Archives de la catégorie Journal de bord

Dans le dispositif d’évacuation des passagers : la chaussette géante

la gaine, la glissière, le manche, la manchette …

On les rencontre à terre pour l’évacuation des plus hauts immeubles – et des moins hauts – comme le montre cette très courte vidéo (1 min 44 s) commentée en français.
 (je m’y étais intéressée en souvenir de l’incendie des Nouvelles Galeries de 1938 à MARSEILLE dont le quartier du Vieux Port où on les a relativement récemment reconstruites est encore traumatisé)

Car le deuxième danger auquel peuvent être confrontés les croisiéristes, l’incendie, sévit aussi et surtout à terre.

 http://www.escape-chute.net/neu/fr/glissiere_de_evacuation.php

La chaussette est une invention française.

Elle se compose de trois, quatre tubes enfilés l’un dans l’autre selon les fabricants.
Le premier, celui qui est au contact de la peau, est fait d’une matière avec lequel le contact glissant ne provoque pas de brûlure.
Le seconde veille à la contention des personnes qui sont en train de descendre (tous ceux et celles qui ont du porter des bas du même nom, anciennement « bas à varices », savent à quel point ces bas peuvent soutenir de façon efficace).
La troisième est fixée au support, le mur, le bateau ou le camion des pompiers et surveillée au point d’arrivée. Elle guide les personnes en cours d’évacuation dans leur mouvement de descente.

La descente est contrôlée. Parfois, un dispositif en forme d’hélice évite d’avoir besoin de le faire en utilisant les jambes.
La prise de contact avec la terre n’est donc pas brutale.

Pour les personnes à mobilité réduite, les deux aidants dont elle a habituellement besoin pour se déplacer prennent place l’un avant elle et l’autre après elle.
Les enfants de plus de 12 kg l’utilisent comme un toboggan.

Enfin, une chaussette régulièrement utilisée doit être changée au bout d’une douzaine d’années. Je ne sais pas combien de temps elle garde ses propriétés en restant dans sa boite sauf le temps de l’exercice à l’équipage toutes les semaines.

La chaussette ne tient pratiquement pas de place, le radeau gonflable du billet d’hier en tient moins que des canots rigides, les deux laissent donc davantage de champ pour les lumières de la côte.

La chaussette a servi à évacuer heureusement 43 personnes âgées lors de l’incendie de l’hôpital de la Tour Blanche d’ISSOUDUN, rappelle le Capitaine des pompiers SALES qui commente. 

La chaussette est un moyen de descente très rassurant si rôde le troisième danger auxquels s’exposent les croisiéristes : le requin

2000 : deux pêcheurs ramènent à  leur bord un requin dans les eaux du GIGLIO, la bête s’échappe et ils en voient un second passer près de leur bateau.
http://archiviostorico.corriere.it/2000/luglio/30/Due_squali_bianchi_largo_del_co_0_0007301393.shtml

2008 : un requin vient s’échouer sur la rive de GIGLIO CAMPESE, de lui on trouve des photos sous toutes les coutures :

devant tout le monde :
l’animal avait encore un beau merlu dans sa gueule aux belles dents bien blanches : 
 
il faisait 3 m de long :

http://www.giglionews.it/2008/09/03/ritrovato-squalo-nelle-acque-dell-isola-del-giglio/
http://laltroparco.forumattivo.com/t135-giglio-lo-squalo-capopiatto

La presse italienne a publié l’identification de la bête, elle n’est pas dangereuse pour l’homme attendu que son habitat naturel est à plusieurs centaines de mètres de profondeur.
Pas dangereuse pour les estivants des environs de l’ARGENTARIO donc (c’est un endroit où vivent deux races de requins, le requin éléphant et le grand requin blanc).

Pourtant, quand les requins se font voir, les plongeurs de langue française s’inquiètent : https://groups.google.com/forum/#!topic/it.hobby.scuba/aJGV6XCtqdc

Que font les grands requins de Méditerranée la nuit entre l’ARGENTARIO et le GIGLIO ?
Est ce qu’ils vont parfois voir l’épave du grand paquebot blanc ?
Est-ce que tu es rassurée sur le dispositif, Claudie sur l’ensemble [radeau gonflable + chaussette géante] ?

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Carrés fractals taillés dans du marbre

image de départ obtenue avec le freeware pour ANDROID fracZi Lite (suite)

reprise sous Paint.NET

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Le marbre rose vient de chez borysses

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Enjoy !

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La sécurité lors de l’évacuation des géants des mers

est l’objet des préoccupations des sauveteurs en mer.

Tandis qu’au chantier de Saint NAZAIRE, on construit un paquebot plus que plus-que-géant,

tandis que déjà naviguent l’OCEAN OF THE SEAS et ses semblables, dont les canots de sauvetage, pourtant de dimensions déraisonnables et contraires à la Convention SOLAS ne pourraient pas contenir tout le monde en cas de problème 

je viens d’en croiser les plans, perdez-vous un peu dedans :


http://www.cruisecritic.com/oasis-of-the-seas-deck-plans/dp/

 on teste – entre autres – un nouveau genre de canot de sauvetage :

NORSAFE MAKO 655 Jet

La vidéo a été tournée au mois de mai 2001, elle a été mise en ligne en octobre 2009, l’étude n’est pas de circonstance.

