Articles tagués chaussette

Les chaussettes du Commandant

La chose est publiée dans les journaux mainstream : le Commandant a demandé au chauffeur du taxi comment se procurer des chaussettes, quand il a quitté les rochers de la pointe Gabbianara sur ordre du responsable de crise de Costa pour se rendre à l’hôtel oû il a ensuite été interviewé au saut du lit.

https://www.parismatch.com/Actu/International/Costa-Concordia-L-honneur-perdu-du-capitaine-Francesco-Schettino-156880

Il a demandé au chauffeur du taxi comment se procurer des chaussettes.

Sèches.

Cramponné au pont 3, le Commandant était sec.
Sur le toit de la dernière chaloupe, le Commandant était sec.
Sur les rochers de la pointe Gabbianara, le Commandant était toujours sec. (Schettino era asciuto)

https://www.corriere.it/cronache/14_gennaio_27/schettino-rifiuto-barca-risalire-6ca26fe8-8795-11e3-b7c5-5c15c6838f80.shtml

Pourtant l’article à charge sur Match fait état de chaussettes mouillées de retour sur la terre ferme.

Je cite :

 » Il a demandé un expresso et des chaussettes sèches au gérant de l’hôtel. Il aurait également demandé à un chauffeur de taxi : « Où puis-je acheter des chaussettes sèches ? » Selon Il Mattino, Schettino avait l’air d’un chien battu. « 


https://www.spiegel.de/international/europe/italy-mystified-by-shipwreck-captain-the-bizarre-behavior-of-francesco-schettino-a-809927.html

Parce que les siennes étaient trempées par l’eau de mer qui remontait au fond du canot à bord duquel il était monté pour rejoindre l’échelle de corde de proue de gauche (puisque celle de droite était sous l’eau) et remonter à bord.

Pourquoi par la proue ? De Falco et Schettino étaient d’accord au moins sur ce point. Parce que le Concordia touché vers la poupe s’enfonçait par la poupe.

https://st.ilsole24ore.com/art/notizie/2013-07-18/processo-schettino-112222.shtml?uuid=AbiVcIFI

Je cite :

 » Massimo Bancalà, maître d’équipage du navire Toremar « Aegilium », qui a prodigué les premiers soins, relate dans une déclaration la tentative de Schettino de remonter à bord.

Bancalà raconte qu’aux alentours de 3 heures du matin, il a secouru deux hommes réfugiés sur un rocher. Des hommes qu’il n’avait jamais vus auparavant.

J’ai reconnu par la suite grâce aux images diffusées dans divers reportages télévisés, que l’un des deux était Francesco Schettino. J’ignore qui est l’autre, mais je me souviens qu’il appelait le premier « Commandant ».

Or, la déclaration de Bancalà offre une reconstitution différente de celle présentée par le parquet lors de l’instruction préliminaire. « Sur les instructions du naufragé, identifié plus tard comme étant Schettino, qui ne m’a rien dit de ce qu’il devait faire, je me suis dirigé avec le canot de sauvetage, un canot d’environ quatre mètres de long, vers le côté bâbord du navire. Mais je n’ai pas pu l’atteindre, car le canot prenait l’eau et était difficile à manœuvrer. »

Schettino voulait-il vraiment remonter à bord ? La tentative échoua. « J’ai prévenu mon commandant par radio et j’ai accompagné les deux naufragés jusqu’au port. »

Car, entre-temps, le canot avait commencé à prendre l’eau.

Tout a mal tourné cette nuit-là. « 

, ,

Poster un commentaire

Dans le dispositif d’évacuation des passagers : la chaussette géante

la gaine, la glissière, le manche, la manchette …

On les rencontre à terre pour l’évacuation des plus hauts immeubles – et des moins hauts – comme le montre cette très courte vidéo (1 min 44 s) commentée en français.
 (je m’y étais intéressée en souvenir de l’incendie des Nouvelles Galeries de 1938 à MARSEILLE dont le quartier du Vieux Port où on les a relativement récemment reconstruites est encore traumatisé)

Car le deuxième danger auquel peuvent être confrontés les croisiéristes, l’incendie, sévit aussi et surtout à terre.

 http://www.escape-chute.net/neu/fr/glissiere_de_evacuation.php

La chaussette est une invention française.

