Archives de la catégorie Commandant SCHETTINO

Enregistrement audio de la participation de Francesco SCHETTINO à l’émission Porta a Porta du 28/01/2015

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Le 13 janvier 2015

c’était le troisième anniversaire de l’accident pour les fidèles de PORTO-GIGLIO, pour tous les survivants, pour les familles de ceux qui ne reviendront jamais d’une croisière.

kaarsje11

C’était le troisième anniversaire de la mort programmée d’un grand bateau blanc.

Parce qu’après plus de deux ans couchée dans l’eau de mer, après l’avoir traitée d’ « épave », on l’a déplacée en grande pompe pour la conduire au plus près de son équarrisseur (et des casses du coin accessoirement).
Il y a des limites à ce que l’acier peut supporter : déformation et corrosion ont obligé.

Elle a tué, on la démantèle, bon. On dirait qu’on parle d’un animal lors d’un procès de cirque qui aurait eu lieu au Moyen-Âge. Exposition, écartèlement, destruction du corps, pas de tombe.

Mais enfin, elle n’y est pas allée toute seule, sur cet écueil du SCOLE.

Pour ce troisième anniversaire, regardons encore une fois cette saisie d’écran qui accuse :

Coïncidence : le moment précis où le pilote automatique a été coupé est celui où le navire aurait du amorcer son virage.

Après, au lieu de suivre la route prévue, AMBROSIO a suivi le cap.

Le jeune officier a-t-il confondu suivre la route et suivre le cap ?

Pile au moment où il était censé être concentré sur le tournant, comme vous et moi sur la route, ça revenait à « aller tout droit » au lieu de « tourner » justement.

Au pays de Roméo et Juliette le beau gosse a-t-il été distrait par sa jeune collègue féminine toute proche ? il faudrait en déduire que la demoiselle a été distraite en retour puisqu’elle qui devait surveiller activement n’a pas protesté énergiquement.

Ce n’était pas le moment. A terre ça finit minimum dans un fossé, maximum plein fouet dans un platane, ce genre de chose printanière.

Les inconscients ! 

Compte tenu qu’il font tout répéter pour être sûrs que les ordres ont été compris, on se demande comment ils n’ont pas eu le temps de se réveiller de leur distraction. 

En fait, au vu des premiers réquisitoires du Ministère Public, ce qu’on reproche à Francesco SCHETTINO, c’est de ne pas les avoir surveillés comme on surveille des petits de maternelle.

Le brevet d’Officier serait-il attribué par équivalence, en ITALIE ? tu as un master de n’importe quoi, tiens, voilà ton diplôme de Premier Officier et bon vent ?

Ce n’est pas sérieux ! ce n’est pas possible ! pas pour une matière pratique !

Lorsque la route n’est pas suivie correctement à proximité d’un waypoint, il y a des alarmes, à la fois lumineuses et sonores.

Monsieur AMBROSIO, pourquoi rien n’est-il venu vous sortir de votre doux songe ?

Il aurait fallu vous dire de faire passer la route de l’Officier cartographe CANESSA sur tous les écrans, mais vous l’aviez coupée de vous-même, l’alarme ? Ecoutez plutôt :

Il est impossible de ne pas l’entendre, qu’est-ce qu’on l’entend dans cet enregistrement, vingtdioux ! le souriceau n’arrive pas à comprendre les paroles sur la passerelle après le choc malgré ses prothèses dignes d’un astronaute question technologie !

Elle n’a pas sonné ? vous l’aviez donc coupée ? 

Mais ce ne sont plus des bébés, ce sont des sales gosses qu’on avait refilés au Commandant de la CONCORDIA en guise de co-équipiers !

Le tout est de savoir si AMBROSIO n’a pas fait exprès de suivre le cap ou s’il a fait exprès de ne pas suivre la route.

Je traduis, au point où on est : il s’est trompé ou il l’a fait exprès ? vu la taille de la bourde il est légitime de se poser la question.

De toute façon, c’est AMBROSIO qui était de quart à la passerelle, pas SCHETTINO.

AMBROSIO et pas SCHETTINO qui, en fait de casquette à torsade dorée, porte bel et bien le chapeau à sa place en ce moment à GROSSETO.

AMBROSIO qui, vu sa position, ne pouvait pas ignorer les problèmes de VDR ni ceux des portes étanches.

AMBROSIO qui est d’ores et déjà est invité à préciser certains détails gênants, très gênants devant une deuxième Cour bientôt à GROSSETO.

AMBROSIO que ça me gênerait grave maintenant, à moi, d’appeler « commandant » de ce grand bateau blanc qui n’est plus.

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Les témoins de la défense

(je ne mets pas de lien en français parce que à ce jour je n’en ai pas trouvé)

Tout ou presque dans le témoignage du Commandant SCHETTINO ayant été confirmé par les témoins qu’avait cité le ministère public, la défense avait décidé de n’en présenter que 4.

