Archives de la catégorie Commandant SCHETTINO
Pour lutter contre la panique
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 1 août 2012
une proposition (pas de Mézigue) :
faire confiance aux gens et les entourer de douceur féminine
et un extrait de ce qui s’est passé ce soir là
regardez la très courte vidéo jusqu’au bout pour avoir une idée de la situation
et de l’ambiance qui régnait ensuite aux points de rassemblement et d’embarquement
Les cartes sont fausses, le radar est bizarre
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 1 août 2012
Et si ils n’étaient pas compatibles entre eux ?
J’explique :
On dit que la Terre est une sphère et elle est une sphère aplatie aux pôles, soit terre soit eau, bosselée par les montagnes et par les marées. Le papier bristol est plan et les écrans pseudo-plans.
Entre les deux, il y a plusieurs méthodes de projection, qui donnent chacune une approximation différente pour la représenter.
Si la carte nautique et l’écho-radar n’étaient pas compatibles ?
la carte nautique
“la projection de MERCANTOR, qui conserve les angles est adaptée à la navigation”
le radar est basé sur le GPS
“World Geodetic System (WGS84) : système mondial (pas de point fondamental), mis au point par le Département de la Défense des États-Unis et utilisé par le GPS, basé sur l’ellipsoïde WGS84. La projection courante est UTM.”
C’est peut-être pour cette raison que la Concordia est morte
par un beau soir de janvier,
pour avoir heurté de la poupe un rocher qui n’affleurait pas,
qui n’était pas signalé sur la carte
et que ses officiers ne pensaient pas qu’elle était là ou elle était.
essai de deux plug-ins d’insertion de carte, l’un par Google ÉCHEC et l’autre par Bing ÉCHEC
troisième essai par Writer d’origine OK
Réaction à une critique
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 1 août 2012
faite par un formateur en sécurité moderne au sujet de l’écume
Ce sont deux objets que j’ai toujours vus chez mes parents.
Pour les jumelles, je sais que le grand père paternel, correspondant du journal l’Indépendant pour la tauromachie, s’en servait pour aller voir les corridas à Béziers avant d’en rédiger la critique.
Je ne sais rien de l’ancêtre Commandant qui a utilisé la longue-vue, sinon qu’il l’a ramenée à la maison à une époque où l’électronique n’existait pas.
Alors je me demande comment il a fait pour rentrer vivant s’il ne s’est pas fié à l’observation de la mer en général et en particulier à l’écume comme le suggère fortement un formateur en sécurité marine (de la Guardia Costiera).
(au fait, j’ai appris depuis le dernier billet où j’en ai parlé que l’écume se forme parce que le haut de la vague va plus vite que le bas et retombe dessus ; et c’est ce qui arrive au contact des écueils)
L’évacuation d’un paquebot géant
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 31 juillet 2012
en théorie et en pratique
Prise de conscience d’un besoin : la question m’a été posée
Les passagers ont laissé l’impression, suite à leurs témoignages à chaud, qu’ils avaient manqué d’informations vitales. Ils ont été choqués, indignés, scandalisés que ce soit l’équipage qui se soit efforcé de les encadrer maladroitement (je résume). Ils ont apparu sur l’écran de nos téléviseurs et de nos ordinateurs choqués, indignés, scandalisés que le Commandant qui commande n’ait pas été présent auprès de chacun d’entre eux sur chaque point de rassemblement.
I – Relativisons
Il s’agissait de témoignages de personnes frigorifiées, sous le choc, qui avaient perdu leurs papiers et toutes leurs affaires, qui ont été, alors qu’elles étaient encore blotties sous leur couverture de survie, bombardées de questions par des personnes qui auraient eu la mention très bien au BTS Force de Vente en France.
Je précise que les images qui nous sont remises sous le nez à chaque fois que l’accident est évoqué datent d’il y a 6 mois à présent, que les survivants ont fait depuis un douloureux chemin personnel et que les familles des disparus en sont à la moitié de la durée du grand deuil
et que si ce n’était pas utile à la conversation, personnellement, je leur laisserais gérer en paix le traumatisme consécutif à la catastrophe qu’ils ont malheureusement vécue.
Ces mêmes personnes qui ont survécu à un accident qui a fait trente morts et encore deux disparus, après la phase de colère que ce soit arrivé mêlée à la honte d’être encore de ce monde alors qu’il manque des croisiéristes et des membres de l’équipage à l’appel ont besoin dans un second temps d’ être reconnues comme victimes. D’où les procès, en attente DU Procès.
