverture médiatique de l’affaire : Mlle Angela CIPRIANO.

Passionnant et instructifs, tous les témoignages en direct de ces hommes et de ces femmes qui y étaient à des titres divers, et ont de près ou de loin vécu professionnellement et revivent la tragédie pour le procès.

Nous voici revenus au temps des grands orateurs judiciaires et le procès d’un homme vraisemblablement innocent de tout ce qui a fait l’accident et les décès prend à présent toute sa dimension tragique.

Ce blog est en italien. 

Son dernier billet concerne un coup de téléphone avec le Capitaine MANNA, de la Capitainerie du Port à ROME.

Pas celui qu’il a reçu de Francesco SCHETTINO en soirée du 13 janvier et dont je vous ai peut-être parlé, non. Un coup de téléphone où Monsieur Roberto FERRARINI, de la cellule de crise à terre, l’entretenait de la position de son commandant sur le « rocher » de la pointe GABBIANARA toute proche de PORTO-GIGLIO, à une dizaine de mètres du navire.

Et on comprend à présent qu’il a été jugé en haut lieu que le Commandant du navire coordonnant les secours depuis cette position y était plus utile à ses passagers en particulier et aux secours en général que s’il avait perdu du temps à essayer de remonter sur le navire en gênant l’évacuation par les échelles de corde, comme il a été publié.

Voilà pourquoi on ne lui a pas envoyé l’hélicoptère qui, seul, lui aurait permis d’y retourner. 

Les hélicoptères ont été envoyés pour l’hélitreuillage des passagers et membres d’équipage coincés en fâcheuse posture sur l’extérieur de la structure.

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