Archives de décembre 2012

L’abandon, c’est ça :

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C’est l’enfant handicapée qu’on oublie d’aller voir le week-end à l’Institut, c’est la grand’mère qui s’est si bien habituée dans sa Maison de Retraite qu’on la dérangerait dans ses habitudes si on se dérangeait dans nos sacro-saints loisirs.

C’est quelqu’un qui néglige, c’est quelqu’un qui s’en va, c’est quelqu’un qui oublie et passe à autre chose.

 

Ce n’est pas ça :

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Rester seul le plus près possible de la Concordia renversée, relié aux interlocuteurs indispensables par un téléphone portable en essayant de faire durer sa batterie jusqu’au jour et continuer son travail dans le noir, dans le froid, en regardant mourir la moitié de soi-même, fier malgré tout d’avoir fait son devoir : ramener le paquebot, ramener les passagers à terre. 

C’est l’étranger qui hurle et essaie d’achever l’homme blessé après avoir à plusieurs reprises refusé le nécessaire, un remorqueur, un hélicoptère, lui refusant même le respect du à un collègue du même grade que lui dans le choix de son vocabulaire.

C’est l’ami qui n’était qu’un collègue de travail, c’est le patron qui enfonce, c’est la mauvaise foi de celui qu’on a sauvé.

 

Voyez-vous, le Commandant SCHETTINO n’est pas tombé de son vélo, avec son épouse sur le cadre et sa fille sur le porte-bagage, sur une route avec peut-être quelques gravillons traitres, mais avec un goudron redoutablement bien solide sous les pneus. Il a eu un accident avec un paquebot géant chargé de 4000 âmes qui l’a envoyé en pleine mer après en avoir évité un premier qui aurait plus sûrement fait s’écraser comme une crêpe le bâtiment entier arrivant de plein fouet sur l’ile, avant le SCOLE d’ailleurs, qu’il ne lui aurait permis de monter sur la plage, comme dans un dessin animé pour y débarquer des passagers contrariés en pleine nuit et en pleine cambrouse.

Quand on fait son devoir, on ne s’attend pas à des félicitations, quand c’est dans une situation extrême, on s’attend à un soupçon de considération, certainement pas à l’ingratitude générale et encore moins à ce qui a suivi et perdure encore suite à l’ignorance du sujet stupéfiante des employés de certains médias à un an d’un l’évènement classé par d’autres comme étant de ceux qui ont marqué l’année et la mauvaise foi caractérisée de certaines personnes concernées donc s’étant logiquement tenues au courant de tout ce qui a été publié sur l’évolution de l’affaire. 

D’accord, il faut tout vérifier et recouper pour suivre, d’accord le scepticisme envers la chose publiée sur les journaux-web est de nos jours de rigueur, mais il y a tout de même des limites à l’incrédulité et au parti-pris.

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Interview de Francesco SCHETTINO à la Télévision Française le 36/12/2012

c’est sa sixième interview et la première pour la France

http://videos.tf1.fr/jt-we/exclusif-le-capitaine-du-concordia-livre-sa-verite-7731501.html

Pour mes amies malentendantes :

Claire CHAZAL : Autre temps fort de ce journal, le témoignage exclusif du Commandant du COSTA CONCORDIA qui s’est échoué il y a près d’un an au large des côtes italiennes faisant 32 morts et 2 disparus. Francesco SCHETTINO est toujours assigné à résidence, il est soupçonné d’homicide involontaire. Son rôle a été … commenté au moment du drame qui a fortement touché l’opinion y compris l’opinion française puisque plusieurs de nos ressortissants figuraient parmi les victimes. Pour le première fois à la télévision française, le Commandant livre sa version des faits à nos envoyés spéciaux Axel MONNIER, Bernard BEDARIDA et Anaïs BARTH. qui l’ont rencontré dans son village près de Naples.

« Malheureusement, cet accident maritime avait de multiples facettes. C’est très compliqué à raconter et le raconter de manière superficielle n’a fait de bien à personne. »

L’homme est déterminé à donner sa vérité.

