Monique-Mauve
"C'était impossible, mais l'idiot ne le savait pas et il l'a fait."
Page d'accueil: https://moniquemauve.wordpress.com
On the deck, sur le pont, un jeu d’adresse
Publié dans Jeux à 29 décembre 2012
http://www.flibus.com/games/5477/on-the-deck.html
En principe, n’est-ce pas, un bon Capitaine ne perd ni chargement ni passager.
La mer va faire des vagues gentillettes et les blocs ou/et les personnes risquent de glisser sur le pont.
Vous commandez le bateau à la souris et plus particulièrement ici maintenez sa stabilité
en déplaçant la souris vers la droite ou la gauche, bouton gauche enfoncé.
Enjoy
Mitoza : un jeu, un jouet ?
Publié dans Jeux à 29 décembre 2012
Cliquez sur le choix de droite ou celui de gauche et suivez ce que devient la petite graine.
Enjoy
Un petit jeu anti-stress : Interactive Buddy
Publié dans Jeux à 29 décembre 2012
| Interactive buddy | Jeux de tir avec Jeuxclic.com |
Ce jeu est beaucoup plus perfectionné que celui de la poupée vaudou que je vous ai présenté en d’autres temps, tout en permettant de manipuler pas mal le personnage Buddy.
Je vous laisse découvrir toutes les possibilités d’action par vous-mêmes.
Enjoy.
L’abandon, c’est ça :
Publié dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord à 27 décembre 2012
C’est l’enfant handicapée qu’on oublie d’aller voir le week-end à l’Institut, c’est la grand’mère qui s’est si bien habituée dans sa Maison de Retraite qu’on la dérangerait dans ses habitudes si on se dérangeait dans nos sacro-saints loisirs.
C’est quelqu’un qui néglige, c’est quelqu’un qui s’en va, c’est quelqu’un qui oublie et passe à autre chose.
Ce n’est pas ça :
Rester seul le plus près possible de la Concordia renversée, relié aux interlocuteurs indispensables par un téléphone portable en essayant de faire durer sa batterie jusqu’au jour et continuer son travail dans le noir, dans le froid, en regardant mourir la moitié de soi-même, fier malgré tout d’avoir fait son devoir : ramener le paquebot, ramener les passagers à terre.
C’est l’étranger qui hurle et essaie d’achever l’homme blessé après avoir à plusieurs reprises refusé le nécessaire, un remorqueur, un hélicoptère, lui refusant même le respect du à un collègue du même grade que lui dans le choix de son vocabulaire.
C’est l’ami qui n’était qu’un collègue de travail, c’est le patron qui enfonce, c’est la mauvaise foi de celui qu’on a sauvé.
Voyez-vous, le Commandant SCHETTINO n’est pas tombé de son vélo, avec son épouse sur le cadre et sa fille sur le porte-bagage, sur une route avec peut-être quelques gravillons traitres, mais avec un goudron redoutablement bien solide sous les pneus. Il a eu un accident avec un paquebot géant chargé de 4000 âmes qui l’a envoyé en pleine mer après en avoir évité un premier qui aurait plus sûrement fait s’écraser comme une crêpe le bâtiment entier arrivant de plein fouet sur l’ile, avant le SCOLE d’ailleurs, qu’il ne lui aurait permis de monter sur la plage, comme dans un dessin animé pour y débarquer des passagers contrariés en pleine nuit et en pleine cambrouse.
Quand on fait son devoir, on ne s’attend pas à des félicitations, quand c’est dans une situation extrême, on s’attend à un soupçon de considération, certainement pas à l’ingratitude générale et encore moins à ce qui a suivi et perdure encore suite à l’ignorance du sujet stupéfiante des employés de certains médias à un an d’un l’évènement classé par d’autres comme étant de ceux qui ont marqué l’année et la mauvaise foi caractérisée de certaines personnes concernées donc s’étant logiquement tenues au courant de tout ce qui a été publié sur l’évolution de l’affaire.