II – Qu’est-ce qui est prévu pour l’évacuation rapide d’un paquebot géant ?
pour les passagers
- une information par vidéo dans la cabine à consulter dès l’entrée en cabine
- un exercice pratique programmé pour le lendemain matin, ce qui est conforme aux textes
pour les officiers
- amener le bateau avec ses passagers en position sécurisée qui permettra leur évacuation dans les meilleures conditions possibles
- faire l’intermédiaire entre le Commandant qui commande* et l’équipage
- il appartient au Commandant qui commande de coordonner personnellement le tout ainsi que d’assurer les communications téléphoniques extérieures nécessaires à l’organisation des secours à l’échelle de la Concordia et de sa cargaison humaine, soit 3000 + 1000 = 4000 personnes environ
pour l’équipage
- être attentif à toutes les sonneries car celles qui précèdent la sonnerie d’évacuation des passagers sont autant de consignes qu’ils doivent suivre immédiatement à la lettre
- créer une ambiance rassurante et par là maintenir le calme parmi les passagers
- encadrer l’évacuation jusqu’au bout
III – Mise en situation :
matérielle
Regardez la taille des personnes qui sont sur le bateau bleu
par rapport au bâtiment à évacuer dont on ne voit que la moitié
ils paraissent un peu plus grands que ce qu’ils ne sont en réalité
parce qu’ils sont plus près de nous que la Costa Concordia.
En arrière-plan, la Costa Serena, sa sœur jumelle la salue
lors de la reconstitution de l’accident par les experts.
humaine
IV Qu’est-ce que les passagers de la Concordia savaient, en principe, réellement avant l’accident, le soir du 13 janvier 2012 ?
ils savaient par une vidéo à visionner dès l’installation dans la cabine
1°/ quelle sonnerie ils entendraient en cas d’alarme
2°/ la marche à suivre en cas d’alarme :
—-mettre le gilet de sauvetage et le mettre aux enfants
—-prendre les objets indispensables et les pièces d’identité
—-attendre dans la cabine qu’on leur donne le signal du départ
—-se rendre alors dans le calme au point de rassemblement indiqué sur le plan affiché dans leur cabine
ils savaient par les membres d’équipage qui quadrillaient le bateau
1°/ que le Commandant avait tout sous contrôle dans la situation d’urgence où la Costa Concordia se trouvait
2°/ qu’il fallait faire l’effort de s’obliger à rester calme
3°/ qu’il y avait des professionnels de la mer pour les encadrer
les officiers, sous le commandement de Francesco SCHETTINO,
— ont ramené le bateau blessé, penché, auquel il ne restait que les deux petits propulseurs d’étrave* en état de marche à 13 m de la côte et 300 m du port de l’ile du GIGLIO en utilisant les courants de surface et le vent de Nord Ouest qui soufflait un peu ce soir là
— ont remplacé les instruments de communication internes que le black-out qui a suivi l’accident a empêché de fonctionner
— ont encadré l’équipage, pris les décisions qu’il était de leur droit et de leur devoir de prendre sur place compte tenu de la situation qu’ils constataient
— à droite, ont accompagné le Commandant SCHETTINO sur le rocher le plus proche de la Concordia et ont continué à servir
— à gauche, les chaloupes restées au niveau du pont 4 ne pouvant plus être descendues non plus, ont continué à coordonner l’évacuation des 3000 passagers en mettant en place des échelles de corde
l’équipage, sous la direction des officiers, a fait ce qu’il devait faire
— un groupe est parti à terre en premier pour accueillir et orienter les passagers au point de débarquement improvisé
— ceux qui devaient drainer les flux entre les cabines et les points de rassemblement ont encadré et régulé le trafic
— ceux qui devaient aider les passagers à s’installer dans les chaloupes l’ont fait et les ont ensuite fait descendre jusqu’au niveau de la mer tant que la gite du navire le leur a permis
les passagers
— ont oublié qu’aller en vacances en mer implique qu’on soit en mer justement, sur une eau vivante elle-même limitée par ce qu’on appelle le fond et que plus c’est beau parce que tourmenté en surface, plus c’est périlleux parce que tourmenté au fond aussi
— ont oublié que pour guider un bateau il faut tout un équipage en général et que pour piloter un bateau géant en particulier, il y a plusieurs Commandants aux côtés du Commandant qui commande et toute une voie hiérarchique à descendre avant que les ordres ne soient exécutés au niveau du navire
— ont oublié que les réactions d’un navire géant qui manœuvre dans l’eau ne peuvent pas être celles d’une Smart Duo sur une route goudronnée, c’est plus lent déjà quand tout va bien, alors quand les propulseurs principaux ne répondent plus, qu’il ne reste plus que ceux qui servent d’habitude à faire les petites manœuvres précises dans les ports, le vent comme pour Christophe COLOMB et les courants de surface dont je ne savais même pas il y a seulement 6 mois qu’ils existaient !