Rendez-vous avec Francesco SCHETTINO dans la baie de NAPLES, là où il vit. Là surtout où il est assigné à résidence depuis la catastrophe du CONCORDIA.

Le Commandant est soupçonné d’homicide involontaire, de naufrage, d’abandon de navire et de dissimulation d’informations.
Voici sa version des faits, très détaillée, très technique.

13 janvier 2012, 21 h 40, le CONCORDIA s’apprête à passer près du GIGLIO, une manœuvre habituelle encouragée par COSTA selon le Commandant pour faire plaisir aux passagers, à l’équipage, aux habitants de l’ile.

A cet instant Francesco SCHETTINO se serait rendu compte que quelque chose n’allait pas :

« Les instructions pour l’itinéraire, elles avaient été planifiées à l’avance et je les avais moi-même validées en Salle de Commandement, par exemple maintenir une distance de 0,5 milles avec l’ile de GIGLIO.

Et en réalité, ces instructions, elles n’ont pas été respectées.

Dès que j’ai vu ce qui se passait, cela peut paraitre paradoxal, mais c’est comme ça, j’ai cherché à éviter l’ile.

Et j’y suis parvenu pour éviter un choc frontal.

Mais quand j’ai donné l’ordre de mettre la barre à gauche, la boite noire montre que le timonier a agi avec retard, il a commencé par mettre la barre à gauche, puis de manière arbitraire, il l’a mise à droite. »

Une thèse étayée par ce document issu de la boite noire (voir l’extrait de l’enregistrement radar sur la vidéo)

mais le timonier ne suit pas les instructions du Commandant, il barre à droite avant effectivement de barrer à gauche mais trop tard, le navire est touché, l’alarme se déclenche. D’après le Commandant, cette erreur du timonier est à l’origine de l’impact, de cette brèche de plusieurs dizaines de mètres sur le côté gauche du bateau.

 

Plutôt que d’abandonner le navire en pleine mer, Francesco SCHETTINO décide d’aller s’échouer sur la côte contre des rochers.

« Je me rends compte qu’il y a des vents et des courants qui me poussent vers l’ile vers des eaux peu profondes, ça n’aurait donc aucun sens pour mille et une raisons d’abandonner le navire au large, notamment parce que si quelqu’un se jette à l’eau et qu’il se trouve à 20 ou 50 mètres de la rive, il a des chances de la rejoindre. »

Le Concordia se pose littéralement sur les rochers. Les évacuations peuvent commencer. Mais le bateau s’incline, 5°, 12°, 20°, puis tout à coup la mer brise les hublots sous l’eau et pénètre dans les cabines. Le navire se couche.

 

Photos à l’appui, Francesco SCHETTINO nous explique longuement qu’il n’a pas pu rester sur ce paquebot qui penchait. Il réfute l’idée d’avoir abandonné son poste.

« Le navire était tellement penché qu’il était impossible de rester debout. D’ailleurs mon second qui était juste à côté de moi a du se jeter à la mer.

Après avoir passé 2 heures environ à gérer en continu l’urgence à indiquer ce qu’il fallait faire, j’ai du malheureusement quitter le navire parce qu’il me tombait dessus.

Je ne suis pas parti avec une chaloupe mise à l’eau pour moi. L’opinion du monde entier reste convaincue que le Commandant a fait mettre une chaloupe à sa disposition et puis s’est barré. »

Le Commandant quitte effectivement son navire mais il affirme être resté sur les rochers à quelques mètres pour coordonner l’évacuation et les secours

« Là, c’est moi, je reste sur le rocher parce que je ne peux pas abandonner la zone. Je sais bien que c’était impossible de remonter sur un navire renversé mais comme ça je pouvais coordonner les opérations avec COSTA. »

Une assertion apparemment confirmée par cette conversation entre le centre opérationnel de Commandement et le responsable de l’unité de crise de COSTA, Roberto FERRARINI qui fait lui-aussi partie des prévenus :

Roberto FERRARINI :  » C’est quelque chose qu’a fait le Commandant, pour se rapprocher et faciliter l’abandon du navire ; pour éviter d’autres choses. »

