Archives de la catégorie Atelier de Régine

L’atelier de Zéphyrine

(c’est le titre)

pour l’atelier “L’écriture en folie” de Zéphyrine  : http://zephyrine38.wordpress.com/2010/11/28/2270/#comments

INER

Rédaction

Pendant que Régine est en train de piétiner devant son stand en se gelant les pieds, j’essaie d’affiner mon texte pour son atelier. Ce n’est pas la Poste qui acheminera le billet, mais notre cher Internet qui ma permis de m’acoquiner avec vous, mes copi.nettes qui planchez aussi dessus en ce moment. C’est qu’il nous faut butiner les mots qui contiennent “INER” dans le dictionnaire pour les agglutiner ensuite du mieux possible afin de baragouiner un récit qui tienne debout sans trop assassiner la langue française. Le résultat est en général une amusante badinerie qu’il nous (le contraire d’abominer ?) plaît de parcourir ensuite chez toutes, si nous ne ratons pas le billet récapitulatif qui avoisinera celui des quatre lettres chez Zéphyrine le moment venu. Quelques messieurs sympathiques viennent baratiner avec nous pour se perfectionner (clin d’œil à qui ? ), voire nous câliner (clin d’œil à qui ? ) mais nous sommes en majorité des dames. Nous cabotinerons, nous brillantinerons ou burinerons un prince charmant, nous vous chagrinerons ou vous bassinerons avec des problèmes réels ou imaginaires selon l’humeur du moment. Mais nous réussirons toutes et tous (clin d’œil à qui ? ) à bobiner quelque chose à temps. La somme de nos écrits ne dépareraient pas dans une bouquinerie.

Voilà, je vais terminer ici, il ne me reste plus qu’à calciner mon brouillon dans la cheminer et me cuisiner un petit quelque chose, car rédiger m’a creusée, avant de dessiner une illustration.

Quand donc me disciplinerai-je ? pourvu qu’elle ne s’aperçoive pas de ce que je viens de combiner en revenant du boulot, fatiguée de cheminer, confinée en d’innombrables aller-retours où elle se sera échinée à convaincre des passants congelés de s’aviner elle dodelinera tellement qu’elle n’y verra que du feu… de cheminée.

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Fastoche cet atelier !

(c’est le titre)

pour l’atelier “L’écriture en folie” de Zéphyrine http://zephyrine38.wordpress.com/2010/11/21/ecriture-en-folie-de-la-semaine-33-de-lannee-2/#comment-9452

OCHE

2010 11 21 C

Jamais vu un choix de lettres aussi sympathique, il m’accroche ! Il y a anguille sous roche ? Non, ce doit être le fait que Zéphyrine est à nouveau grand’mère qui lui met des accroche-cœurs dans la caboche. D’habitude elle n’hésite pas à nous amocher allègrement dans notre amour-propre, nous décoche à la mitrailleuse ses critiques justifiées soit dit sans reproche et voici qu’aujourd’hui elle nous sort un choix de lettres super-fastoche. Ca va se passer sans anicroche. Une brochette de pistes d’écriture s’ouvre à nous. De laquelle est-ce que je me rapproche ? Ghislaine va nous raconter la dernière bamboche de feu Totor : il a du aller à la pêche et maintenant il lui embroche des brochets grands comme ça qu’il hoche tout en se félicitant. Isa a fait cuire des brioches et prépare la bidoche sur son tourne-broche. Marie-Jo va aller au cinoche puis elle amènera Clément à l’autochenille à la foire à côté du marché de Noël. Les cloches dans les clocheton du clocher sonnent dans le lointain, comme à l’École des Fans du regretté jacques MARTIN. 