D’accord, il faut tout vérifier et recouper pour suivre, d’accord le scepticisme envers la chose publiée sur les journaux-web est de nos jours de rigueur, mais il y a tout de même des limites à l’incrédulité et au parti-pris.
Interview de Francesco SCHETTINO à la Télévision Française le 36/12/2012
Publié dans Commandant SCHETTINO, Journal de bord à 18 décembre 2012
c’est sa sixième interview et la première pour la France
http://videos.tf1.fr/jt-we/exclusif-le-capitaine-du-concordia-livre-sa-verite-7731501.html
Pour mes amies malentendantes :
Claire CHAZAL : Autre temps fort de ce journal, le témoignage exclusif du Commandant du COSTA CONCORDIA qui s’est échoué il y a près d’un an au large des côtes italiennes faisant 32 morts et 2 disparus. Francesco SCHETTINO est toujours assigné à résidence, il est soupçonné d’homicide involontaire. Son rôle a été … commenté au moment du drame qui a fortement touché l’opinion y compris l’opinion française puisque plusieurs de nos ressortissants figuraient parmi les victimes. Pour le première fois à la télévision française, le Commandant livre sa version des faits à nos envoyés spéciaux Axel MONNIER, Bernard BEDARIDA et Anaïs BARTH. qui l’ont rencontré dans son village près de Naples.
« Malheureusement, cet accident maritime avait de multiples facettes. C’est très compliqué à raconter et le raconter de manière superficielle n’a fait de bien à personne. »
L’homme est déterminé à donner sa vérité.
Rendez-vous avec Francesco SCHETTINO dans la baie de NAPLES, là où il vit. Là surtout où il est assigné à résidence depuis la catastrophe du CONCORDIA.
Le Commandant est soupçonné d’homicide involontaire, de naufrage, d’abandon de navire et de dissimulation d’informations.
Voici sa version des faits, très détaillée, très technique.
13 janvier 2012, 21 h 40, le CONCORDIA s’apprête à passer près du GIGLIO, une manœuvre habituelle encouragée par COSTA selon le Commandant pour faire plaisir aux passagers, à l’équipage, aux habitants de l’ile.
A cet instant Francesco SCHETTINO se serait rendu compte que quelque chose n’allait pas :
« Les instructions pour l’itinéraire, elles avaient été planifiées à l’avance et je les avais moi-même validées en Salle de Commandement, par exemple maintenir une distance de 0,5 milles avec l’ile de GIGLIO.
Et en réalité, ces instructions, elles n’ont pas été respectées.
Dès que j’ai vu ce qui se passait, cela peut paraitre paradoxal, mais c’est comme ça, j’ai cherché à éviter l’ile.
Et j’y suis parvenu pour éviter un choc frontal.
Mais quand j’ai donné l’ordre de mettre la barre à gauche, la boite noire montre que le timonier a agi avec retard, il a commencé par mettre la barre à gauche, puis de manière arbitraire, il l’a mise à droite. »
Une thèse étayée par ce document issu de la boite noire (voir l’extrait de l’enregistrement radar sur la vidéo)
mais le timonier ne suit pas les instructions du Commandant, il barre à droite avant effectivement de barrer à gauche mais trop tard, le navire est touché, l’alarme se déclenche. D’après le Commandant, cette erreur du timonier est à l’origine de l’impact, de cette brèche de plusieurs dizaines de mètres sur le côté gauche du bateau.
Plutôt que d’abandonner le navire en pleine mer, Francesco SCHETTINO décide d’aller s’échouer sur la côte contre des rochers.
« Je me rends compte qu’il y a des vents et des courants qui me poussent vers l’ile vers des eaux peu profondes, ça n’aurait donc aucun sens pour mille et une raisons d’abandonner le navire au large, notamment parce que si quelqu’un se jette à l’eau et qu’il se trouve à 20 ou 50 mètres de la rive, il a des chances de la rejoindre. »
Le Concordia se pose littéralement sur les rochers. Les évacuations peuvent commencer. Mais le bateau s’incline, 5°, 12°, 20°, puis tout à coup la mer brise les hublots sous l’eau et pénètre dans les cabines. Le navire se couche.