Centre Opérationnel : « Donc, FERRARINI, vous êtes en contact direct avec le Commandant ? »

Roberto FERRARINI :  » Absolument, oui, je suis en contact avec le Commandant. »

C’est à ce moment-là qu’intervient ce coup de fil devenu célèbre avec le Commandant DE FALCO de la Capitainerie, le Commandant (SCHETTINO) se trouvait alors sur les rochers :

COMMANDANT DE FALCO : « Remontez à bord, bon sang ! »

COMMANDANT SCHETTINO : « Commandant, s’il vous plaît… »

COMMANDANT DE FALCO :  » S’il vous plaît, rien du tout ! Reprenez vos affaires et remontez à bord ! »

“Je me suis rendu compte qu’il n’avait pas compris : on peut remonter sur un bateau à voile mais le CONCORDIA, c’est une montagne. Cette conversation a eu lieu après, alors que tout était connu et que j’avais déjà parlé avec le Commandant de la Capitainerie du Port. »

Ces conversations avec les Garde-Côtes, en voici un extrait :

CENTRE OPERATIONNEL : « Vous étiez à combien ? 0,2 du GIGLIO, c’est çà ? »

COMMANDANT SCHETTINO :  » Oui, oui, on était à 0,18 ou 0,2 du GIGLIO. »

Sur de son fait, Francesco SCHETTINO nous assure que ses dires sont confirmés par de nombreux documents, de nombreux enregistrements, à commencer par la boite noire.

“L’ordinateur de bord qui était hors de l’eau a révélé la vérité, et beaucoup de choses qui avaient été dites sont devenues fausses, comme par exemple l’idée que le Commandant était resté sans rien faire alors que le Commandant a bien donné des ordres jusqu’à la fin.

Heureusement, le navire a parlé et finalement, le navire a été la seule personne à être restée fidèle à son Commandant.

Malheureusement, il y a eu cet accident, mais moi, dans cet accident, j’ai essayé de faire de mon mieux en mon âme et conscience.

Ce n’est pas un crime : c’est un accident. »

L’homme a livré sa vérité, celle qu’il a déjà donnée à la Justice Italienne, mais beaucoup de zones d’ombre subsistent.

Comme tous les prévenus, 5 autres membres d’équipage et 3 dirigeants de COSTA, le Commandant attend la date du procès, elle devrait être connue dans les prochaines semaines.

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De juillet à novembre, au Giglio, à deux pas de la Concordia : une bombe

un article du 19 novembre 2012   http://thalassa.blog.rainews24.it/2012/11/19/costa-concordia-ritrovato-ordigno-bellico-sui-fondali-del-giglio/ qui ne porte apparemment pas de copyright

Traduction de Mézigue

Costa Concordia. Ritrovato ordigno bellico sui fondali del Giglio

Costa Concordia. Il a été retrouvé une arme de guerre sur les fonds de l’ile du GIGLIO
Navigazione interdetta, da domani al 22 novembre, nel tratto di mare di cala Arenella all’Isola del Giglio, per le operazioni di rimozione di un ordigno bellico rinvenuto a 53 metri di profondità e a una distanza di circa 188 metri dalla costa. Lo rende noto la prefettura di Grosseto.
 
Il residuato bellico sarà rimosso dal nucleo Sdai del dipartimento militare marittimo di La Spezia della Marina militare. “L’operazione – si spiega in una nota della prefettura – è resa possibile dal completamento dei lavori di stabilizzazione del relitto della nave Costa Concordia, distante circa 500 metri, terminati il 2 novembre”. “L’attività – si spiega ancora – sarà svolta con la collaborazione dell’Ufficio circondariale marittimo di Porto S. Stefano, che ha già adottato apposita ordinanza per interdire, durante lo svolgimento dell’operazione, la navigazione nel tratto di mare interessato.
 
