Archives de la catégorie Commandant SCHETTINO
Créa de soutien
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Facebook (400 pixels de largeur), Journal de bord le 13 septembre 2012
citation extraite du Mémoire du Commandant SCHETTINO
En fond, une vue de satellite de l’ile du Giglio de nuit qui est communiquée gratuitement au public par la N.A.S.A. mais qui a un format spécial. Ce n’est pas une image ordinaire, c’est une représentation interactive de la Terre entière que l’on appelle une carte et qu’il faut lire avec un logiciel spécial, un lecteur de cartes, en téléchargement gratuit lui aussi.
J’en connais trois : Google Earth de GOOGLE, World Wind de la N.A.S.A. (qui existe aussi en JAVA, suivre les liens sur ce site) et JOSM (qui est écrit en JAVA ).
Enjoy.
« J’ai fait tout ce qui était humainement possible pour sauver mes passagers et les membres de mon équipage. »
(traduction de Mézigue)
Rappel : le Commandant K1 est le Commandant qui commande, entendez celui qui prend les décisions finales à partir des informations que tout le monde lui a fournies ; ce n’est pas lui qui manipule le joystick en bout de chaîne de commandement, en fait quand il est en service, c’est carrément à l’autre bout de la chaîne qu’il est.
Et quand il ne l’est pas, en service, eh bien, c’est lui qui prend la responsabilité de ce qui s’est passé, le bon comme le mauvais.
Comme les Chefs de Laboratoire de nos facultés vont chercher le Prix NOBEL qu’on associe à leur nom pour le travail de l’équipe de recherche qu’ils ont eu la tâche d’encadrer.
Chapeau, mon Commandant !
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 10 septembre 2012
c’est virtuel, c’est donné d’instinct du haut de mon ignorance, mais c’est sincère
la vidéo montre, réduits en 5 min 23 l’activité des secours arrivés sur le site de l’échouement
Une fois la Concordia échouée, les deux balises fonctionnent à Giglio-Porte. Pour les voir, il faut regarder avec la loupe éventuellement, ou en plein écran, mais là elles fonctionnent – à leur façon à elles – toutes les deux.
Alors la manœuvre finale dans le noir complet, avec ces lumignons pour tout repère – si ! il n’y a pas de phare dans le secteur – faut avoir de bons yeux,
en bas, la lumière du phare du Capel Rosso
avoir échoué confortablement la Concordia – si, compte tenu du fait que le rocher est solide et la Concordia aussi – elle s’est calée d’accord, mais elle n’a pas glissé vers la fosse voisine, elle ne s’est pas retournée comme c’était à craindre si elle avait pas fait demi-tour (elle aurait été calée vers le bas de droite à gauche, poussée par son poids vers la fosse voisine, celle qui faisait si peur quand les journaux ont parlé de pollution des fonds marins protégés par le fuel, vous vous souvenez ?)
Et quand je dis le noir complet, il était complet de chez complet : sur les écrans aussi,
- plus de carte,
- plus de localisation « je suis où exactement ? »
- plus d’indication sur les vents et courants,
- plus de calculatrice intégrée-qui-calcule-automatiquement-d’un-clic-les -corrections-parce-que-les-cartes-sont-plates-et-que-la-terre-est-ronde.
Avec un bateau géant, il fallait sentir ça par les réactions du mastodonte.
Alors, les avoir ramenés tous vivants au rivage dans ces conditions, chapeau !
Le coup de chapeau d’un souriceau, ça peut valoir quoi ?
sais pas, mais je le lui donne quand même :
« Chapeau, mon Commandant ! »

Le radar de bord de la Costa Concordia – 2ème essai
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 7 septembre 2012
par le souriceau de bord de la Costa Concordia à terre
Personnellement, je n’entends aucun son sur tous les enregistrements que j’ai étudiés avec des prothèses auditives quasiment neuves et un casque que je peux utiliser par-dessus. C’est curieux parce que j’ai un souvenir sifflant des écrans-radar verts avec le rayon qui tourne des avions. Mais les sifflements les plus aigus n’étant que des souvenirs, je me garderai bien d’en déduire quoique ce soit.
Et ce d’autant qu’il apparait « RINGS OFF » (sonneries inactives) sur l’écran.
La suite uniquement en visuel donc.
1. Le point sur le radar de la Concordia : ce n’est pas celui qu’on apprend dans l’enseignement général et ce n’est pas le seul appareil d’aide au pilotage présent sur la passerelle
Sur la passerelle, rien qu’avec les photos insérées dans le post dont le lien est ci-dessus, il y a 3 radars de marine et 2 lecteur de cartes marines, le tout avec des écrans de taille normale, bien visibles et bien lisibles pour ceux qui ont appris à s’en servir. Nous avons constaté dans mon premier essai sur le radar que les officiers jouaient sur l’échelle du radar à volonté.
Le radar du cours est un dispositif qui envoie une onde électromagnétique, qui en recueille le retour après qu’elle ait rebondi sur un obstacle, qui mesure le temps nécessaire pour parcourir les deux trajets (aller et retour) et un calculateur y est intégré qui déduit pour affichage la distance radar-obstacle.
Le radar de marine lui-même apparait comme un ordinateur ordinaire pour l’écran, son clavier par contre est spécialisé. En plus de la fonction radar, l’appareil sert de lecteur de cartes nautiques, de boussole et de station météo, l’équivalent du compteur de vitesse de la voiture et du GPS en plus perfectionné. Le tout est judicieusement superposé et c’est l’ensemble qu’on voit sur l’écran.
Le résultat, c’est qu’on sait où on est, où on va, dans quelles conditions et à quelle vitesse on y va rien qu’en regardant ledit écran. En principe.
2. Reconstitution de la route enregistrée dans le radar à partir des saisies d’écran faites juste quand les noms des points changent
A ce moment-là, la distance au prochain point sera donnée (en milles marins), ainsi que les angles et coordonnées (longitude et latitude) qui me permettront de le situer sur la carte à partir de là où « je » suis.
Les premiers points correspondent à la sortie du port de CIVITAVECCHIA. Autrement dit, pratiquement ils sont pratiquement confondus avec le point de sortie du port sur la bonne route marine à l’échelle où on verra ensemble les points 5, 6 et 7, le ou les suivants dont le dernier aurait été SAVONA n’apparaissant pas sur l’écran après l’accident.
En visionnant la vidéo de l’enregistrement du radar de la Costa Concordia du journal-web en plein écran, on peut arriver à saisir au vol les deux images suivantes :