L’essai a été fait dans des conditions pires que ce qu’on peut voir pour les canots rigides : la mer est très grosse.

Un premier « petit » bateau avec un moteur puissant a été mis à la mer depuis le flanc du gros lorsque, à 01:40, on voit sortir, sur sa rampe de lancement, un second « petit » objet flottant qui va chuter librement, sans ascenseurs qui posent problème.

L’objet flottant est un radeau qui se déplie au contact de l’eau, il est vide. Liée à lui, une double chaussette de descente. On voit particulièrement bien la liaison à 02:47, ainsi que le radeau prêt à recevoir sa précieuse cargaison.

Du « paquebot », quelqu’un descend dans la chaussette. On le voit faire très bien aussi : elle doit être faite en filet, comme à FORT-BOYARD, le jeu télévisé auquel des tas de non-marins participent (j’y ai vu le chanteur aveugle Gilbert MONTAGNE faire de la plongée sous-marine – entre autres – comme quoi, quand on veut, on peut).

Les sauveteurs ont pris place dans le radeau, pour assurer la réception des passagers. Il peut porter en tout 145 personnes. Ce qui fait déjà pas mal de monde auquel il faudra faire garder le plus de calme possible.
Ce modèle a pour nom SELANTIC.

A 04:38 le rapport sur l’essai, essayons de traduire ce qui est intéressant :

 Ce radeau supporte un vent de 30 nœuds.
Et une mer à moitié le pire que ce qu’on connaisse (vent à 12 sur l’échelle de BEAUFORT).

  Dans le cas de l’essai, le vent était de 6 sur l’échelle de BEAUFORT et le vagues avaient jusqu’à 3 m de haut.
En plus du radeau, le « petit » bateau rapide et son comportement à la mer (largage et retour au près du « bateau en détresse »)  ont été testés.

Résultats :

ok  pour des réactions du radeau face aux forces de déformation qu’il a subi du fait des vagues,
ok pour le fonctionnement du treuil qui le retient sur le plan incliné de lancement et

ok pour son système d’étarquage (on maîtrise parfaitement le radeau sur sa rampe),

et ceci pendant que le gros bateau subissait des assauts de vagues de 3,3 m de hauteur.

 Les annexes sont des mesures sur le vent et les vagues.

Cette étude vient de NORVEGE (fonte le tampon). Le temps celui qu’il faisait à Sandessjøen le 3 mai 2001, tout près des iles LOFOTEN, but d’une des plus belles croisières COSTA qui fut mise au point par le Commandant Francesco SCHETTINO. Une preuve qu’on avait confiance en lui en haut lieu, chez COSTA et en NORVEGE.


Ensuite, pour bien faire,

il faudrait visionner l’essai avec des figurants plus ou moins âgés et handicapés et des enfants, les familles et les retraités constituant la clientèle des croisières, maintenant qu’elles sont accessibles à tous, financièrement parlant.

… le souriceau n’a pas encore trouvé les vidéos en ce sens ...

La peur, les cris et la panique n’étaient pas présents.

Malheureusement, en situation, ils semblent inévitables.
Tout le monde doit faire avec cette forme de réaction instinctive violente de masse.

Pendant et après-coup.
Ils font partie intégrante du traumatisme.

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Les paquebots français FORMOSE et MOSELLE ont porté secours au PRINCESSE MAFALDA

annales du sauvetage maritime – bulletin de décembre 1927

Avant l’arrivée sur place du FORMOSE, latitude 16°58 S et de longitude 37°51  depuis la réception du S.O.S., la communication radio avec le MAFALDA fait état de 500 passagers à bord et il n’y a plus de canots de sauvetages.

Les sauveteurs qui commandaient les chaloupes du FORMOSE : René VALTAT, Germain PELLET, Dominique LENA, Giovanni ROSSETTI (de nationalité brésilienne) ont ramené 125 naufragés.

Le capitaine marin brésilien Giovanni ROSSETTI était passager du FORMOSE, il s’est porté volontaire et a passé toute la nuit au sauvetage.

A 23h30 le Hollandais ATHENA annonce qu’il a 450 rescapés à bord.
55 passagers ont été récupéré par le MOSELLE ainsi que quelques marins et le chef cuisinier du MAFALDA qu’ils gardent à bord et intègrent à leur équipage
NB : la plupart des naufragés sont nus

Les personnes à bord du FORMOSE ont partagé leurs vêtements, que ce soient les marins où les passagers.