L’ordigno è una mina di fabbricazione italiana del diametro di circa 2 metri che contiene al suo interno 150 chilogrammi di tritolo. Con ogni probabilità una mina vagante della Seconda Guerra Mondiale arrivata nei fondali del Giglio con la corrente. Dopo il rinvenimento, le operazioni erano state sospese in attesa della messa in sicurezza del relitto della Costa Concordia avvenuta lo scorso 2 novembre.
La prefettura di Grosseto ha diramato agli Enti competenti specifiche disposizioni per definire e coordinare tutte le attività accessorie e complementari, al fine di consentire che la bonifica dell’ordigno bellico si svolga in condizioni di massima sicurezza”.
La navigation sera interdite, de demain (le 20) au 22 novembre, dans la zone de la crique ARENELLA de l’ile du GIGLIO, pour les opérations d’enlèvement d’une arme de guerre qui a été trouvée à une profondeur de 53 mètres et à une distance d’environ 188 mètres de la côte. Cela a été annoncé par la Préfecture de GROSSETO.
 
Ce reste de la seconde guerre mondiale sera enlevé par la section SDAI (plongeurs) du département militaire maritime de LA SPEZIA qui fait partie de la Marine MILITAIRE.  “Cette opération, est-il expliqué dans une note de la Préfecture – est rendue possible par l’achèvement des travaux de stabilisation de la carcasse de la COSTA CONCORDIA, distante de 500 mètres, qui ont pris fin effectuvement le 2 novembre”. “L’activité – est-il encore expliqué – sera réalisée avec la collaboration du quartier maritime de PORTO SAN STEFANO, qui a déjà adopté une ordonnance visant à interdire, pour toute la durée de l’opération, la navigation dans la zone maritime concernée.
L’engin est une mine de fabrication italienne de près de 2 mètres de diamètre qui renferme 150 kilogrammes de TNT. Selon toute probabilité, il s’agit là d’une mine dérivante de la Seconde Guerre Mondiale que le courant aura emmenée sur les fonds du GIGLIO.  Après sa découverte (?), les opérations avaient été suspendues dans l’attente de la mise en sécurité de l’épave de la COSTA CONCORDIA, ce qui a été réalisé le 2 novembre.
La Préfecture de GROSSETO a demandé aux Autorités compétentes de prendre les dispositions nécessaires pour définir et coordonner les différentes activités complémentaires , afin de mener à bien la récupération de la bombe de la guerre dans les meilleures conditions de sécurité possible”.
auquel je joins les saisies d’écran qui me sont nécessaires pour situer :
LA  SPEZIA
2012-12-15_221003
PORTO SAN STEFANO
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LA CRIQUE D’ARENELLA
2012-12-15_220248
commentée en italien, mais on voit bien

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Accidents et naufrages, Compagnie et Commandants , paquebots et ferries, “femme de marin femme de chagrins”

On se perd un peu en France entre toutes ces notions qui sont familières aux Italiens, même si beaucoup de personnes, sur notre côte qui entoure énormément de terre vivent au quotidien le dur proverbe français.

Le Commandant SCHETTINO a donné une nouvelle interview que je ne traduirai pas parce qu’elle n’est pas sous-titrée, alors je ne peux pas. Mais dans le débat qui a suivi à la télévision italienne, j’ai été frappée par la participation active des survivants passagers et membres d’équipage côte à côte sur le plateau, à la recherche de la vérité sur ce qui s’est passé le soir de l’accident.

C’est que l’Italie est un pays tout en longueur, assez étroit et dont les côtes sont bordées de calanques et d’iles. Quand nous disons Jean BART, elle répond Christophe COLOMB et Marco POLO, les découvreurs du Nouveau Monde. En proportion, le peuple Italien compte beaucoup plus de marins que le peuple Français, et cette culture de la mer qu’ils ont quasiment en naissant, il nous va falloir lire beaucoup pour l’acquérir.

Et ce au sujet des accidents survenus non seulement à des paquebots de croisière, mais aussi à des ferries car ce sont tous deux aujourd’hui des navires géants, appartenant à des Compagnies et commandés par des équipes de passerelle coordonnées par l’un des Commandants à bord, un homme d’expérience qui a passé un diplôme de plus que les autres, un diplôme de connaissances, certes, mais aussi de sang-froid, de charisme, d’abnégation qui lui vaut en même temps la moitié de la responsabilité officielle de tout ce qui peut arriver à un navire qui navigue que ce soit en navigation côtière ou en haute mer.