La partie de la colonne de droite qui donne les renseignements sur la route est la partie TRACK DATA (données sur la route) :

La Concordia était amarrée au quai 12 et le point 2 avait été nommé par le Commandant SCHETTINO « brise-lames », les points 3, 4 et 5 s’appellent plus ou moins « sortie du port » et tous seraient confondus à l’échelle nécessaire pour avoir à la fois CIVITAVECCHIA et SAVONE sur l’écran. Entre SAVONE et CIVITAVECCHIA, la navigation touristique devait être terminée d’après le programme, juste avant un point qui s’appelle PALMAIOLA, l’une des deux dernières iles à côtoyer.
Les trois points intéressants à mon niveau de connaissance sont donc finalement CIVITAVECCHIA, CAPO D’UOMO au tournant vers le GIGLIO et PALMAIOLA.
Voici ce que j’obtiens pour la route sur GOOGLE EARTH :

3. Seulement, la Concordia est là où elle est, en dehors de la route TRACK 9012 Civitavec-Savona qui avait été enregistrée au départ
et j’ai fait trois saisies d’écran qui m’intriguent, à la traversée d’un câble sous-marin qu’il n’était pas prévu de croiser quelques heures plus tôt.
Ces trois screenshots m’intriguent à cause du changement d’aspect spectaculaire de la route que j’ai visualisée en rouge en l’espace de trois vues presque successives, les voici, un peu travaillés pour les rendre bien visibles :
Elles montrent toutes que la Concordia se dirigeait droit sur le cap qui est deux plages en dessous de Porto-Giglio.
Alors, qu’est-ce qu’il y a à cet endroit-là ?
Il y a une jolie auberge qui propose des activités de travaux manuels, enfouie dans les pins.
Voici la vue sur la mer qu’on y a
- à Cannelle, une petite balise pas lumineuse du tout d’après la carte marine et que je n’ai pas su voir sur les photos du coin,
- là rien du tout,
- entre eux et Porto-Giglio la colline qui se finit dans la mer en formant le groupe d’écueil du Scole, sur la passerelle personne ne pouvait voir les lumières de la côte parce qu’il n’y avait aucune lumière sur la côte à cet endroit là.
Quand le Commandant SCHETTINO a pris le commandement du bateau on ne voyait plus celle du phare du sud de l’ile à cause de la colline de gauche, on ne voyait pas ou plus les lumières des deux balises rouge et verte de Porto-Giglio. Il n’y avait que la lueur de l’écume sur les caps ou écueils les plus proches qui puissent être visibles et encore, à condition d’être au poste de la vigie avec les jumelles infra-rouges de nuit.
Il y était, il a ramené la Concordia près du bord, tournée du bon côté, il l’a posée sur le fond rocheux et a enfin ordonné l’abandon de son navire.
A ce moment-là, à bord, tout le monde était bien vivant.
Inquiet, mais sain et sauf.
Après …
« Je suis libre, mais, s’il vous plait, dites-moi où je peux aller ? »
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 30 août 2012
attribué à Francesco SCHETTINO dans un dessin « satirique » par ailleurs,
entendez un dessin « humoristique »
Le Commandant de la Costa Concordia a été libéré officiellement, il y a quelques temps déjà par les magistrats italiens.
La seule restriction à sa liberté est de rester sur le territoire de sa ville de résidence : META DI SORRENTO écrasée de Soleil par la canicule (que nous connaissons aussi) dans le Sud de l’Italie.
Sa première sortie a été pour aller retrouver la mer dont, ça n’engage que moi, il devait éprouver un manque physique.
Mais vous êtes peut-être déjà au courant ? un paparazzi l’a filmé au téléobjectif TOUT LE TEMPS de sa sortie.
Le film a été racheté et commenté comme d’habitude par un journal anglais.
Précédemment, les paparazzis l’avaient réveillé par je ne sais quel moyen et je vous avais montré dans un précédent billet ce qu’ils avaient appelé une apparition accordée par lui (traduction de Mézigue).
Voici ce que je trouve aujourd’hui dans un journal-web, maintenant, ils se filment entre eux, rivalisant de …
faites-moi des propositions, le mot juste ne me vient pas.