Photos à l’appui, Francesco SCHETTINO nous explique longuement qu’il n’a pas pu rester sur ce paquebot qui penchait. Il réfute l’idée d’avoir abandonné son poste.
« Le navire était tellement penché qu’il était impossible de rester debout. D’ailleurs mon second qui était juste à côté de moi a du se jeter à la mer.
Après avoir passé 2 heures environ à gérer en continu l’urgence à indiquer ce qu’il fallait faire, j’ai du malheureusement quitter le navire parce qu’il me tombait dessus.
Je ne suis pas parti avec une chaloupe mise à l’eau pour moi. L’opinion du monde entier reste convaincue que le Commandant a fait mettre une chaloupe à sa disposition et puis s’est barré. »
Le Commandant quitte effectivement son navire mais il affirme être resté sur les rochers à quelques mètres pour coordonner l’évacuation et les secours
« Là, c’est moi, je reste sur le rocher parce que je ne peux pas abandonner la zone. Je sais bien que c’était impossible de remonter sur un navire renversé mais comme ça je pouvais coordonner les opérations avec COSTA. »
Une assertion apparemment confirmée par cette conversation entre le centre opérationnel de Commandement et le responsable de l’unité de crise de COSTA, Roberto FERRARINI qui fait lui-aussi partie des prévenus :
Roberto FERRARINI : » C’est quelque chose qu’a fait le Commandant, pour se rapprocher et faciliter l’abandon du navire ; pour éviter d’autres choses. »
Centre Opérationnel : « Donc, FERRARINI, vous êtes en contact direct avec le Commandant ? »
Roberto FERRARINI : » Absolument, oui, je suis en contact avec le Commandant. »
C’est à ce moment-là qu’intervient ce coup de fil devenu célèbre avec le Commandant DE FALCO de la Capitainerie, le Commandant (SCHETTINO) se trouvait alors sur les rochers :
COMMANDANT DE FALCO : « Remontez à bord, bon sang ! »
COMMANDANT SCHETTINO : « Commandant, s’il vous plaît… »
COMMANDANT DE FALCO : » S’il vous plaît, rien du tout ! Reprenez vos affaires et remontez à bord ! »
“Je me suis rendu compte qu’il n’avait pas compris : on peut remonter sur un bateau à voile mais le CONCORDIA, c’est une montagne. Cette conversation a eu lieu après, alors que tout était connu et que j’avais déjà parlé avec le Commandant de la Capitainerie du Port. »
Ces conversations avec les Garde-Côtes, en voici un extrait :
CENTRE OPERATIONNEL : « Vous étiez à combien ? 0,2 du GIGLIO, c’est çà ? »
COMMANDANT SCHETTINO : » Oui, oui, on était à 0,18 ou 0,2 du GIGLIO. »
Sur de son fait, Francesco SCHETTINO nous assure que ses dires sont confirmés par de nombreux documents, de nombreux enregistrements, à commencer par la boite noire.
“L’ordinateur de bord qui était hors de l’eau a révélé la vérité, et beaucoup de choses qui avaient été dites sont devenues fausses, comme par exemple l’idée que le Commandant était resté sans rien faire alors que le Commandant a bien donné des ordres jusqu’à la fin.
Heureusement, le navire a parlé et finalement, le navire a été la seule personne à être restée fidèle à son Commandant.
Malheureusement, il y a eu cet accident, mais moi, dans cet accident, j’ai essayé de faire de mon mieux en mon âme et conscience.
Ce n’est pas un crime : c’est un accident. »
L’homme a livré sa vérité, celle qu’il a déjà donnée à la Justice Italienne, mais beaucoup de zones d’ombre subsistent.
Comme tous les prévenus, 5 autres membres d’équipage et 3 dirigeants de COSTA, le Commandant attend la date du procès, elle devrait être connue dans les prochaines semaines.

