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Schettino: » Je suis mort cette nuit-là, personne ne m’a aidé à éviter le naufrage »
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 9 août 2026
Un article de la Rédaction publié le 17 juin 2016 sur le journal Today

Le visage marqué et la barbe longue, Francesco Schettino passe ses journées à Meta di Sorrento à promener son chien, un chiot tibétain. À moins que la Cour de Cassassion ne casse sa sentence, il sera vraisemblablement incarcéré, la Cour d’Appel de Florence ayant confirmé sa peine de 16 ans.
« Je suis mort cette nuit-là avec les 32 victimes. », a déclaré l’ancien Commandant du Costa Concordia. Ce furent des années difficiles pour Schettino, que le procureur a qualifié d’« idiot imprudent ».
D’autres se montrent moins sévères quant à l’« erreur » commise ce soir-là. La Stampa explique que la manœuvre d’échouement décidée par Schettino après avoir heurté les rochers a permis d’éviter un massacre et contribuera à modifier les normes de sécurité, car si le navire s’était immobilisé en pleine mer, il aurait coulé en quelques minutes.
L’ancien Commandant du navire amiral de la flotte Costa Croisières passe ses journées sur son ordinateur, n’allume plus la télévision et confie à ses amis les plus proches qu’«il n’en peut plus».
« Ce n’est pas moi qui ai pris la mauvaise route », rumine Schettino, contemplant la mer de Capri, sillonnée de yachts et de bateaux de pêche. « Nous étions à un demi-mille de la côte, et à cette distance, le commandement du navire est confié aux Officiers de Quart, pas au commandant. C’est écrit dans le Code de la Navigation, et d’ailleurs, ils ont tous accepté de plaider coupables. »
Il cite également les noms :
« Le premier officier, Ambrosio, qui faisait les mesures nautiques. Le Troisième, Coronica, regardait le radar. L’Officier entrant, Ursino, que je ne sais pas trop ce qu’il fabriquait. Et personne n’a pipé mot, pas un seul pour dire : Commandant, nous sommes à la distance minimale ! Attention ! »
La boîte noire témoignerait que le dernier ordre de Schettino était de tourner à gauche : il affirme qu’on ne l’a pas écouté.
Source : La Stampa – lien mort
C’est dommage que ce lien soit mort. Avec Ambrosio et Coronica qui auraient échangés leurs rôles. Bref.
Les paquebots français FORMOSE et MOSELLE ont porté secours au PRINCESSE MAFALDA
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 16 février 2014
Avant l’arrivée sur place du FORMOSE, latitude 16°58 S et de longitude 37°51 depuis la réception du S.O.S., la communication radio avec le MAFALDA fait état de 500 passagers à bord et il n’y a plus de canots de sauvetages.
Les sauveteurs qui commandaient les chaloupes du FORMOSE : René VALTAT, Germain PELLET, Dominique LENA, Giovanni ROSSETTI (de nationalité brésilienne) ont ramené 125 naufragés.
Le capitaine marin brésilien Giovanni ROSSETTI était passager du FORMOSE, il s’est porté volontaire et a passé toute la nuit au sauvetage.
Les personnes à bord du FORMOSE ont partagé leurs vêtements, que ce soient les marins où les passagers.
Le capitaine du FORMOSE, le capitaine ALLEMAND arrive sur les lieux à 21h, il est passe à environ 50 m sur l’avant du MAFALDA.
Il constate qu’il présente une très grande gîte sur bâbord, le couronnement* est presque immergé à l’arrière.
Le navire n’a plus longtemps à flotter, il serait imprudent de vouloir l’accoster davantage.
Battu en arrière en route pour étaler le navire sur place, mis quatre embarcations sous le vent à la mer.
Les autres, voyant l’arrière à fleur d’eau se sont tous réfugiés sur l’avant.
Il prend les passagers qui ont eu le courage de se jeter à la mer, tandis qu’il voit sur la passerelle le commandant du MAFALDA jeter sa casquette, puis siffler longuement trois fois pour saluer sans doute ceux qui avaient essayé de le sauver avec tous ses passagers.
Ci dessous, rapport de mer du capitaine PRIVAT, commandant le paquebot LA MOSELLE de la Compagnie de Navigation Sud-Atlantique

