Monique-Mauve
"C'était impossible, mais l'idiot ne le savait pas et il l'a fait."
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J’apporte les amuse-gueules
Publié dans Atelier de Ghislaine à 16 janvier 2010
pour l’Atelier de Ghislaine “Jeux de Mots” http://sunsyharrey.spaces.live.com/blog/cns!492B16957EB3DE8E!6598.entry
Il nous faut donc cuisiner l’œil de merlan. Oui mais pour quel usage ? C’est que le sujet est bien vaste. On ne choisit pas le mode de cuisson d’un mets aussi délicat au hasard ! Comme je supposais que Zéphyrine allait se charger du plat de résistance, je me suis penchée sur les amuse-gueules. J’ai choisi de faire des yeux de merlans, frits dans de l’huile d’olive pour le cholestérol. J’en ai enlevé l’excédent soigneusement entre deux feuilles de papier buvard pour qu’il ne dégouline pas sur nos beaux habits du jeudi. Puis j’ai tartiné minutieusement des carrés de pain de mie grillés, pour ceux qui ont un dentier et un foie, avec ma préparation. Voici le tout premier toast sur son morceau de sopalin. Il aura absorbé la petite part de friture qu’il y a encore dessus pour le jour J. 
Et il y en aura pour tout le monde ! J’ai causé de mon projet avec l’arrière petite-fille de la sardine qui a bouché le port jadis. C’est une pipelette notoire qui parlerait dans l’eau avec ses nageoires. Dès qu’ils ont su que c’était pour participer à la préparation du caviar du lac de SUNSY-HARREY, on a vu les merlans de la Méditerranée remonter spontanément par bancs entiers les cascades de la rivière dans laquelle se déversent les eaux pures de l’arrière-pays niçois.
… toute ressemblance des merlans…
Quatre pneus pour mémoire
Publié dans Atelier de Régine à 14 janvier 2010
pour l’atelier de Zéphyrine “Les mots en folie” http://redeba.spaces.live.com/blog/cns!55AB7DB88B512407!16124.entry
Oh, les nocives noces ! elle venait d’épouser un noceur technocrate. Un jeune schnock italien qui réclamait déjà polenta et gnocchis. Il l’avait séduite par son monocle ; dans l’intimité il serait binoclard. Elle se couchait tôt, il était noctambule. Elle adorait ses échinocactus monochromes, il se promettait de les étudier à la binoculaire, de leur inoculer des monocellulaires dont il aurait trituré les gonocytes pour voir s’il ne pourrait pas justement obtenir des gradients de couleurs dans leurs fleurs. Elle avait introduit un rhinocéros dans son petit univers et elle ne s’en doutait même pas tandis que les quatre pneus de sa voiture monocoque à lui les emportaient vers son nid douillet à elle. Le knock-out était pour plus tard, quand cette innocente constaterait le génocide de ses succulentes au retour d’un cinoche devant un tableau-souvenir ridicule.