Il y a des cochenilles sur mes cactées, on voit que j’ai allumé le chauffage. Je vais leur décocher délicatement une goutte d’alcool sur le coton blanc sous lequel ces idiotes bestioles vertes croient se cacher. Ça leur effiloche les réflexes, elles doivent entendre plus ou moins les clochettes d’argent du paradis pendant quelques secondes et je peux alors les décrocher de la plante avec la pince à échardes, toujours délicatement sans accrocher les piquants qui font sa beauté, juste avant de leur décocher un vigoureux coup d’ongle sur un mouchoir en papier blanc tout proche posé sur la table en guise de rocher. Il ne faut pas empocher machinalement ledit mouchoir ensuite, il est constellé de taches rouges (et de minuscules cadavres verts) si la chasse a été bonne. Si je n’ai pas été assez rapide, il est blanc sur blanc comme dirait Coluche. Le signe qu’il y a quelque chose qui a cloché et que les sales bêtes qui devraient pourtant avoir la pétoche vont recommencer un peu plus loin à se taper la cloche avec la chair de mes protégées au lieu de faire prudemment leur valoche. Je vous rassure, il y a pas mal d’encoches sur la crosse* de ma seringue à alcool, je piocherai ces filoutes une par une, je les aurai au ricochet, la taloche que je leur enverrai dans la tronche n’en sera que plus énergique, si elles ont des yeux je les leur pocherai dans la foulée. Mes plantes ne vont pas devenir moches. Celle-ci est en boutons, à Noël elle sera en fleurs.

* usuellement appelée le piston

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Il était une fois…

(c’est le titre)

pour l’atelier “L’Écriture en Folie” http://zephyrine38.wordpress.com/2010/11/07/ecriture-en-folie-de-la-semaine-31-de-lannee-2/

ANDE

2010 11 10 C

Donc, il était une fois un écossais dans la lande. Il bande

son arc, la prunelle incandescente, et décoche une flèche gourmande.

Il a tant envie de manger de la viande fraîche !

Les échoppes en sont bien mal achalandées

et puis, il ne veut pas toucher à son porte-monnaie

tout en se refusant à marchander.

Les biches du bois l’affriandent avec leurs yeux en amande.

Il vit seul dans une hutte en brande de bruyère.

Pas facile de rencontrer une fille qui comprenne encore la langue anglo-normande,

qu’il s’éclaire à la chandelle et qu’il n’a pas l’eau courante.

Ainsi il brigande un peu, clandestinement, car la faim le mande.

Lorsque le troupeau, décelant sa présence, se débande,

il se demande vers laquelle

décocher la banderille fatale que ses doigts commandent.

En revenant bredouille vers sa buanderie, il s’enguirlande,

imaginant sur son front la banderole-réclame du Chasseur pour les Nuls.

Il va plumer une poule-faisane quelque peu faisandée

et se confectionner un fricandeau puisqu’il lui faut se passer de haggis.

À cette pensée, le highlander a les glandes salivaires qui commencent à fonctionner.

Il se gourmande car en fin de compte, il va quand même gourmander.

Son chien près de lui quémande en mordillant sa houppelande, s’attirant une réprimande.

Il se roule dans la lavande bruyère en remuant la queue car il sait bien, le fidèle,

dans sa candeur canine, que le maître déjà dans sa tête scande

les étapes successives de la préparation de leur double repas.

Le maître n’a jamais truandé sur la grandeur de sa pâtée et ce sera la sarabande

de la joie partagée, comme tous les jours depuis qu’ils chassent en tandem.

Le produit de la taillanderie suppléera à l’arc et aux flèches, le produit du poulailler suppléera au gibier.

lu en préparant l’atelier :

“Il faut environ six mois pour vraiment bien commencer à tirer.
Ce n’est pas une activité simple car il faut du temps, mais ne jamais baisser les bras ! “

http://fr.vikidia.org/wiki/Tir_%C3%A0_l%27arc

plus sérieusement http://ceciletoxo.free.fr/lexiquearc.html

le motif écossais du cadre a été réalisé sur le générateur de Tartans en ligne gratuit TartanMaker http://www.tartanmaker.com/#Zm9yZT1GRjBERTcsMixGRjlFRjUsNixDOTMyQkEsNDtsPTE7dD0xOw== 

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Le petit lever de Moi

(c’est le titre)

pour l’Atelier “Les Mots en Folie” de Zéphyrine http://zephyrine38.wordpress.com/2010/10/31/billet-pour-fond-ecriture-en-folie/

RILL

Lever du Roi

Déjà, pour me réveiller, il faudrait me planter des banderilles dans le gras du dos ou me décharger un révolver dont le barillet serait plein à côté d’une oreille. J’écarquille deux grands yeux qui brillent, ensommeillés. J’ouvre la fenêtre de ma camarilla, le carillonneur du beffroi est à son poste et c’est beau, ce qu’il joue, le joyeux drille ! J’en oublie mon défibrillateur et je grille un cigarillo. Rentrons.

