Archives de 14 mars 2014

La sécurité lors de l’évacuation des géants des mers

est l’objet des préoccupations des sauveteurs en mer.

Tandis qu’au chantier de Saint NAZAIRE, on construit un paquebot plus que plus-que-géant,

tandis que déjà naviguent l’OCEAN OF THE SEAS et ses semblables, dont les canots de sauvetage, pourtant de dimensions déraisonnables et contraires à la Convention SOLAS ne pourraient pas contenir tout le monde en cas de problème 

je viens d’en croiser les plans, perdez-vous un peu dedans :


http://www.cruisecritic.com/oasis-of-the-seas-deck-plans/dp/

 on teste – entre autres – un nouveau genre de canot de sauvetage :

NORSAFE MAKO 655 Jet

La vidéo a été tournée au mois de mai 2001, elle a été mise en ligne en octobre 2009, l’étude n’est pas de circonstance.

L’essai a été fait dans des conditions pires que ce qu’on peut voir pour les canots rigides : la mer est très grosse.

Un premier « petit » bateau avec un moteur puissant a été mis à la mer depuis le flanc du gros lorsque, à 01:40, on voit sortir, sur sa rampe de lancement, un second « petit » objet flottant qui va chuter librement, sans ascenseurs qui posent problème.

L’objet flottant est un radeau qui se déplie au contact de l’eau, il est vide. Liée à lui, une double chaussette de descente. On voit particulièrement bien la liaison à 02:47, ainsi que le radeau prêt à recevoir sa précieuse cargaison.

Du « paquebot », quelqu’un descend dans la chaussette. On le voit faire très bien aussi : elle doit être faite en filet, comme à FORT-BOYARD, le jeu télévisé auquel des tas de non-marins participent (j’y ai vu le chanteur aveugle Gilbert MONTAGNE faire de la plongée sous-marine – entre autres – comme quoi, quand on veut, on peut).

Les sauveteurs ont pris place dans le radeau, pour assurer la réception des passagers. Il peut porter en tout 145 personnes. Ce qui fait déjà pas mal de monde auquel il faudra faire garder le plus de calme possible.
Ce modèle a pour nom SELANTIC.

A 04:38 le rapport sur l’essai, essayons de traduire ce qui est intéressant :

 Ce radeau supporte un vent de 30 nœuds.
Et une mer à moitié le pire que ce qu’on connaisse (vent à 12 sur l’échelle de BEAUFORT).

  Dans le cas de l’essai, le vent était de 6 sur l’échelle de BEAUFORT et le vagues avaient jusqu’à 3 m de haut.
En plus du radeau, le « petit » bateau rapide et son comportement à la mer (largage et retour au près du « bateau en détresse »)  ont été testés.

Résultats :

ok  pour des réactions du radeau face aux forces de déformation qu’il a subi du fait des vagues,
ok pour le fonctionnement du treuil qui le retient sur le plan incliné de lancement et

ok pour son système d’étarquage (on maîtrise parfaitement le radeau sur sa rampe),

et ceci pendant que le gros bateau subissait des assauts de vagues de 3,3 m de hauteur.

 Les annexes sont des mesures sur le vent et les vagues.

Cette étude vient de NORVEGE (fonte le tampon). Le temps celui qu’il faisait à Sandessjøen le 3 mai 2001, tout près des iles LOFOTEN, but d’une des plus belles croisières COSTA qui fut mise au point par le Commandant Francesco SCHETTINO. Une preuve qu’on avait confiance en lui en haut lieu, chez COSTA et en NORVEGE.


Ensuite, pour bien faire,

il faudrait visionner l’essai avec des figurants plus ou moins âgés et handicapés et des enfants, les familles et les retraités constituant la clientèle des croisières, maintenant qu’elles sont accessibles à tous, financièrement parlant.

… le souriceau n’a pas encore trouvé les vidéos en ce sens ...

La peur, les cris et la panique n’étaient pas présents.

Malheureusement, en situation, ils semblent inévitables.
Tout le monde doit faire avec cette forme de réaction instinctive violente de masse.

Pendant et après-coup.
Ils font partie intégrante du traumatisme.

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