Le 21 janvier 2014, il en est venu 3.

Dennis Cristopher VAITY, l’absent, portait le titre de Chef de Sécurité de la CONCORDIA.

De nationalité Indienne, le Tribunal de GROSSETO n’en aurait plus eu de nouvelles depuis l’accident, il n’aurait pas fourni de mot d’excuses pour son absence après convocation non plus.

Pourvu que le pauvre homme soit encore vivant !

Le souriceau se souvient du suicide du proviseur-adjoint Sud-Coréen.

Le premier à passer à la barre a été le Commandant Leopoldo MANNA, de la Capitainerie du Port.

Le Commandant MANNA travaille à ROME et se trouve donc au-dessus du Commandant DE FALCO dans la voie hiérarchique. Son grade exact dans l’armée serait « colonel ».

Sur le Commandant SCHETTINO qui était sur la pointe GABBIANARA après ne pas avoir pu remonter à bord, le Commandant MANNA dit : « Quel comandante mi sembrò un povero Cristo ». Il me parlait par à-coups au téléphone, il m’a paru sonné, j’ai trié mentalement dans ce qu’il me disait pour me faire une idée de la situation.
Ce Commandant était déjà crucifié.

 Il est tard, le souriceau ne porte plus ses prothèses auditives, il écoute le rythme de la conversation, la communication est mauvaise, mais le rythme est normal, sans offenser le Commandant MANNA qui devait bien dire quelque chose.

 Le souriceau trouve qu’il est assez logique que le Commandant SCHETTINO soit sorti de sa chute de 20 m minimum physiquement choqué, déjà. 

Et psychologiquement aussi, après avoir vu le navire qu’il avait réussi à ramener près de la côte la plus proche penché mais entier, chavirer inopinément avec les conséquences qu’il pouvait imaginer pour les personnes, le tout dans une belle pagaille par rapport à la théorie et l’ambiance associée : les cris, la peur, la violence palpables.

Après avoir su rester calme pendant plusieurs heures pour tous les jeunes de l’équipe de passerelle, pour les gars des machines dans les ponts inondés, malgré la gîte gênante et inexpliquée, trop longtemps inexplicable, être resté lucide, actif, dominant malgré tout, dévoué en un mot, fidèle à sa compagnie, à ses ingrats de passagers qui à 3000 lui demandent des sous à lui tout seul qui leur a sauvé la vie et à lui-même tel que nous le décrivent depuis trois ans ses amis de META : 
le meilleur des commandants, un homme bon et sensible.

Bref, le Commandant MANNA confirme que la Capitainerie de Port , en sa personne, était au courant du fait que le Commandant SCHETTINO n’était plus physiquement sur le navire sur lequel il lui était impossible de remonter, mais coordonnait les secours depuis la terre. 

Et ce avant le coup de téléphone malpoli du Commandant DE FALCO. 

Il précise qu’à son niveau, il n’a pas été évoqué un quelconque retour à bord de Francesco SCHETTINO.  

en italien mais essentiel

…, et que le même MANNA était bien au courant du fait que SCHETTINO ne pouvait plus rester sur la CONCORDIA.

Le Commandant MANNA a rappelé en outre qu’un commandant peut coordonner les secours après un accident même si il ne se trouve plus physiquement à bord du navire mais est dans sa proximité immédiate sans que cela soit un cas « d’abandon du navire ».

Puis a témoigné le Commandant du ferry AEGYLIUM qui fait la navette entre le continent et LE GIGLIO, Fiorentino AGNELLO.

… Fiorentino AGNELLO. Le ferry a quitté PORTO-GIGLIO vers 22 h 30 pour porter secours aux naufragés. Le commandant AGNELLO se rappelle de s’être « immobilisé à un demi-mille de la CONCORDIA et d’avoir mis en sécurité les 80 premières personnes arrivées à bord de radeaux de la CONCORDIA » mais a aussi dit ne pas avoir vu SCHETTINO » sur les chaloupes pendant cet épisode du naufrage. Le procureur LEOPIZZI, lors de son intervention, a demandé au témoin d’où il était originaire et s’il connaissait Francesco SCHETTINO : « J’ai habité à META di SORRENTO – a-t-il répondu – je connais SCHETTINO et nous sommes de vieux amis ».

Le Commandant AGNELLO connait le commandant SCHETTINO pour avoir habité à META et il aurait donc été en mesure de le reconnaître.

Est ensuite venue à la barre Katia KEYVANIAN, Responsable des relations avec les clients.

Katia KEYVANIAN est cette personne qui avait tout de suite réagi sur sa page Facebook lorsqu’elle a touché terre après l’accident, avant même de prendre le train pour rentrer chez elle se remettre du bizarre vécu qui succédait à celui du « naufrage ». Le souriceau avait traduit son message en français là.