Elle se compose de trois, quatre tubes enfilés l’un dans l’autre selon les fabricants.
Le premier, celui qui est au contact de la peau, est fait d’une matière avec lequel le contact glissant ne provoque pas de brûlure.
Le seconde veille à la contention des personnes qui sont en train de descendre (tous ceux et celles qui ont du porter des bas du même nom, anciennement « bas à varices », savent à quel point ces bas peuvent soutenir de façon efficace).
La troisième est fixée au support, le mur, le bateau ou le camion des pompiers et surveillée au point d’arrivée. Elle guide les personnes en cours d’évacuation dans leur mouvement de descente.

La descente est contrôlée. Parfois, un dispositif en forme d’hélice évite d’avoir besoin de le faire en utilisant les jambes.
La prise de contact avec la terre n’est donc pas brutale.

Pour les personnes à mobilité réduite, les deux aidants dont elle a habituellement besoin pour se déplacer prennent place l’un avant elle et l’autre après elle.
Les enfants de plus de 12 kg l’utilisent comme un toboggan.

Enfin, une chaussette régulièrement utilisée doit être changée au bout d’une douzaine d’années. Je ne sais pas combien de temps elle garde ses propriétés en restant dans sa boite sauf le temps de l’exercice à l’équipage toutes les semaines.

La chaussette ne tient pratiquement pas de place, le radeau gonflable du billet d’hier en tient moins que des canots rigides, les deux laissent donc davantage de champ pour les lumières de la côte.

La chaussette a servi à évacuer heureusement 43 personnes âgées lors de l’incendie de l’hôpital de la Tour Blanche d’ISSOUDUN, rappelle le Capitaine des pompiers SALES qui commente. 

La chaussette est un moyen de descente très rassurant si rôde le troisième danger auxquels s’exposent les croisiéristes : le requin

2000 : deux pêcheurs ramènent à  leur bord un requin dans les eaux du GIGLIO, la bête s’échappe et ils en voient un second passer près de leur bateau.
http://archiviostorico.corriere.it/2000/luglio/30/Due_squali_bianchi_largo_del_co_0_0007301393.shtml

2008 : un requin vient s’échouer sur la rive de GIGLIO CAMPESE, de lui on trouve des photos sous toutes les coutures :

devant tout le monde :
l’animal avait encore un beau merlu dans sa gueule aux belles dents bien blanches : 
 
il faisait 3 m de long :

http://www.giglionews.it/2008/09/03/ritrovato-squalo-nelle-acque-dell-isola-del-giglio/
http://laltroparco.forumattivo.com/t135-giglio-lo-squalo-capopiatto

La presse italienne a publié l’identification de la bête, elle n’est pas dangereuse pour l’homme attendu que son habitat naturel est à plusieurs centaines de mètres de profondeur.
Pas dangereuse pour les estivants des environs de l’ARGENTARIO donc (c’est un endroit où vivent deux races de requins, le requin éléphant et le grand requin blanc).

Pourtant, quand les requins se font voir, les plongeurs de langue française s’inquiètent : https://groups.google.com/forum/#!topic/it.hobby.scuba/aJGV6XCtqdc

Que font les grands requins de Méditerranée la nuit entre l’ARGENTARIO et le GIGLIO ?
Est ce qu’ils vont parfois voir l’épave du grand paquebot blanc ?
Est-ce que tu es rassurée sur le dispositif, Claudie sur l’ensemble [radeau gonflable + chaussette géante] ?

, , , , ,

Poster un commentaire