L’abandon, c’est ça :

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C’est l’enfant handicapée qu’on oublie d’aller voir le week-end à l’Institut, c’est la grand’mère qui s’est si bien habituée dans sa Maison de Retraite qu’on la dérangerait dans ses habitudes si on se dérangeait dans nos sacro-saints loisirs.

C’est quelqu’un qui néglige, c’est quelqu’un qui s’en va, c’est quelqu’un qui oublie et passe à autre chose.

 

Ce n’est pas ça :

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Rester seul le plus près possible de la Concordia renversée, relié aux interlocuteurs indispensables par un téléphone portable en essayant de faire durer sa batterie jusqu’au jour et continuer son travail dans le noir, dans le froid, en regardant mourir la moitié de soi-même, fier malgré tout d’avoir fait son devoir : ramener le paquebot, ramener les passagers à terre. 

C’est l’étranger qui hurle et essaie d’achever l’homme blessé après avoir à plusieurs reprises refusé le nécessaire, un remorqueur, un hélicoptère, lui refusant même le respect du à un collègue du même grade que lui dans le choix de son vocabulaire.

C’est l’ami qui n’était qu’un collègue de travail, c’est le patron qui enfonce, c’est la mauvaise foi de celui qu’on a sauvé.

 

Voyez-vous, le Commandant SCHETTINO n’est pas tombé de son vélo, avec son épouse sur le cadre et sa fille sur le porte-bagage, sur une route avec peut-être quelques gravillons traitres, mais avec un goudron redoutablement bien solide sous les pneus. Il a eu un accident avec un paquebot géant chargé de 4000 âmes qui l’a envoyé en pleine mer après en avoir évité un premier qui aurait plus sûrement fait s’écraser comme une crêpe le bâtiment entier arrivant de plein fouet sur l’ile, avant le SCOLE d’ailleurs, qu’il ne lui aurait permis de monter sur la plage, comme dans un dessin animé pour y débarquer des passagers contrariés en pleine nuit et en pleine cambrouse.

Quand on fait son devoir, on ne s’attend pas à des félicitations, quand c’est dans une situation extrême, on s’attend à un soupçon de considération, certainement pas à l’ingratitude générale et encore moins à ce qui a suivi et perdure encore suite à l’ignorance du sujet stupéfiante des employés de certains médias à un an d’un l’évènement classé par d’autres comme étant de ceux qui ont marqué l’année et la mauvaise foi caractérisée de certaines personnes concernées donc s’étant logiquement tenues au courant de tout ce qui a été publié sur l’évolution de l’affaire. 

D’accord, il faut tout vérifier et recouper pour suivre, d’accord le scepticisme envers la chose publiée sur les journaux-web est de nos jours de rigueur, mais il y a tout de même des limites à l’incrédulité et au parti-pris.

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  1. #1 par claudielapicarde le 28 décembre 2012 - 13 h 34 min

    Bonjour Monique,
    Quand je l’ai écouté à la télé j’ai bien compris qu’il était resté sur place.
    Bises et bonne fin d’année.

    • #2 par Monique-Mauve le 28 décembre 2012 - 14 h 18 min

      Merci Claudie, depuis il y a eu une autre émission sur la 5, C à vous pour ne pas la nommer avec un rappel des évènements de l’année. Le présentateur a été tel en annonçant le témoignage d’une survivante que j’ai encore une fois sauté au plafond. On se serait cru aux premiers jours du déchaînement médiatique.
      Bon bout d’an Claudie, bisous.

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