Aujourd’hui

A été entendu un autre témoin, Katia KEYVANIAN, responsable du service clients de COSTA spa. « J’étais sur la CONCORDIA. Le navire était penché, j’ai glissé vers l’eau et, ce faisant, j’ai heurté l’un des bras du Commandant qui m’a dit « allez prendre cette chaloupe-là », et donc le commandant était à bord. Il était à peu près minuit, et pas avant 23 h comme cela a été dit ce jour-là. Je l’ai écrit sur mon profil FACEBOOK parce que c’était la vérité, c’est parti tout seul.

Désolée, pas un seul lien en français, comme quoi le harcèlement médiatique peut aussi se faire par omission.

Hier, avec Katia KEYVANIAN, le souriceau disait : »honte à vous pour ce que vous dites »,

aujourd’hui il dit : « honte à vous pour ce que vous ne dites pas ».

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Qui était la CONCORDIA ?

Un hôtel, une galerie marchande, un parc d’attraction diront les usagers terriens consuméristes. 

Toutes ces installations de plaisir ayant confusément un sol solide dessous. 

Alors non, elle n’était pas cela. 

La CONCORDIA était un bateau.
Cela comprend un bâti avec son armement et un équipage humain pour lui donner la vie.

Et son bâti n’est pas posé sur pilotis, il est directement sur l’eau, il flotte un peu dessus, un peu dedans. 

Ce qui implique qu’il y en a dessous. 

On ne sait pas combien vu depuis un pont ou la fenêtre d’une cabine, on ne voit que sa surface la plupart du temps.

Hé bien dessous, ça dépend. 

 Ça dépend d’où on est.

Là haut, sur la passerelle, un officier gagne son pain en surveillant la route sur une carte.



Compliquée, la carte nautique, parce que comme pour le Tour de France, elle indique le relief en même temps que le tracé. 

Chouette, en même temps, parce que le tracé, on peut se le construire à chaque fois, on n’est pas coincé sur un ruban de goudron. 

Ce n’est pas simple : un officier – pas le même, ça en fait deux – a gagné son pain en le construisant. 

Et il a rentré lui-même ce tracé qu’on appelle « la route » aussi dans les appareils de bord, pour que tout le monde puisse travailler dessus en même temps, mais pas tout de suite. 

Cet officier-là avait reçu des instructions du Commandant qui commande à bord – ça fait un troisième officier – qui, plus expérimenté, avait d’un seul coup d’œil sur la carte, évalué la situation et choisi les points principaux de la construction, les « waypoints », comme ils disent.

Et avant de l’entrer dans le réseau du bord, il la lui a faite vérifier.

Après quoi, ayant terminé son temps de travail – ils font quasiment les 3 * 8 à bord, mais ça se dit autrement : on prend des quarts de 6 heures – il est rentré dans sa cabine, serein et confiant.
Sur la passerelle, le « Troisième Officier » dont c’est la mission allait veiller à ce que la route soit suivie. 

Le Troisième Officier ? pas seulement. 

Le Commandant qui commande, réquisitionné par l’accueil des passagers montés à CIVITAVECCHIA, la dernière escale dont ils venaient juste de partir, et son rôle de représentant de la Compagnie à bord d’un paquebot de croisière avait quitté la passerelle après l’avoir confiée à un – oui, encore un, nous en sommes à 4 – officier. L’Officier de Quart. 

Et pendant qu’il mangeait dans un restaurant plein de passagers qui pourraient raconter plus tard qu’ils avaient mangé « avec le Commandant », pendant qu’il mangeait, dis-je, confiant lui aussi,

l’Officier de Quart allait gagner son pain en surveillant le tout et donner les ordres pour que ça se passe bien, et faire suivre la route à La CONCORDIA et tout son chargement humain.

 Je récapitule dans l’ordre chronologique :

1°/   le Commandant SCHETTINO donne les points principaux pour la trajectoire par leurs coordonnées en fonction des instructions qu’il reçoit de la Compagnie qui l’emploie et qu’il a l’honneur de représenter par sa personne à bord. 

2°/   l’officier CANESSA trace « la route », la courbe trajectoire continue complète.

3°/   le commandant SCHETTINO et l’officier cartographe vérifient la route.

4°/   l’officier cartographe la rentre dans l’ECDIS commun – que nous connaissons, nous pauvres béotiens, sous le nom de radar.

5°/   A partir de là, la route va être suivie par la CONCORDIA par l’intermédiaire du pilote automatique (tout équipement donc) et/ou du timonier (humain) sous couvert d’AMBROSIO

6°/   les deux humains et le bateau étant surveillés activement par CORONICA, en vertu du principe bien connu que quatre yeux valent mieux que deux pour surveiller

Sachant que ledit ECDIS a quatre ou cinq séries d’affichages de données numériques et autres en plus du radar, que les paillasses de la passerelle comprennent aussi boutons et cadrans jusqu’au plafond, tout le monde est bien occupé. 