Première surprise, on va avoir le choix des circonstances de l’accident. La première des choses qui frappe lorsqu’on cherche un peu à s’instruire pour ne pas écrire trop de bêtises, c’est le nombre de catastrophes maritimes qui sont arrivées dans le passé et qui arrivent encore de nos jours sans qu’il en soit fait écho ailleurs que dans le proche entourage des familles endeuillées !

Deuxième surprise : entre le naufrage du Titanic, la référence universelle depuis la sortie du film qui a suivi  – et ce n’est qu’un film, pas un reportage – il y a eu la deuxième guerre mondiale avec son cortège de réquisitions de navires civils qui se sont trouvés malheureusement touchés lors des combats avec militaires et civils à bord, unis dans le malheur.

Au fait, la Concordia n’a pas “fait naufrage”, elle n’a pas “coulé” : elle a été échouée et c’est vérifiable sans que je cherche un lien justificatif je pense, elle est encore visible aux yeux de tous sur son lieu d’échouement, petite plateforme bordée par une  butée rocheuse, à deux doigts de glisser dans la fosse marine voisine profonde de 70 m si celle-ci venait à céder.

Dans presque tous les cas, c’est le Commandant qui a payé la note la plus lourde alors qu’il est presque en bas de la chaine des “responsables”, non, je préfère des “intervenants”, des personnes ou entreprises qui ont participé depuis sa conception à son état au départ du dernier port.

C’était pratique, un mort ne peut plus s’exprimer, à fortiori se défendre et surtout pas s’expliquer. Et bien peu ont survécu, depuis celui du Titanic qui n’avait des canots de sauvetages que pour faire joli et rappeler que – quand même – on était en mer, jusqu’à tous ceux qui ont essayé – sans arriver à y parvenir – de ramener le navire à terre.

Depuis ce naufrage, il y a 100 ans, une Convention Internationale a été mise en place pour la sauvegarde des passagers lors des accidents de la mer. A chaque nouvelle catastrophe a correspondu un nouvel amendement, un nouveau décret pour l’améliorer. Les techniques évoluent, les précautions obligatoires aussi. Vous ne le saviez pas ? il n’y a pas de honte, moi non plus.

Vous avez vu des scènes d’horreur ? j’en ai lu aussi, des scènes qui ravalaient parfois l’homme au rang de la bête.

On ne vous a pas cru ? si. Mais suivez-moi : selon l’endroit où vous étiez , selon le moment où vous y étiez, vous avez connu, vécu, supporté des choses différentes et c’est bien normal, alors n’en veuillez pas à ceux qui étudient l’accident dans son ensemble, ils doivent tenir compte de votre histoire personnelle mais aussi de celles vécues par les 3999 autres personnes présentes sur la Concordia le soir de son malheur et du votre.

Ce n’était pas organisé ?  oh si, tout avait été soigneusement calculé, pensé, essayé, mais voilà, calculé devant une table, pensé dans un bureau, essayé par des militaires réquisitionnés pour l’exercice et, je veux l’espérer, marins de surcroit.

Sans bruit autre que les consignes données dans leur langue maternelle avec cette clarté qui caractérise toutes les armées du monde, sans hurlements qui empêchent de les entendre, sans gite de 20° sous les pieds, sans course prématurée vers le pont d’embarquement qui ne pouvait pas matériellement être instantanément prêt audit embarquement, sans la peur au ventre qui déshumanise, paralyse ou rend hystérique selon le tempérament de chacun.

Cette peur qui a empêché d’écouter les consignes de l’équipage aux gilets jaunes et qui, presque toujours présente dans mes lectures a fait que d’une chose à l’autre, seuls deux canots de sauvetages arrivaient à remplir leur mission par navire concerné même si on voyait la côte toute proche. C’est bien peu.

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