L’EMPIRE STAR a récupéré 185 personnes à la mer.
ROSSETTI a 27 passagers et déclare les garder à bord pour les débarquer à PERNAMBUCO.
Le capitaine du FORMOSE dit qu’il se fait un devoir d’écrire toute la satisfaction qu’il a eu dans cette douloureuse circonstance en voyant la discipline et le dévouement de ses 873 passagers et de ses 123 hommes d’équipage sans exception. Il déclare que tous, sans distinction de nationalité, ont obéi à tous les ordres dictés dans l’espérance de sauver le plus de passagers.
Le Capitaine ALLEMAND est décédé subitement en décembre 1927 à Aix en Provence.
QUITO le second officier, a été recueilli dans l’eau, il a sauté au moment où le MAFALDA coulait et il a nagé. Il était officier mécanicien.
 
Des sauveteurs ont été décrits comme traumatisés par les spectacles terribles dont ils ont été les témoins et ne peuvent plus repartir en mer.
____________________________________________ 
 
annales du sauvetage maritime – bulletin de janvier 1928

Le capitaine du FORMOSE, le capitaine ALLEMAND arrive sur les lieux à 21h, il est passe à environ 50 m sur l’avant du MAFALDA. 

 Il constate qu’il présente une très grande gîte sur bâbord, le couronnement* est presque immergé à l’arrière.

Le navire n’a plus longtemps à flotter, il serait imprudent de vouloir l’accoster davantage.

Battu en arrière en route pour étaler le navire sur place, mis quatre embarcations sous le vent à la mer.

A 21 h 30 quatre autre embarcations quittent le bord.
 
Le groupe commandé par M.VALTAT accoste le couronnement du MAFALDA et y prend les quatre passagers qui s’y trouvent.
Les autres, voyant l’arrière à fleur d’eau se sont tous réfugiés sur l’avant.
Le groupe commandé par M.PELLET accoste l’échelle de coupée bâbord, mais il est obligé de s’écarter aussitôt, le fracas de la vaisselle lui annonçant la fin immédiate du navire.

Il prend les passagers qui ont eu le courage de se jeter à la mer, tandis qu’il voit sur la passerelle le commandant du
MAFALDA jeter sa casquette, puis siffler longuement trois fois pour saluer sans doute ceux qui avaient essayé de le sauver avec tous ses passagers.
 
Ci dessous, rapport de mer du capitaine PRIVAT, commandant le paquebot LA MOSELLE de la Compagnie de Navigation Sud-Atlantique
« C’est en vain que nous cherchons le MAFALDA qui vient de disparaître sans que nous n’ayons rien entendu d’autre que le sifflet et nous sommes obligés de donner comme direction aux embarcations le FORMOSE.Mais à ce moment, nous commençons à entendre les cris d’appel des personnes à l’eau et les embarcations se dirigent vers elles.
Ces cris se trouvant situés par tribord, nous donnons un tour d’hélice pour porter le MOSELLE d’une façon plus précise au vent du point du sinistre, afin de le laisser dériver en travers du vent sur ce point pour tâcher de recueillir directement les naufragés.
C’est ainsi d’ailleurs que nous avons réussi à sauver quelques rescapés et à recueillir quelques corps que les docteurs et infirmiers ont vainement tenté de ramener à la vie.
Pendant ce temps les embarcations pratiquent un travail horriblement pénible à tous les points de vue :
beaucoup trop grands et trop lourds pour pouvoir évoluer rapidement, ainsi qu’il serait nécessaire afin de répondre aux appels qui s’élèvent de tous côtés, les volontaires, peu habitués au maniement de l’aviron, s’exténuent rapidement ;
gênées par le gros clapotis, par les épaves sans nombres qui montent du fond, les heurtent rudement de tous côtés et les entourent rapidement, blessant ou assommant les rescapés qui appellent au secours, par le manque d’éclairage dans la nuit noire où les lumières des navires qui entourent ne peuvent qu’éblouir sans aider aux recherches, sauf lorsque le rescapé appelant tombe dans le champ de nos réflecteurs, les bonnes volontés s’exaspèrent d’avoir si peu de rendement au milieu des appels sans nombre des sinistrés.
Dans l’une des embarcations, un jeune matelot, PRAT Albert, a l’idée de fabriquer une torche avec des chiffons et le pétrole existant à bord, ce qui permet a cette embarcation de recueillir davantage de naufragés.Beaucoup de cadavres paraissent mutilés par écrasement ou heurts d’épaves ; les requins ont dû également faire beaucoup de victimes car nous avons pu constater leur présence, nombreuse, et beaucoup de corps ont été vus avec des membres en moins. »

* Le couronnement est un terme désignant un endroit bien précis d’un navire, à savoir la partie arrondie en console au dessus de la poupe et des hélices, qui n’est pas toujours sur le pont principal, mais parfois au dessus. Tout dépend de la configuration du navire. Sur le Principessa Mafalda, c’est la salle de restaurant des passagers de seconde classe qui se trouve sur le pont principal, et celle-ci est flanquée de 2 escaliers qui montent à l’étage supérieur.

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cadres de Saint VALENTIN

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