Jacob RUSLI BIN est là aussi, il fait la vigie au centre, il n’ira qu’ensuite au timon, quand le Master sera présent.

Ce n’est pas la première fois qu’il travaille dans une passerelle, par contre c’est la première chez COSTA sur la CONCORDIA. 

A la veille du second procès pour la CONCORDIA, on ne sait toujours pas pourquoi ce bateau équipé correctement, aux petits soucis de maintenance près,  des derniers équipements modernes a fini par s’esquinter sur l’éperon rocheux du SCOLE après avoir raté de peu le choc de plein fouet avec la falaise de granite de la plage de CANNELLE.

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CONCORDIA, bilan de Noël 2014

Nous avions laissé la Cour de GROSSETO sur une interrogation : était-ce bien SCHETTINO ou pas, sur le pont 4 déjà immergé en poupe, avec d’autres officiers dont on devinait les silhouettes à ses côtés ?
On ne le saura pas, pas maintenant en tout cas.

Deux autres photos sont venues éclipser la question sous la plume des journalistes. Elles sont sous copyright.

Le souriceau a retrouvé l’une d’entre elles sur une vidéo publique :

Ces deux photos, sans les 5 jours d’explications que le Commandant SCHETTINO a données à la Cour, ne lui parlent pas.
Par contre, elles ont parlé grave à tous ceux qui ont entendu cet interrogatoire que la télé n’a pas cru bon de transmettre, en streaming pour la FRANCE de toute façon.
La sentence de ce procès fait à SCHETTINO tout seul est toujours pour l’année prochaine.
Entre temps il vient de s’ouvrir un second procès pour la CONCORDIA. 
A GROSSETO aussi et celui qui l’a ouvert est aussi Monsieur le Procureur en chef VERUSIO lui-même.
 
Le plaignant : le WWF dont nous connaissons tous le petit panda noir et blanc.
Le motif : atteinte à l’intégrité 
  • de l’écueil du SCOLE – ça ne s’invente pas
  • du fond de la mer – c’est vrai, l’entrepont C sert de poubelle flottante et tous les détritus de la croisière finissante le jonchent à présent
  • de la pureté chimique – une poche de fuel par terre, poche de détergents pour le ménage, réserve de nourriture pour les cuisines …
  • de la sérénité des poissons qui étaient dans le coin et je ne parle pas de la faune et la flore qui se sont retrouvés écrasés par le chavirement du paquebot

Les accusés au pluriel :

le commandant qui commande

mais aussi

l’officier de quart, Ciro AMBROSIO

le troisième officier Silvia CORONICA

le timonier Jacob RUSLI BIN

qui ont négocié leur peine pour le premier procès, ok,

mais dont ce même premier procès, au cours de son déroulement, a montré, je cite maître PEPE :

« si legge tra l’altro che Ambrosio non ha seguito la rotta tracciata da
Canessa, che Coronica non ha vigilato sull’operato del timoniere e che
lo stesso timoniere ha equivocato le manovre di emergenza ordinate da
Schettino, »

entre autres,

  • qu’AMBROSIO n’a pas suivi la route tracée par le cartographe CANESSA,
  • que CORONICA n’a pas surveillé le travail du timonier
  • que ce même timonier a mal compris la manœuvre d’urgence ordonnée par SCHETTINO.

En conséquence et pour épargner tout le monde, la défense a décidé de ne présenter que 4 témoins sur les dizaines dont elle disposait :

“… Ad essere ascoltati il 12 gennaio saranno Leopoldo Manna, comandante
della capitaneria di porto… Agnello Fiorentino, comandante del traghetto
Aegilium, Christopher Denis Vaity, capo della security di bordo … e
Katia Kevanian, capo receptionist …”

seront entendus le 12 janvier 2015 :

  • Leopoldo MANNA, Commandant de la Capitainerie de Port à ROME
  • Agnello FIORENTINO, Commandant du bateau AEGILIUM du GIGLIO
  • Christopher Denis VAITY, chef de la sécurité à bord de la CONCORDIA
  • Katia KEVANIAN, chef des hôtesses de la CONCORDIA

Pour nous résumer, toute l’ITALIE sait à présent officiellement que le Commandant SCHETTINO n’est pas le seul coupable de l’accident survenu au paquebot COSTA CONCORDIA le 13 janvier 2012 lors d’un passage rapproché fait pour rendre hommage à la beauté de la petite ile toscane du GIGLIO, au maître respecté PALOMBO et à la famille de l’ami maître serveur Antonino.

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