Je peigne mes longs cheveux soyeux, je les brillantine. Cendrillon perd ses durillons quand elle porte ses espadrilles de vair.

C’est le moment d’aller rendre visite au gorille du zoo, il est assez égrillard pour autant qu’il ne souffre pas de solitude. Aujourd’hui, toute une escadrille de soigneurs l’entoure et c’est à qui l’étrillera. Il est ravi. Je lui ai porté du pain grillé qu’il adore, il ne se fait pas prier pour partager mon déjeuner à travers le grillage de son enclos. Alentour, c’est la guérilla chez les messieurs grillons qui stridulent à qui mieux mieux dans l’herbe. Tiens, il y a un nouveau : un taurillon. Les jeux avec lui seront périlleux s’il apprend à connaître l’homme. Lui aussi vit derrière une grille quadrillée qui nous protège ou le protège ?

pour le plaisir, un endroit où les grilles s’appelaient “l’étiquette”, le gorille “le Roi”, le taurillon était Duc de BUCKINGHAM, des grillons, il y en a plein le tableau et voilà que je me suis prise pour Anne d’AUTRICHE le temps d’un atelier

http://fr.wikipedia.org/wiki/Us_et_coutumes_%C3%A0_la_cour_de_Versailles 

ou, plus familièrement raconté, http://www.choses.biz/article-24375033-6.html

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Un mois et quelque plus tard

(c’est le titre)

pour l’Atelier “Les mots en folie” de Zéphyrine http://zephyrine38.wordpress.com/2010/10/24/1786/

syllabe imposée : DENT

… il y en a qui appréhendent ce qu’elles vont lire…

2010 10 24 A 00

Je n’ai pas eu mal aux dents. Je n’ai pas eu d’accident d’automobile. Je ne suis pas de celles qui escaladent les sommets des Alpes ou des Pyrénées ou descendent dans les gouffres au péril de leur vie et de celle des autres (les exemples abondent dans les journaux).

Finalement, je suis de celles qui s’accommodent de bien des choses avec le temps et aident les autres à s’en accommoder aussi si faire se peut. Vous pouvez vérifier ce que je dis là dans mes antécédents.

Déçues ? les sujets confidentiels ne s’abordent pas dans un cahier de Travaux Pratiques, voyons !

Maintenant, c’est l’automne, les feuilles mortes baguenaudent au vent frisquet, s’attardent sous sa vivifiante caresse et cavalcadent encore sous les platanes. Les passants se baladent avec un cache-nez et les plus frileux s’accoudent sur le zinc, à l’intérieur, pour profiter du spectacle plus confortablement, regrettant l’ardent soleil dont ils se plaignaient en juillet. Les chats cafardent un peu, les sorties sont réduites et les maîtres barricadent toute source de courant d’air.

Dehors, à cause d’une loi impopulaire, les manifestants bombardent de bombes lacrymogènes les forces de l’ordre qui les canardent aussi et brocardent le président de la République. Les Marseillais, dit-on à la télévision, boudent les rues de leur ville, les éboueurs en grève les en dépossèdent en laissant les ordures se multiplier sur les trottoirs comme le chiendent dans une pelouse jusqu’à ce qu’elles en débordent. Ils ont l’impression d’habiter une ville décadente qui leur fait honte.

Ah, ces filles qui se défendent de tout attendrissement et vous bazardent une description et un extrait du JT ! Les copines dardent sur l’écran un regard bizarre et se demandent… “elle est bien revenue, la dentellière” ? Oui, elle est revenue, et le tourbillon ajouté sur la photo du Web retouchée par ses soins est une fractale obtenue avec le freeware Apophysis quelque peu triturée… sous Paint.NET bien sûr !

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