—- ont oublié qu’on ne confie pas un vaisseau de je ne sais combien de million d’euros à n’importe qui et ce à tous les niveaux, qu’ils avaient avec eux pour les sauver les meilleurs marins du monde et que lorsqu’on est en tout 4000 à devoir évacuer la Concordia, on fait confiance et on obéit aux mille d’entre les 4000 qui sont des professionnels de la mer et qui s’efforcent de vous encadrer
— ont oublié que prendre le billet, c’est accepter ce qui est écrit dessus en tout petits caractères en plus du programme des activités et des noms des escales, à savoir : on sait qu’on prend un risque et on ne viendra pas se plaindre juridiquement parlant s’il y a un pépin
(c’est général, je sais, mais ça n’en fait pas un procédé honnête)
— sont excusables parce que la peur est un sentiment qui ne se commande pas
— sont excusables parce que c’est tout un travail sur soi à subir que d’être un survivant à un accident et à un deuil
— sont excusables parce qu’ils sont mal informés par les journaux-web de tous les pays, il y a des contre-sens dramatiques surtout pour leurs conséquences dans les esprits de ceux qui y étaient et leurs familles qui ont été faits lors de la traduction rapide des informations d’une langue dans l’autre, au niveau des faits, des citations, des commentaires, des sous-titrages des vidéos, de leurs manipulations pour leur donner la durée souhaitée, lors des essais d’analyse faits à partir de « ça ».
Note de bas de page de Mézigue :
* le Commandant qui commande : celui qui est en haut de la pyramide hiérarchique et qui est , dans l’imaginaire public, seul maitre à bord après Dieu – en fait celui qui est le responsable de tout parce qu’il incarne à lui tout seul l’ensemble des Officiers de la passerelle, les Compagnies qui l’emploient, Dieu lui-même qui a permis “ça” et pourquoi pas, toutes les autorités auxquelles ils se sont heurtés dans leur vie : leur père, leur conjoint, leur patron.
Journalistes ou paparazzi ?
Publié par Monique-Mauve dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord le 29 juillet 2012
Quotidiano digitale / Journal-web
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Domenica 29 luglio 2012 / Dimanche 29 juillet 2012
les petits curieux peuvent connaitre le nom du journal en cliquant sur l’image
Galerie de photos
les petits curieux peuvent toujours connaitre le nom du journal en cliquant sur …
Sous la photographie :
Traduction de Mézigue :
L’intérêt(1) pour le commandant(2) Francesco Schettino(3) ne s’est pas encore apaisé. Par ailleurs, l’interview télévisée publiée il a quelques jours a contribué, [en raison de certaines déclarations] (4) , à ré-ouvrir les blessures du drame de la Costa Concordia [coulée-sombrée-enfoncée-plongée](5) à l’ile du Giglio(6)(32 victimes y ont perdu la vie). Schettino(7) a été pris(8) ici à la fenêtre de sa maison à Sorrento(9) lors de l’une des rares apparitions accordée(10) aux photographes(11). Une “interception”(12) de …(13)
La critique du souriceau
Le souriceau voit :
une grosse erreur géographique
une erreur de vocabulaire maritime pas anodine
une phrase inutile et malveillante
un rappel qui doit être douloureux pour tous ceux qui étaient présents et leur famille
deux contre-vérités
un paparazzi qui est fier de lui
des erreurs de typographie
Le souriceau se souvient
du défunt maire de MARSEILLE,
dont la devise figure toujours sur le journal-papier La Provence :
Les commentaires sont libres, les faits sont sacrés.
Est-ce qu’un commentaire faux d’un fait indiscutable :
il a été pris deux photos de Francesco SCHETTINO par des personnes qui étaient à attendre plantés devant sa porte d’entrée alors que les magistrats de la Justice Italienne ont levé son assignation à domicile d’un commun accord
est un acte de journalisme ?
Il y a peu, Francesco SCHETTINO devait vivre fenêtres closes par décision de Justice. Aujourd’hui, c’est par harcèlement de type paparazzique.
Le souriceau se souvient
des leçons de morale de quand il était petit
et des cours de philo de Math-Élem (sa Terminale)
qu’il vient de retrouver sur une Page Facebook
cliquez sur l’image si vous voulez vous en souvenir aussi dans le cadre de la philosophie de JUNG
Dans la courte légende de l’une des photos :
est-ce que tout est vrai ?
est-ce qu’il s’agit d’une chose bonne ?
est-ce qu’elle était utile ?
Le souriceau a des amies de blog qui font ce moment des créas sur le poème “Le MOT” de Victor HUGO
Claudie qui commente parfois et Dalila qui a organisé le défi avec Lilou (que je n’ai pas le plaisir de connaitre) et en assure le suivi se reconnaitront. Ce n’est pas hors-sujet :
pour démolir quelqu’un il y a d’abord ceux qui lancent la rumeur, et ensuite il y a ceux ceux qui la propagent et s’y complaisent.
… d’abord ceux qui lancent les rumeurs …



